lundi 14 septembre 2020

- Non à la privatisation de l'ONF - Canopée

Posté le 14 septembre 2020

 

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Alors que le gouvernement vient d’accorder plus de 20 milliards d’aide aux entreprises les plus polluantes, il s’apprête à accélérer la privatisation de l’Office National des Forêts. Ne les laissons pas faire!
Depuis 20 ans, l’Office National des Forêts est sous pression : en 2019, c’est 1 emploi sur 20 qui a été supprimé.

Moins d’agents, c’est moins de surveillance et une forêt livrée aux seuls intérêts économiques. Juste avant la crise du coronavirus, le gouvernement s’apprêtait à porter le coup de grâce avec le projet de loi d'accélération et de simplification de l'action publique (ASAP). L’article 33 de cette loi prévoit la généralisation du statut de contractuel à l'ONF au détriment du statut de fonctionnaire. Si cette loi était votée en l’état, elle remettrait en cause les fondements du code forestier et la notion de service public forestier. Avec la fin du statut de fonctionnaire, les agents restants seraient soumis à une pression beaucoup plus forte de la direction pour augmenter les prélèvements en forêt.

Parce que la forêt publique est un bien commun que nous devons préserver, je m’oppose à cette nouvelle loi et je demande, au contraire, que davantage de moyens soient accordés pour restaurer un bon état écologique des forêts françaises.
Depuis 20 ans, l’Office National des Forêts est sous pression : en 2019, c’est 1 emploi sur 20 qui a été supprimé.

Moins d’agents, c’est moins de surveillance et une forêt livrée aux seuls intérêts économiques. Juste avant la crise du coronavirus, le gouvernement s’apprêtait à porter le coup de grâce avec le projet de loi d'accélération et de simplification de l'action publique (ASAP). L’article 33 de cette loi prévoit la généralisation du statut de contractuel à l'ONF au détriment du statut de fonctionnaire. Si cette loi était votée en l’état, elle remettrait en cause les fondements du code forestier et la notion de service public forestier. Avec la fin du statut de fonctionnaire, les agents restants seraient soumis à une pression beaucoup plus forte de la direction pour augmenter les prélèvements en forêt.

Parce que la forêt publique est un bien commun que nous devons préserver, je m’oppose à cette nouvelle loi et je demande, au contraire, que davantage de moyens soient accordés pour restaurer un bon état écologique des forêts françaises.

 

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vendredi 17 juillet 2020

- 5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

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5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

Peut-on avoir un débat stratégique sur la 5G ou doit-on se contenter des a priori pour ou contre ? La partie est-elle déjà jouée ou les États européens et leurs citoyens ont-ils une possibilité de recouvrer leur souveraineté dans cette affaire ? 6 arguments devraient être débattus séparément et à égalité d’importance: la santé, l'environnement, la souveraineté, les territoires, l'utilité sociale, la sécurité. Tout débat qui éviterait l’une de ces questions serait détourné des vrais enjeux et de l’exploration des possibles qui sont tellement plus nombreux que la dépendance de sentier que l’on veut encore renforcer.


1/ La santé

C’est l’argument principal des opposants. Argument aussitôt rejeté par les partisans puisque « les autres pays l’ont bien lancée ». Mais on peine à trouver les études convaincantes sur le sujet et d’autres pays comme la Suisse et la Belgique ont mis leur processus de lancement en pause pour traiter la question. Les fréquences utilisées sont connues et n’ont jamais provoquées aucun problème, nous dit-on. Sauf que les usages et la densité de couverture n’avait rien à voir. Il faut donc faire des études correctes et cela non seulement en calquant sur les antennes de la 4G puisque la 5G demandera beaucoup plus d’antennes de plus courte portée, certes de plus faible puissance, donc avec de nouveaux paramètres.

N’oublions pas non plus de tester la potentialisation des effets entre ondes électromagnétiques, les effets cocktails, comme on devrait le faire pour les médicaments ou pour les substances chimiques, ce qui est compliqué certes mais nécessaire pour avoir une idée des effets en environnement réaliste ( et on en labo). On ne teste pas une antenne mais la combinaison avec un environnement déjà saturé d’ondes. De même pour le WiFi d’ailleurs, dont les constructeurs ne mesurent les box que émetteur par émetteur et non avec tous les émetteurs de la box activés ensemble, sans parler des autres équipements domestiques ou professionnels.

Nous construisons l’infrastructure du XXIeme siècle nous disent certains pour promouvoir la technologie. Si c’est le cas, cela vaut donc le coup de prendre le temps de faire tous les tests. Mais aussitôt, ce que j’appelle depuis plus de 30 ans « la tyrannie du retard » s’impose à tous : « nous n’avons pas le temps, sinon les autres pays et firmes prendront tout le marché ».

Voilà comment nous avons cédé aux lobbies automobiles, nucléaires ou chimiques pour arriver à ces conséquences que l’on ne peut plus traiter, en laissant faire une dérive systémique. Petite lâcheté après petite lâcheté, avec beaucoup de bonne conscience et pour le bien de tous et surtout de l’industrie, nous avons été incapables de mettre en place une « seconde modernisation », comme l’appelle Ulrich Beck, qui soit capable de penser les conséquences de ses décisions.

Pour la 5G, il n’existe pas de nécessité sociale immédiate mais au contraire un impératif de santé et d’environnement qui est celui du développement contrôlé de la technologie réseau du XXIeme siècle ( dont la 5G n’est qu’un maillon). On ne peut pas jouer avec la santé des consommateurs sous prétexte de business à court terme comme on l’a fait avec l’amiante, le tabac, les pesticide ou les particules du diesel.

Pour la santé, il faut donc : expertises indépendantes, tests en environnements réalistes qui débouchent sur un cahier des charges précis et contraignant, et cela avant d’attribuer les fréquences pour que les opérateurs sachent à quoi s’en tenir.


2/ L’environnement

La consommation d’énergie de la 5G ne peut pas être passée sous silence au moment où tout le secteur du numérique se révèle en croissance permanente, adoptant  parfois des technologies aberrantes en matière d’énergie (blockchain à base de proof of work par exemple). De même pour la consommation de matières rares qui ne représente aucun avenir durable mais que l’on poursuit sans vergogne.

Les équipementiers annoncent tous des performances supérieures à la 4G en efficacité énergétique et on voudrait bien les croire. Mais c’est toute la chaine de production qui devrait être auditée sur ce plan, y compris les serveurs et les terminaux. Et cela supposera de prendre en compte l’incitation à la consommation de bande passante et donc les contenus que l’on pousse toujours en plus haut débit, même lorsqu’on pourrait s’en passer, et qui sont fondés sur une captation de notre attention pour engendrer une surconsommation constante.  

Les équipementiers ou les opérateurs disent que ce n’est plus leur affaire mais la responsabilité du consommateur. On crée des autoroutes mais ce ne serait pas pour encourager les voitures à rouler plus nombreuses et plus vite, pas du tout, évidemment. La chaine des responsabilités ne peut pas être coupée à volonté. Peut-on arrêter de développer des technologies comme si nos ressources et notre planète n’étaient pas finies, limitées, et en voie de destruction d’un équilibre précieux ? « Du pain, des jeux et de la 5G », voilà le slogan politique et la vision de l’avenir que l’on doit soutenir ?

Tout cela pour que tout le monde reste sage dans sa roue de hamster à produire et à consommer pour le profit de quelques-uns pendant que les biens nécessaires ne sont même pas accessibles aux autres ? Cette énergie, ces matériaux devraient être tous traités comme rares, comme précieux et notre consommation numérique (comme les autres ) devrait devenir frugale, nous le savons tous mais les firmes du numérique veulent continuer à s’aveugler. Jamais cet argument n’est poussé par les gouvernements face aux firmes qui se contentent de faire le service minimum et à qui l’on fait des recommandations en misant sur leur bonne volonté pour ne pas être punitif.

Rappelons que contrairement à ce qui est dit, la 5G nécessitera l’équipement de nouveaux terminaux pour le grand public, ce qui est une bonne affaire pour les firmes qui ont trouvé un prétexte de renouvellement de téléphones portables (car même avec 4 appareils photos ou en devenant pliables, ça ne suffit pas  à faire vendre !)

De plus, le point clé en termes d’innovation reste la latence optimisée qui permettra une grande réactivité des capteurs et des objets connectés. Imagine-t-on ce que représente cette prolifération d’électronique dans tous les objets, leur cycle de vie, leur consommation ?

L’analyse environnementale doit donc porter sur tout le système technique ainsi développé. Pour éviter cette discussion, certains comme le PDG d’Orange préfère réduire la 5G à une augmentation des capacités du réseau, au contraire d’autres qui annoncent un nouveau monde merveilleux d’objets connectés.

Cette seule ambiguïté des arguments devrait nous mettre la puce à l’oreille : soit ils ne savent pas ce qu’ils font soit il ne faut pas trop le faire savoir pour éviter tout débat argumenté. Si la faute est attribuée aux consommateurs comme le dit X. Niel, il faut mettre cela sur la table et anticiper sur les éventuelles restrictions de débit : devons-nous vraiment développer des autoroutes pour ensuite dire aux utilisateurs qu’il faudra rouler à 110 ?

Le projet devient tout de suite moins attractif et cela nous aurait évité des investissements routiers inutiles et contre-productifs qu’on aurait pu réorienter vers le train par exemple. C’est la même chose pour la 5G : si le projet est irrémédiablement trop consommateur, il faut soit changer de techno, soit réorienter les investissements vers d’’autres priorités qui ne manquent pas comme nous allons le voir. Ce qui veut dire une discussion stratégique, que les Etats doivent piloter, et non sous la menace de la compétitivité et de la tyrannie du retard.

Pour l’environnement, il est indispensable de mettre en place un cahier des charges très exigeant qui aboutirait à une division des consommations par 4 (rappelons-nous facteur 4) dans tout le système, consommations de contenus comprises, et qui réduisent de la même façon l’usage des matériaux rares ainsi que les transports nécessaires à l’assemblage de tous ces composants (effet de souveraineté qu’il est temps de mettre en pratique).


3/ La souveraineté

Reconnaissons que le problème de la 5G a été largement rendu public par les exigences de Trump vis-à-vis de Huawei, ce qui a obligé beaucoup d’acteurs à se positionner quant aux risques de dépendance vis-à-vis de la Chine. Je m’en réjouis mais pas pour les mêmes raisons antichinoises primaires. Il est enfin établi qu’on ne peut pas commercer de manière conventionnelle avec une dictature comme la Chine. Parfait ! Nous devrions en tirer les leçons sur tous nos transferts de technologie, sur toute la sous-traitance que nous avons laissé se développer pour faire pression sur les coûts et sur les salaires occidentaux à la fois, sur nos accords diplomatiques qui couvrent les exactions chinoises à Hong-Kong, au Tibet, chez les Ouighours ou avec les prisonniers politiques.

Mais il en faudra plus pour stopper cette real politique probusiness qui est en fait d’une lâcheté totale et qui rend tous les discours de souveraineté ridicules, comme on l’a vu pendant la crise du coronavirus. Il est aussi très utile qu’on se pose la question du capitalisme dictatorial contrôlé de main de fer par le parti communiste, qui laisse la corruption prospérer quand ça l’arrange et qui punit soudain certains des corrompus/ corrupteurs quand ça l’arrange aussi.

Xi Jinping est passé maitre dans ce domaine et l’on peut être certain qu’aucune firme chinoise ne peut se permettre de conduire une politique industrielle et commerciale sans l’assentiment du parti, d’autant plus lorsque les commandes publiques et l’attribution des marchés nationaux sont aussi contrôlés. Ce qui représente quand même une concurrence légèrement faussée, n’est-ce pas ? Mais cela ne semble pas gêner les libéraux dogmatiques qui nous gouvernent !

Il est aussi de notoriété publique que la surveillance des trafics, des comptes, des données est au cœur du contrôle social et politique qui s’exerce sur toute la société chinoise avec l’appui de toutes les firmes technologiques et ce modèle finit même par faire des envieux dans les pays occidentaux qui vantent par exemple l’avance de la Chine en matière de reconnaissance faciale, argument très convaincant pour en favoriser l’adoption chez nous ! Il en est de même pour la surveillance extérieure et l’espionnage industriel qui sont rendus possibles par l’installation des équipements chinois dans toutes les chaines de production de service, comme pour les équipements de la 5G.

Soupçon abusif me dira-t-on ? On croit rêver ! Alors que les services de renseignements de tous les pays occidentaux sont TOUS actifs dans la captation de traces en exploitant toutes les failles des systèmes d’information (d’où leur refus du chiffrage généralisé), ce que tout le monde sait depuis Snowden, il faudrait pourtant faire plus confiance aux firmes chinoises et aux services secrets chinois qu’à la NSA ?

En fait, c’est bien là le problème de l’argument de Trump : en ciblant la Chine, il se permet à bon compte de passer sous silence que les services américains et leurs firmes font exactement la même chose, ce qui a encore été mis en évidence par le Cloud Act selon lequel les exigences de la justice (ou de la sécurité) américaine justifient l’accès de ces services à toutes les données hébergées sur des serveurs de firmes américaines. Et l’on pourrait en dire autant des firmes européennes et de leurs relations avec les agences de renseignement ou avec la police.

Cela veut dire que la question de la souveraineté est une affaire bien plus importante qu’un enjeu diplomatique d’Etat à Etat. Dans ce domaine du numérique, les puissances qui comptent sont en fait des firmes plates-formes, des équipementiers ou des opérateurs, ainsi que des agences de renseignement et  tous ces acteurs sont bien plus puissants que les instances politiques supposées définir la loi et les contrôler.

La souveraineté citoyenne dans le domaine du numérique nécessite un soupçon systématique, des audits indépendants, des pouvoirs de sanction accrus pour une mise en œuvre de technologies au service du bien commun.

Pour la souveraineté, il convient d’établir un cahier des charges pour TOUS les équipementiers et opérateurs (y compris européens) qui les obligent à documenter totalement leurs matériels et logiciels de façon à les rendre auditables en permanence par des experts indépendants ( et la France possède de très bons experts dans ce domaine). Dès lors, les mesures ne sont pas protectionnistes ou antichinoises mais établissent des règles communes à respecter par toutes les parties prenantes. Puisque cette technologie semble si décisive, il est impensable de la mettre en place sans un contrôle public très strict. Nous savons malheureusement depuis le scandale Volkswagen ce qu’il en coûte de faire confiance à la supposée bonne volonté de conformité des firmes.


4/ La stratégie d’équipement des territoires et les priorités de services

Pour les promoteurs de l’urgence de la 5G, la question stratégique est vite réglée : il faut et il suffit de suivre le mouvement que les autres pays, comme la Chine ou la Corée, ont déjà enclenché et cela suffit à justifier une décision qui de ce fait n’en est pas une. « On ne peut pas ne pas y aller », nous verrons les détails plus tard. Cela donne une idée de la vision, du projet et de l’ambition. On continue à parler d’innovation mais il s’agit là vraiment d’abus de langage puisqu’il s’agit de techno-push, de suivisme commercial et de « metoo innovation ».

Techno push car ce sont les équipementiers et les vendeurs de smartphones qui sont intéressés par un renouvellement du parc, sans savoir vraiment quels usages vanter.

L’augmentation des débits comme je l’ai dit ne trouve aucune autre justification alors que pendant ce temps, des régions entières n’ont pas de fibre (sans conséquence sur la santé) ni de 4G correcte. Voilà ce que serait une stratégie industrielle et territoriale : analyser les points faibles, les inégalités et faire en sorte de les améliorer et non d’adopter une nouvelle technologie qui va aggraver les inégalités territoriales.

En effet, les services de l’internet des objets et des smart cities ( avec les capteurs) ne seront jamais attractifs pour les investisseurs dans des zones rurales ou urbaines de petite taille, comme on le voit déjà avec la fibre et avec la 4G. Il faut des zones denses de population pour capter un marché immédiatement rentable et obtenir des retours sur investissements corrects.

La 5G, sans obligation de service public, aggravera inévitablement les inégalités entre territoires car il ne s’agit pas seulement de renouvellement des antennes 4G mais d’implantation de grandes quantités d’antennes pour assurer un service du type Internet des objets avec latence réduite.

En matière d’usages, s’il s’agit seulement de débits accrus, à quoi serviront-ils ? Au porno, à You Tube et au streaming type Netflix, si l’on suit les contenus consommateurs de bande passante actuellement. Est-ce vraiment nécessaire de se lancer si rapidement dans une techno qui sert ces finalités ? Ne peut-on pas avoir en même temps une discussion sur les contenus qui doivent être favorisés ou les applications qui seraient indispensables au bien commun et que peut être la 5G pourrait soutenir ?

Je le disais déjà il y a 25 ans en orientant la politique numérique de la Ville de Rennes dont j’étais adjoint au maire : si l’on veut une politique cohérente et un effet de levier réel des investissements techniques, un centime dans les équipements doit être obligatoirement associé à un centime dans les terminaux (pour d’autres usages et pour leur répartition égale), un centime dans les contenus ( car il faut créer ces contenus nouveaux) et un centime dans l’organisation autour de ces technos pour aider à l’appropriation.

Voilà une stratégie qui ne croit pas à la baguette magique de la technologie ni au solutionnisme qui doit régler des problèmes que l’on ne connait pas et créer des besoins artificiels pour le seul soutien aux firmes technologiques. Dès lors, les discussions doivent être ouvertes sur les applications, services et contenus que l’on veut privilégier et pour lesquels on reconnait une véritable importance stratégique. « On » étant particulièrement vague, cela suppose de créer une instance et une procédure ad hoc, adossée aux institutions existantes, pour enfin faire émerger une modernité réflexive (Beck) et une démocratie dialogique (Callon et al.) qui pense aussi stratégie industrielle.

Pour les territoires, la priorité reste de laisser ces territoires définir leurs stratégies qui permettent de valoriser leurs activités, les intérêts des citoyens et non seulement des consommateurs de contenus stéréotypés, en réduisant les inégalités avec une diversité de technologies et pour cela de réorienter les choix actuels de la 5G (repurposing). Les investissements publics, les plans de développement doivent avant tout renforcer tous les territoires (mais sans les uniformiser en leur supposant une règle de compétitivité toujours aussi réductrice).


5/ L’utilité sociale des applications

On perçoit bien la gêne des promoteurs de la technologie qui sont incapables de prendre appui sur des technologies mûres et désirables et qui peinent à convaincre.

Nous pouvons les aider ! Prenons quelques exemples.

Pour les applications utilisant au mieux la réduction de la latence, on évite souvent de parler des jeux vidéo en ligne massivement multijoueurs ou du type Pokemon Go. Ce sont de réelles innovations qui engendrent une passion de masse et aussi des revenus non négligeables Car là encore tout réside dans ce modèle économique publicitaire qui doit inciter les joueurs à aller visiter certains lieux pour bénéficier de certaines offres avantageuses.

Même si l’on considére que le potentiel culturel, social, éducatif et même artistique de ces jeux est remarquable, on ne doit pas pour autant être contraint d’accepter le modèle de captation publicitaire de l’attention qui le sous-tend actuellement. Dès lors, tant qu’un débat sur ces offres n’a pas lieu, il n’y a pas de raison de se précipiter à développer une 5G supposée agnostique quant aux contenus, ce qui est faux : selon les choix techniques de détail, ce sont certaines applications que l’on encouragera et non d’autres.

Parmi les autres applications souvent mentionnées, la chirurgie à distance. J’ai entendu cet argument dès le début des années 90 quand j’ai étudié plusieurs systèmes d’imagerie médicale et d’interventions à distance (par exemple un projet de neurochirurgie entre Saint Brieuc et Rennes). Tout cela n’a donc rien d’original, il s’agit au contraire du discours d’accompagnement classique de toutes les innovations en matière de réseaux car ce type d’offres semble surtout très utile pour empêcher le débat sur le plan moral et politique.

Or, aucune de ces promesses ne s’est jamais réalisée. Et aucune ne se réalisera pour plusieurs raisons : les enjeux juridiques et assurantiels sont de plus en plus énormes en santé et étant donnés les risques encourus, on peut être sûr que personne ne se précipitera ; ce que j’appelle le design organisationnel d’un tel système d’intervention à distance en mode de routine ( et non plus au stade expérimental) est extrêmement complexe si l’on connait les systèmes hospitaliers (délégations, contrôles, répartition des coûts, compétition de prestige, etc.) et on ne peut qu’espérer que le système de santé percevra qu’il y a bien d’autres priorités ; la disqualification des compétences locales est intrinsèque à ces processus de soin à distance réalisés avec de telles technologies et cette vision coloniale du progrès de la santé doit être combattue.

Là encore, la vision territoriale encapsulée dans ces technologies aggrave les inégalités et s’éloigne de tout empowerment des acteurs locaux.

Autre application enfin qui fait partie des éléments constitutifs des projets de smart cities : les véhicules autonomes. Le mot est lancé de façon vague comme si l’on savait de quoi l’on parlait et comme si le déploiement de ces solutions était indiscutable. Pourtant, aucune des annonces faites depuis 5 ans n’a été suivie d’effet, à l’exception de quelques réalisations en circuit fermé.

La transformation de tout le système routier est en effet nécessaire pour accueillir ce type de véhicules. Les enjeux d’assurance seront décisifs pour régler la répartition des torts en cas d’accident, qui ne sont pas impossibles comme Google ou Uber en ont fait l’expérience. Et il faudra que les villes soient décisionnaires en matière de type de véhicules puisqu’on peut imaginer des véhicules autonomes collectifs ou à l’inverse totalement individuels, alors que toute la communication est actuellement centrée sur des véhicules très semblables aux voitures du début du XXeme siècle, à 4 places.

On le voit « l’effet diligence » fonctionne toujours qui guide l’innovation en la maintenant dans les rails des technologies précédentes. Tant que l’on n’obtient pas de véritables offres d’innovation en matière de mobilité (et donc tous modes confondus avec couplages éventuels à certaines fonctions des véhicules autonomes) il est urgent d’attendre, d’expérimenter et de débattre et non de développer une infrastructure en la justifiant par une application (la voiture autonome) qui n’a rien de mûr et qui sera totalement différente dans dix ans.

Pour l'utilité sociale des services et des applications, il faut un débat national sur les priorités de développement qui débouche sur un cahier des charges exigeant sur la valeur sociétale des applications offertes, et qui organise un plan d’investissement dans les services technologiques « à valeur ajoutée citoyenne », avec soutien aux développeurs de services, d’applications et de contenus. Voilà une pensée stratégique publique et non un suivisme de la pression des intérêts boutiquiers des équipementiers et des opérateurs.


6/ La sécurité

La 5G n’est pas une simple augmentation des capacités du réseau existant, elle est conçue pour exploiter des objets mobilisant les protocoles de l’internet des objets (IoT). La réduction de la latence est son principal avantage qui oblige à multiplier les antennes puisque la portée des longueurs d’onde sélectionnées est moindre. Or, indépendamment des applications mentionnées précédemment, toute l’ouverture d’internet à la connexion généralisée des objets, permise aussi par IPv6 qui peut fournir des adresses IP à toute entité sur terre, la plus minuscule soit –elle, pose des problèmes de sécurité considérables que tous les promoteurs de « la 5G tout de suite » préfèrent ignorer ou minimiser.

Si l’on se situait dans une véritable stratégie d’infrastructure d’un état souverain (comme on l’a fait pour les autoroutes ou les lignes de chemin de fer quand elles ont été créées), la priorité des investissements n’irait pas à la 5G mais à la sécurisation du réseau existant. Car les failles de ce réseau (tout internet) sont énormes et constituent des occasions de data breaches répétées provoquées par les hackers.

Des sites stratégiques ou essentiels sont visés tous les jours, pas toujours pour du rançonnement, pas seulement pour du sabotage délibéré entre entités étatiques ou para-étatiques, mais parfois seulement pour faire la preuve des faiblesses d’un fournisseur de services ou pour casser la réputation des services en question. Des hôpitaux ont été attaqués et bloqués pendant plusieurs jours à Rouen ou en Angleterre par exemple. Amazon Web Services a été attaqué à 2,3 Tb/s, en Juin 2020, la plus puissante attaque jamais réalisée et la course entre les gendarmes de la cybersécurité et les voleurs/ hackers monte sans cesse d’un cran de finesse et de puissance.

Or, les objets connectés (depuis les caméras de surveillance jusqu’aux jouets connectés) sont déjà utilisés pour lancer des attaques, notamment en DDoS, comme ce fut le cas en 2017 en visant le fournisseur d’adresses de tout le quart Nord Est des Etats-Unis (ce qui bloqua tout Internet pendant 5 heures dans cette région).

Lorsque l’on sait (et on le sait !) une infrastructure peu sûre, il est irresponsable de vouloir étendre son système de base (internet) avant de l’avoir renforcée.

Chaque nouvel objet sera potentiellement une entrée pour des hacks coordonnés. Comme si l’on réalisait une autoroute encore plus rapide pour des véhicules sans frein. Pour garantir cette sécurité et arrêter de privilégier la vitesse à tout prix, il faut rendre les objets, les équipements et les algorithmes de tous ces fournisseurs entièrement auditables du point de vue de la cybersécurité (ce qui permettra aussi de couvrir les impératifs de souveraineté) avec exigence de certification et de contrôle régulier.

Mais la question est bien plus vaste que celle de la 5G car le principe même d’un chiffrage généralisé doit être établi et une mobilisation internationale des Etats enclenchée pour en finir avec ce laisser-faire. Les firmes se sont avérées incapables de réinventer Internet comme le demandait Berners-Lee, elles ont failli à leurs promesses et à leur responsabilité, il faut désormais reprendre le contrôle complet du réseau et revoir totalement les instances de régulation ad hoc d’internet.

On le voit le chantier est énorme mais c’est la condition pour établir des bases durables d’un développement technologique sûr. Le dogme de la liberté ne peut être la liberté du renard (hacker ou firme cynique ou service de renseignement) dans le poulailler des internautes. La régulation doit s’appuyer sur une refonte complète des principes du réseau.

Pour la sécurité, il faut donc organiser un cahier des charges de tout le système de l’internet des objets, que j’avais demandé à l’ARCEP dès 2015 qui n’a rien fait depuis, des obligations de qualité de service public strictes, une auditabilité permanente et prendre des initiatives internationales pour reprendre en mains la gouvernance de tout l’Internet avec des objectifs de sécurité et non plus seulement de vitesse.

 

Conclusion: libérez le hamster de sa roue!

Tous ces objectifs se tiennent ensemble. Un développement responsable de la technologie se traite sur tous ses aspects. Un moratoire permet seul d’organiser un débat sur tous ces thèmes à la fois. Si l’Europe avait subi la pression de la Chine, des USA ou des plates-formes commerciales pour édifier sa doctrine en matière de données personnelles, le RGPD n’aurait jamais vu le jour.

Or, ce qui a pu être perçu comme une menace pour le business au début est devenu au contraire un modèle mondial pour générer de la confiance dans toute la chaine de valeur. Au court-termisme de ceux qui veulent privilégie leur business actuel, il faut préférer une vision du bien commun de longue durée, soutenable dans tous les domaines qui créera les conditions d’une convention stable pour d’autres types de projets, d’innovation et d’affaires.

La 5G constitue cette occasion à condition de refuser l’urgence de décisions purement commerciales ou justifiées par de mauvaises raisons de budget (ce que les enchères vont rapporter à l’Etat) à une époque où toutes les cartes des déficits et de la dette sont révisitées.

La démocratie technique qui restitue les choix politiques des infrastructures aux citoyens est la condition d’une transition écologique crédible, qui soit responsable sur les 6 points que j’ai présentés et non réduite à de simples « conséquences environnementales ».

Ecologiser le numérique, c’est rendre tous ces choix responsables vis-à-vis de la planète et des générations futures et c’est lui donner une vision stratégique qui pourra encourager l’innovation mais pour le bien commun car il y a tant à faire sur ce plan ! Par pitié, faites descendre le hamster de sa roue de start-up nation et redonnez lui le droit d’explorer les possibles avec ses congénères, de toutes espèces !

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dimanche 12 juillet 2020

- Linky: Aprés les partenariats avec les POMPIERS, ENEDIS signe avec les GENDARMES ...

ENEDIS Menteurs

 

Les enquêtes des incendies linky vont devenir difficiles ...les plaintes contre les poses forcées et violences aussi...
Sous prétexte de lutter contre certains préjudices, le tout puissant industriel "s'offre" ainsi, sous forme de "collaboration",
les services de la gendarmerie après avoir proposé sa collaboration avec les pompiers !

 

 

- Enedis et la gendarmerie collaborent pour mieux lutter contre les vols et dégradations sur le réseau

La première convention signée entre EDF (ancien nom d'Enedis) et la gendarmerie date de 2014. Une année au cours de laquelle les vols de métaux (cuivre notamment) ont représenté un préjudice de 1 million d'euros pour la société.

https://www.lavoixdunord.fr

 

RAPPEL:

linky non

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- 5G: le mensonge de Macron !

 

5g

" La Convention citoyenne pour le climat l’a demandé, à 98% des voix : un moratoire sur la 5G. Macron l’a promis : « Je reprendrai tout. » Que dit son gouvernement deux jours plus tard : aucun moratoire à venir, on lance les enchères en septembre ! "

 

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Complémént "environnement":

Loi de finances : Macron discourt sur l'écologie, ses députés la démolissent

Discuté à l'Assemblée nationale jusqu'à la démission du gouvernement Philippe, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) a méthodiquement écarté toutes les mesures qui auraient pu permettre un " virage " écologique et social. Ce n'est plus une faille, c'est un gouffre.

https://reporterre.net

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- 5G: EXEMPLE A SUIVRE PAR TOUS MAIRES DE FRANCE

 

assos5G

 Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, vif opposant au déploiement de la 5G, n'en veut pas !

"Les opérateurs de téléphonie attaquent la Ville de Grenoble en justice car nous bloquons les travaux (démarrés en cachette...) sur les antennes. Je continuerai à demander un moratoire sur la 5G : rien n'est clair sur la santé et je suis sceptique sur l'hypernumérisation de nos vies"

https://twitter.com/i/status/1280076022554210304

https://twitter.com/EricPiolle/status/1280076022554210304?s=20

hhttps://twitter.com/i/status/1280076022554210304ttps://twitter.com/EricPiolle/status/1280076022554210304?s=20

 

 

La 5G, il n'en veut pas. Le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, réélu le 28 juin pour un second mandat, est un farouche opposant à la 5G, la cinquième génération des standards de la téléphonie mobile, qui sera lancée commercialement fin 2020 en France.  Volontiers provocateur, Eric Piolle estime que "la 5G, c'est pour regarder du porno sur votre téléphone, même quand vous êtes dans l'ascenseur, en HD". Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche midi, il a ajouté : "Est-ce que le progrès, c'est de voir des films porno en HD ?" [haute définition, NDLR]. Il indique que le numérique émet aujourd'hui 4 % des gaz à effet de serre, un chiffre qui doit doubler d'ici cinq ans, "pour que vous puissiez savoir combien de yaourts vous avez dans votre frigidaire".

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lundi 23 janvier 2017

- Bonnes nouvelles L'interdiction de la pêche en eaux profondes entre en vigueur aujourd'hui

carte_zone_de_pe_che_en_europe_v_1Source image ReporTerre.net

A compter d’aujourd’hui la pêche en eaux profondes est interdite en Europe.

On devrait laisser dans la mer les requins, le grenadier de roche, la lingue bleue et d’autres encore. Ces poissons mettent du temps à atteindre leur maturité sexuelle. Le taux de reproduction est donc faible. Et les populations supportent assez mal la pression de la pêche.

Il est désormais interdit de pêcher au-delà de 800 mètres de profondeur, 400 mètres pour les zones déclarées les plus vulnérables.

Il ne s’agit pas seulement de protéger les espèces qui vivent dans ces fonds marins. Mais aussi les autres qui se prennent dans les filets quand on les remonte. Le chalutage en eau profonde n’est pas sélectif. Ce sont des prises que l’on appelle accessoires. Elles sont rejetées à la mer. Mais leur taux de survie est faible après le traumatisme du filet où elles ont été comprimées comme des sardines en boite.

La méthode nuit également aux fonds marins.

Les filets raclent les fonds et les coraux car OUI nous sommes dans les eaux européennes, pas dans les caraïbes, mais ils y a des coraux. Les filets laissent des traces indélébiles. Les coraux ont une croissance très lente… combien d’années faudra-t-il pour réparer les dégâts.

Il aura fallu 4 ans de bataille pour interdire ce type de pêche. Et pourtant, elle ne représente que 1% des poissons débarqués dans les ports.

Une fois n’est pas coutume, les écologistes sont ravis.

L’association Bloom a bataillé dur. « On est content » commente sa directrice Claire Nouvian. Même si elle plaidait pour une profondeur moins importante : 600 mètres à la place des 800 adoptés par l’Europe. Mais c’est mieux que rien pour mettre un frein à cette aberration écologique et énergétique. Les chaluts consommaient beaucoup de carburant pour aller racler les fonds marins.

Et pêcher des espèces dont on connait peu la biologie. L’Empereur par exemple peut vivre 150 ans. Pendant des années on a dégusté des vieillards. Jusqu’à ce que la capture soit interdite il y a sept ans. Ce qui n’empêchait pas qu’ils se prennent dans les filets. Quant aux autres poissons d’eau profonde, on ne sait rien ou presque sur leur biologie. On ne peut pas gérer une ressource que l’on ne connait pas. Autant les laisser dans la mer.

Par Nathalie Fontrel

Lire sur le site de FranceInter (12/01/2017)

http://www.bonnes-nouvelles.be

 

La pêche en eaux profondes est enfin interdite par l'Europe

Après des années de lutte, les associations de protection de la mer ont obtenu de l'Europe, le 30 juin, l'interdiction de la pêche au-delà de 800 mètres de profondeur. Il reste à universaliser cette mesure indispensable pour la santé des fonds marins. Enfin ! Le chalutage en eau profonde va être interdit en Europe.

https://reporterre.net



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- LA GUERRE DES GRAINES [officiel] à voir ou à revoir

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 Voici un film utile. Un film qui donne les clés pour comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour sauver notre indépendance alimentaire.

 

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

source : http://www.festival-alimenterre.org/

 

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samedi 21 janvier 2017

- documentaire / Utilisations et histoire du Chanvre, Cannabis, écologique, économique

 

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CANNABIS n.m. (mot latin, chanvre). Chanvre indien. Petit Larousse 1989.
Le cannabis est la plus résistante des plantes. Il produit le plus solide des textiles, que l’on appelle « canevas ». (Le canevas était le seul textile qui ne pourrissait pas au contact de l’eau salée, et il a été largement utilisé pour fabriquer des voiles pour la marine). La plante du cannabis fournit aussi trois autres produits essentiels que les autres plantes ne produisent pas : des graines, de la pulpe et une substance thérapeutique.
La pulpe est utilisée comme carburant et pour fabriquer du papier. Les graines conviennent à l’homme et aux animaux comme nourriture. L’huile extraite des graines peut être utilisée comme base pour la peinture et pour les vernis. Une préparation à partir de la résine provenant des fleurs et des feuilles de la plante du chanvre donne un médicament qui peut être utilisé à différentes fins.
3. D’où vient le mot marijuana ?
Le mot « marijuana » est de l’argot Mexicain, devenu populaire en Amérique dans les années 30, lorsque les médias et le gouvernement ont utilisé une succession de plans pour l’interdire. On fait aujourd’hui référence à cette période comme le « Reefer Madness Movement », dont la stratégie était de décrire le cannabis comme une “herbe maléfique” qui entraîne la folie, la mort et la dépravation morale de la jeunesse. Ce “nouveau danger” fut alors appelé “marijuana”. Si on avait dit que cette dernière était en fait le bon vieux chanvre que tout le monde connaissait, la campagne de calomnie n’aurait eu aucun succès.
4. Comment peut-on utiliser le chanvre comme nourriture ?
5. Quels sont les avantages du chanvre comparativement aux autres cultures ?
6. Est-ce que le chanvre est mondialement compétitif comme source de protéines ?
7. Comment peut-on utiliser le chanvre pour fabriquer du textile ?
8. Pourquoi est-ce mieux que le coton ?
9. Comment peut-on utiliser le chanvre pour faire du papier ?
10. Pourquoi ne peut-on pas continuer à utiliser les arbres ?
11. Comment peut-on utiliser le chanvre comme carburant ?
12. Pourquoi est-ce mieux que le pétrole ?
13. Comment peut-on utiliser le chanvre comme médicament ?
14. Qu’y a-t-il de dangereux avec les médicaments ?
15. Quelles sont les autres utilisations du chanvre ?


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- Bienvenue dans la ville la plus froide au monde !

 

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Venez grelotter dans la ville la plus froide du monde en Russie, à Oymyakon. Une expérience à vivre Before You Die ! Que diriez-vous le matin en constatant que la température extérieure est de -71° C ? C'est le record enregistré dans la ville d'Oymyakon, le village le plus froid du monde. Si vous pensez connaître le grand froid, c'est que vous n'êtes certainement jamais tombé sur cet endroit. Il se situe en Sibérie, à 5.000 km de Moscou et, d'habitude, il y fait bien plus chaud. En effet, la température sur place est en moyenne de -50° C. Là-bas, l'hiver dure 9 mois, et son été ne ressemble en rien au notre. Sur place, vous pourrez trouver un seul magasin pour vous approvisionner et une usine de charbon. Les toilettes, elles, sont à l'extérieur. La raison ? La plupart des canalisations ont tendance à geler, il faut donc se soulager à l'air libre. Curieusement, Oymyakon signifie "l'eau qui ne gèle jamais". Un voyage qui n'a pas l'air tentant aux premier abord, mais qui vous offrira des paysages de hautes montagnes à couper le souffle et le charme d'une ville reculée et pleine de vie. Aventuriers et excentriques à la recherche de nouvelles expériences, cet endroit vous ira comme un gant, à condition que vous en portiez.

En savoir plus : http://www.gentside.com/russie/russie-decouvrez-oymyakon-la-ville-la-plus-froide-du-monde_art74006.html
Copyright © Gentside
Venez grelotter dans la ville la plus froide du monde en Russie, à Oymyakon. Une expérience à vivre Before You Die ! Que diriez-vous le matin en constatant que la température extérieure est de -71° C ? C'est le record enregistré dans la ville d'Oymyakon, le village le plus froid du monde. Si vous pensez connaître le grand froid, c'est que vous n'êtes certainement jamais tombé sur cet endroit. Il se situe en Sibérie, à 5.000 km de Moscou et, d'habitude, il y fait bien plus chaud. En effet, la température sur place est en moyenne de -50° C. Là-bas, l'hiver dure 9 mois, et son été ne ressemble en rien au notre. Sur place, vous pourrez trouver un seul magasin pour vous approvisionner et une usine de charbon. Les toilettes, elles, sont à l'extérieur. La raison ? La plupart des canalisations ont tendance à geler, il faut donc se soulager à l'air libre. Curieusement, Oymyakon signifie "l'eau qui ne gèle jamais". Un voyage qui n'a pas l'air tentant aux premier abord, mais qui vous offrira des paysages de hautes montagnes à couper le souffle et le charme d'une ville reculée et pleine de vie. Aventuriers et excentriques à la recherche de nouvelles expériences, cet endroit vous ira comme un gant, à condition que vous en portiez.

En savoir plus : http://www.gentside.com/russie/russie-decouvrez-oymyakon-la-ville-la-plus-froide-du-monde_art74006.html
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Oymyakon

La ville la plus froide au monde ne se trouve pas au Québec, mais en Sibérie. Il s’agit de la ville d’Oymyakon. Située à une latitude de 63.4608° N., 142.7858° E., le soleil n’y pointe à peu près pas le bout de son nez de l’hiver.

La ville a été construite pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, la Russie avait besoin d’un terrain d’aviation afin de pouvoir recevoir du matériel militaire des États-Unis par la route aérienne Alaska-Sibérie. Les deux pays étaient alors alliés dans le combat contre les forces de l’Axe.

La température moyenne pendant le jour en janvier y est de -51,5 oC, avec un total de 28 heures d’ensoleillement pour tout le mois! Vous n’avez toujours pas froid aux yeux? Durant l’hiver de 1923, le mercure est descendu jusqu’à – 71,2 oC. Il s’agit de la température la plus basse jamais enregistrée en zone habitée.

Vous en avez assez de l’hiver ? Rappelez-vous vos lointains voisins sibériens la prochaine fois que vous maudirez votre pelle !

Source : MeteoMediaWikipedia | Wired


http://www.anguillesousroche.com

 


Russie : découvrez Oymyakon, la ville la plus froide du monde par Gentside

© reuters. © reuters. © reuters. © reuters. © reuters.

La température moyenne au mois de janvier est de -50 degrés, mais de temps en temps l’air se rafraîchit un peu plus. C’est d’ailleurs là que la température la plus basse a été enregistrée dans l’hémisphère Nord. Ironie du sort, Oymyakon signifie « Là où l’eau ne gèle pas » car le printemps y est doux…

Le village, qui abrite environ 500 personnes, était dans les années 1920 et 1930 une escale pour les éleveurs de rennes qui venaient y abreuver leurs troupeaux à la source thermale. Mais le gouvernement soviétique, voulant contrôler les populations nomades considérées à l’époque comme culturellement arriérées, ont transformé l’endroit en site permanent.

Vivre à Oymyakon comporte quelques difficultés: l’encre des stylos y durcit rapidement, les verres des lunettes doivent être dégelés et les batteries des voitures galèrent, poussant les habitants à faire tourner leur moteur en permanence de peur qu’il ne redémarre jamais. Il y a certes un réseau pour les téléphones mobiles, mais ceux-ci ne tiennent pas le choc face au froid extrême.

Cependant, ici, on ne ferme pas les écoles en cas de tempête de neige et il faut descendre à -52 degrés pour que les écoliers soient autorisés à rester à la maison. Plus difficile à imaginer malgré ce froid: peu de maisons disposent de toilettes intérieures. La visite au petit coin durant la nuit y est donc bannie.

Le village – qui s’élève à environ 750 mètres au dessus du niveau de la mer – se trouve à deux journées de route de la ville de Iakoutsk, capitale de la région et ville la plus froide du monde. Dans le village, la durée d’une journée varie de 3 heures en décembre à 21 heures en été. La période estivale n’y est d’ailleurs pas fraîche puisqu’il n’est pas rare que la région baigne sous les 30 degrés en juin, juillet et août.

Les touristes avides de sensations fortes peuvent visiter le village de Oymyakon et y découvrir durant quelques jours les conditions de vie de ses habitants. Petit conseil: mieux vaut emporter des vêtements chauds dans vos valises.

Source : 7sur7.Be

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lundi 19 décembre 2016

- Abattus sans jugement - Complainte pour un massacre

 

automne

Ci joint une petite réaction sentimentale à la suite de l'abattage récent de 25 platanes dans une commune du Conflent, dans les Pyrénées Orientales. Regardez donc aussi la deuxième PJ, qui explicite le fond du problème.
 
En espérant ne pas encombrer votre boite à courriels.
 
Amitiés.
 
Jean Monestier.


 « Abattus sans jugement »

Complainte pour un massacre

o o o o o

On me l’a raconté. Ils sont venus un matin. Avec une grosse machine, ils en ont supprimé 25 en une seule journée. Désherbage de 25 carrés de chiendent ? Non ! Massacre de 25 platanes. De ces arbres magnifiques dont l’ombre est épaisse et rafraichissante. En été, chacun évapore en une seule journée 400 litres d’eau grâce à ses feuilles, dont la surface totale équivaut à celle de deux terrains de football. Ce sont des brumisateurs gratuits. En prime, au fil des ans, des ralentisseurs, également gratuits, quand les puissantes racines soulèvent irrésistiblement le goudron.


Mais l’homme est un nain qui hait cette lente puissance qu’il ne contrôle pas. Pas question de refaire un revêtement du précieux déchet pétrolier après rabotage du sol, ou d’adapter les flux de circulation. Bien incapable, en cette ère de la vitesse, de reconstituer un seul de ces géants, puisqu’il faut attendre 100 ans, il préfère une route plus large, où les ouatures pourront rouler plus vite, où les bus pourront se croiser sans faire attention à leurs rétroviseurs, et où les piétons et les cyclistes, ces gêneurs, n’auront qu’à courir au soleil, en respirant un air désormais non épuré par ces millions de feuilles de toutes les saloperies issues des tuyaux d’échappement.

Hypocritement, les nains installeront peut-être quelques buissons, quelques arbustes décoratifs, bien courts, mystérieusement toujours jeunes, et totalement contrôlables. Des végétaux à leur mesure, à leur botte. Après le premier cycliste renversé, ils poseront sans doute de nouveaux ralentisseurs, artificiels, normalisés, bien collés sur la chaussée, une chaussée bien plate. Parfois, ils pourront planter de nouveaux arbres, dont l’ombre ne sera ni épaisse, ni fraiche, et ne profitera ni aux hommes, ni aux bêtes : par exemple des pins, ou des palmiers, pour faire croire aux touristes qu’ils sont à Marrakech, à la rigueur des tilleuls ou des acacias, mais rarement des platanes.

Le problème, c’est que le réchauffement climatique exige que tous les êtres qui vivent sur la terre ferme, pour survivre, se déplacent vers le Nord à une vitesse dictée par sa propre accélération. Les espèces végétales sont les plus lentes dans cette course fatale, et les arbres sont les premiers condamnés. La déforestation de la planète, bien que très discrète, sauf aux yeux des initiés, est sans doute commencée, car la fuite vers les hauteurs, possible en zone montagneuse, reste une piètre alternative, toujours provisoire. Les arbres centenaires que l’on coupe aujourd’hui ne seront jamais remplacés. Mais le pétrole aura imposé son règne sans limite.

      Des nains, vous dis-je.

Ω  Ω  Ω  Ω  Ω  Ω  Ω


Jean Monestier

Défenseur d’une biosphère humainement habitable.

Le Soler, le 09 décembre 2016.

http://lemurparle.blogspot.fr

 

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