Vidéo de Povrlux sur Toutube,

extrait de Didier Super au Festival de bord de Cèze 2012

 


 

Un petit saut dans l'histoire avant

le grand show dans l'inconnu

 

Décembre 2012 marquerait la fin d'un baktun, une unité de temps employée dans le compte long du calendrier mésoaméricain qui était utilisé en Amérique centrale avant l'arrivée des Européens.

S'il est probable que le compte long ait été inventé par les Olmèques10, il est devenu indissociable de la civilisation maya dont la période classique s'étendit du IIIe au IXe siècle ap. J.-C.11. L'écriture maya a été largement déchiffrée12 et un corpus de leurs écrits datant d'avant la conquête espagnole nous est parvenu.

Calendrier-maya    Roue calendaire maya

 

À la différence de la roue calendaire de 52 ans toujours utilisée de nos jours par les Mayas, le compte long était linéaire plutôt que cyclique et mesurait le temps à l'aide d'un système basé sur des unités de 20 :

20 jours font un uinal, 18 uinals (360 jours) font un tun, 20 tuns font un katun et 20 katuns (144 000 jours ou environ 394 ans) font un baktun. Ainsi la date maya du 8.3.2.10.15 représente 8 baktuns, 3 katuns, 2 tuns, 10 uinals et 15 jours1

Dans le compte long maya, l'ancien monde se termina après 13 baktuns, soit environ 5 125 années17[a]. La « date zéro »[b] du compte long marquant la fin du troisième monde et le début du quatrième monde a été située à une date correspondant au 11 août 3114 av. J.-C. dans le calendrier grégorien proleptique18[c]. Cela signifie que le quatrième monde atteindra la fin de son 13e baktun ou la date maya du 13.0.0.0.0 le 21 décembre 20121[c].

Au Mexique, où a été découverte la stèle gravée qui a inspiré les prophéties apocalyptiques, il est prévu conférences et spectacles inspirés de la culture pré-colombienne. 

Au Salvador, l'Etat se partage l'évenementiel avec des partenaires privés.

Au programme, un peu partout, des sons et lumières, des défilés mayas, des tournois de ballons maya, des excursions sur le thème du rituel  et une nuit de contact avec les étoiles, dévoile le ministre du Tourisme José Napoleon Duarte.

Or, cette commercialisation de la prophétie n'est pas du goût des indigènes qui dénoncent un détournement de la superstition et la reprochent aux gouvernements.

Dans un entretien exclusif avec l' AFP, le dirigeant indigène Alvaro Pop fulmine. "La superstition qui lie au 21 décembre une prophétie annonçant la fin du monde a déjà donné lieu à une superproduction américaine, simplement intitulée "2012", quand d'autres ailleurs sur le globe construisent des abris censés résister à un cataclysme.  Mais dans la culture maya, les études n'ont jamais été des prophéties, c'est pourquoi il ne devrait pas y avoir toutes ces interprétations sur des prophéties qui n'existent pas", explique l'expert des questions indigènes auprès de l'ONU.

En marge des célébrations officielles, ces derniers, descendants des mayas, réaliseront d'ailleurs des cérémonies "historiques" sur cinq sites et six lieux naturels considérés comme sacrés dans leur culture.

Pour l'Histoire, donc, rappelons qu'une immense pierre taillée par les Mayas vers l'an 669 de notre ère, et découverte au début du XXe siècle au sud-est du Mexique, est à l'origine de la prédiction. 

 

Cette stèle, qui avait une forme de "T", comportait  "une dernière inscription correspondant au 23 décembre, mais le thème central du Monument 6 n'est ni la date, ni une prophétie, ni la fin du monde. C'est le résumé de la vie et ds batailles de Balam Ahau, qui fut un "seigneur sacré" d'El Tortuguero", assure l'archéologue mexicain José Romero.

 "Les mayas avaient une conception cyclique du temps, dans laquelle n'apparaît pas la notion de fin du monde", poursuit le spécialiste.

L'historien mexicain Erick Velasquez  renchérit, soulignant que "le 23 décembre auquel il est fait référence - et non pas le 21 comme il est affirmé - a un rapport avec le rite de rénovation de l'univers, la fin du cycle initié le 13 août de l'an 3114 avant notre ère".

Approfondissant son explication à l'usage des moins convaincus, Erick  Velasquez détaille :  "Il est seulement mentionné que se seront alors accomplis 13 B'aktun,  des unités de temps équivalant chacune à 144.000 jours,

mais en aucune manière ce n'est la fin du calendrier maya, qui lui est infini. Un nouveau cycle commence, c'est tout".

Sources wikipédia, AFP, l'Indépendant