23/01/17

- Bonnes nouvelles L'interdiction de la pêche en eaux profondes entre en vigueur aujourd'hui

carte_zone_de_pe_che_en_europe_v_1Source image ReporTerre.net

A compter d’aujourd’hui la pêche en eaux profondes est interdite en Europe.

On devrait laisser dans la mer les requins, le grenadier de roche, la lingue bleue et d’autres encore. Ces poissons mettent du temps à atteindre leur maturité sexuelle. Le taux de reproduction est donc faible. Et les populations supportent assez mal la pression de la pêche.

Il est désormais interdit de pêcher au-delà de 800 mètres de profondeur, 400 mètres pour les zones déclarées les plus vulnérables.

Il ne s’agit pas seulement de protéger les espèces qui vivent dans ces fonds marins. Mais aussi les autres qui se prennent dans les filets quand on les remonte. Le chalutage en eau profonde n’est pas sélectif. Ce sont des prises que l’on appelle accessoires. Elles sont rejetées à la mer. Mais leur taux de survie est faible après le traumatisme du filet où elles ont été comprimées comme des sardines en boite.

La méthode nuit également aux fonds marins.

Les filets raclent les fonds et les coraux car OUI nous sommes dans les eaux européennes, pas dans les caraïbes, mais ils y a des coraux. Les filets laissent des traces indélébiles. Les coraux ont une croissance très lente… combien d’années faudra-t-il pour réparer les dégâts.

Il aura fallu 4 ans de bataille pour interdire ce type de pêche. Et pourtant, elle ne représente que 1% des poissons débarqués dans les ports.

Une fois n’est pas coutume, les écologistes sont ravis.

L’association Bloom a bataillé dur. « On est content » commente sa directrice Claire Nouvian. Même si elle plaidait pour une profondeur moins importante : 600 mètres à la place des 800 adoptés par l’Europe. Mais c’est mieux que rien pour mettre un frein à cette aberration écologique et énergétique. Les chaluts consommaient beaucoup de carburant pour aller racler les fonds marins.

Et pêcher des espèces dont on connait peu la biologie. L’Empereur par exemple peut vivre 150 ans. Pendant des années on a dégusté des vieillards. Jusqu’à ce que la capture soit interdite il y a sept ans. Ce qui n’empêchait pas qu’ils se prennent dans les filets. Quant aux autres poissons d’eau profonde, on ne sait rien ou presque sur leur biologie. On ne peut pas gérer une ressource que l’on ne connait pas. Autant les laisser dans la mer.

Par Nathalie Fontrel

Lire sur le site de FranceInter (12/01/2017)

http://www.bonnes-nouvelles.be

 

La pêche en eaux profondes est enfin interdite par l'Europe

Après des années de lutte, les associations de protection de la mer ont obtenu de l'Europe, le 30 juin, l'interdiction de la pêche au-delà de 800 mètres de profondeur. Il reste à universaliser cette mesure indispensable pour la santé des fonds marins. Enfin ! Le chalutage en eau profonde va être interdit en Europe.

https://reporterre.net



Posté par Arkebi à 23:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


- LA GUERRE DES GRAINES [officiel] à voir ou à revoir

graines-images

 Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.

 

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

source : http://www.festival-alimenterre.org/

 

maïs-images

 

 

 

 

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

21/01/17

- documentaire / Utilisations et histoire du Chanvre, Cannabis, écologique, économique

 

usagesduchanvre-images

 

 

CANNABIS n.m. (mot latin, chanvre). Chanvre indien. Petit Larousse 1989.
Le cannabis est la plus résistante des plantes. Il produit le plus solide des textiles, que l’on appelle « canevas ». (Le canevas était le seul textile qui ne pourrissait pas au contact de l’eau salée, et il a été largement utilisé pour fabriquer des voiles pour la marine). La plante du cannabis fournit aussi trois autres produits essentiels que les autres plantes ne produisent pas : des graines, de la pulpe et une substance thérapeutique.
La pulpe est utilisée comme carburant et pour fabriquer du papier. Les graines conviennent à l’homme et aux animaux comme nourriture. L’huile extraite des graines peut être utilisée comme base pour la peinture et pour les vernis. Une préparation à partir de la résine provenant des fleurs et des feuilles de la plante du chanvre donne un médicament qui peut être utilisé à différentes fins.
3. D’où vient le mot marijuana ?
Le mot « marijuana » est de l’argot Mexicain, devenu populaire en Amérique dans les années 30, lorsque les médias et le gouvernement ont utilisé une succession de plans pour l’interdire. On fait aujourd’hui référence à cette période comme le « Reefer Madness Movement », dont la stratégie était de décrire le cannabis comme une “herbe maléfique” qui entraîne la folie, la mort et la dépravation morale de la jeunesse. Ce “nouveau danger” fut alors appelé “marijuana”. Si on avait dit que cette dernière était en fait le bon vieux chanvre que tout le monde connaissait, la campagne de calomnie n’aurait eu aucun succès.
4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
6. Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
14. Qu’y a-t-il de dangereux avec les médicaments ?
15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?


Posté par Arkebi à 10:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

- Bienvenue dans la ville la plus froide au monde !

 

Oymyakon-images

Venez grelotter dans la ville la plus froide du monde en Russie, à Oymyakon. Une expérience à vivre Before You Die ! Que diriez-vous le matin en constatant que la température extérieure est de -71° C ? C'est le record enregistré dans la ville d'Oymyakon, le village le plus froid du monde. Si vous pensez connaître le grand froid, c'est que vous n'êtes certainement jamais tombé sur cet endroit. Il se situe en Sibérie, à 5.000 km de Moscou et, d'habitude, il y fait bien plus chaud. En effet, la température sur place est en moyenne de -50° C. Là-bas, l'hiver dure 9 mois, et son été ne ressemble en rien au notre. Sur place, vous pourrez trouver un seul magasin pour vous approvisionner et une usine de charbon. Les toilettes, elles, sont à l'extérieur. La raison ? La plupart des canalisations ont tendance à geler, il faut donc se soulager à l'air libre. Curieusement, Oymyakon signifie "l'eau qui ne gèle jamais". Un voyage qui n'a pas l'air tentant aux premier abord, mais qui vous offrira des paysages de hautes montagnes à couper le souffle et le charme d'une ville reculée et pleine de vie. Aventuriers et excentriques à la recherche de nouvelles expériences, cet endroit vous ira comme un gant, à condition que vous en portiez.

En savoir plus : http://www.gentside.com/russie/russie-decouvrez-oymyakon-la-ville-la-plus-froide-du-monde_art74006.html
Copyright © Gentside
Venez grelotter dans la ville la plus froide du monde en Russie, à Oymyakon. Une expérience à vivre Before You Die ! Que diriez-vous le matin en constatant que la température extérieure est de -71° C ? C'est le record enregistré dans la ville d'Oymyakon, le village le plus froid du monde. Si vous pensez connaître le grand froid, c'est que vous n'êtes certainement jamais tombé sur cet endroit. Il se situe en Sibérie, à 5.000 km de Moscou et, d'habitude, il y fait bien plus chaud. En effet, la température sur place est en moyenne de -50° C. Là-bas, l'hiver dure 9 mois, et son été ne ressemble en rien au notre. Sur place, vous pourrez trouver un seul magasin pour vous approvisionner et une usine de charbon. Les toilettes, elles, sont à l'extérieur. La raison ? La plupart des canalisations ont tendance à geler, il faut donc se soulager à l'air libre. Curieusement, Oymyakon signifie "l'eau qui ne gèle jamais". Un voyage qui n'a pas l'air tentant aux premier abord, mais qui vous offrira des paysages de hautes montagnes à couper le souffle et le charme d'une ville reculée et pleine de vie. Aventuriers et excentriques à la recherche de nouvelles expériences, cet endroit vous ira comme un gant, à condition que vous en portiez.

En savoir plus : http://www.gentside.com/russie/russie-decouvrez-oymyakon-la-ville-la-plus-froide-du-monde_art74006.html
Copyright © Gentside

 

Oymyakon

La ville la plus froide au monde ne se trouve pas au Québec, mais en Sibérie. Il s’agit de la ville d’Oymyakon. Située à une latitude de 63.4608° N., 142.7858° E., le soleil n’y pointe à peu près pas le bout de son nez de l’hiver.

La ville a été construite pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, la Russie avait besoin d’un terrain d’aviation afin de pouvoir recevoir du matériel militaire des États-Unis par la route aérienne Alaska-Sibérie. Les deux pays étaient alors alliés dans le combat contre les forces de l’Axe.

La température moyenne pendant le jour en janvier y est de -51,5 oC, avec un total de 28 heures d’ensoleillement pour tout le mois! Vous n’avez toujours pas froid aux yeux? Durant l’hiver de 1923, le mercure est descendu jusqu’à – 71,2 oC. Il s’agit de la température la plus basse jamais enregistrée en zone habitée.

Vous en avez assez de l’hiver ? Rappelez-vous vos lointains voisins sibériens la prochaine fois que vous maudirez votre pelle !

Source : MeteoMediaWikipedia | Wired


http://www.anguillesousroche.com

 


Russie : découvrez Oymyakon, la ville la plus froide du monde par Gentside

© reuters. © reuters. © reuters. © reuters. © reuters.

La température moyenne au mois de janvier est de -50 degrés, mais de temps en temps l’air se rafraîchit un peu plus. C’est d’ailleurs là que la température la plus basse a été enregistrée dans l’hémisphère Nord. Ironie du sort, Oymyakon signifie « Là où l’eau ne gèle pas » car le printemps y est doux…

Le village, qui abrite environ 500 personnes, était dans les années 1920 et 1930 une escale pour les éleveurs de rennes qui venaient y abreuver leurs troupeaux à la source thermale. Mais le gouvernement soviétique, voulant contrôler les populations nomades considérées à l’époque comme culturellement arriérées, ont transformé l’endroit en site permanent.

Vivre à Oymyakon comporte quelques difficultés: l’encre des stylos y durcit rapidement, les verres des lunettes doivent être dégelés et les batteries des voitures galèrent, poussant les habitants à faire tourner leur moteur en permanence de peur qu’il ne redémarre jamais. Il y a certes un réseau pour les téléphones mobiles, mais ceux-ci ne tiennent pas le choc face au froid extrême.

Cependant, ici, on ne ferme pas les écoles en cas de tempête de neige et il faut descendre à -52 degrés pour que les écoliers soient autorisés à rester à la maison. Plus difficile à imaginer malgré ce froid: peu de maisons disposent de toilettes intérieures. La visite au petit coin durant la nuit y est donc bannie.

Le village – qui s’élève à environ 750 mètres au dessus du niveau de la mer – se trouve à deux journées de route de la ville de Iakoutsk, capitale de la région et ville la plus froide du monde. Dans le village, la durée d’une journée varie de 3 heures en décembre à 21 heures en été. La période estivale n’y est d’ailleurs pas fraîche puisqu’il n’est pas rare que la région baigne sous les 30 degrés en juin, juillet et août.

Les touristes avides de sensations fortes peuvent visiter le village de Oymyakon et y découvrir durant quelques jours les conditions de vie de ses habitants. Petit conseil: mieux vaut emporter des vêtements chauds dans vos valises.

Source : 7sur7.Be

Posté par Arkebi à 04:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19/12/16

- Abattus sans jugement - Complainte pour un massacre

 

automne

Ci joint une petite réaction sentimentale à la suite de l'abattage récent de 25 platanes dans une commune du Conflent, dans les Pyrénées Orientales. Regardez donc aussi la deuxième PJ, qui explicite le fond du problème.
 
En espérant ne pas encombrer votre boite à courriels.
 
Amitiés.
 
Jean Monestier.


 « Abattus sans jugement »

Complainte pour un massacre

o o o o o

On me l’a raconté. Ils sont venus un matin. Avec une grosse machine, ils en ont supprimé 25 en une seule journée. Désherbage de 25 carrés de chiendent ? Non ! Massacre de 25 platanes. De ces arbres magnifiques dont l’ombre est épaisse et rafraichissante. En été, chacun évapore en une seule journée 400 litres d’eau grâce à ses feuilles, dont la surface totale équivaut à celle de deux terrains de football. Ce sont des brumisateurs gratuits. En prime, au fil des ans, des ralentisseurs, également gratuits, quand les puissantes racines soulèvent irrésistiblement le goudron.


Mais l’homme est un nain qui hait cette lente puissance qu’il ne contrôle pas. Pas question de refaire un revêtement du précieux déchet pétrolier après rabotage du sol, ou d’adapter les flux de circulation. Bien incapable, en cette ère de la vitesse, de reconstituer un seul de ces géants, puisqu’il faut attendre 100 ans, il préfère une route plus large, où les ouatures pourront rouler plus vite, où les bus pourront se croiser sans faire attention à leurs rétroviseurs, et où les piétons et les cyclistes, ces gêneurs, n’auront qu’à courir au soleil, en respirant un air désormais non épuré par ces millions de feuilles de toutes les saloperies issues des tuyaux d’échappement.

Hypocritement, les nains installeront peut-être quelques buissons, quelques arbustes décoratifs, bien courts, mystérieusement toujours jeunes, et totalement contrôlables. Des végétaux à leur mesure, à leur botte. Après le premier cycliste renversé, ils poseront sans doute de nouveaux ralentisseurs, artificiels, normalisés, bien collés sur la chaussée, une chaussée bien plate. Parfois, ils pourront planter de nouveaux arbres, dont l’ombre ne sera ni épaisse, ni fraiche, et ne profitera ni aux hommes, ni aux bêtes : par exemple des pins, ou des palmiers, pour faire croire aux touristes qu’ils sont à Marrakech, à la rigueur des tilleuls ou des acacias, mais rarement des platanes.

Le problème, c’est que le réchauffement climatique exige que tous les êtres qui vivent sur la terre ferme, pour survivre, se déplacent vers le Nord à une vitesse dictée par sa propre accélération. Les espèces végétales sont les plus lentes dans cette course fatale, et les arbres sont les premiers condamnés. La déforestation de la planète, bien que très discrète, sauf aux yeux des initiés, est sans doute commencée, car la fuite vers les hauteurs, possible en zone montagneuse, reste une piètre alternative, toujours provisoire. Les arbres centenaires que l’on coupe aujourd’hui ne seront jamais remplacés. Mais le pétrole aura imposé son règne sans limite.

      Des nains, vous dis-je.

Ω  Ω  Ω  Ω  Ω  Ω  Ω


Jean Monestier

Défenseur d’une biosphère humainement habitable.

Le Soler, le 09 décembre 2016.

http://lemurparle.blogspot.fr

 

Posté par Arkebi à 14:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


07/12/16

- Vos glaces Magnum, votre shampoing Dove ou votre lessive Ariel contiennent-ils de l'huile de palme produite par des enfants ?

 

alimenthuiledepalme-images

Colgate, Nestlé... achètent de l'huile de palme produite par des enfants

Après le scandale écologique, le scandale humanitaire ? On connaissait les dégâts environnementaux causés par la production d'huile de palme (déforestation, incendies, pollution...). Mais dans un rapport explosif publié ce mercredi, Amnesty International confirme que cette industrie exploite également des enfants et des femmes à des coûts dérisoires en Indonésie.
"Les plus grandes marques agroalimentaires et ménagères du monde" s'approvisionnent dans ces plantations du producteur singapourien d'huile de palme Wilmar, dénonce l'ONG.  

9 multinationales impliquées


"Des grandes sociétés comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent les consommateurs que leurs produits sont composés 'd'huile de palme durable', c'est-à-dire qui prévient la déforestation, respecte l'environnement et les populations locales, alors qu'il n'y a 'rien de durable dans l'huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés'."

Au moins neuf multinationales sont impliquées : Nestlé, Unilever, Kellogg's, Colgate-Palmolive, Elevance, AFAMSA, ADM, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser.

Lire aussi : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1308464-huile-de-palme-durable-un-outil-de-greenwashing-pour-berner-le-consommateur.html

L'ONG a interrogé 120 employés de plantations de palmiers à huile, travaillant à Kalimantan et à Sumatra, deux grandes régions. Et leur constat est accablant : des enfants âgés de 8 à 14 ans viennent quotidiennement y aider leurs parents, et transportent, par exemple, des sacs pesant de 12 à 25 kilos, au détriment de leurs cours. Un adolescent explique à Amnesty International :
"J'aide mon père tous les jours depuis environ deux ans. Je regrette d'avoir quitté l'école. J'aurais voulu devenir enseignant." 
Des femmes y travaillent aussi dans des conditions déplorables. Payées 2,30 euros par jour dans les cas extrêmes, elles subissent des pressions de leurs chefs d'équipe. "Si je n'atteins pas mon objectif, ils me demandent de continuer à travailler, mais je ne suis pas payée pour les heures supplémentaires", explique l'une d'elles.

Ouvriers dans une plantation de Pelalawan, sur l'île indonésienne de Sumatra. (Adek Berry/AFP)

Outre leur grande précarité, les travailleurs des plantations Wilmar mettent aussi leur santé en danger. Amnesty dénonce des "tâches très difficiles physiquement, comme l'utilisation de lourds outils manuels pour couper des fruits sur des arbres de 20 mètres de haut".

Lire aussi : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160603.OBS1875/en-indonesie-les-perdants-de-l-huile-de-palme.html


Certains de ces ouvriers sont aussi directement exposés au paraquat, "un pesticide hautement toxique, encore utilisé dans les plantations malgré son interdiction par l'Union européenne et même par Wilmar".

Des consommateurs floués


Glaces Magnum, dentifrices Colgate, produits cosmétiques Dove, soupes Knorr, confiseries KitKat, shampooings Pantene, lessives Ariel ou encore nouilles instantanées Pot Noodle... la liste des produits phares de ces multinationales contenant de l'huile de palme est longue.

"Il n'est pas normal que neuf sociétés réalisant ensemble un chiffre d'affaires de 325 milliards de dollars en 2015 soient incapables d'agir face au traitement épouvantable d'ouvriers de l'huile de palme qui gagnent une misère", insiste Meghna Abraham, directrice de recherches à Amnesty International, auprès de "l'Obs". Seema Joshi renchérit :
"Elles montrent un manque de respect total pour les consommateurs et consommatrices qui pensent faire des choix éthiques à la caisse."
Pour cette experte de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains, ces multinationales doivent urgemment "préciser la provenance des matières premières des produits vendus dans nos supermarchés". "Les consommateurs et consommatrices voudront savoir quels produits sont liés à des atteintes aux droits humains et lesquels ne le sont pas", estime-t-elle.

L'Indonésie dispose pourtant d'une législation stricte selon laquelle la plupart des abus constatés peuvent constituer des délits, mais les textes de loi y sont, en réalité, peu appliqués. Amnesty demande donc aux entreprises concernées de révéler lesquels de leurs produits, phares ou non, contiennent de l'huile de palme produite par des enfants ou des adultes exploités. 

Charlotte Cieslinski

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20161129.OBS1918/colgate-nestle-achetent-de-l-huile-de-palme-produite-par-des-enfants.html

http://lemurparle.blogspot.fr

 

Posté par Arkebi à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25/11/16

- Forêts : les victoires de l'année 2016

 

Déforestation-images


Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit un quart de la surface de la France. Ou la taille d’un terrain de football toutes les deux secondes. L’ONU estime que près de la moitié des forêts primaires de la planète ont été détruites au cours du 20e siècle.

En 2016, vous avez été des millions dans le monde à soutenir les actions de Greenpeace pour protéger les forêts. Avec des résultats à la clé ! Nous vous rappelons ici les progrès que nous avons pu réaliser tout au long de l’année, grâce à vous. Espérons que cette liste de victoires soit encore plus longue en 2017 !

 

1

 Chine : l’habitat des pandas géants préservé

 

 

 

 

Début 2016, le gouvernement chinois a pris des mesures pour préserver l’habitat naturel de cette espèce menacée : arrestation de fonctionnaires impliqués dans des activités d’exploitation forestière illégale, durcissement de la réglementation forestière, projets de protection de l’ursidé, etc.

Ces initiatives ont été mises en place en réaction à la publication d’un rapport d’enquête de Greenpeace sur l’exploitation forestière illégale dans la province du Sichuan. Les chercheurs de Greenpeace ont recueilli, pendant plus de deux ans, des preuves montrant que ces activités illégales détruisaient l’habitat naturel du panda géant et menaçaient son existence.

 

2

 

 Canada : sanctuarisation de la forêt du Grand ours

 

 

Greenpeace a travaillé au coude à coude avec les communautés autochtones canadiennes pendant des années pour que cette forêt soit protégée de l’exploitation minière et forestière. En février 2016, le gouvernement de Colombie-Britannique s’est engagé à sanctuariser 85 % de cette forêt ; les 15 % restant étant soumis à une réglementation stricte.

 

3

 

 Russie : les mines d’or ne pollueront pas les forêts vierges de Komi

 

 

Le Parlement russe, sous la pression des compagnies aurifères, voulait modifier les limites du parc national de Yudyg Va, au cœur des forêts vierges de Kumi. Les zones convoitées par les compagnies se seraient ainsi retrouvées à l’extérieur du parc, et leur exploitation aurait donc pu être autorisée. C’était sans compter sur la détermination de Greenpeace Russie qui, avec la mobilisation de 22 000 personnes, a réussi à faire en sorte que ce projet soit abandonné.

 

4

 

 Amazonie : quand la haute-technologie permet de confondre les pilleurs des territoires indigènes

 

 

En mars, le ministère brésilien de l’Environnement a arrêté 11 personnes pour exploitation forestière illégale et fermé 10 scieries clandestines dans la forêt amazonienne, sur les terres ancestrales de la communauté indigène ka’apor. L’an dernier, Greenpeace avait aidé les Ka’apors à dissimuler des caméras dans la forêt pour filmer les camions de transport de bois illégal. Des dispositifs de localisation électroniques ont également permis de suivre le trajet de ces camions jusqu’aux scieries illégales. Les preuves ainsi récoltées ont permis au gouvernement d’agir et de sanctionner les responsables de ce pillage.

 

5

 

 Argentine : pas d’exploitation pétrolière dans le parc national Calilegua

 

 

Début 2016, le ministère argentin des Mines a décidé de fermer les puits de pétrole installés en plein cœur du parc national Calilegua, au nord de l’Argentine. Cette réserve naturelle abrite des jaguars, des tapirs et des toucans. Contrairement à ce que prévoit la loi du pays, aucune étude d’impact environnemental n’avait été effectuée avant l’octroi des autorisations de forage. Greenpeace Argentine avait mené pendant plus d’un an une campagne intense aux côtés des associations locales, des gardes forestiers et des habitants.

 

6

 

 Politique « zéro déforestation » de Michelin : un signal positif pour les forêts du Cameroun et du Libéria

 

 

Le groupe Michelin, premier acheteur de caoutchouc naturel au monde, a publié en juin une politique d’approvisionnement « Zéro Déforestation » basée sur une méthodologie exigeante recommandée par Greenpeace.

Craignant peut-être de se voir marginaliser, la Socfin, l’un des principaux fournisseurs du géant du pneu, a réagi le mois suivant en annonçant son intention de s’engager officiellement à lutter contre la déforestation. La Socfin, une société belge détenue à 38 % par le groupe Bolloré, dispose d’environ 50 000 hectares d’hévéas en Afrique et 80 000 hectares de palmiers à huile. En tout, 325 000 hectares de concessions forestières en Afrique, notamment au Cameroun et au Libéria. C’est tout un secteur industriel qui est en train d’évoluer, sous la pression exercée par Greenpeace et les citoyen-ne-s impliqué-e-s dans ses campagnes.

 

7

 

 Forêts du Congo : 650 000 hectares échappent aux tronçonneuses

 

 

Le gouvernement de la république démocratique du Congo a violé ses propres règles en autorisant des entreprises forestières à exploiter une zone aussi grande que 1,3 million terrains de football. Greenpeace Afrique a dénoncé ce scandale au cours d’une conférence de presse à Kinshasa. Le premier Ministre a immédiatement rappelé à l’ordre son ministre de l’Environnement, qui avait validé les permis, et ceux-ci ont été révoqués.

 

8

 

 Brésil : annulation d’un projet de barrage qui aurait détruit le cœur de la forêt amazonienne et inondé les terres ancestrales des Mundurukus

 

 

L’agence brésilienne de protection de l’environnement n’aurait jamais rejeté ce projet de barrage si 1,2 million de personnes à travers le monde, dont 87 000 en France, n’avaient pas soutenu notre campagne ! La construction du barrage de São Luiz do Tapajós aurait notamment eu pour effet d’inonder les terres ancestrales du peuple autochtone Munduruku, en plein cœur de la forêt amazonienne.

 

9

 

 Forêt amazonienne : des progrès du côté du soja et de l’élevage

 

 

En 2016, nous avons fêté les 10 ans du moratoire sur les plantations de soja en Amazonie, adopté en 2006 après une campagne de longue haleine de Greenpeace et de ses militants. Avant sa mise en place, la culture du soja était responsable de 30% de la déforestation, contre 1,25% aujourd’hui. Cependant, la principale cause de la déforestation amazonienne est l’élevage bovin. Là aussi, le travail de Greenpeace au Brésil a contribué à l’engagement de trois grandes chaînes de supermarché de ne plus commercialiser que du bœuf garanti sans déforestation.

 

La déforestation représente une triple menace : pour la biodiversité, les équilibres climatiques mondiaux et les conditions de vie des populations locales vivant dans les bassins forestiers. Bien évidemment, beaucoup reste encore à faire pour protéger nos forêts. Nous comptons sur votre soutien en 2017 pour nous aider à faire reculer la déforestation !

http://forets.greenpeace.fr/forets-les-victoires-de-lannee-2016


Source: 2012 un-nouveau-paradigme

 

Posté par Arkebi à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

23/11/16

- Transition écologique : mais qu'est-ce qu'on attend ?

 

 

Qu'es- ce qu'on attend-images


Le village alsacien d’Ungersheim est engagé à fond dans la transition écologique : jardins et cantine bio, maisons passives et biosourcées, parc d’activités photovoltaïque…  Et même voiture à cheval pour le ramassage scolaire.
Une magnifique histoire d’hommes, de femmes et d’enfants, dont la documentariste (et réalisatrice) Marie-Monique Robin a fait un film magnifique.
« Notre village est en transition. Pourquoi ? Car on n’a plus le temps d’attendre. D’ailleurs, qu’est-ce qu’on attend ? »
Des habitants d’Ungersheim, commune rurale située à 15 km de Mulhouse, ouvrent le film sur ces quelques mots. Ils parlent au spectateur, gros plan, face caméra, fond noir.
..../....

21 actions pour le 21 siècle

Dont acte. En 2009, la commune élabore un programme de « 21 actions pour le 21e siècle », sur une base participative. En 2015, lorsque Marie-Monique Robin réalise un documentaire télé sur Ungersheim – dont la matière va fournir la base de son long métrage  –, la quasi-totalité de ce programme a été réalisée. La caméra nous emmène aux Jardins du Trèfle rouge, une ferme maraîchère bio installée sur un terrain acquis par la commune où travaillent une trentaine de salariés, la majorité en insertion. Ils fournissent toutes les semaines des paniers bio aux habitants et alimentent la cuisine municipale. Mais ce n’est pas la seule activité de la régie agricole du village. Pour relocaliser la production alimentaire, elle crée une conserverie municipale, où l’on transforme les légumes déclassés en jus, soupes et autres ratatouilles. Pour relocaliser la production alimentaire, Ungersheim a créé une conserverie municipale, où l’on transforme les légumes déclassés en jus, soupes et autres ratatouillesA propos de régie, la commune a repris à la Lyonnaise la gestion de l'eau. Ce qui a permis de réduire de 20 % les factures des habitants. Ungersheim songe à créer une régie pour l’énergie. En attendant, la municipalité a permis la réalisation de la plus grande centrale photovoltaïque au sol d’Alsace, où les panneaux servent en même temps de toiture aux bâtiments d’une toute nouvelle zone d’activités. Ils produisent l’équivalent de la consommation de 10 000 habitants, hors chauffage. Mais la meilleure énergie étant celle que l’on ne consomme pas, Ungersheim promeut aussi la construction de maisons « passives », construites en bois et murs de paille. Elle a ainsi acquis et loti l’Eco-hameau, où les ménages qui s’installent ont signé une charte attachée à l’acte de vente du terrain imposant des normes de construction inspirées du quartier londonien de Bedzed : zéro fossiles, zéro déchets.

Le bonheur c'est maintenant

Mais plus que toutes les réalisations, inventions et réinventions que nous découvrons ici, ce qui saisit le plus dans le film revigorant de Marie-Monique Robin, c’est le bonheur des enfants, des femmes et des hommes engagés dans cette aventure collective. On y ajoutera la volonté d’Ungersheim d’impliquer les jeunes générations, qui participent à la récolte des pommes de terre, à la construction d’une éolienne ou apprennent à mesurer le potentiel photovoltaïque du toit de leur maison. La transition écologique, ce n’est pas un mouvement à regret. C’est une aventure joyeuseA travers ce film, les habitants d’Ungersheim nous disent une vérité profonde, vécue de l'intérieur : la transition écologique, ce n’est pas un mouvement à regret, que nous imposerait le changement climatique et dont nous nous dispenserions volontiers. C’est une aventure joyeuse, la redécouverte d’un vivre et d’un faire ensemble, une aventure qui fabrique du bonheur, parce que l’on se découvre, parce que l'on se rencontre, parce que l’on construit à plusieurs et parce que l’on ne peut construire qu’à plusieurs. Ce film est un bonheur et le bonheur est contagieux.

"Qu'est-ce qu'on attend ?" Bande-annonce VF (2016)

Durée : 1 h 59. En salle le 23 novembre 2016

Article complet sur alterecoplus.fr

 

De la même réalisatrice

Le monde selon Monsanto

 

Posté par Arkebi à 22:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

- Observation.... réflexion....

 

Certains y verront des paysages exceptionnels, car ils le sont, d'une certaine manière; en regardant plus loin que la simple vision, quelques clichés posent des questions ou de l'incompréhension.

 

30 photos-satellites à couper le souffle qui vont changer votre vision du monde - Atterrir.com

L’overview effect est l’expérience que vivent les astronautes qui ont la chance d’observer notre planète de l’espace lors de vols spatiaux. Benjamin Grant, et son projet Daily Overview, n’est pas astronaute mais a voulu aider à avoir une vision différente et approchante de ce que voir de là-haut pourrait donner ici-bas. Il a alors commencé à écumer les fonds de photos-satellite comme celles de Google Earth, Digital Globes et NearMap et a commencé à les publier sur Instagram, Tumblr et a récemment publié un livre des meilleures images dont voici quelques extraits incroyables ci-dessous.

Le district de l’Eixample à Barcelone, Espagne

Dynamique et moderne, la ville de Barcelone est un passage incontournable en Europe tant elle a une situation géographique attrayante qu’une activité économique et culturelle débordante. Ce qu’on savait moins, c’est que tout cela avait été minutieusement préparé au vu des plans de certains quartiers !

barcelone-espagne41°23′27″N 2°09′47″E

 

Mine d’uranium, Arlit, Niger

Depuis 1968, 10 gisements d’uranium ont été exploités à Arlit, notamment par des filiales du groupe français Areva et représentent une part importante de l’uranium utilisé dans le nucléaire civil et militaire en France.

mine-uranium-arlit-niger

Déforestation dans la jungle d’Amazonie, Para, Brésil

Déforestation très clairement visiblement le long de la route centrale 230 au Brésil au-dessus de la région de Para.

deforestation-amazonie-para-bresil5°40′S 52°44′W

Plasticulture, Almeria, Espagne

La plasticulture est la technique qui permet d’améliorer les rendements des cultures par l’utilisation de plastiques permettant de réduire au final la consommation d’eau.

plasticulture-almeria-espagne36.78234°N 2.74315°W



Posté par Arkebi à 13:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21/11/16

- Éloge de la plante par Francis Hallé (vidéo)

 

1610TimiditeCrownShyness-520x347

 

 


Le biologiste, botaniste et dendrologue Francis Hallé , fait partie de ces scientifiques qui parviennent à nous captiver par la simplicité et la profondeur de leurs discours. Quand Francis Hallé nous parle des arbres, personne d'autre ne le fait comme lui et soudainement les arbres que nous croyons connaitre prennent une dimension toute autre. Une dimension presque fantastique.
Dans cette interview, Francis Hallé nous parle des derniers découvertes scientifiques sur le mystérieux monde des arbres et plus généralement des plantes. Cette vidéo risque de vous faire changer votre manière de percevoir les plantes, c’est un plongeon dans un monde aussi mystérieux qu’intrigant que nous propose M.Hallé

Pour découvrir plus en profondeur les travaux de Francis Hallé, voici deux excellents livres « Éloge de la plante » et « Plaidoyer pour l’arbre » qui vous apporterons encore plus de précisions sur ces êtres mystérieux.

61789558_11624485

Plaidoyer pour l'arbre

 

Posté par Arkebi à 15:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,