17/07/20

- Il est temps d'arrêter les prolongations sécuritaires

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Il est temps d'arrêter les prolongations sécuritaires

Lettre ouverte de l’Observatoire des libertés et du numérique (OLN), Paris, le 17 juillet 2020

L’Observatoire des Libertés et du Numérique et d’autres associations (1) interpellent les parlementaires afin qu’ils rejettent le projet de loi prorogeant la loi SILT et les « boites noires » de renseignement (« relatif à la prorogation des chapitres VI à X du titre II du livre II et de l’article L. 851-3 du code de la sécurité intérieure »).

Ce projet de loi vise à prolonger, pour ensuite les pérenniser et les renforcer – comme l’affiche sans complexe le Gouvernement – un ensemble de mesures sécuritaires adoptées avec des limites temporelles en raison de leur caractère liberticide. Elles sont prolongées alors que leur nécessité, leur efficacité et leur proportionnalité n’a pas été démontrée.

Il s’agit des mesures prévues par la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » dite « SILT » : les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), les périmètres de protection (zone de contrôle), les visites et saisie domiciliaires (perquisitions administratives), les fermetures de lieux de culte, ainsi que les algorithmes – ou boites noires – de renseignement adoptés avec la loi n° 2015‑912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement.

Ces dispositifs avaient, pour répondre aux nombreuses contestations soulevées lors de l’examen de ces textes, fait l’objet d’un délai maximal d’expérimentation en raison des atteintes aux libertés fondamentales qu’ils recèlent. Cette période devait par ailleurs donner lieu de la part du Gouvernement et du Parlement, à des évaluations, lesquelles sont pour partie manquantes. En effet, la mission de contrôle de la loi SILT de l’Assemblée nationale n’a pas rendu de rapport d’évaluation. L’exigence d’une évaluation a, pourtant été maintes fois rappelée que ce soit par la CNCDH ou encore récemment par la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans la lutte anti-terroriste(2). S’agissant des boites noires, prolongées une première fois alors qu’elles auraient dû initialement s’achever le 31 décembre 2017, elles devaient faire l’objet d’un rapport d’évaluation du Gouvernement au 30 juin 2020, date limite dépassée. Pire encore, le Gouvernement a fait fi de ce que la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement avait demandé que ce rapport soit réalisé peu après la première année de leurs mises en service (soit vers la fin de l’année 2018). Si l’on a récemment appris que le Gouvernement aurait finalement réalisé une évaluation – toujours confidentielle jusqu’ici – de cette surveillance algorithmique, l’intérêt de ces mesures semble très discutable alors que leurs conséquences sur les libertés sont particulièrement conséquentes (3).

Prétextant la crise sanitaire, le Gouvernement entend repousser encore d’un an ces « expérimentations » et par la même occasion les évaluations s’y attachant. Alors que ce projet de loi vise à être adopté dans le cadre d’une procédure accélérée sans aucun débat (notre demande d’audition auprès du rapporteur du texte et de la Commission des lois étant notamment restée lettre morte), l’objectif poursuivi par le gouvernement est limpide : « Dans le délai ouvert par cette prorogation, un projet de loi viendra pérenniser ces dispositions, mais également compléter ou modifier ces deux lois, afin de tenir compte des nécessaires évolutions induites par les besoins opérationnels ».

Les intentions de l’Exécutif sont affichées : proroger uniquement pour lui laisser le temps de pérenniser et aggraver ces dispositifs liberticides.

Si lors des débats du mercredi 8 juillet, la commission des lois de l’Assemblée nationale a proposé de réduire le report des mesures en question à 6 mois, il n’en demeure pas moins que la représentation nationale devrait s’opposer purement et simplement à cette prorogation.

Un tel projet de prorogation est un nouveau témoin de la dérive sécuritaire des autorités françaises. L’absence de toute remise en question de ces dispositifs de surveillance et de contrôle n’est qu’une preuve une fois de plus de l’effet « cliquet » de ces dispositifs sécuritaires qui, une fois votés avec la promesse de leur caractère provisoire, sont en réalité constamment prorogés et aggravés.

Afin, dans les mots du nouveau ministre de la Justice de « quitter un peu les rives du sécuritaire en permanence », nous appelons donc les parlementaires à rejeter ce projet de loi pour, a minima, forcer la tenue d’une évaluation et d’un débat sérieux sur ces dispositifs ou les laisser enfin disparaitre.

(1)Signataires :

Organisations signataires membres de l’OLN : Le CECIL, Creis-Terminal, Globenet, La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), La Quadrature du Net (LQDN), Le Syndicat des Avocats de France (SAF), Le Syndicat de la Magistrature (SM)

Autres associations : Action Droits des Musulmans (ADM) ; Le Collectif des Associations Citoyennes (CAC)

(2) Ainsi Fionnuala Ni Aolain, le 24 juin 2020, regrette « que les MICAS n’aient été évaluées comme le prévoient les clauses d’extinction (ou clause ‘sunset’) prévues par la loi SILT, et qu’elle soit donc un moyen de contourner l’obligation de vérifier l’efficacité, la proportionnalité, la nécessité et l’aspect non- discriminatoire de ces mesures »

(3) Pour un rappel des enjeux de ces textes, nous vous renvoyons notamment vers ces ressources :

Le numérique assigné à l’état d’urgence permanent, communiqué de l’OLN du 3 oct. 2017 : https://www.ldh-france.org/numerique-assigne-letat-durgence-permanent/

France / Loi SILT. Amnesty International France demande une évaluation indépendante prenant en compte les droits humains, 12 février 2020 : https://www.amnesty.fr/presse/france–loi-silt.-amnesty-international-france

Un an de mise en oeuvre de la loi SILT – Rapport 2018, Réseau Antiterrorisme, droits et Libertés : https://antiterrorisme-droits-libertes.org/IMG/pdf/silt_analyse_juridique_mise_en_oeuvre_et_contenieux_annee_i_-2017_2018-3.pdf

Renseignement : derrière le brouillard juridique, la légalisation du Deep Packet Inspection, Félix Tréguer, 15 nov. 2017 : https://www.laquadrature.net/2017/11/15/renseignement_legalisation_dpi/


https://www.laquadrature.net

 

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- D’étranges amendes « sans contact » ont été envoyées à des manifestants en Aveyron

capt800px-Caméras_de_surveillance_sur_la_voie_publiqueCrédit photo : Pierre-alain dorange

 

"" mi-juin, les autorités étaient plus bavardes, lors d’une rencontre de conciliation organisée avec le sous-préfet et le commandant de police local. Il assurait alors que les manifestants ont bien été verbalisés parce que rassemblés plus de 10 sur la voie publique. Il réfute également tout ciblage politique. Selon lui, «  la vidéoprotection n’a été qu’un outil d’identification, 99 % des reconnaissances avaient déjà été réalisées sur place », rapporte le Midi Libre, présent à cette réunion. ""

 

 

D'étranges amendes " sans contact " ont été envoyées à des manifestants en Aveyron

En Aveyron, près de cinquante amendes ont été envoyé à des habitants après deux manifestations. Particularité : aucun d'entre eux n'a directement été averti, ni contrôlé par un agent de police. Une première en France pour des manifestations politiques. 11 mai : on déconfine. Le lendemain, dans de nombreuses villes du pays, on manifeste.

https://www.numerama.com

 

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- 5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

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5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

Peut-on avoir un débat stratégique sur la 5G ou doit-on se contenter des a priori pour ou contre ? La partie est-elle déjà jouée ou les États européens et leurs citoyens ont-ils une possibilité de recouvrer leur souveraineté dans cette affaire ? 6 arguments devraient être débattus séparément et à égalité d’importance: la santé, l'environnement, la souveraineté, les territoires, l'utilité sociale, la sécurité. Tout débat qui éviterait l’une de ces questions serait détourné des vrais enjeux et de l’exploration des possibles qui sont tellement plus nombreux que la dépendance de sentier que l’on veut encore renforcer.


1/ La santé

C’est l’argument principal des opposants. Argument aussitôt rejeté par les partisans puisque « les autres pays l’ont bien lancée ». Mais on peine à trouver les études convaincantes sur le sujet et d’autres pays comme la Suisse et la Belgique ont mis leur processus de lancement en pause pour traiter la question. Les fréquences utilisées sont connues et n’ont jamais provoquées aucun problème, nous dit-on. Sauf que les usages et la densité de couverture n’avait rien à voir. Il faut donc faire des études correctes et cela non seulement en calquant sur les antennes de la 4G puisque la 5G demandera beaucoup plus d’antennes de plus courte portée, certes de plus faible puissance, donc avec de nouveaux paramètres.

N’oublions pas non plus de tester la potentialisation des effets entre ondes électromagnétiques, les effets cocktails, comme on devrait le faire pour les médicaments ou pour les substances chimiques, ce qui est compliqué certes mais nécessaire pour avoir une idée des effets en environnement réaliste ( et on en labo). On ne teste pas une antenne mais la combinaison avec un environnement déjà saturé d’ondes. De même pour le WiFi d’ailleurs, dont les constructeurs ne mesurent les box que émetteur par émetteur et non avec tous les émetteurs de la box activés ensemble, sans parler des autres équipements domestiques ou professionnels.

Nous construisons l’infrastructure du XXIeme siècle nous disent certains pour promouvoir la technologie. Si c’est le cas, cela vaut donc le coup de prendre le temps de faire tous les tests. Mais aussitôt, ce que j’appelle depuis plus de 30 ans « la tyrannie du retard » s’impose à tous : « nous n’avons pas le temps, sinon les autres pays et firmes prendront tout le marché ».

Voilà comment nous avons cédé aux lobbies automobiles, nucléaires ou chimiques pour arriver à ces conséquences que l’on ne peut plus traiter, en laissant faire une dérive systémique. Petite lâcheté après petite lâcheté, avec beaucoup de bonne conscience et pour le bien de tous et surtout de l’industrie, nous avons été incapables de mettre en place une « seconde modernisation », comme l’appelle Ulrich Beck, qui soit capable de penser les conséquences de ses décisions.

Pour la 5G, il n’existe pas de nécessité sociale immédiate mais au contraire un impératif de santé et d’environnement qui est celui du développement contrôlé de la technologie réseau du XXIeme siècle ( dont la 5G n’est qu’un maillon). On ne peut pas jouer avec la santé des consommateurs sous prétexte de business à court terme comme on l’a fait avec l’amiante, le tabac, les pesticide ou les particules du diesel.

Pour la santé, il faut donc : expertises indépendantes, tests en environnements réalistes qui débouchent sur un cahier des charges précis et contraignant, et cela avant d’attribuer les fréquences pour que les opérateurs sachent à quoi s’en tenir.


2/ L’environnement

La consommation d’énergie de la 5G ne peut pas être passée sous silence au moment où tout le secteur du numérique se révèle en croissance permanente, adoptant  parfois des technologies aberrantes en matière d’énergie (blockchain à base de proof of work par exemple). De même pour la consommation de matières rares qui ne représente aucun avenir durable mais que l’on poursuit sans vergogne.

Les équipementiers annoncent tous des performances supérieures à la 4G en efficacité énergétique et on voudrait bien les croire. Mais c’est toute la chaine de production qui devrait être auditée sur ce plan, y compris les serveurs et les terminaux. Et cela supposera de prendre en compte l’incitation à la consommation de bande passante et donc les contenus que l’on pousse toujours en plus haut débit, même lorsqu’on pourrait s’en passer, et qui sont fondés sur une captation de notre attention pour engendrer une surconsommation constante.  

Les équipementiers ou les opérateurs disent que ce n’est plus leur affaire mais la responsabilité du consommateur. On crée des autoroutes mais ce ne serait pas pour encourager les voitures à rouler plus nombreuses et plus vite, pas du tout, évidemment. La chaine des responsabilités ne peut pas être coupée à volonté. Peut-on arrêter de développer des technologies comme si nos ressources et notre planète n’étaient pas finies, limitées, et en voie de destruction d’un équilibre précieux ? « Du pain, des jeux et de la 5G », voilà le slogan politique et la vision de l’avenir que l’on doit soutenir ?

Tout cela pour que tout le monde reste sage dans sa roue de hamster à produire et à consommer pour le profit de quelques-uns pendant que les biens nécessaires ne sont même pas accessibles aux autres ? Cette énergie, ces matériaux devraient être tous traités comme rares, comme précieux et notre consommation numérique (comme les autres ) devrait devenir frugale, nous le savons tous mais les firmes du numérique veulent continuer à s’aveugler. Jamais cet argument n’est poussé par les gouvernements face aux firmes qui se contentent de faire le service minimum et à qui l’on fait des recommandations en misant sur leur bonne volonté pour ne pas être punitif.

Rappelons que contrairement à ce qui est dit, la 5G nécessitera l’équipement de nouveaux terminaux pour le grand public, ce qui est une bonne affaire pour les firmes qui ont trouvé un prétexte de renouvellement de téléphones portables (car même avec 4 appareils photos ou en devenant pliables, ça ne suffit pas  à faire vendre !)

De plus, le point clé en termes d’innovation reste la latence optimisée qui permettra une grande réactivité des capteurs et des objets connectés. Imagine-t-on ce que représente cette prolifération d’électronique dans tous les objets, leur cycle de vie, leur consommation ?

L’analyse environnementale doit donc porter sur tout le système technique ainsi développé. Pour éviter cette discussion, certains comme le PDG d’Orange préfère réduire la 5G à une augmentation des capacités du réseau, au contraire d’autres qui annoncent un nouveau monde merveilleux d’objets connectés.

Cette seule ambiguïté des arguments devrait nous mettre la puce à l’oreille : soit ils ne savent pas ce qu’ils font soit il ne faut pas trop le faire savoir pour éviter tout débat argumenté. Si la faute est attribuée aux consommateurs comme le dit X. Niel, il faut mettre cela sur la table et anticiper sur les éventuelles restrictions de débit : devons-nous vraiment développer des autoroutes pour ensuite dire aux utilisateurs qu’il faudra rouler à 110 ?

Le projet devient tout de suite moins attractif et cela nous aurait évité des investissements routiers inutiles et contre-productifs qu’on aurait pu réorienter vers le train par exemple. C’est la même chose pour la 5G : si le projet est irrémédiablement trop consommateur, il faut soit changer de techno, soit réorienter les investissements vers d’’autres priorités qui ne manquent pas comme nous allons le voir. Ce qui veut dire une discussion stratégique, que les Etats doivent piloter, et non sous la menace de la compétitivité et de la tyrannie du retard.

Pour l’environnement, il est indispensable de mettre en place un cahier des charges très exigeant qui aboutirait à une division des consommations par 4 (rappelons-nous facteur 4) dans tout le système, consommations de contenus comprises, et qui réduisent de la même façon l’usage des matériaux rares ainsi que les transports nécessaires à l’assemblage de tous ces composants (effet de souveraineté qu’il est temps de mettre en pratique).


3/ La souveraineté

Reconnaissons que le problème de la 5G a été largement rendu public par les exigences de Trump vis-à-vis de Huawei, ce qui a obligé beaucoup d’acteurs à se positionner quant aux risques de dépendance vis-à-vis de la Chine. Je m’en réjouis mais pas pour les mêmes raisons antichinoises primaires. Il est enfin établi qu’on ne peut pas commercer de manière conventionnelle avec une dictature comme la Chine. Parfait ! Nous devrions en tirer les leçons sur tous nos transferts de technologie, sur toute la sous-traitance que nous avons laissé se développer pour faire pression sur les coûts et sur les salaires occidentaux à la fois, sur nos accords diplomatiques qui couvrent les exactions chinoises à Hong-Kong, au Tibet, chez les Ouighours ou avec les prisonniers politiques.

Mais il en faudra plus pour stopper cette real politique probusiness qui est en fait d’une lâcheté totale et qui rend tous les discours de souveraineté ridicules, comme on l’a vu pendant la crise du coronavirus. Il est aussi très utile qu’on se pose la question du capitalisme dictatorial contrôlé de main de fer par le parti communiste, qui laisse la corruption prospérer quand ça l’arrange et qui punit soudain certains des corrompus/ corrupteurs quand ça l’arrange aussi.

Xi Jinping est passé maitre dans ce domaine et l’on peut être certain qu’aucune firme chinoise ne peut se permettre de conduire une politique industrielle et commerciale sans l’assentiment du parti, d’autant plus lorsque les commandes publiques et l’attribution des marchés nationaux sont aussi contrôlés. Ce qui représente quand même une concurrence légèrement faussée, n’est-ce pas ? Mais cela ne semble pas gêner les libéraux dogmatiques qui nous gouvernent !

Il est aussi de notoriété publique que la surveillance des trafics, des comptes, des données est au cœur du contrôle social et politique qui s’exerce sur toute la société chinoise avec l’appui de toutes les firmes technologiques et ce modèle finit même par faire des envieux dans les pays occidentaux qui vantent par exemple l’avance de la Chine en matière de reconnaissance faciale, argument très convaincant pour en favoriser l’adoption chez nous ! Il en est de même pour la surveillance extérieure et l’espionnage industriel qui sont rendus possibles par l’installation des équipements chinois dans toutes les chaines de production de service, comme pour les équipements de la 5G.

Soupçon abusif me dira-t-on ? On croit rêver ! Alors que les services de renseignements de tous les pays occidentaux sont TOUS actifs dans la captation de traces en exploitant toutes les failles des systèmes d’information (d’où leur refus du chiffrage généralisé), ce que tout le monde sait depuis Snowden, il faudrait pourtant faire plus confiance aux firmes chinoises et aux services secrets chinois qu’à la NSA ?

En fait, c’est bien là le problème de l’argument de Trump : en ciblant la Chine, il se permet à bon compte de passer sous silence que les services américains et leurs firmes font exactement la même chose, ce qui a encore été mis en évidence par le Cloud Act selon lequel les exigences de la justice (ou de la sécurité) américaine justifient l’accès de ces services à toutes les données hébergées sur des serveurs de firmes américaines. Et l’on pourrait en dire autant des firmes européennes et de leurs relations avec les agences de renseignement ou avec la police.

Cela veut dire que la question de la souveraineté est une affaire bien plus importante qu’un enjeu diplomatique d’Etat à Etat. Dans ce domaine du numérique, les puissances qui comptent sont en fait des firmes plates-formes, des équipementiers ou des opérateurs, ainsi que des agences de renseignement et  tous ces acteurs sont bien plus puissants que les instances politiques supposées définir la loi et les contrôler.

La souveraineté citoyenne dans le domaine du numérique nécessite un soupçon systématique, des audits indépendants, des pouvoirs de sanction accrus pour une mise en œuvre de technologies au service du bien commun.

Pour la souveraineté, il convient d’établir un cahier des charges pour TOUS les équipementiers et opérateurs (y compris européens) qui les obligent à documenter totalement leurs matériels et logiciels de façon à les rendre auditables en permanence par des experts indépendants ( et la France possède de très bons experts dans ce domaine). Dès lors, les mesures ne sont pas protectionnistes ou antichinoises mais établissent des règles communes à respecter par toutes les parties prenantes. Puisque cette technologie semble si décisive, il est impensable de la mettre en place sans un contrôle public très strict. Nous savons malheureusement depuis le scandale Volkswagen ce qu’il en coûte de faire confiance à la supposée bonne volonté de conformité des firmes.


4/ La stratégie d’équipement des territoires et les priorités de services

Pour les promoteurs de l’urgence de la 5G, la question stratégique est vite réglée : il faut et il suffit de suivre le mouvement que les autres pays, comme la Chine ou la Corée, ont déjà enclenché et cela suffit à justifier une décision qui de ce fait n’en est pas une. « On ne peut pas ne pas y aller », nous verrons les détails plus tard. Cela donne une idée de la vision, du projet et de l’ambition. On continue à parler d’innovation mais il s’agit là vraiment d’abus de langage puisqu’il s’agit de techno-push, de suivisme commercial et de « metoo innovation ».

Techno push car ce sont les équipementiers et les vendeurs de smartphones qui sont intéressés par un renouvellement du parc, sans savoir vraiment quels usages vanter.

L’augmentation des débits comme je l’ai dit ne trouve aucune autre justification alors que pendant ce temps, des régions entières n’ont pas de fibre (sans conséquence sur la santé) ni de 4G correcte. Voilà ce que serait une stratégie industrielle et territoriale : analyser les points faibles, les inégalités et faire en sorte de les améliorer et non d’adopter une nouvelle technologie qui va aggraver les inégalités territoriales.

En effet, les services de l’internet des objets et des smart cities ( avec les capteurs) ne seront jamais attractifs pour les investisseurs dans des zones rurales ou urbaines de petite taille, comme on le voit déjà avec la fibre et avec la 4G. Il faut des zones denses de population pour capter un marché immédiatement rentable et obtenir des retours sur investissements corrects.

La 5G, sans obligation de service public, aggravera inévitablement les inégalités entre territoires car il ne s’agit pas seulement de renouvellement des antennes 4G mais d’implantation de grandes quantités d’antennes pour assurer un service du type Internet des objets avec latence réduite.

En matière d’usages, s’il s’agit seulement de débits accrus, à quoi serviront-ils ? Au porno, à You Tube et au streaming type Netflix, si l’on suit les contenus consommateurs de bande passante actuellement. Est-ce vraiment nécessaire de se lancer si rapidement dans une techno qui sert ces finalités ? Ne peut-on pas avoir en même temps une discussion sur les contenus qui doivent être favorisés ou les applications qui seraient indispensables au bien commun et que peut être la 5G pourrait soutenir ?

Je le disais déjà il y a 25 ans en orientant la politique numérique de la Ville de Rennes dont j’étais adjoint au maire : si l’on veut une politique cohérente et un effet de levier réel des investissements techniques, un centime dans les équipements doit être obligatoirement associé à un centime dans les terminaux (pour d’autres usages et pour leur répartition égale), un centime dans les contenus ( car il faut créer ces contenus nouveaux) et un centime dans l’organisation autour de ces technos pour aider à l’appropriation.

Voilà une stratégie qui ne croit pas à la baguette magique de la technologie ni au solutionnisme qui doit régler des problèmes que l’on ne connait pas et créer des besoins artificiels pour le seul soutien aux firmes technologiques. Dès lors, les discussions doivent être ouvertes sur les applications, services et contenus que l’on veut privilégier et pour lesquels on reconnait une véritable importance stratégique. « On » étant particulièrement vague, cela suppose de créer une instance et une procédure ad hoc, adossée aux institutions existantes, pour enfin faire émerger une modernité réflexive (Beck) et une démocratie dialogique (Callon et al.) qui pense aussi stratégie industrielle.

Pour les territoires, la priorité reste de laisser ces territoires définir leurs stratégies qui permettent de valoriser leurs activités, les intérêts des citoyens et non seulement des consommateurs de contenus stéréotypés, en réduisant les inégalités avec une diversité de technologies et pour cela de réorienter les choix actuels de la 5G (repurposing). Les investissements publics, les plans de développement doivent avant tout renforcer tous les territoires (mais sans les uniformiser en leur supposant une règle de compétitivité toujours aussi réductrice).


5/ L’utilité sociale des applications

On perçoit bien la gêne des promoteurs de la technologie qui sont incapables de prendre appui sur des technologies mûres et désirables et qui peinent à convaincre.

Nous pouvons les aider ! Prenons quelques exemples.

Pour les applications utilisant au mieux la réduction de la latence, on évite souvent de parler des jeux vidéo en ligne massivement multijoueurs ou du type Pokemon Go. Ce sont de réelles innovations qui engendrent une passion de masse et aussi des revenus non négligeables Car là encore tout réside dans ce modèle économique publicitaire qui doit inciter les joueurs à aller visiter certains lieux pour bénéficier de certaines offres avantageuses.

Même si l’on considére que le potentiel culturel, social, éducatif et même artistique de ces jeux est remarquable, on ne doit pas pour autant être contraint d’accepter le modèle de captation publicitaire de l’attention qui le sous-tend actuellement. Dès lors, tant qu’un débat sur ces offres n’a pas lieu, il n’y a pas de raison de se précipiter à développer une 5G supposée agnostique quant aux contenus, ce qui est faux : selon les choix techniques de détail, ce sont certaines applications que l’on encouragera et non d’autres.

Parmi les autres applications souvent mentionnées, la chirurgie à distance. J’ai entendu cet argument dès le début des années 90 quand j’ai étudié plusieurs systèmes d’imagerie médicale et d’interventions à distance (par exemple un projet de neurochirurgie entre Saint Brieuc et Rennes). Tout cela n’a donc rien d’original, il s’agit au contraire du discours d’accompagnement classique de toutes les innovations en matière de réseaux car ce type d’offres semble surtout très utile pour empêcher le débat sur le plan moral et politique.

Or, aucune de ces promesses ne s’est jamais réalisée. Et aucune ne se réalisera pour plusieurs raisons : les enjeux juridiques et assurantiels sont de plus en plus énormes en santé et étant donnés les risques encourus, on peut être sûr que personne ne se précipitera ; ce que j’appelle le design organisationnel d’un tel système d’intervention à distance en mode de routine ( et non plus au stade expérimental) est extrêmement complexe si l’on connait les systèmes hospitaliers (délégations, contrôles, répartition des coûts, compétition de prestige, etc.) et on ne peut qu’espérer que le système de santé percevra qu’il y a bien d’autres priorités ; la disqualification des compétences locales est intrinsèque à ces processus de soin à distance réalisés avec de telles technologies et cette vision coloniale du progrès de la santé doit être combattue.

Là encore, la vision territoriale encapsulée dans ces technologies aggrave les inégalités et s’éloigne de tout empowerment des acteurs locaux.

Autre application enfin qui fait partie des éléments constitutifs des projets de smart cities : les véhicules autonomes. Le mot est lancé de façon vague comme si l’on savait de quoi l’on parlait et comme si le déploiement de ces solutions était indiscutable. Pourtant, aucune des annonces faites depuis 5 ans n’a été suivie d’effet, à l’exception de quelques réalisations en circuit fermé.

La transformation de tout le système routier est en effet nécessaire pour accueillir ce type de véhicules. Les enjeux d’assurance seront décisifs pour régler la répartition des torts en cas d’accident, qui ne sont pas impossibles comme Google ou Uber en ont fait l’expérience. Et il faudra que les villes soient décisionnaires en matière de type de véhicules puisqu’on peut imaginer des véhicules autonomes collectifs ou à l’inverse totalement individuels, alors que toute la communication est actuellement centrée sur des véhicules très semblables aux voitures du début du XXeme siècle, à 4 places.

On le voit « l’effet diligence » fonctionne toujours qui guide l’innovation en la maintenant dans les rails des technologies précédentes. Tant que l’on n’obtient pas de véritables offres d’innovation en matière de mobilité (et donc tous modes confondus avec couplages éventuels à certaines fonctions des véhicules autonomes) il est urgent d’attendre, d’expérimenter et de débattre et non de développer une infrastructure en la justifiant par une application (la voiture autonome) qui n’a rien de mûr et qui sera totalement différente dans dix ans.

Pour l'utilité sociale des services et des applications, il faut un débat national sur les priorités de développement qui débouche sur un cahier des charges exigeant sur la valeur sociétale des applications offertes, et qui organise un plan d’investissement dans les services technologiques « à valeur ajoutée citoyenne », avec soutien aux développeurs de services, d’applications et de contenus. Voilà une pensée stratégique publique et non un suivisme de la pression des intérêts boutiquiers des équipementiers et des opérateurs.


6/ La sécurité

La 5G n’est pas une simple augmentation des capacités du réseau existant, elle est conçue pour exploiter des objets mobilisant les protocoles de l’internet des objets (IoT). La réduction de la latence est son principal avantage qui oblige à multiplier les antennes puisque la portée des longueurs d’onde sélectionnées est moindre. Or, indépendamment des applications mentionnées précédemment, toute l’ouverture d’internet à la connexion généralisée des objets, permise aussi par IPv6 qui peut fournir des adresses IP à toute entité sur terre, la plus minuscule soit –elle, pose des problèmes de sécurité considérables que tous les promoteurs de « la 5G tout de suite » préfèrent ignorer ou minimiser.

Si l’on se situait dans une véritable stratégie d’infrastructure d’un état souverain (comme on l’a fait pour les autoroutes ou les lignes de chemin de fer quand elles ont été créées), la priorité des investissements n’irait pas à la 5G mais à la sécurisation du réseau existant. Car les failles de ce réseau (tout internet) sont énormes et constituent des occasions de data breaches répétées provoquées par les hackers.

Des sites stratégiques ou essentiels sont visés tous les jours, pas toujours pour du rançonnement, pas seulement pour du sabotage délibéré entre entités étatiques ou para-étatiques, mais parfois seulement pour faire la preuve des faiblesses d’un fournisseur de services ou pour casser la réputation des services en question. Des hôpitaux ont été attaqués et bloqués pendant plusieurs jours à Rouen ou en Angleterre par exemple. Amazon Web Services a été attaqué à 2,3 Tb/s, en Juin 2020, la plus puissante attaque jamais réalisée et la course entre les gendarmes de la cybersécurité et les voleurs/ hackers monte sans cesse d’un cran de finesse et de puissance.

Or, les objets connectés (depuis les caméras de surveillance jusqu’aux jouets connectés) sont déjà utilisés pour lancer des attaques, notamment en DDoS, comme ce fut le cas en 2017 en visant le fournisseur d’adresses de tout le quart Nord Est des Etats-Unis (ce qui bloqua tout Internet pendant 5 heures dans cette région).

Lorsque l’on sait (et on le sait !) une infrastructure peu sûre, il est irresponsable de vouloir étendre son système de base (internet) avant de l’avoir renforcée.

Chaque nouvel objet sera potentiellement une entrée pour des hacks coordonnés. Comme si l’on réalisait une autoroute encore plus rapide pour des véhicules sans frein. Pour garantir cette sécurité et arrêter de privilégier la vitesse à tout prix, il faut rendre les objets, les équipements et les algorithmes de tous ces fournisseurs entièrement auditables du point de vue de la cybersécurité (ce qui permettra aussi de couvrir les impératifs de souveraineté) avec exigence de certification et de contrôle régulier.

Mais la question est bien plus vaste que celle de la 5G car le principe même d’un chiffrage généralisé doit être établi et une mobilisation internationale des Etats enclenchée pour en finir avec ce laisser-faire. Les firmes se sont avérées incapables de réinventer Internet comme le demandait Berners-Lee, elles ont failli à leurs promesses et à leur responsabilité, il faut désormais reprendre le contrôle complet du réseau et revoir totalement les instances de régulation ad hoc d’internet.

On le voit le chantier est énorme mais c’est la condition pour établir des bases durables d’un développement technologique sûr. Le dogme de la liberté ne peut être la liberté du renard (hacker ou firme cynique ou service de renseignement) dans le poulailler des internautes. La régulation doit s’appuyer sur une refonte complète des principes du réseau.

Pour la sécurité, il faut donc organiser un cahier des charges de tout le système de l’internet des objets, que j’avais demandé à l’ARCEP dès 2015 qui n’a rien fait depuis, des obligations de qualité de service public strictes, une auditabilité permanente et prendre des initiatives internationales pour reprendre en mains la gouvernance de tout l’Internet avec des objectifs de sécurité et non plus seulement de vitesse.

 

Conclusion: libérez le hamster de sa roue!

Tous ces objectifs se tiennent ensemble. Un développement responsable de la technologie se traite sur tous ses aspects. Un moratoire permet seul d’organiser un débat sur tous ces thèmes à la fois. Si l’Europe avait subi la pression de la Chine, des USA ou des plates-formes commerciales pour édifier sa doctrine en matière de données personnelles, le RGPD n’aurait jamais vu le jour.

Or, ce qui a pu être perçu comme une menace pour le business au début est devenu au contraire un modèle mondial pour générer de la confiance dans toute la chaine de valeur. Au court-termisme de ceux qui veulent privilégie leur business actuel, il faut préférer une vision du bien commun de longue durée, soutenable dans tous les domaines qui créera les conditions d’une convention stable pour d’autres types de projets, d’innovation et d’affaires.

La 5G constitue cette occasion à condition de refuser l’urgence de décisions purement commerciales ou justifiées par de mauvaises raisons de budget (ce que les enchères vont rapporter à l’Etat) à une époque où toutes les cartes des déficits et de la dette sont révisitées.

La démocratie technique qui restitue les choix politiques des infrastructures aux citoyens est la condition d’une transition écologique crédible, qui soit responsable sur les 6 points que j’ai présentés et non réduite à de simples « conséquences environnementales ».

Ecologiser le numérique, c’est rendre tous ces choix responsables vis-à-vis de la planète et des générations futures et c’est lui donner une vision stratégique qui pourra encourager l’innovation mais pour le bien commun car il y a tant à faire sur ce plan ! Par pitié, faites descendre le hamster de sa roue de start-up nation et redonnez lui le droit d’explorer les possibles avec ses congénères, de toutes espèces !

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- Revue de presse du jour du site "Les Moutons Enragés"

lesmoutonsenragés

 

Vos infos, news ( et autres ) du 17 juillet 2020..

Bonjour à tout le monde. guten tag, hello, salam, nǐ hăo, buenos días, buongiorno , dzień dobry, bom dia, Добрый день, ia orana, pryvit, Kaliméra, kia ora, azul, bonghjornu, ...

POLITIQUE/SOCIÉTÉ

Laurent Joffrin quitte Libération dès lundi pour lancer un mouvement politique. Le co-gérant et directeur de la rédaction lancera un appel dimanche soir pour repenser la gauche.

Dati soutient les féministes contre Darmanin, visé par une plainte pour viol. En nommant Gérald Darmanin à l’Intérieur, Emmanuel Macron «envoie les pires symboles» aux victimes, juge l’ex-ministre de la Justice dans une tribune au Monde.

Police : les caméras-piétons sont-elles utiles ? Emmanuel Macron veut les «généraliser avant la fin du quinquennat» pour «rétablir la confiance entre la population et la police». Mais sont-elles fiables et efficaces ?

ÉCONOMIE

Un train reliant Paris et Berlin en 4 heures pour relancer l’UE. Les économistes de l’OFCE ont dévoilé jeudi leur projet de relance pour l’Union européenne, qui prévoit un programme d’investissement de 2000 milliards d’euros sur 10 ans.

Impôts de production: le plan de relance prévoit 20 milliards d’euros de baisse. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait déjà fait part de son intention de baisser la CVAE (contribution sur la valeur ajoutée des entreprises), versée aux régions.

Jean Castex obtient la tête du « Premier ministre bis ». Le secrétaire général du gouvernement Marc Guillaume a été démis de ses fonctions à la demande du Premier ministre. Il occupait ce poste depuis 2015.

À quoi vont servir les 100 milliards d’euros du plan de relance du gouvernement? Les contours du plan de relance, annoncé par Emmanuel Macron lors de son interview du 14-Juillet, ont été précisés par Jean Castex et Bruno Le Maire.

Au Texas, la montagne qui peut briser le monopole chinois sur les terres rares. La «Round Top Mountain» permettrait aux États-Unis de sécuriser leur approvisionnement en métaux stratégiques sur fond de rivalité sino-américaine.

INTERNATIONAL

Coronavirus : Londres accuse la Russie de tenter de voler des données sur un vaccin. Selon le National Cyber Security Centre (NCSC), des pirates informatiques travaillent pour les services de renseignement russes.

France-Turquie, les raisons d’un clash. Syrie, Otan, entrisme… La crise en Libye s’ajoute à la longue liste des conflits entre les deux pays. Et Paris semble lâché par ses alliés.

Aux abois, Donald Trump remplace son directeur de campagne. Le locataire de la Maison-Blanche, critiqué de toutes parts pour ses atermoiements face à la crise sanitaire, vient de remanier son équipe de campagne.

Apple : le Tribunal de l’Union européenne annule les 13 milliards d’euros de redressement fiscal. Nouveau coup de tonnerre dans l’Union. Quatre ans après l’amende record infligée à Apple par la Commission, le Tribunal de l’Union estime qu’elle a fait fausse route et annule sa décision. Mais ce n’est « pas la fin de l’histoire ».

SANTÉ

Covid-19 : le plan du gouvernement pour éviter un reconfinement. L’épidémie de Covid reprend légèrement, laissant craindre une 2e vague… Comment l’État compte-t-il s’y prendre pour ne pas reconfiner la population ?

«Je dois absolument savoir au plus vite» : à Paris, ruée sur les tests de dépistage Covid. Le nombre de dépistages en Île-de-France a bondi ces dernières semaines, alors que les vacances approchent et que la deuxième vague inquiète. Les laboratoires croulent sous la demande.

Chine : après le coronavirus, une grippe porcine ?  Une étude chinoise souligne le risque d’une pandémie de grippe issue des élevages porcins. Pour l’éviter, il faudra réguler une industrie obèse.

PLANÈTE/ANIMAUX

Le Soleil comme vous ne l’avez jamais vu ! Les premières images prises par la sonde européenne Solar Orbiter ne devaient être que des tests, mais ils parlent déjà aux scientifiques. Un vrai succès.

En Espagne, 100.000 visons positifs au coronavirus vont être abattus. Presque la totalité des animaux ont été testés au nouveau coronavirus, 87% étaient positifs.

Un écureuil améri­cain testé posi­tif à la peste bubo­nique. Oubliez la marmotte mongole quelques instants pour vous inté­res­ser aux écureuils améri­cains. Car l’un de ces sympa­thiques rongeurs vient d’être testé posi­tif à la peste bubo­nique dans le Colo­rado, annonçait la chaîne ABC News le 14 juillet.

PROGRÈS (?)

Samsung pense déjà à la 6G et ses usages : ondes térahertz, hologrammes et réalité étendue. Alors que les débats font rage autour de l’intérêt de la 5G, les constructeurs anticipent déjà l’étape suivante : la 6G. Pour Samsung, il ne sera pas question que de débit ou de latence. Elle devra être adaptée à la réalité étendue, hologrammes et doubles numériques. Cette technologie, qui pourrait utiliser les ondes térahertz, n’est pas attendue avant 2028.

.Cette carte interactive des USA recense tous les dispositifs de surveillance policière. L’ONG Electronic Frontier Foundation vient de publier son Atlas de la surveillance, une carte interactive qui recense tous les dispositifs technologiques de surveillance policière déployés sur le territoire américain.

COMPLÉMENTS

Retrouvez les infos en temps réel avec la defcon-room de Crashdebug

Les billets de blog qui décoiffent de JBL1960 qui vous propose « NON AU MUSELAGE SANITAIRE – Les preuves que les masques ne protègent de rien au format PDF »

Je vous remercie tous pour vos lectures, votre confiance ainsi que votre présence. Vous le savez cette rubrique est la vôtre. Vous pouvez l’utiliser pour partager vos infos, vos liens, vos idées, ce que vous avez aimé ou apprécié sur internet, bref, une grande liberté vous est offerte, mais merci de respecter l’ensemble des intervenants qui souhaitent profiter du blog, sans voir les commentaires saturés de contenus dispensables ou envahissants.

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Et merci à Volti

 

Vos infos, news ( et autres ) du 17 juillet 2020..

Bonjour à tout le monde. guten tag, hello, salam, nǐ hăo, buenos días, buongiorno , dzień dobry, bom dia, Добрый день, ia orana, pryvit, Kaliméra, kia ora, azul, bonghjornu, .. POLITIQUE/SOCIÉTÉ Laurent Joffrin quitte Libération dès lundi pour lancer un mouvement politique. Le co-gérant et directeur de la rédaction lancera un appel dimanche soir pour repenser la gauche.

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- Un énoncé dans un rapport des Nations Unies qui glace le sang...

 

CaptConscience

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"" C’est le deuxième « indicateur de progrès », en majuscules, qui me laisse perplexe, vraiment perplexe…

 

D’ICI SEPTEMBRE 2020:

LES NATIONS UNIES (INCLUANT L’OMS) CONDUISENT AU MOINS DEUX EXERCICES D’ENTRAÎNEMENT ET DE SIMULATION À L’ÉCHELLE MONDIALE, INCLUANT UN EXERCICE QUI COUVRE LA LIBÉRATION DÉLIBÉRÉE D’UN PATHOGÈNE RESPIRATOIRE MORTEL???????????

Si je comprends bien, d’ici septembre 2020, deux simulations doivent avoir été menées dont l’une couvre ou cache la libération volontaire d’un virus respiratoire mortel. What?

Est-ce que cette simulation se produit actuellement dans « le vrai monde »? Le virus respiratoire mortel relâché volontairement est-il celui du coronavirus ou bien, un autre est sur le point d’être relâché? ""

 

Un énoncé dans un rapport des Nations Unies qui glace le sang...

En restant rationnel, ce texte a-t-il été bien interprété ? J’ai traduis les paragraphes signalés, dont il semble être question. (Voir compléments en fin d’article) C’est incroyable, les infos sortent à un rythme soutenu et ça n’est pas fait pour rassurer. On a cette « soi-disant » épidémie « ultra dangereuse » qui rode, on nous impose des mesures sanitaires qui vont à l’encontre de notre modèle social, notre économie est à terre et, la peur fait le reste. Que comprenez vous de ce texte ? Ces exercices de simulation, pour tester la préparation des états à faire face à une menace pandémique, va-t-elle avoir lieu ou est-elle déjà à l’œuvre ? Merci à Élysées. Partagez ! Volti

Par Isabelle de Conscience du Peuple

Suivez-moi bien puisqu’il y a un énoncé qui me paraît questionnable et très inquiétant dans le rapport que je vais vous introduire à l’instant. Cet énoncé, même dans son contexte le plus stricte, me renvoie à une récente et terrifiante affirmation de Bill Gates:

 

Le premier rapport du GPMB (Global Preparedness Monitoring Board) a été publié en septembre 2019, et il est intitulé « A World at risk: Annual report on global preparedness for health emergencies ». https://apps.who.int/gpmb/assets/annual_report/GPMB_annualreport_2019.pdf

Le Conseil mondial de surveillance de la préparation (GPMB), organisme de surveillance et de défense des droits, a été créé en mai 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé. Dans son rapport « A World at risk », le comité de 15 experts, composé de dirigeants politiques, de chefs d’agences et d’experts, dont fait partie Anthony Fauci (responsable de la gestion du coronavirus aux Etats-Unis), avertit que le monde n’est pas préparé à une « pandémie aéroportée en évolution rapide qui pourrait tuer jusqu’à 80 millions de personnes, perturber les économies et créer le chaos social ». Leurs recommandations exhortent les dirigeants internationaux et nationaux à prendre « des mesures immédiates, énergiques et audacieuses pour se préparer à toutes les urgences sanitaires ».

Parmi les donateurs du CPMB se trouvent la Fondation Bill et Melinda Gates, le Wellcome Trust, le Resolve to Save Lives et le gouvernement d’Allemagne. L’Université John Hopkins, l’Université Oxford et la Croix-Rouge sont parmi les organisations qui ont contribué au comité et à la rédaction du rapport.

Les grandes orientations du Conseil mondial (GPMB) sont les suivantes :

  • évaluer la capacité du monde à se protéger contre les situations d’urgence sanitaire ;
  • déterminer les lacunes critiques en matière de préparation, en se plaçant de plusieurs points de vue ;
  • plaider en faveur des activités de préparation auprès des responsables et des décideurs nationaux et internationaux.

Les messages clés du rapport sont les suivants :

– Notre monde est à risque aigu d’épidémies ou de pandémies potentiellement dévastatrices qui non seulement causeraient d’énormes pertes en vies, mais perturberaient considérablement les économies et créeraient le chaos social. – Les dirigeants sont responsables de la protection de la sécurité de leur peuple, y compris de la sécurité sanitaire, mais à maintes reprises, les dirigeants mondiaux n’ont pas respecté les engagements en matière de préparation. – Le monde dispose de nombreux outils collectifs pour prévenir et se préparer à une épidémie, mais les efforts actuels sont nettement insuffisants et le besoin de nouveaux vaccins et médicaments est essentiel.

Tout au long du rapport, les experts identifient des objectifs à atteindre et des indicateurs de progrès qui ont été fixés à septembre 2020, échéancier pour mesurer l’évolution ou l’atteinte des cibles qui ont été fixées.

👉Maintenant, voici les indicateurs de progrès dont l’échéancier est fixé à SEPTEMBRE 2020, concernant l’objectif: « Les Nations Unies doivent renforcer les mécanismes de coordination » (page 10 et page 39).

C’est le deuxième « indicateur de progrès », en majuscules, qui me laisse perplexe, vraiment perplexe…

– Les Nations Unies et l’Organisation mondiale de la santé renforcent la coordination et identifient les rôles et les responsabilités de chacun et déclenchent en temps opportun un système global de coordination pour répondre aux urgences de santé dans différents pays et dans différents contextes d’urgence.

👉- LES NATIONS UNIES (INCLUANT L’OMS) CONDUISENT AU MOINS DEUX EXERCICES D’ENTRAÎNEMENT ET DE SIMULATION À L’ÉCHELLE MONDIALE, INCLUANT UN EXERCICE QUI COUVRE LA LIBÉRATION DÉLIBÉRÉE D’UN PATHOGÈNE RESPIRATOIRE MORTEL.

– Les Nations Unies développent des seuils de déclenchement intermédiaire pour mobiliser une action nationale, internationale et multilatérale au début de l’épidémie, pour compléter les mécanismes existants pour plus tard et dans des stages plus avancés de l’épidémie.

– Le Secrétaire Général des Nations Unies convient d’un haut niveau de dialogue avec les hauts dirigeants de la santé, de la sécurité et des affaires étrangères pour déterminer comment le monde peut adresser la menace d’une pandémie d’un pathogène respiratoire mortel, ainsi que la gestion de la préparation aux épidémies dans des contextes complexes d’insécurité.

D’ICI SEPTEMBRE 2020:

LES NATIONS UNIES (INCLUANT L’OMS) CONDUISENT AU MOINS DEUX EXERCICES D’ENTRAÎNEMENT ET DE SIMULATION À L’ÉCHELLE MONDIALE, INCLUANT UN EXERCICE QUI COUVRE LA LIBÉRATION DÉLIBÉRÉE D’UN PATHOGÈNE RESPIRATOIRE MORTEL???????????

Si je comprends bien, d’ici septembre 2020, deux simulations doivent avoir été menées dont l’une couvre ou cache la libération volontaire d’un virus respiratoire mortel. What?

Est-ce que cette simulation se produit actuellement dans « le vrai monde »? Le virus respiratoire mortel relâché volontairement est-il celui du coronavirus ou bien, un autre est sur le point d’être relâché?

Isabelle pour Conscience du peuple

***

Complément : Traduction partielle du PDF

Page 10

Les chances d’une pandémie mondiale augmentent. Bien que les développements scientifiques et technologiques fournissent de nouveaux outils qui améliorent la santé publique (y compris l’évaluation en toute sécurité des contre-mesures médicales), ils permettent également aux micro-organismes pathogènes d’être conçus ou recréés dans les laboratoires. (**Pour l’élaboration d’un vaccin ?**) Une dissémination volontaire compliquerait la riposte à l’épidémie; (** Donc pas souhaitable**) en plus de la nécessité de décider comment lutter contre l’agent pathogène, des mesures de sécurité entreraient en jeu, limitant le partage d’informations et fomentant les divisions sociales. Pris ensemble, les événements naturels, accidentels ou délibérés causés par des agents pathogènes respiratoires à fort impact posent des «risques biologiques catastrophiques mondiaux». (15)

Le monde n’est pas préparé à une pandémie de pathogènes respiratoires virulents à évolution rapide. La pandémie mondiale de grippe de 1918 a rendu malade un tiers de la population mondiale et tué jusqu’à 50 millions de personnes, soit 2,8% de la population totale (16,17). Si une contagion similaire se produisait aujourd’hui avec une population quatre fois plus importante et des temps de déplacement partout dans le monde inférieurs à 36 heures, 50 à 80 millions de personnes pourraient périr (18,19). Outre des niveaux de mortalité tragiques, une telle pandémie pourrait provoquer la panique, déstabiliser la sécurité nationale et nuire gravement à l’économie et au commerce mondiaux. La confiance dans les institutions s’érode.

Les gouvernements, les scientifiques, les médias, la santé publique, les systèmes de santé et les agents de santé dans de nombreux pays sont confrontés à un effondrement de la confiance du public qui menace leur capacité à fonctionner efficacement. La situation est exacerbée par la désinformation qui peut entraver le contrôle de la maladie communiquée rapidement et largement via les médias sociaux.

Page 39

Indicateurs de progrès d’ici septembre 2020

• Le Secrétaire général des Nations Unies, avec le Directeur général de l’OMS et le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, renforce la coordination et identifie des rôles et des responsabilités clairs et des déclencheurs opportuns pour une coordination des Nations Unies Intervention à l’échelle du système des Nations Unies pour les urgences sanitaires dans différents pays et différents contextes d’urgence sanitaire et humanitaire.

• Les Nations Unies (y compris l’OMS) conduisent au moins deux exercices de formation et de simulation à l’échelle du système, dont un couvrant la libération délibérée d’un pathogène respiratoire mortel. ( **Il pourrait s’agir de la libération volontaire, dans le cadre d’une attaque bio-terroriste pour l’exemple, ou d’un accident dans un laboratoire P4 ?!! Pas forcément d’un test in situ dont les conséquences sont incalculables**) déclencheurs intermédiaires pour mobiliser une action nationale, internationale et multilatérale au début des flambées, afin de compléter les mécanismes existants pour les stades ultérieurs et plus avancés d’une flambée dans le cadre du RSI (2005).

• Le Secrétaire général des Nations Unies organise un dialogue de haut niveau avec santé, des responsables de la sécurité et des affaires étrangères pour déterminer comment le monde peut faire face à la menace d’une pandémie de pathogènes respiratoires mortels, et gérer la préparation aux épidémies dans des contextes complexes et peu sûrs

Objectif final

Il n’y a pas d’ambiguïté ni de retard dans la réponse du système des Nations Unies à une urgence sanitaire mondiale. Il existe des règles, des rôles et des responsabilités clairs, ainsi qu’un leader désigné, doté du pouvoir de coordonner l’ensemble du système et expérimenter dans la conduite d’une réponse mondiale par le biais de simulations régulières ou d’événements réels. (**Le public sera-t-il avertit ? sûrement pas, pour ne pas fausser la réponse à l’évènement **) L’OMS peut mobiliser rapidement les pays et les partenaires au début d’une flambée ou d’une urgence sanitaire.

Les commentaires publiés sont signés du nom des auteurs et engagent leur seule responsabilité sans que « lesmoutonsenrages » ne prennent en rien à leur compte leur orientation.



https://lesmoutonsenrages.fr

 

Source:

Un énonçé dans un rapport des Nations Unies qui glace le sang...

Suivez-moi bien puisqu'il y a un énonçé qui me paraît questionnable et très inquiétant dans le rapport que je vais vous introduire à l'instant. Cet énonçé, même dans son contexte le plus stricte, me renvoie à une récente et terrifiante affirmation de Bill Gates: Le premier rapport du GPMB (Global Preparedness Monitoring Board) a été publié en septembre 2019, et il est intitulé "A World at risk: Annual report on global preparedness for health emergencies".

http://conscience-du-peuple.blogspot.com

 


- Le mouton du futur

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Le mouton du futur - Wikistrike

La pandémie du covid-19 ne doit pas servir de prétexte au resserrement des libertés individuelles. S'il est primordial de se protéger et de protéger les autres du virus, certaines mesures vont déjà loin dans la sécurité des personnes. L'exemple de l'application "Stop Covid" (un échec) en est la triste ambassadrice. 

Nous ne pouvons accepter tout et n'importe quoi. 

Orwell s'immisce rapidement dans notre quotidien (traçage satellite, puce sous-cutanée, téléphone sur écoute, contrôle de l'esprit....), toutes ces atteintes au respect des lois élémentaires des individus sont à combattre farouchement. Avec la.pandémie, une accélération de la surveillance de masse est en cours, notons parmi d'autres la vidéo, symbole de la disparition de nos vies privées, et voyez ses dérives chinoises...

Prenez acte.de la menace. Il n'est pas trop tard pour refuser ce monde de l'horreur. 

Si vous lisez ceci, c'est que vous êtes la résistance.

 

R+C (ceci est une alerte)

 

Joseph Kirchner pour WikiStrik

http://www.wikistrike.com

 

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- Les films VAXXED et VAXXED2 complet VF : de la dissimulation à la catastrophe ! INFORMEZ VOUS

 

captVaxxed-PAL-fr

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Une catastrophe sanitaire épouvantable causée par la vaccination. A partager d'urgence.

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Ce documentaire sur la vaccination est la suite du documentaire Vaxxed. Le producteur exécutif est cette fois Robert Francis Kennedy Jr. (via Guy Fawkes )

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- Pourquoi le public devrait se rebeller contre les vaccinations forcées

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Pourquoi le public devrait se rebeller contre les vaccinations forcées

Par Brandon Smith − Le 30 mai 2020 − Source Alt-Market.com

Le débat sur la moralité et le caractère pratique des vaccinations forcées fait rage depuis de nombreuses années, bien avant que le coronavirus ne frappe la population américaine. Avec l’avènement de la pandémie, le discours est passé à celui de la « nécessité ». Les médias et la majorité des gouvernements du monde entier agissent maintenant comme si les vaccinations de masse étaient un fait acquis ; le « débat est terminé », comme aiment à le dire les collectivistes lorsqu’ils sont fatigués de devoir faire face à des plaintes logiques ou factuelles.

 

Dans le cas du nouveau coronavirus, il n’existe pas encore de vaccin, à moins bien sûr que le virus n’ait été conçu ou développé en laboratoire (comme le suggèrent de plus en plus de preuves), et alors il y en a peut-être déjà un. En général, les vaccins prennent des années à être testé et à produire, et chaque fois qu’un vaccin est mis sur le marché à la hâte, de très mauvaises choses ont tendance à se produire.

Le débat sur les vaccins tourne souvent autour de la question de la sécurité. Une inoculation particulière est-elle sûre ou toxique ? A-t-elle des effets à long terme qui sont dangereux ? Nuit-elle aux enfants dont les systèmes corporels sont très sensibles et sous-développés ? Ce sont des préoccupations valables, mais en fin de compte, la lutte pour les vaccins a moins à voir avec la sécurité ou l’efficacité médicale qu’avec les droits individuels par rapport aux exigences des gouvernements.

En d’autres termes, les questions sont plus importantes : L’ingénierie sociale par les gouvernements et les élites doit-elle être autorisée ? Les gens ont-ils le droit de déterminer comment leur corps est médicalement augmenté ou manipulé ? La « sécurité de la majorité » a-t-elle la priorité sur les libertés civiles de l’individu ? Et si oui, qui peut déterminer quelles libertés seront supprimées ?

L’argument juridique

Les tenants de la philosophie de la vaccination forcée avancent généralement un argument juridique ou technique avant de faire appel à l’idée du « bien commun ». Ils le font parce qu’ils savent que la perception du public suppose souvent (à tort) que l’autorité juridique est la même que l’autorité morale.

En 1905, la Cour suprême des États-Unis a été saisie de l’affaire Jacobson contre le Massachusetts, qui portait sur la vaccination antivariolique obligatoire dans les États. Le défendeur a fait valoir, sur la base du 14e amendement, que sa liberté corporelle était violée par l’État s’il était soumis à une vaccination arbitraire sans son consentement. L’État et la Cour suprême étaient d’un avis différent (bien sûr). La Cour suprême a condamné Jacobson au motif que son refus de se faire vacciner mettait d’autres personnes « en danger » et que « pour le bien commun », les États disposent de certains « pouvoirs de police » qui l’emportent sur les libertés individuelles.

Chaque fois que les militants du mouvement pour la liberté s’opposent aux vaccinations forcées pour des raisons constitutionnelles, c’est le contre-argument que le gouvernement et les statistes avanceront. Ils soulèveront l’affaire Jacobson contre le Massachusetts et prétendront ensuite que c’est la fin de la discussion.

En substance, la Cour suprême a soutenu que le gouvernement fédéral ne pouvait pas interférer avec les vaccinations forcées imposées par les États sur la base des droits des États et du 10e amendement. La plupart des gens du mouvement pour la liberté trouveront cela plutôt ironique, car il est bizarre d’entendre dire que le gouvernement fédéral défend les droits des États. Mais ce soutien au 10e amendement est très sélectif.

Tout d’abord, n’oublions pas que la Cour suprême a eu tort à de nombreuses reprises dans le passé. Dans l’affaire Dredd Scott en 1834, la Cour suprême s’est prononcée en faveur de l’esclavage et du droit des États à faire respecter cette institution. Elle a également fait valoir que le 5e amendement protégeait les propriétaires d’esclaves car libérer les esclaves signifiait priver les propriétaires de leur « propriété ».

La Cour suprême a pour habitude de défendre les droits des États et le 10e amendement lorsque les libertés individuelles des personnes sont annulées. Cependant, si une affaire implique des États protégeant des citoyens de l’intrusion fédérale, la Cour se retourne et attaque les droits des États lorsqu’ils œuvrent en faveur de la liberté individuelle ou de l’autodétermination.

L’affaire Jacobson contre le Massachusetts pourrait expliquer pourquoi Trump et le gouvernement fédéral ont laissé aux États le soin de prendre les mesures d’urgence. La préséance juridique a déjà été établie en 1905 sur les quarantaines et les vaccinations forcées par le biais des pouvoirs de police des États, de sorte qu’il s’ensuit seulement que l’establishment utiliserait les États pour mettre en œuvre de telles mesures dans un avenir proche.

Le débat « États contre gouvernement fédéral » établit un faux paradigme. Il n’y a pas de séparation entre les gouvernements des États et le gouvernement fédéral lorsqu’il s’agit de tyrannie – les deux parties l’adorent, même si elles prétendent parfois s’opposer l’une à l’autre. Autrement dit, que ce soit le gouvernement fédéral qui viole vos droits constitutionnels ou le gouvernement des États, la Cour suprême est souvent à l’aise avec les deux.

La vérité dont ils ne veulent pas discuter est qu’au fond, la Déclaration des droits les annule, indépendamment des précédents fédéraux ou du 10e amendement. La clé de la Déclaration des droits est que chaque citoyen américain a des LIBERTÉS INHÉRENTES qui supplantent le pouvoir fédéral et celui des États. Ces droits sont inaliénables. Ils ne peuvent pas être violés aujourd’hui, et la loi ne peut pas être ajustée pour les violer demain. Ces droits et libertés sont ÉTERNELS.

La Cour suprême siffle avec une langue fourchue sur « l’esprit de la constitution » mais ignore l’intention claire et concrète telle qu’énoncée par les fondateurs. Les statistes plaident en faveur de la philosophie du « document vivant » lorsqu’elle leur convient comme moyen de modifier le sens et les lois originales présentées dans la Déclaration des droits, car cela leur permet de violer les libertés des citoyens sous le couvert de la « légalité ». Mais la « légalité » n’est pas identique à la moralité. La légalité n’a pas de sens, et la Cour suprême n’a pas de sens si elle agit contre le fondement constitutionnel de la Déclaration des droits et la liberté individuelle comme elle l’a fait à de nombreuses reprises dans le passé.

L’argument moral

Donc, si nous ne pouvons pas compter sur la légalité pour nous protéger de la tyrannie de l’État, sur quoi pouvons-nous compter ? Les défenseurs des vaccins forcés diront que la moralité est de leur côté également, car si une personne ne se fait pas vacciner, elle expose le reste de la société au risque d’infection. Par conséquent, vos droits individuels doivent être violés afin de protéger les droits du reste de la société. Le problème est que l’affaire Jacobson contre Massachusetts ne présente aucun argument logique à l’appui de cette affirmation, pas plus que les partisans d’un vaccin forcé.

Voyez les choses de cette façon : Comment une personne qui n’est pas vaccinée peut-elle « nuire » à des personnes qui sont vaccinées ? Comment mettent-ils ces personnes en danger ? Si le vaccin fonctionne réellement, alors les personnes vaccinées sont à l’abri de l’infection, n’est-ce pas ? Ainsi, la seule personne « à risque » est celle qui a choisi de ne pas se faire vacciner. Cela revient à un choix personnel, il n’est pas question de « bien supérieur » ou de risque social.

Je trouve fascinant que les personnes qui plaident avec ferveur en faveur des vaccinations forcées (des gens comme Bill Gates) soient aussi celles qui défendent le droit à l’avortement. Ainsi, « mon corps mon choix » est acceptable lorsqu’il s’agit de femmes mettant fin à la vie d’enfants à naître, mais « mon corps mon choix » n’est pas acceptable lorsqu’il s’agit de vaccinations de masse, même si une personne non vaccinée ne constitue une menace pour personne.

Certains défenseurs des vaccins affirmeront alors que les personnes non vaccinées pourraient être l’hôte de « mutations » qui menacent l’immunité de groupe. Le problème est qu’il n’y a pas de preuves pour étayer cet argument. La grande majorité des virus ont tendance à muter en souches MOINS mortelles ou infectieuses, et non pas plus mortelles. Les seuls facteurs atténuants seraient si un virus était délibérément conçu ou fabriqué pour muter de manière non naturelle.

Si un virus est conçu pour muter en une souche très différente et plus mortelle qui peut attaquer les personnes vaccinées, alors le vaccin n’a jamais été utile au départ, et les vaccinations forcées sont inutiles. Une fois de plus, si le vaccin est efficace, il n’y a tout simplement pas de raison de penser qu’une personne non vaccinée met en danger les personnes vaccinées.

L’argument de la conformité

L’argument suivant des partisans de la vaccination forcée est de se demander « pourquoi » ? Pourquoi vous préoccupez-vous du fait que vous soyez vacciné ? De quoi devez-vous vous préoccuper ? Il suffit de s’entendre pour s’en sortir, non ?

Cet argument me rappelle un discours anti-armes courant : Pourquoi avez-vous besoin de porter une arme à feu ? Pourquoi effrayer les autres ? Les chances que vous en ayez besoin sont minces, n’est-ce pas ?

La réponse la plus importante à la question sur les armes à feu est « Parce que c’est mon droit de porter une arme et que j’ai l’intention de l’exercer. De plus, votre peur des armes ne prend pas le pas sur mes libertés constitutionnelles. » Il en va de même pour la vaccination forcée : Parce que c’est mon droit de refuser de me faire injecter TOUT produit pharmaceutique dans mon corps. Vos craintes d’infection n’ont pas d’importance pour mes droits constitutionnels. Si vous voulez vous faire vacciner, c’est votre choix. Laissez-moi en dehors de cela.

Se disputer sur des menaces hypothétiques est une perte de temps. Je porte une arme à feu parce que j’ai le droit d’avoir un moyen de défense au cas où j’en aurais besoin. Je refuse les vaccinations parce que j’ai le droit d’éviter des dommages corporels potentiels au cas où je soupçonnerais un produit défectueux.

Et y a-t-il des raisons de s’inquiéter des vaccins défectueux ? Absolument. Les programmes de vaccination de masse qui ont été mis en place à la hâte ont fait leurs preuves en matière de préjudice pour la santé des personnes.

Avec des globalistes comme Bill Gates, un champion obsessionnel de la dépopulation à la tête de l’effort contre la Covid-19, je n’ai pas l’intention d’accepter un quelconque vaccin contre les coronavirus. Bill Gates a financé de nombreux essais expérimentaux de vaccins par l’intermédiaire de l’Organisation mondiale de la santé, y compris des programmes de vaccination contre la polio. Ce sont ces mêmes programmes qui ont conduit à des épidémies virales de polio dans divers pays et à des centaines d’enfants paralysés. En fait, les vaccins ont causé plus de cas de polio que le virus de type sauvage. C’est un FAIT VÉRIFIÉ, admis par l’OMS et d’autres sources principales, bien que de nombreux médias de gauche continuent de le nier.

Tout au plus, l’OMS et M. Gates peuvent-ils prétendre que les infections étaient « accidentelles ». Mais si c’est le cas, cela laisserait tout de même entendre qu’il ne faut pas faire confiance aux vaccins développés par les programmes de la Fondation Gates et l’OMS.

En 1976, une alerte à la grippe porcine a permis le lancement d’un programme de vaccination de masse financé par le gouvernement. Le vaccin était défectueux et a été annulé en moins de 10 semaines après avoir provoqué des centaines de cas de syndrome de Guillain-Barre, une maladie neurologique rare qui entraîne une paralysie temporaire et parfois la mort.

En 2008, la société suisse Novartis a testé un vaccin contre la grippe aviaire sur la population sans abri et pauvre de Pologne. Les participants à l’essai du vaccin ont reçu 2 dollars et on leur a dit que l’inoculation était pour la « grippe normale ». Selon un centre pour sans-abri de la région, au moins 21 personnes sont mortes juste après avoir participé à l’essai.

Un cadre de GlaxoSmithCline du nom de Moncef Slaoui a récemment été contacté par Donald Trump pour diriger les efforts du gouvernement pour développer un vaccin contre le coronavirus. Cette nomination devrait être très préoccupante pour le public. Pourquoi ? Parce que Glaxo a une sombre histoire dans le développement de vaccins, y compris un incident en Argentine en 2007-2008 quand ils ont été condamnés à une amende après un essai de vaccin contre la pneumonie qui aurait causé la mort d’au moins 14 bébés. M. Slaoui était alors responsable de la division des vaccins de Glaxo.

Les statistes qui plaident en faveur de la vaccination forcée écarteront tous ces exemples comme de simples « accidents » qui sont « rares ». D’autres prétendront que la lutte contre la pandémie vaut le risque de « quelques décès » dus à des vaccins défectueux. Mais cela n’aborde pas la question centrale de la lutte contre les programmes de vaccination forcée. Une minorité d’élites au sein du gouvernement ou même une majorité d’idiots utiles dans la population générale ont-ils le droit de déclarer un droit de propriété sur votre corps au nom d’un « plus grand bien » arbitraire ? Je dis non, c’est pourquoi je ne me conformerai à aucune mesure de vaccination forcée et je suis prêt à prendre des mesures extrêmes pour m’en défendre si nécessaire.

Comme mentionné ci-dessus, si un vaccin fonctionne, il n’est pas nécessaire de forcer les gens à le prendre. Il protégera ceux qui le veulent et le seul risque est pour ceux qui choisissent de ne pas l’utiliser. Franchement, il ne faut pas faire confiance aux personnes chargées de l’effort de vaccination, elles ont des programmes idéologiques ouverts pour le moins discutables. Leur permettre de dicter ce qui entre dans notre corps s’apparente, au mieux, à de l’esclavage et, au pire, à une possible mort massive.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, relu par Kira pour le Saker Francophone



https://lesakerfrancophone.fr

 

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- Covid-19 & vaccination de masse des Français : le sondage de la Sécurité Sociale

 

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"" Connaitre les pensées des gens pour gouverner est l’apanage des menteurs. Ceux qui ont l’esprit de vérité n’ont pas besoin de sondage."" (commentaire extrait de la page de R.I., merci à CN

"" Ces doutes quant à la confidentialité peuvent nous pousser à ne pas répondre à l’étude. Mais que se passera-t-il si seuls ceux qui sont pour cette vaccination de masse répondent ? Même si elle ne pourra pas avoir un pouvoir de contrainte, elle pourrait devenir être un faire-valoir à la vaccination automatique.
Nous pouvons donc espérer, quel qu’en soit le résultat, que cette étude ne pourra pas être le socle et le point de référence d’une décision nationale autoritaire. Et veillons à ne pas nous retrouver en pleine “fabrique du consentement“, sans même nous en rendre compte…""

 

Covid-19 & vaccination de masse des Français : l'enquête de la Sécurité Sociale - Nexus

Depuis le 3 juillet, la Sécurité Sociale propose une enquête en ligne pour " anticiper les intentions des français en matière de vaccination ". Pour elle, " seule la vaccination de masse peut permettre d'endiguer cette nouvelle épidémie et de retrouver une vie normale ".

Le 3 juillet, la Sécurité sociale a annoncé sur son site Ameli lancer « une enquête en ligne pour connaître les intentions de la population » au sujet du vaccin contre le COVID-19. Cette étude, ouverte jusqu’à la fin de l’année 2020, s’appelle « CoVaPred » et s’adresse « à toutes les personnes âgées de 18 à 64 ans et résidant en France métropolitaine ». Notons d’ores et déjà qu’en sont exclues les personnes vivant dans les DOM-TOM.

Ameli

 

Le vaccin : LA solution contre le COVID-19 pour les autorités sanitaires
Avant de nous lancer dans le questionnaire pour en connaître le contenu, nous avons noté que dès la page de présentation, le parti pris de nos services de santé officiels est très clair : « Si les Français ont globalement accepté le confinement et continuent d’appliquer les gestes barrières, seule la vaccination de masse peut permettre d’endiguer cette nouvelle épidémie et de retrouver une vie normale. »

Pour résumer : le vaccin est la seule solution contre l’épidémie, et une condition intrinsèque au retour à une vie normale. Observons là leur manière de communiquer : ils ne parlent pas d’une éventuelle nouvelle épidémie, ils s’adressent à nous comme si elle allait forcément revenir. Et comme si elle était particulièrement dangereuse par rapport à d’autres. Et ils semblent affirmer que sans vaccin, nous ne pourrons jamais vivre comme avant. Cela veut-il dire qui si nous ne nous faisions pas vacciner, nous ne pourrions pas vivre sans masque, sans gestes barrières, sans distanciation sociale, sans plexiglas de protection dans les commerces ou les écoles, sans dénonciation des patients par des médecins en cas de COVID, et peut-être sans passeport de santé en cours d’élaboration qui indiquera sur nos smartphones si on a le COVID ou non ? Ne serait-ce pas une forme de chantage ? Voire même de manipulation ?

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Anticiper les réactions des français en matière de vaccination
Ils reconnaissent tout de même que « la vaccination est un choix individuel », et que c’est la raison pour laquelle « il est primordial pour les autorités sanitaires d’anticiper les intentions des Français en matière de vaccination contre le Covid-19. » Mais étant donné le postulat de départ qui semble irrévocable que le vaccin est LA solution, qu’entendent-ils par « anticiper » nos réactions ? Nous cerner pour trouver comment nous imposer le vaccin ?


Un questionnaire bien dense
Après l’effroi de la lecture de cette sentence qui semble indubitable, nous avons répondu à cette étude pour savoir de quoi il s’agissait. Le meilleur moyen pour en connaître la teneur intégrale et vous faire votre propre opinion, c’est de cliquer vous-même vers le questionnaire. Mais pour vous donner un ordre d’idées, voici les informations qui vous seront demandées : votre sexe, votre âge, votre lieu de vie, taille et poids, si vous fumez, combien de personnes constituent votre foyer, votre niveau d’études, votre catégorie professionnelle, l’estimation que vous avez de votre état de santé, si vous avez connu des personnes qui ont été touchées par le COVID et si elles ont été hospitalisées, si vous l’avez été-vous même, si vous avez été vacciné contre la grippe, si vous acceptez les vaccins recommandés, quel pourcentage de chances vous avez selon vous d’attraper la maladie et d’en mourir, si vous portez un masque, si vous avez fait un test, si autour de vous on en porte un, si vous pensez que cela à quelque chose, si vous adoptez les gestes barrières, si vous vous abstenez de voir vos proches âgés de plus de 65 ans etc.

 

Des cases à cocher pour exprimer notre pensée
Aucun champ libre pour répondre de manière plus personnelle : il faut cocher des cases. Par exemple, pour le port du masque, vous pouvez seulement dire si vous en portez un parce que cela vous protège surtout vous, parce que cela protège surtout les autres, ou que vous n’en portez pas parce que cela ne sert à rien. Pas de nuance, pas de possibilité de préciser que vous en portez un parce que vous pensez que cela vous protège vous ET les autres. On est soit dans le sacrifice, soit dans l’égoïsme. Ou que vous n’en portez pas parce que vous préférez que la maladie circule pour créer l’immunité de groupe dont ils parlent eux-mêmes. Non, si vous n’en portez pas, c’est parce que cela « ne sert à rien ». Et pas de place au “peut-être” non plus. Si encore il y avait automatiquement une case « ne me prononce pas », mais on ne peut la lire qu’une seule fois. Au moment où on nous demande si on pense que le COVID pourrait être grave pour nous si on l’attrapait.

 

Plusieurs scénarios à imaginer pour 2021
L’un des moments les plus fastidieux est celui où l’on doit répondre dans quels cas ou non nous nous ferions vacciner. On nous propose plusieurs scénarios de vaccination qu’on accepterait ou non en fonction de : l’endroit du monde où il a été créé (Union Européenne, Etats-Unis, Chine), le professionnel de santé qui nous administre le vaccin (Médecin traitant, pharmacien, centre de vaccination etc), la sécurité des vaccins (selon les effets secondaires graves), et le degré d’efficacité du vaccin. Voici ci-dessous un des nombreux proposés dans l’étude pour illustrer nos propos.

Avant de nous proposer de cocher tous ces tableaux, on nous explique en amorce que « Si beaucoup de personnes se font vacciner dès 2021, le Coronavirus ne pourra plus circuler dans la population.
Si peu de personnes se font vacciner en 2021, il faudra attendre que beaucoup de personnes aient été infectées pour que le Coronavirus ne puisse plus circuler dans la population 
»
Pas de place pour le doute ou pour des questions : pas une fois, il ne nous est possible de dire qu’on aurait besoin de plus d’éléments ou de temps pour accepter ou refuser la vaccination.

 

Confidentialité de l’étude à double tranchant
Précision : pas besoin d’indiquer nos coordonnées au moment de remplir l’étude. « Toutes les réponses seront anonymisées. Leur traitement statistique fera l’objet de publications scientifiques. Les résultats auront d’autant plus de signification que le nombre de participants sera élevé. Une synthèse des résultats sera consultable sur le site de Santé publique France ». Si de prime abord, il est rassurant de ne pas avoir le sentiment d’être pistés, ce qui l’est moins, c’est que quiconque peut répondre en disant n’importe quoi sur son propre compte et fausser le résultat final. Et que nous pouvons y répondre plusieurs fois quand on change de navigateur internet. Et puis comment être sûrs à 100% que les données ne pourront pas fuiter ou être divulguées, avec notre adresse ip ?
Ces doutes quant à la confidentialité peuvent nous pousser à ne pas répondre à l’étude. Mais que se passera-t-il si seuls ceux qui sont pour cette vaccination de masse répondent ? Même si elle ne pourra pas avoir un pouvoir de contrainte, elle pourrait devenir être un faire-valoir à la vaccination automatique.
Nous pouvons donc espérer, quel qu’en soit le résultat, que cette étude ne pourra pas être le socle et le point de référence d’une décision nationale autoritaire. Et veillons à ne pas nous retrouver en pleine “fabrique du consentement“, sans même nous en rendre compte…



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Via R.I., les commentaires sont toujours pertinents

Covid-19 & vaccination de masse des Français : le sondage de la Sécurité Sociale

Depuis le 3 juillet, la Sécurité Sociale propose une enquête en ligne pour " anticiper les intentions des français en matière de vaccination ". Pour elle, " seule la vaccination de masse peut permettre d'endiguer cette nouvelle épidémie et de retrouver une vie normale ". Le 3 juillet, la Sécurité sociale a annoncé sur son...

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- Les batailles du masque, du vaccin, des gestes barrières et autres fadaises: que faire?

 

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Croyez-vous sérieusement que le Grand Capital international, chargé d’appliquer les lois inexorables du mode de production capitaliste, soit réellement préoccupée par le port du masque – à l’intérieur et/ou à l’extérieur – par l’arnaque du vaccin alambiqué  pour les masses terrorisées – et par les gestes barrières ridicules réservés à la populace désorientée que les médias aiment terrorisée? Je sais que la plupart d’entre vous n’y croient pas un instant.

Alors pourquoi les ploutocrates (2000 multimilliardaires environ), maîtres du monde économique, laissent-ils leurs sous-fifres politiques et médiatiques déblatérer à propos de ces billevesées où les intellectuels jouent leur avenir professionnel dans des débats débridés à la télé? Récemment, j’écoutais Emmanuel Todd – intellectuel français de gôche – livrer son réquisitoire réformiste des politiques macroniennes face à cette « pandémie » labiale – pardon, cette « pandémie » virale voulais-je dire. Rien de neuf sous le soleil parisien francilien, aucune vision transcendante de cette fourberie médiatique, sinon, l’auteur prolifique de s’étonner et de s’irriter de la duplicité des médias propriétés des multimilliardaires.

Je me suis donc tourné vers les États-Unis d’où viennent désormais les idées de la gôche et de la droite internationale…l’Amérique, le fer de lance de la lutte de classe mondiale n’en déplaise aux amis franchouillards.

Le webmagazine de gôche Moon of Alabama constate que la « pandémie » au coronavirus révèle la véritable maladie de nos sociétés soit l’inégalité des classes sociales. Moon of Alabama a fait cette découverte et développe son analyse des véritables causes de cette « pandémie » instrumentalisée par les séides politiques cornaqués par les médecins et les intellectuels stipendiés :

«Il n’y a pas de différence biologique entre les ethnies en ce qui concerne la Covid-19. Il n’y a pas de recherche scientifique qui attribue la propagation à d’autres causes que des problèmes sociaux – à savoir un faible revenu, un mauvais logement et un manque d’accès aux soins de santé. C’est une question de classe, pas d’identité ethnique. Aux États-Unis Les Noirs et les Hispaniques se trouvent dans les plus basses catégories salariales. Les comtés où ce sont des travailleurs Blancs qui se retrouvent au bas de l’échelle salariale la probabilité de contracter le Covid-19 est la même que pour les Noirs et les Hispaniques (1,48). (…) la distanciation sociale réelle se situe entre la croissance de la productivité et la croissance des salaires. Au cours des dernières décennies, ni les travailleurs noirs ni les travailleurs blancs n’ont connu d’augmentation substantielle de leurs salaires. La hausse de productivité a été accaparée par les profits des patrons blancs et noirs. C’est un problème de classe.»

L’Amérique en tant que composante structurante de l’économie mondialisée cristallise les tendances profondes des lois économiques en vigueur et des réactions sociales de rigueurs. Ce qui se passe aux États-Unis s’étend à l’ensemble de la planète capitaliste. Aussi, il ne faut pas se surprendre de voir éclater aux USA des luttes sociales sauvages – spontanées – radicales, habituellement dirigées par la petite bourgeoisie en cours de prolétarisation, entraînant dans son sillage des prolétaires en cours de paupérisation.

La grande bourgeoisie Américaine est très attentive à ces phénomènes de soulèvement spontané et prend grand soin de les désorienter vers des culs de sacs programmés. Rappelez-vous que le noir George Floyd a été assassiné à l’occasion d’une manifestation d’opposition aux mesures de confinements meurtriers, manifestations généralisées dans toute l’Amérique et ne portant nullement sur la question raciale.

Ces manifestations de colère spontanée dénonçaient les conditions de vie et de travail esclavagistes qui accablent la classe prolétarienne américaine.  Mais ne cherchez pas cette information dans les médias bourgeois. Les médias, propriétés des multimilliardaires, ont su habilement détourner ce mouvement spontané de lutte de classe vers des velléités raciales sans rapport avec les motifs de la révolte populaire. Ce sont bien les conséquences du confinement meurtrier qui entraînera l’expulsion du tiers des locataires (noirs et blancs) et des  propriétaires pauvres, surendettés et saqués (noirs, blancs, hispaniques).

Il en est de même des débats oiseux à propos du port du masque, de la vaccination, des mesures de distanciation sociale (sic)  et du pistage numérique et autres fadaises pour rentiers retraitées. Autant de muletas que la bourgeoisie agite devant le regard abruti des salariés destinés à la corrida des chantiers et des ateliers.

Si la révolte des Gilets jaunes a démontré que le Grand captal pouvait sacrifier la petite bourgeoisie en cours de paupérisation, la « pandémie » du confinement dévoile que le Grand capital est déterminé à sacrifier la moyenne bourgeoisie d’affaires, du commerce et des services pour sauver ce système économique moribond. Voilà la grande révélation de ce spectacle pandémique mondialisé.

Dans l’article, Moon of Alabama lâche soudain la proie pour l’ombre et dirige son regard vers la mascarade électorale en cours aux USA confrontant Républicains et Démocrates, deux partis de l’oligarchie – de la ploutocratie – que Moon of Alabama aime bien qualifier d’establishment anglo-saxon de l’État profond conspirationniste (sic).

Il importe peu que les victimes de cette grippe – Covid-19 – proviennent des sections pauvres de la classe prolétarienne ou de la petite bourgeoisie urbaine, les deux segments de classes passeront à la casserole le moment venu. Ce qui compte avant tout pour les  marionnettes politiques à la manœuvre est de désorienter et de paniquer puis de rallier le plus grand nombre d’électeurs autour de leur poulain bringuebalant (Trump – Biden). En clair, l’objet de la prochaine  mascarade électorale aux États-Unis, comme au Canada, comme en France, est de savoir si la peur panique du virus sera plus forte que la peur panique du chômage, de la dévaluation de la monnaie, de la faillite économique, des expulsions de résidence, et de la famine? Cette guerre de classes à finir a mal commencer.

Les Démocrates font le pari que la terreur virale – bien entretenue autour des ridicules gestes barrières, du vaccin appréhendé et d’une deuxième vague qu’ils ont hâte d’annoncer, leur donnera le vote des retraités, de la classe moyenne moins estropiée par le confinement meurtrier et parmi la petite bourgeoisie tétanisée. Les Républicains font le pari que la terreur de la Grande Dépression leur donnera le vote des pauvres et de la classe prolétarienne… qui ne vote pas(!)

Pour ceux que ça intéresse, il vous reste à suivre les « rating électoraux » au jour le jour  et vous saurez quelle arnaque est la plus efficace.

Et la classe prolétarienne direz-vous ?

Le prolétariat a déjà fait son choix, il ne vote pas aux mascarades électorales bourgeoises (aux USA, au Canada, en France, etc.)… voilà une fumisterie de réglée. Reste à bien prendre la mesure de la fumeuse « pandémie » au Covid-19, un entraînement collectif en prévision de la guerre impérialiste que les blocs antagonistes préparent. Comme le prolétariat de Belgrade le prolétariat  international doit dénoncer et refuser d’être enfermé ce qui accable d’abord les pauvres et les populations socialement vulnérables. Le prolétariat doit dénoncer et opposer les fadaises de «distanciation sociale», de vaccin obligatoire et de «surveillance» numérique qui brimeront le peu de liberté qu’il nous reste. C’est de solidarité et d’unité sociale que nous avons besoin dans ces temps incertains.  À long terme nous savons que seule l’éradication de ce mode de production mettra fin définitivement à nos tourments.

source:https://les7duquebec.net/archives/256342



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239 scientifiques remettent en cause le mode de transmission du Covid-19

Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, on considère comme allant de soi qu'elle se transmet par des gouttelettes respiratoires à la fois dans l'air et par contact. C'est sur cette base que l'on a préconisé de nettoyer les poignées de porte, de porter un masque et de respecter des " distances sociales ".

Or, ce mode de transmission n’a jamais été prouvé.

Au contraire, si l’on considère la Covid-19 comme un virus respiratoire, on doit envisager qu’il se transmet exclusivement par aérosol comme toutes les autres maladies virales respiratoires. Dans un tel cas, il est absurde de nettoyer les poignées de porte, absolument inutile de porter des masques ou d’enfiler des combinaisons, ridicule de respecter des distances sociales. La seule et unique prévention est d’aérer le plus possible.

Ce mode de transmission n’a pas non plus été prouvé, mais il est beaucoup plus logique que l’hypothèse dominante.

Cette théorie est soutenue par de nombreux chercheurs depuis le début de l’épidémie, mais on ne leur donne pas la parole. C’est cette hypothèse qui avait conduit Thierry Meyssan à ironiser sur le port du masque et à le comparer aux masques anti-peste du XVIIème siècle [1].

239 scientifiques viennent de publier une lettre ouverte en ce sens dans la revue Clinical Infectious Diseases (CID).

"It is Time to Address Airborne Transmission of COVID-19", Clinical Infectious Diseases, July 2020
(PDF - 510.3 ko)