samedi 21 janvier 2017

- ALERTE : URGENCE MARINALEDA

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Marinaleda, village andalou en autogestion, est quasiment la seule expérience de ce type en Europe. Et ça marche !
Il aura fallu plus de 10 ans d’occupation de terres, de répression, de violences du pouvoir, de privations, pour que les « sans-terre » de Marinaleda arrachent 1 200 hectares au duc de l’Infantado, ami du roi père, et grand propriétaire dont les domaines s’étendent à l’infini.
Depuis, Marinaleda a créé un mode de fonctionnement non capitaliste : égalité des salaires, auto-construction (15€ par mois à la charge des familles), services à la population gratuits, pas de chômage, décisions prises en assemblées générales de la population (40 à 50 par an).
La communauté s’est dotée d’une usine coopérative : fabrication d’huile d’olive. 
L’expérience peut devenir contagieuse... Son maire, J. M. Gordillo, réélu depuis 30 ans, a été victime d’agressions, de tentatives d’assassinat. L’existence même de Marinaleda insupporte la droite et ici le Parti socialiste Espagnol (PSOE) qui dirige le gouvernement autonome andalou. La présidente de la Junta, Susana Díaz vise le leadership national du parti. Le PSOE souhaite en finir avec cet havre de « socialisme ».
La Junta a mis en demeure la communauté d’acheter les terres, qui avaient été conquises de haute lutte contre le duc. Pour le maire et les habitants de Marinaleda, pas question d’acheter la terre. Ils la travaillent en usufruit. En partagent les fruits. Et puis la terre n’est pas un bien marchand, m’a dit, il y a quelques minutes le charismatique maire. En fait, le gouvernement socialiste andalou, en attaquant Marinaleda, veut renflouer ses caisses, et surtout liquider cette « utopie concrète ».
Tous solidaires et vigilants !
Nous sommes tous Marinaleda.
Signez la pétition qui circule. Elle est incomplète, mais a le mérite d’alerter.

http://lemurparle.blogspot.fr

 

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- Alep: Moscou étonné par l'absence d'aide internationale

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La ville syrienne d'Alep, libérée il y a tout juste un mois, semble être tombée dans l'oubli aux yeux des organisations humanitaires internationales, s'étonne le ministère russe de la Défense.

Le ministère russe de la Défense est surpris par l'absence d'aide accordée à la population de la ville d'Alep, libérée il y a un mois, de la part des organisations internationales, a déclaré le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère.

« Un mois s'est écoulé depuis la libération d'Alep. Toutefois, il n'y a toujours pas d'aide réelle fournie à la population civile de la part des organisations humanitaires internationales », a constaté le général.

Il a ajouté que la ville reprenait petit à petit une vie paisible, ses habitants retrouvant leurs maisons. Pourtant, ces derniers sont souvent obligés de désamorcer eux-mêmes des engins explosifs artisanaux laissés par les djihadistes.

Selon le général, l'UNICEF et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires savent que depuis la mi-décembre il est possible de travailler dans la ville sans risquer sa vie et que les routes menant au centre d'Alep son libres et ne présentent aucun danger.

Toutefois, les habitants d'Alep ne reçoivent pour le moment que l'aide du Centre russe de réconciliation des parties en conflit, du Comité international de la Croix-Rouge et de la société syrienne du Croissant-Rouge.

Selon le général, les habitants reçoivent régulièrement des médicaments, des denrées alimentaires, de l'eau potable, des habits chauds et une assistance médicale.

Le général a souligné que « ʺl'oubliʺ soudain par les organisations humanitaires internationales et les médias mainstream de l'aide aux habitants d'Alep ne manquait pas de susciter de l'étonnement. »

« On a l'impression que les organisations internationales qui auparavant avaient soi-disant un mal énorme à acheminer leur aide aux habitants d'Alep assiégée ont perdu tout intérêt envers cette ville du moment qu'elle a été libérée », a déploré le porte-parole du ministère russe de la Défense.

Lire aussi:

A Alep, les djihadistes «faisaient des fortunes grâce au trafic d’aide humanitaire»
Moscou bloque l’aide humanitaire pour Alep? Alors pourquoi l’Onu salue la coopération ?
La Russie exhorte l’Onu à livrer de l’aide humanitaire aux Syriens

https://fr.sputniknews.com

 Analyse:

Alep : la guerre de l'information contre la Russie va faire tomber l'ONU et l'OTAN

Alep libérée, c’est «Alep tombée» dans les médias de la Lügenpresse ! Cette même rhétorique de désinformation se décline à tous les niveaux. Hillary Clinton a perdu, c’est à cause de l’action de Poutine dans les médias et les réseaux sociaux. L’Allemagne s’approche des élections de 2017, Maas, SPD, ministre de la justice, lance un programme, façon Stasi, de nouvelles lois pour effacer, réécrire les informations du Net, qui ne passent pas dans l’agenda de la Lügenpolitik en punissant de prison et de fortes amendes les journalistes ou les citoyens libres. La Lügenpolitik de Berlin craint la liberté de ton des médias russes et la pensée libre des citoyens du Net. La Russie est accusée des déboires politiques de Berlin. Alep libérée, le mensonge de «nos élites» tombent de nouveau. La Lügenpolitik perd son pouvoir. La même action se met en place en France pour censurer avec l’aide des diverses entreprises du Net, Facebook, Google…, l’information libre. Les gouvernements de la Lügenpolitik des pays mis sous tutelle par l’Union Européenne, par l’ONU, l’OTAN, ne peuvent plus lutter contre la capacité des individus à penser librement et donc intensifient les techniques de la répression. L’ONU, censée protégée les peuples en guerre, les enfants, est démasquée avec ses réseaux d’ONG (UNICEF, Amnesty International ou des organisations à la Kiwanis…) comme étant un organisateur des guerres. La libération d’Alep par l’armée russe avec le soutien de l’Irak, de l’Iran et de l’armée arabe syrienne, apporte, en étant un cas d’école, encore la preuve de la dangereuse manipulation onusienne au niveau mondial sur les événements historiques immédiats et politiques. [ lire la suite]

 

Ayssar MIDANI - Syrie - Rapport de situation n°10 du 14 janvier 2017 en 3 parties

Dixième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani depuis Damas !!! 1ere partie: 2eme partie: 3eme partie : source: https://thoma

http://reseauinternational.net

 

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- Collé par le froid, un oiseau est sauvé par la vigilance d'un homme astucieux ! (VIDÉO)

 

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Si l'on porte un peu d'attention à son environnement et qu'on sait faire preuve d'imagination, voici le genre de petits gestes dont nous sommes tous capables. Une vidéo toute simple et, pourtant, très jolie. Un homme a aperçu un oiseau dont les pattes étaient collées par le froid sur une barrière en fer.

Pas besoin d’être un héros pour faire un bon geste. D’ailleurs, tout le monde semble en être conscient : postée sur la page Facebook de 30 Millions d’Amis, cette vidéo a déjà suscité plus de 113 000 réactions !

Un réflexe tout bête… mais exemplaire et inspirant !


http://positivr.fr

 

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- Google filtre les fake news... sauf si elles sont américaines !

 

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Les filtres de Google sont-ils objectifs dans la lutte contre les fausses informations ? Une simple expérience de RT montre comment le tri se fait : dur avec certains médias, le moteur de recherche épargne les sites américains.

Vous cherchez sur Chrome, le navigateur internet de Google, un article sur un sujet commun et constatez que certains articles sont marqués comme des fake news, dont les articles de RT.

Essayez ensuite de trouver une fausse nouvelle évidente qui concerne Donald Trump… Aucune notification de fake. C’est simple et ça marche. Une simple vidéo le démontre.

 



http://reseauinternational.net

 

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mardi 17 janvier 2017

- Contrôle mental au laser : Des souris transformées en rongeurs tueurs

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Des scientifiques ont transformé une souris inoffensive en une machine à tuer avec un simple interrupteur, en utilisant des lasers pour manipuler le cerveau du rongeur et déclencher son instinct prédateur.

Les souris, qui servent habituellement de proies pour les grands mammifères, sont devenues des prédateurs menaçants lorsque les chercheurs ont utilisé un laser pour activer deux ensembles de neurones dans l’amygdale : la région du cerveau impliquée dans les émotions, le comportement et la motivation.

L’étude, menée par Ivan de Araujo, un neurobiologiste à l’université de Yale, et publiée dans Cell, a cherché à savoir si l’amygdale contrôle réellement les comportements de chasse en utilisant un processus appelé optogénétique. Cela implique l’adaptation des neurones afin qu’ils puissent être activés par laser.

Deux ensembles de neurones dans l’amygdale ont été identifiés par l’équipe : un ensemble était responsable de la chasse tandis que l’autre ensemble était responsable du comportement de la morsure.

Lorsque le laser a été allumé, les chercheurs ont noté que les souris lancent une attaque sur n’importe quoi qui se trouvent autour d’elles, même des objets inanimés, et elles ont commencé à mordre férocement. Lorsque le laser a été éteint, la souris est revenue à son état normal.

«On allume le laser et elles sautent sur un objet, elles le maintiennent avec leurs pattes et mordent comme si elles essayaient de capturer une proie et de la tuer », a dit de Araujo.

 

Des objets tels que des bâtons, des bouchons de bouteille et des jouets animés comme des insectes, ainsi que des insectes vivants, ont été utilisés dans les expériences.

Les scientifiques ont également noté que si un ensemble de neurones étaient bloqués, seul l’autre comportement était activé chez la souris.

Par exemple, quand ils ont lésé les neurones associés à mordre et à tuer, les animaux poursuivaient la proie mais ne pouvaient pas tuer. «Elles ne mordent pas dans ces cas précis», a déclaré de Araujo.

Le comportement mortel a suscité des analogies avec le monde zombie décrit dans la série télévisée «The Walking Dead». Araujo a dit, cependant, cela n’est juste que dans une certaine mesure. Les souris meurtrières n’attaquaient pas leurs congénères et agissaient de manière plus agressives quand elles avaient faim.

«Le système n’est pas seulement une agression généralisée. Il semble être lié à l’intérêt de l’animal pour obtenir de la nourriture », a-t-il dit.

D’autres recherches examineront la relation entre les deux ensembles de neurones et l’apport sensoriel dans l’amygdale pour établir ce qui déclenche le comportement prédateur.

« Nous avons maintenant une prise sur leurs identités anatomiques, donc nous espérons que nous pourront les manipuler encore plus précisément à l’avenir », a déclaré de Araujo.

Source : RT


http://www.anguillesousroche.com

 

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- Chelsea Manning : la lanceuse d'alerte oubliée

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Photo via l'utilisateur Flickr Matthew Lippincott

 



On a pris des nouvelles de l'ancienne soldate transsexuelle, emprisonnée depuis plus de six ans pour avoir diffusé des documents « secret-défense » au sujet des guerres d'Irak et d'Afghanistan.

Chelsea Manning est actuellement incarcérée dans un établissement de haute sécurité à Fort Leavenworth, au Kansas. Cela fait désormais six ans qu'elle est détenue aux États-Unis. Depuis six ans, on l'oblige à couper ses cheveux très courts et à revêtir des habits masculins. Ses contacts avec le monde extérieur sont extrêmement limités. Les règles sont strictes quant aux visiteurs autorisés. Si les médias ne peuvent la contacter directement, elle a tout de même le droit de correspondre avec eux par courrier. Sa situation semble désespérée, mais Chelsea Manning persévère et poursuit sa lutte.

« Le courage et la témérité ne sont pas équivalents », m'a-t-elle confié dans une lettre en décembre dernier. « Le courage revient à persévérer, à aller de l'avant même si vous n'êtes pas sûr de vous, même si vous êtes nerveux ou terrifié. Si l'on vous croit capable de vous engager seul dans une bataille, alors vous êtes assurément courageux. »

En mai 2013, Chelsea Manning a été reconnue coupable d'espionnage, ce qui lui a valu une peine de 35 ans d'emprisonnement. L'ancienne analyste militaire a été tenue pour responsable de la fuite de documents secrets la plus importante de l'histoire américaine. Parmi ces documents, les plus sensibles sont en lien avec les guerres d'Irak et d'Afghanistan – et leur coût « réel » –, les milliers d'accusations de torture en Irak, la détention d'innocents ou d'individus inoffensifs dans le camp de Guantanamo ou encore la mort de milliers de civils.

La sentence de Manning est extrême à tous points de vue. D'autres informateurs ont été arrêtés et condamnés à des peines beaucoup moins lourdes, entre un et trois ans et demi en moyenne. Chelsea Manning a d'ores et déjà passé deux fois plus de temps en prison que la majorité des lanceurs d'alerte. Plus tôt dans l'année, elle a demandé à Barack Obama de réduire sa condamnation afin qu'elle puisse sortir de prison immédiatement, tout en reconnaissant sa culpabilité. Le mois dernier, plus de 100 000 personnes ont signé une pétition à destination de la Maison Blanche avec ces mêmes demandes. La présidence d'Obama se terminant d'ici quelques jours, Chelsea Manning en saura plus sur son sort dans les heures qui viennent.

Alors que certaines personnes louent les actes de Chelsea Manning et la considèrent comme une lanceuse d'alerte – elle a d'ailleurs reçu le Sean MacBride Peace Prize en 2013 – d'autres considèrent qu'elle a trahi son pays et qu'elle doit donc en payer le prix. « Nous devons l'enfermer pour trahison », écrivait en 2010 KT McFarland, experte en sécurité nationale chez Fox News. « Si Manning est reconnu[e] coupable, [elle] devra être exécutée. » Selon CNN, Donald Trump envisage de nommer McFarland au poste d'adjointe du conseiller à la Sécurité Nationale – un poste clé, en lien direct avec la Maison Blanche.

Parmi les partisans d'une plus grande transparence gouvernementale, le cas de Chelsea Manning est souvent oublié. On lui préfère des lanceurs d'alerte beaucoup plus médiatiques, à l'image d'Edward Snowden – devenu une célébrité depuis son départ pour le fin fond de la Russie. Selon Evan Greer, fervente défenseur de Chelsea Manning et directrice de la campagne Fight for the Future, les raisons de cet abandon médiatique sont toutes trouvées : Chelsea Manning est inaudible et invisible depuis qu'elle a été emprisonnée.

..../....

« Chelsea a agi dans l'intérêt du public, poursuit-il. Ses révélations avaient pour but de dévoiler des crimes perpétrés au nom de plusieurs gouvernements. »

Au nom de la transparence et du devoir d'informer la population, une femme paie le prix fort et se retrouve enfermée dans une prison au Kansas. Là-bas, elle doit se battre pour être respectée en tant que femme, alors que l'État lui refuse ce « statut ».

Chelsea Manning, qui a risqué sa vie et sa liberté pour défendre la transparence, a disparu des écrans, au profit de lanceurs d'alerte plus visibles. À part un portrait en noir et blanc datant des premiers temps où elle s'habillait en femme, le monde ne connaît pas son visage. « Je ne veux pas être un symbole, simplement un être humain », m'a-t-elle écrit dans une lettre.

« Je suis aussi vulnérable et solitaire que n'importe qui. J'ai des talents et des travers. Je suis humaine, c'est tout. »

 

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- La détention des migrants, un business en pleine expansion

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Les centres de détention administrative de migrants sont de plus en plus nombreux en Europe et à ses frontières. Ils sont aussi de plus en plus privatisés, avec des conséquences négatives sur les conditions d’hébergement et les conditions de travail des employés, et plus largement sur le respect des droits et de la dignité humaine. En témoigne la récente révolte de migrants dans le centre de Cona, en Italie. De l’autre côté, des entreprises privées nationales ou multinationales profitent d’un marché estimé à un milliard d’euros par an.

Dans les premiers jours de janvier 2017, un groupe de migrants africains a retenu pendant quelques heures les employés du centre de détention de Cona, dans la région de Venise en Italie, et mis le feu à des meubles. Ils protestaient contre la surpopulation du centre, qui hébergeait alors environ 1500 personnes, et contre les mauvaises conditions d’accueil. La révolte a été déclenchée par le décès au centre de Sandrine Bakayoko, une Ivoirienne de 25 ans. Malade depuis plusieurs jours, elle n’aurait pas été pris en charge à temps.

Comme c’est souvent le cas en Italie, le centre de détention de Cona était géré par une « coopérative », appelée Ecofficina, qui faisait déjà l’objet d’une enquête administrative. La structure a en réalité très peu à voir avec l’économie sociale et solidaire ; Ecofficina semble avoir été créée expressément pour capter l’argent public consacré à la détention des migrants, sur fond de connivences politiques [1]. Déjà en 2014, le scandale « Mafia Capitale » avait mis en lumière le rôle de la mafia dans le secteur des centres de rétention en Italie, et la complicité de certains politiques.

Les événements de Cona illustrent aussi les conséquences de la tendance croissante à la privatisation de la gestion des centres de détention des migrants à travers tout le continent. Un rapport publié par Migreurop il y a quelques mois, intitulé La détention des migrants dans l’Union européenne : un business florissant, dresse un tableau alarmant. On comptait en 2015 260 centres de détention de migrants dans l’Union européenne, à quoi il faut en ajouter une centaine hors des frontières communautaires. Ce qui représente une capacité d’accueil théorique (largement dépassée dans les faits) de 50 000 personnes, et un budget de près d’un milliard d’euros par an. La détention administrative des migrants – dont les fondements juridiques sont problématiques, la plupart d’entre eux étant arrivés de manière légale – a aussi et surtout un « coût énorme pour les détenus en termes de droits et de dignité ou d’intégrité physique et mentale. (Tentatives de) suicides, automutilations, troubles psychiques, dépressions, mais aussi traitements dégradants, intimidations, agressions verbales et physiques, viols, etc. sont régulièrement recensés dans ces lieux d’enfermement. » Avec quelquefois des décès à la clé, comme celui de Jimmy Mubenga, un Angolais mort étouffé en 2010 dans l’aéroport Heathrow, entre les mains d’employés de l’entreprise G4S. Le tout pour une « efficacité » douteuse (du point de vue des politiques souhaitées par les gouvernements), puisque l’Union européenne estime que moins de 40% des détentions administratives donnent lieu à des reconduites à la frontière.

Multinationales de la détention de migrants

Mis à part au Royaume-Uni, qui dans ce secteur comme dans d’autres a poussé très loin la logique de privatisation, les centres de détention restent généralement gérés formellement par les pouvoirs publics, mais une partie de plus en plus importantes des « services » qu’ils impliquent (entretien, restauration, hôtellerie, voire accueil et conseil) sont sous-traités à des entreprises. Les prestataires sont encore souvent des entreprises nationales, mais de grands groupes internationaux spécialisés commencent à émerger. Des multinationales comme G4S, Serco ou Geo ont pris leur essor grâce aux privatisations britanniques et ont étendu leurs activités ailleurs dans le monde, comme en Australie, aux États-Unis, et désormais en Grèce pour G4S. La française Sodexo s’est également impliquée dans le secteur, vu comme une extension de ses activités dans les prisons. Gepsa, filiale d’Engie déjà très présente sur le marché de la détention des migrants (comme sur celui des prisons) en France, est également devenue leader en Italie à travers son partenariat avec l’« association culturelle » Acuarinto, et en proposant des tarifs de 20 à 30% inférieurs à ceux de ses concurrents.

En France, beaucoup de grands noms du CAC40 sont impliqués dans la détention des migrants. Outre Engie via sa filiale Gepsa, Bouygues est un autre acteur majeur du secteur, chargé de la construction des centres de rétention dans le cadre de contrats de PPP. En 2010, quatre travailleurs sans-papiers employés sur un chantier par une filiale du groupe de BTP ont été arrêtés par la police et placés en détention… dans le centre même qu’ils avaient contribué à construire. Veolia (pour le centre de rétention de Strasbourg) et Vinci (pour ceux de Marseille et de Sète) sont également sur le créneau, de même que le groupe de restauration collective Elior ou l’entreprise de nettoyage Onet.

‘Low cost’ et déresponsabilisation

La motivation derrière la tendance générale à la privatisation des centres de détention en Europe est on ne peut plus claire : une pression à la baisse sur les coûts, qui se répercute sur les conditions de détention. Dans le centre de détention de Rome, le modèle « low cost » proposé par Gepsa et Acuarinto pour obtenir le marché se serait notamment traduit par « une diminution de l’assistance psychologique auprès des détenus et de l’argent de poche qui leur est distribué, ainsi que par des manquements en matière de restauration et de santé ». La course à la réduction des coûts a également des conséquences sur les conditions de travail, comme l’a rappelé le mouvement social des employés du centre de rétention du Mesnil-Amelot en 2013. Enfin, la logique de privatisation renforce également la situation de non-droit dans laquelle se trouvent déjà de fait les migrants détenus, en diluant les responsabilités entre pouvoirs publics et prestataires privés. Illustration : G4S n’a pas du tout été inquiétée par la justice britannique suite à la mort de Jimmy Mubenga.

Est-il possible de faire mieux ? Un pays au moins, la Suède, a fini par renationaliser entièrement la détention administrative des migrants suite à une série d’abus chez les prestataires. Pas encore une situation idéale, mais sans doute une condition pour réintroduire un peu de droit et de dignité humaine dans un secteur qui s’enfonce rapidement dans la direction inverse.

Olivier Petitjean

[1Voir ici et .

http://multinationales.org

 

- La logique interne de l’intérêt général

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Partout où s’observe la vie s’observe un principe d’organisation d’intérêt général, qui veut que chacun des éléments d’un organisme contribue à la prospérité des autres. Ainsi, les divers organes sont complémentaires et chacun bénéficie du bon fonctionnement des autres. Ce principe d’organisation s’observe également au niveau d’un biotope, où végétaux, herbivores, carnivores et charognards exercent des fonctions complémentaires.

A priori, chacun des organismes de la création pourrait être organisé d’une manière spécifique, due au hasard. Il est donc intéressant de comprendre pourquoi tout, dans la nature, est organisé selon une logique d’intérêt général. Pour le comprendre, il faut analyser cette logique d’intérêt général. Bien que sa conception paraisse simple à première vue, elle présente des propriétés extraordinaires, quasiment magiques, qu’on ne retrouve dans aucun autre principe d’organisation.

Si les divers organes de l’organisme -voire d’une cellule de l’organisme- fonctionnaient de manière anarchique, au lieu de se compléter dans une logique d’intérêt général, cet organisme ne pourrait pas vivre. Il serait fondamentalement privé de cohésion. Le cancer est l’exemple d’une cellule qui se multiplie anarchiquement, sans se conformer à la logique de l’intérêt général. Le cancer meurt avec l’organisme qu’il détruit. En s’opposant à l’organisation d’intérêt général, il provoque son autodestruction. Ce principe d’organisation d’intérêt général est manifestement vital.


Au niveau d’un biotope, si les herbivores proliféraient au point de dévorer les végétaux avant qu’ils aient eu le temps de pousser, ils périraient ensuite de faim. Il en irait de même pour les prédateurs, s’ils massacraient aveuglément leurs proies au lieu de ne tuer que pour se nourrir. Les prédateurs exercent un effet régulateur sur leurs proies et contribuent ainsi à préserver l’environnement.

L’équilibre entre les diverses espèces d’un biotope ne résulte pas d’un hasard. Il est organisé et coordonné par des relations de cause à effet. Si les herbivores se raréfient, les petits des prédateurs sont moins nombreux à survivre en bas âge. L’organisation d’intérêt général exerce un contrôle indirect sur l’ensemble, au moyen des relations de cause à effet.

Il arrive qu’une falaise s’effondre et découvre une caverne jusqu’alors scellée. Dans cette caverne, on trouve tout un biotope plus ou moins microscopique, à l’échelle des bactéries, avec ses proies et ses prédateurs. Et là, comme partout, l’ensemble fonctionne par relations de cause à effet, dans une logique d’intérêt général.

Alors même que chaque espèce -et chaque individu au sein de chacune des espèces- se préoccupe exclusivement de son intérêt particulier, tous ces intérêts particuliers sont interdépendants et coordonnés par une logique visant à promouvoir l’intérêt général. Quand on se représente, derrière la vie interdépendante des diverses espèces d’un étang, l’idée mère organisatrice sans laquelle chaque espèce évoluerait chaotiquement, de façon préjudiciable à toutes les autres, au lieu de contribuer à la prospérité de l’ensemble, on constate l’influence de la logique d’intérêt général sur l’évolution de la matière et sur l’évolution de la vie.

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- Langouët, la commune bretonne qui a dit non aux énergies fossiles

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Langouët (Ille-et-Vilaine) a décidé de se passer des énergies fossiles en 2003. La commune est en passe d’y parvenir, prouvant que la transition énergétique est possible, même à l’échelle d’une ville sans technicien ni moyens financiers mirobolants.

  • Langouët (Ille-et-Vilaine), reportage

En entrant dans Langouët, commune à quelques minutes de route de Rennes, impossible de rater l’atelier municipal et son toit en pente orienté vers le sud. Une inclinaison optimale pour les panneaux solaires qui recouvrent la toiture. Le bâtiment n’est pas simplement le garage du tracteur municipal : c’est aussi une centrale de production photovoltaïque, comme la plupart des bâtiments appartenant à la commune. Tous sont équipés de panneaux solaires.

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L’atelier municipal a un toit solaire

Aujourd’hui, la production photovoltaïque de la ville compense largement l’électricité consommée par les services communaux de ce bourg d’environ 600 habitants. « Cela comprend l’éclairage public, la mairie, l’école, le pôle enfance, la bibliothèque, l’église, la salle polyvalente et l’atelier municipal », détaille le maire de Langouët, Daniel Cueff. Aux commandes de sa commune depuis 1999, cet antinucléaire convaincu voulait « faire du concret ». Pari réussi : en 2014, les panneaux de la ville produisaient 116 % de l’électricité consommée.

La commune vend son électricité à EDF, qui a l’obligation de l’acheter. Langouët est ensuite approvisionnée en électricité à partir du réseau Enedis, comme n’importe quelle commune. La provenance de l’électricité consommée par Langouët n’est donc pas connue précisément, même si la majeure partie provient du bassin local. Sur un plan comptable, l’opération est profitable, puisque Langouët compense ses dépenses de consommation grâce à la vente de sa production.

« Ce n’est pas facile à décider, car le retour sur investissement n’est pas immédiat » 

La conversion de la commune à l’énergie solaire date de 2003. « C’est sur le toit de l’école que nous avons installé les tout premiers panneaux solaires de Bretagne, se souvient l’édile, avec un brin de fierté dans la voix. À cette époque, on nous disait qu’il ne fallait pas installer de panneaux en Bretagne, car il n’y avait pas assez de soleil. C’était très difficile d’établir un cahier des charges pour les artisans, car personne ne savait comment faire. Sauf qu’en Allemagne, l’amplitude solaire est moins importante qu’en Bretagne : cela ne l’a pas empêchée de développer le secteur des panneaux photovoltaïques. » C’est donc grâce à deux architectes bretons rencontrés à Hanovre que l’aventure démarre.

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Daniel Cueff, le maire de Langouët depuis 1999.

Aujourd’hui, les quelques panneaux installés sur le toit de l’école sont devenus « de vraies antiquités “collector” », ainsi que les appelle affectueusement Daniel Cueff. Ils ont tout de même produit quasiment 40 % de l’électricité du bâtiment depuis sa construction. De nombreux panneaux similaires ont été installés sur toutes les façades orientées au sud des bâtiments communaux après cette première expérience. Dont le fameux atelier municipal, construit en 2011, conçu pour maximiser la production photovoltaïque. Un tournant : aujourd’hui, il produit la majorité de l’électricité de Langouët.

Cette conversion à l’énergie solaire n’est qu’une partie du projet de la commune, déjà connue pour sa cantine bio en service depuis 2003. Langouët a pour ambition de faire fonctionner ses services uniquement grâce à des énergies renouvelables. En 2007, la ville est passée au niveau supérieur en se débarrassant de sa chaudière au fioul et a investi dans une chaudière à bois. « Ce n’est pas facile à décider, car le retour sur investissement n’est pas immédiat. Si vous réfléchissez à court terme, vous vous dites qu’il ne faut pas construire une chaudière bois-énergie », admet Daniel Cueff.

La décision de Langouët a fait des émules 

Pour le combustible, Langouët s’approvisionne auprès de la communauté de communes, qui achète aux agriculteurs locaux le bois issu de la taille des haies. La bibliothèque, située trop loin pour être raccordée à cette chaudière centrale, dispose de son propre poêle à bois, installé entre deux rayonnages de livres. Elle suffit à chauffer la grande pièce grâce à une isolation performante — le bâtiment date de 2014.

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Le poêle à bois de la bibliothèque municipale.

La décision de Langouët a fait des émules, selon Mickaël Laurent, chargé de développement de Bretagne rurale et urbaine pour un développement durable (Bruded), un réseau de collectivités bretonnes cofondé par Langouët. « Certains élus hésitaient à se mettre au bois-énergie. Le fait que cela fonctionne à Langouët a contribué à les décider », explique-t-il. Seule ombre au tableau : la chaudière a connu plusieurs problèmes en 2015, qui ont obligé la commune à remettre partiellement en service l’ancien chauffage central au fioul. De quoi plomber le bilan énergétique de la commune. Mais selon Fabien Pottier, qui suit la commune pour le compte de l’Agence locale de l’énergie et du climat (Alec), « une année où la chaudière fonctionne bien, comme ce fut le cas en 2012, on avoisine les 100 % d’énergie renouvelable ».

Les bâtiments de la ville sont également étudiés pour économiser chauffage et électricité. L’école en est un bon exemple : elle a été construite en 2003 selon la norme HQE (haute qualité environnementale), en bois pour mieux retenir la chaleur. Dans les salles de classe et celle de jeu, des puits de lumière rendent quasi-inutiles les néons du plafond. Un tissu spécial, qui laisse passer la lumière, permet d’éviter l’effet loupe de la verrière. Dans les toilettes, des lampes automatiques évitent la surconsommation. Pour le côté pédagogique, un compteur a été installé dans l’une des classes. Il permet aux enfants d’observer en temps réel la production des panneaux du toit.

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L’école, construite en 2003 selon la norme HQE, possède des puits de lumière rendant moins utile l’éclairage électrique.

« Quand des élus veulent, ils peuvent »

À terme, Daniel Cueff aimerait compenser l’énergie de toute la ville. « On y est arrivé pour tout ce qui concerne les services communaux, on doit parvenir à couvrir toute la commune. » La mairie remodèle donc progressivement les bâtis pour les faire correspondre à un idéal de basse consommation. « Aujourd’hui, on arrive à faire des logements qui consomment 250 euros d’énergie par an, électricité et bois compris. Pour nos tout derniers logements sociaux, ce chiffre devrait atteindre 150 euros par an », escompte le maire. Une démarche qui bénéficie aussi aux habitants de ces nouveaux logements, amenés à moins dépenser.

Dans le même temps, la production d’énergie renouvelable doit augmenter grâce à la construction d’habitats « écobénéficiants », dont l’impact sur l’environnement serait positif. Un programme ambitieux dont la conception vient tout juste de commencer. « Les architectes ont pour mission de réfléchir à comment produire de l’énergie renouvelable sur ces nouveaux bâtiments. Il pourra s’agir d’éolien, de photovoltaïque, d’énergie hydraulique », annonce Daniel Cueff.

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Le dernier lotissement écologique en date de la commune.

Avant de se tourner vers le futur, Mickaël Laurent, de Bruded, tire les leçons du chemin déjà parcouru. Pour lui, Langouët est un exemple à suivre. « Bien sûr, la ville a l’avantage d’être petite — c’est plus rapide d’agir, il y a moins d’échelons de décision… Mais, en même temps, il n’y a pas de technicien, pas d’ingénieur et peu d’argent. Mais ce que prouve cette expérience, c’est que quand des élus veulent, ils peuvent. » Mais avant de pouvoir annoncer un bilan énergétique 100 % renouvelable, il reste une petite étape à franchir : remplacer le tracteur municipal, seul bien de la commune à encore consommer des énergies fossiles.

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Le compteur pédagogique mesurant la production des panneaux solaires sur le toit de l’école.

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- Abécédaire - par Zénon

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