03/06/20

- Décret n° 2020-487 du 28 avril 2020 portant sur un fichage de plus, et validé par la CNIL

Décret-external-content(image d'illustration)

 

- Décret n° 2020-487 du 28 avril 2020 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « système d’information sur les armes »


https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/4/28/INTD1925567D/jo/texte


« Par dérogation, sont autorisés, en cas de nécessité absolue pour les seules fins et dans le respect des conditions applicables à ce traitement, la collecte, la conservation et le traitement de données strictement nécessaires, adéquates et non excessives qui figurent dans l’enquête administrative mentionnée au V et relatives :
« 1° Aux opinions politiques, aux convictions religieuses, à l’appartenance syndicale ou à la santé de la personne faisant l’objet de cette enquête administrative ;
« 2° A la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, aux convictions religieuses, à l’appartenance syndicale, à la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne autre que celle faisant l’objet de l’enquête administrative mentionnée au V, sous réserve que ces données se rapportent à une procédure dans laquelle la personne faisant l’objet de l’enquête administrative est mise en cause.
« Il est interdit de sélectionner dans le traitement mentionné à l’article R. 312-84 une catégorie particulière de personnes à partir des seules données mentionnées aux 1° et 2°.
« Le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de l’image numérisée de la photographie mentionnée au b du 1° du I de l’article R. 312-85.

..../....

" Le point « 2° » (qui concerne l’entourage) est un véritable cheval de troie. Voir le « Patriot Act » qui permettait l’écoute de l’entourage des «terroristes » et qui s’est mué en écoute généralisée de la population US.

C’est quoi l’entourage ? Il commence et finit où ?
C’est quoi une enquête administrative ? ARS ? FISC ? Préfecture ? Police ?
Et je ne parle même pas du type d’infos collectées… hallucinant !

..../....

« Il faut dire que dans son avis, la CNIL évoque un « intérêt majeur pour évaluer le profil d’un individu » et la position du Ministère de l’Intérieur selon laquelle l’acquisition d’une arme (légalement dans le cas présent) peut être «  le signe d’une propension à la violence ou … d’un début de préparation de passage à l’acte ». »

…ou comment utiliser un stéréotype pour justifier l’injustifiable."

 

Merci à Allouest

 

.

Posté par Arkebi à 21:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


24/01/17

- Les 731 affreux qui viennent d'être décorés de la Légion d'honneur, cuvée janvier 2017

légiondhonneur-images

 

Ils ont licencié, organisé l'évasion fiscale, profité d'avantages indus ou défilé contre le mariage pour tous... Et pourtant, début janvier, le gouvernement les a décorés de la plus haute distinction française : la Légion d'honneur.

C’est une tradition. Chaque année au mois de janvier l’Elysée publie la liste de ces citoyens décorés de la Légion d’honneur. C’est la plus haute distinction française. Elle récompense « les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité », nous apprend le site (link is external) de La grande chancellerie de la Légion d’honneur.

La promo de ce premier janvier 2017 compte pas moins de 731 personnalités, (link is external) nouvellement décorées ou montées en grade. Une liste que StreetPress a scrupuleusement épluchée. Entre l’actrice Zabou Breitman et le résistant Pierre Scholla, on a dégoté quelques profils plus controversés. Revue d’effectif.

1 Les amis des travailleurs

Philippe Darmayan, c’est le big boss en France d’Arcelor Mittal. Vous savez, la fermeture définitive des hauts fourneaux de Florange, en 2013, c’était eux ! Une affaire qui avait fait grand bruit. A l’époque, Darmayan n’était pas à la tête de la boîte (il s’occupait de la « restructuration » d’une autre entreprise (link is external) du secteur, Aperam).

Le hic, c’est que le gouvernement nous assurait, après la fermeture du site mosellan, avoir arraché la promesse qu’il n’y aurait plus de licenciement jusqu’en 2017. Sauf que l’Humanité nous apprend (link is external) que leur plan compétitivité présenté en juillet prévoit la disparition de 300 emplois sur quatre ans. Et cette fois, c’est bien Philippe Darmayan qui est aux manettes…

Parmi les décorés on trouve également la patronne d’Orange France. Fabienne Dulac occupe différents postes à France Télécom depuis son arrivée en 1997. Mais reparler de la vague de suicides qui touche la boîte entre 2008 et 2009 (link is external) ne serait que pure mesquinerie. D’autant que c’est son ex-patron et la boîte en elle-même qui sont mis en examen pour harcèlement moral.

2 Le spécialiste de l’évasion fiscale

« Mon ennemi c’est la finance ! », tonnait François Hollande en campagne. S’il y en a un que la finance – dans ce qu’elle a de moins jojo – ne semble pas trop déranger, c’est Sévérin Cabannes. Le quinqua n’est rien de moins que directeur général délégué de la Société Générale.

Au printemps 2016, Le Monde, associé à 108 autres rédactions, publie une série d’enquêtes qui s’appuient sur les Panama Papers. On y découvre que la « SoGé » a organisé la création de sociétés offshores destinées à cacher des fonds aux services fiscaux. Et la banque française n’y est pas allée avec le dos de la cuillère puisque selon le quotidien (link is external) elle a créé pas moins de 979 sociétés offshores. A l’époque le ministère des finances tape du poing sur la table et convoque les dirigeants (link is external) de la banque. A peine plus de 6 mois plus tard, il décore l’un de ses boss.

3 Les vendeurs d’armes et autres systèmes de surveillance

Jean-Louis Montel bosse pour l’un des fleurons de l’industrie française : Dassault Aviation et son bébé, le Rafale. Après des années de disette, en 2015 et 2016 la boîte a enfin commencé à exporter cet avion de guerre, notamment grâce à une commande (link is external) du très démocratique état du Qatar impliqué dans un conflit (aux côtés de l’Arabie Saoudite) au Yemen. En octobre un bombardement de cette coalition tuait (link is external) 140 civils.

Il y a une entreprise française très représentée dans cette promotion de rentrée : Safran. Pas moins de quatre cadres du groupe d’aéronautique, de défense et de sécurité décrochent une breloque. Pour mémoire : en 2011, le site Owni (link is external) révélait que la boîte tentait de vendre, par l’intermédiaire du sulfureux Ziad Takieddine, un « programme d’identification des citoyens libyens » à Kadhafi.

4 Les élus méritants

La « République exemplaire », c’est un concept has been, de ceux qu’on manie en période de campagne. Pourquoi s’encombrer avec le reste du temps…

Il y a un ancien élu que ce gouvernement semble avoir à la bonne : François Brottes. Jusqu’en 2015, il est député PS. Mais lassé de la politique, il décide de se retirer. Selon Le Point, (link is external) Ségolène Royal lui fait la promesse de le recaser à la tête de RTE, une filiale d’EDF. Un joli cadeau puisque le job est payé 398.000 euros ! Une nomination très critiquée. Certains jugent qu’il y a conflit d’intérêts au regard de ses anciennes fonctions, notamment à la tête de la commission des affaires économiques. Des mauvaises langues.

Il y a un autre élu décoré en cette rentrée qui s’est empêtré dans un petit problème de conflit d’intérêts. En octobre 2015, Frank Cecconi, élu UDI au conseil régional d’Île-de-France, se fait prendre la main dans le pot à confiture. Paris Match (link is external) révèle qu’il occupe un logement social. Pas vraiment bien vu, mais pas forcément indu. Ce qui pose un peu plus question, c’est que l’appartement lui a été attribué en 1996 par le Conseil Régional, assemblée au sein de laquelle bossait à la même époque, en qualité de collaborateur du groupe UDF… notre bon Frank Cecconi.

5 Les anti-mariage pour tous

Vidéo Valérie Debord à la Manif pour tous

Il faut reconnaître une qualité à Hollande et son équipe : ils ne sont pas rancuniers (nous un peu plus). En 2013, face au projet de loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe, l’église catholique et la droite politique font front commun.

Mais tout ça est oublié. Le gouvernement offre une médaille à Valérie Debord, porte-parole des Républicains et habituée des cortèges de la Manif pour tous. L’archevêque de Lille, Laurent Ulrich, aura aussi sa décoration malgré la tribune anti-mariage pour tous, qu’il a co-signée. La bafouille (link is external) valait pourtant son pesant de cacahuètes. Elle dénonce une « réforme de civilisation » (sic) qui va à l’encontre de « l’intérêt supérieur des enfants » (re-sic) !


http://www.streetpress.com

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

23/01/17

- Entretien d'actualité avec François Asselineau le 20 janvier 2017 - Agence Info Libre

agenceinfolibre-images

Tout les points de vue politique n'ont pas le droit de diffusion sur les merdias traditionnels et télés formatées.

La ré-information alternative a donc sont utilité afin de permettre une certaine équité d'expression.

Je rappelle que je ne suis encarté nulle part et je ne soutiendrai directement personne sur ce blog. A chacun de se faire son opinion, et d'agir.

 



20 janvier 2017, l’Agence info Libre  a profité de son meeting à Lyon pour interroger le président de l’UPR, François Asselineau, sur la campagne présidentielle et sur des questions d’actualité.
Pour en savoir plus : www.upr.fr

 

Posté par Arkebi à 14:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22/01/17

- Victoire contre le forcing vaccinal: l'État va devoir rendre disponible le DTP

 

http-%2F%2FoIl s'agit d'une victoire, certes, mais d'une victoire en demi-teinte puisque il y a aura théoriquement toujours de la l'aluminium dans les vaccins. Cela dit, le DTP d'origine n'en avait pas. Après, pour la suspension totale de l'obligation vaccinale, il faudra être patient...très patient, mais c'est déjà un premier pas puisque l'Etat va devoir se conformer avec la loi, ce qui n'était plus le cas depuis maintenant 8 ans. Après, on se demande bien d'ou est-ce qu'il vont sortir ces vaccins DTP qui ne sont plus fabriqués nulle part. Fawkes


SANTÉ - La pétition a recueilli plus d'un million de signataires. Alarmant sur les dangers de certains vaccins, notamment en raison de la présence supposée d'aluminium dans leurs adjuvants, celle-ci dénonce également la pénurie des vaccins obligatoires qui contraint les parents à faire vacciner leurs enfants contre six maladies au lieu de trois. Lundi 16 janvier, le rapporteur public du Conseil d'État a recommandé que les seuls vaccins obligatoires chez les nourrissons soient mis à la disposition des familles.
En France, les trois vaccins obligatoires sont la diphtérie depuis 1938, le tétanos depuis 1940 et la poliomyélite depuis 1964. Ils font l'objet de trois injections groupées (DTP) avant l'âge de 18 mois.
Rendre disponibles les seuls vaccins obligatoires
De nombreux autres vaccins sont fortement recommandés chez les enfants, ce qui a conduit les laboratoires à ne plus proposer uniquement le DTP obligatoire, mais à l'inclure dans des vaccins polyvalents, vendus plus chers.
"Le ministère de la Santé dispose de la possibilité de rendre disponibles les seuls vaccins obligatoires", a souligné le rapporteur Rémi Decout-Paoloni avant d'enjoindre la ministre à "prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes en vue de l'adoption des mesures destinées à garantir la disponibilité des vaccins précités, dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la décision du Conseil d'État".
Le rapporteur, dont les avis sont généralement suivis par les juges du Conseil d'État, a justifié son argumentaire par la "discordance actuelle entre l'obligation vaccinale et l'impossibilité de la satisfaire".
Pétition polémique
"C'est un énorme soulagement. Dans quatre mois, si le Conseil suit le rapporteur, l'État devrait être contraint de proposer un DTP classique", s'est réjoui Augustin de Livois, le président de l'Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN), à l'origine de la pétition sur les dangers de la vaccination qui a suscité une polémique dans les milieux médicaux. L'association a en effet auparavant relayé une pétition controversée du professeur Henri Joyeux, médiatique cancérologue anti-vaccins, et promeut régulièrement les médecines naturelles.
Les laboratoires se sont engagés à fournir des kits spéciaux ne contenant que les vaccins obligatoires, mais seulement pour les enfants présentant des contre-indications, a noté pour sa part le rapporteur qui a également rappelé qu'il existait depuis plusieurs mois de fortes tensions d'approvisionnement pour les vaccins tétravalents (DTP + coqueluche) et pentavalents (qui vaccinent aussi contre l'haemophilius influenza, une bactérie à l'origine de certaines méningites).
"Seuls les vaccins hexavalents (qui comportent les trois vaccins obligatoires + coqueluche, haemophilius influenza et hépatite B) sont aujourd'hui disponibles", a-t-il reconnu.
Décision dans quinze jours
Dans son avis, il a réclamé l'annulation de la décision de la ministre de la santé qui avait rejeté, le 12 février 2016, la demande de M. de Livois et d'autres personnes concernant la disponibilité du vaccin DTP.
Il a en revanche préconisé le rejet de l'obligation de proposer des vaccins sans adjuvant aluminique, estimant que "les allégations (concernant les danger de l'aluminium) ne sont nullement étayées".
2.300 personnes ont au total intenté une requête auprès du Conseil d'État. La décision devrait être rendue dans une quinzaine de jours.

http://www.fawkes-news.com

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

21/01/17

- Guerre des classes, hideuse guerre des riches contre les pauvres, Fillon-le-fourbe attaquera le peuple pendant l'été 2017

guerredesclasses-images

 

Et si vous votez pour lui, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

 

.

Ceci est proprement scandaleux : Fillon envisage son rapport au peuple français comme un blitzkrieg (sic), une guerre-éclair… Le candidat qui avoue que, une fois élu, il attaquera aussitôt (et en traître, l’été !) ceux qui viennent de l’élire ! C’est dégueulasse, c’est à gerber.

Fillon révèle son plan aux grands patrons :
Destruction du code du travail et de notre modèle social, à coups de 49-3.

François Fillon le sait et le dit clairement :
Notre constitution permet de bâillonner la démocratie, et d'imposer ce que le peuple refuse.

Il est urgent de changer les règles du jeu.

Il est urgent que nous (le peuple) réécrivions
la constitution, pour instaurer la première démocratie.

> Source :
«Grand oral» de François Fillon devant un panel de dirigeants d'entreprises, réunis par la Fondation Concorde, le 10 mars 2016.
Extrait sur la chaine YouTube de MédiaPart ;
https://www.youtube.com/watch?v=Adu1NRJoBro

L’usage, par de prétendus « représentants » (payés pour défendre l’intérêt général, et pas celui des grands patrons), l’usage de procédures expéditives et tyranniques pendant les vacances d’été, explicitement pour empêcher toute résistance du peuple qu’ils veulent pressurer, c’est littéralement scandaleux.

Encore un peu plus ? (Attention, c’est à vomir) :
L’original, sans coupe, en une heure (difficilement supportable, désolé) :

Cet admirateur éperdu de Margaret Thatcher (elle-même amoureuse de l’assassin Pinochet et des Chicago boys) est effrayant.

Donc, ça se confirme : l’élection porte au pouvoir les pires. Il n’y a rien de bon à espérer du faux « suffrage universel » (élire des maîtres au lieu de voter les lois) : nous devons écrire nous-mêmes la constitution qui nous manque : aucun « élu » ne le fera à notre place.

N’oubliez pas d’instruire personnellement le très nécessaire procès citoyen de l’élection.

Et n’oubliez pas, surtout, de vous concentrer sur l’essentiel de l’essentiel : vos propres ateliers constituants, quotidiennement, opiniâtrement, obstinément, courageusement, contagieusement

Bon courage à tous 

Étienne.

 

 Étienne Chouard : LE NÉCESSAIRE PROCÈS CITOYEN DE L’ÉLECTION
Politique, politiciens, fausse démocratie, et tromperies de l'élection : "Procès du processus électif représentatif", une conférence majeure d'Étienne Chouard - Paris - 9 Décembre 2016

L'une des meilleures conférences d'Étienne Chouard ! A ne pas ratez !

Cliquer sur le texte

Posté par Arkebi à 14:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


- Les médias créent le réel ...

 

 

Nous avons parlé souvent, de l’influence des médias sur l’information. Nous savons aussi, que selon les intérêts, on nous fabriquera sur mesure, une réalité que beaucoup auront du mal à contester. Lisez cet article du 4ème-singe, qui explique très bien, les rouages de ce qu’il convient d’appeler, la fabrique de l’opinion. Merci Thierry92

Avant de commencer la lecture de cet article, nous vous invitons à regarder la carte des propriétaires des médias réalisée par ACRIMED

Poster_Me_dias_franc_ais_g-1024x773



La fabrique du réel

En 1988, Noam Chomsky et Edward Herman publiaient le livre « la fabrique du consentement ». Ce livre proposait une grille d’analyse des méthodes de propagandes des médias de masse et nous proposait une déconstruction magistrale du « quatrième pouvoir ».

Presque trente ans plus tard, leurs analyses restent toujours d’actualité et l’excellent documentaire « les nouveaux chiens de garde » nous montre que cette « fabrique » est loin d’être de l’histoire ancienne. Dans cet article, je propose une réflexion complémentaire, car je ne suggère pas seulement une fabrique du consentement, qui est maintenant bien connue, mais une autre, bien plus subtil, celle du réel.

Dans sa plus large définition, le terme « média » définit un moyen de diffusion, ce moyen peut être employé de diverse manière. Par exemple, pour diffuser une information neutre à but strictement informatif, pour défendre une vision du monde, un point de vue, une idéologie, pour vendre un produit ou encore pour divertir. Ces multiples usages en font un outil à la fois subtil, car les limites entre ces différentes utilisations sont floues et à la fois puissant, puisqu’il permet d’atteindre une multitude de personnes.

Ce que la déontologie journalistique impose en terme de rigueur et de précaution sur le traitement de l’information, crée en conséquence un positionnement particulier pour celui qui reçoit cette information. En apportant aux gens ce qui est vrai, ce qui se passe réellement, ce qui est censé être objectif, cela crée un phénomène psychologique singulier.

Celui de nous créer une réalité dans laquelle nous sommes censés vivre. Un monde préfabriqué par le « vrai » et le « réel » médiatique. Car il ne s’agit pas seulement d’un moyen de fournir une information neutre et objective, mais aussi de distiller dans l’esprit des lecteurs/spectateurs/auditeurs une manière de voir le monde, un point de vue sur le monde. Ce point de vue – plus ou moins assumé – selon les médias est une manière de créer le réel.

Par conséquent, un propriétaire d’un média propose aussi sa vision du monde et défend ses intérêts par le biais de celui-ci. Quel avantage aurait-il, sinon, d’acheter un média à la vue de la faible rentabilité de ces derniers ?

En tant que média alternatif, nous ne dérogeons pas à cette règle, bien que notre situation soit bien différente. Seulement, contrairement à certains médias dits « dominants », nous préférons assumer ce rôle, car nous sommes conscients de notre subjectivité et de notre incapacité à prétendre définir le réel. Ici, au 4ème singe, nous vous donnons notre manière de voir le monde, qui n’est pas la réalité du monde. Et ceci est important à préciser. Nous ne saurions être objectifs, pas plus que Le figaro, Le monde, TF1 et consorts, qui ne le sont pas non plus, mais qui prétendent l’être.

Lorsqu’un média (quel qu’il soit) prétend montrer la « réalité » du monde, il use d’une manipulation conceptuelle dont l’esprit humain semble assez vulnérable. En effet, cette manière de présenter l’information et le travail journalistique sous-tend l’idée que le réel nous est montré, que la vérité nous est révélée. Cette vérité, cette réalité, prétendument disponible pour chaque citoyen, relève – à mon sens – d’une erreur philosophique majeure. L’oubli de l’inconnu !

 


L’inconnu nous empêche de pouvoir définir le réel

 

Pour définir le réel et prétendre à la « vérité », il nous faut, pour nous, simples humains, connaître l’étendue des paramètres concernant un objet d’étude. Si nous parlons d’agriculture par exemple, il nous faut connaître absolument tous les paramètres interagissant avec l’objet d’étude pour en déterminer le réel fonctionnement et pouvoir en déduire les améliorations à effectuer. Ceci nous permettrait de défendre objectivement un système agricole plutôt qu’un autre, par exemple. Or les paramètres à prendre en compte sont impossibles à connaître dans leur totalité, pour la simple raison, qu’il y a certainement des choses que notre science et nos savoirs empiriques n’ont pas encore découverts. L’inconnu est alors la frontière de la connaissance. Cette frontière existe bel et bien, preuve en est que nous continuons de faire des découvertes scientifiques régulièrement.

La prise en compte de l’inconnu, qui ne nous permet pas d’être certain qu’une chose fonctionne réellement comme nous le pensons et pas autrement, devrait calmer nos ardeurs de « vérité », de « réalité », « d’objectivité » et de tout autre mot-concept utilisé pour  réduire notre réflexion sur l’information colportée. Et pourtant, il s’agit bien du contraire qui se produit quotidiennement. Nous sommes abreuvés d’informations nous montrant la « réalité » du monde, des analyses « incontestables » et des versions « objectives et non négociables » des faits rapportés par les médias dominants. À croire que la prétendue vérité est plus vendeuse que le doute et, surtout plus acceptable.

 

L’objectivité journalistique, mirage aux alouettes ?

L’objectivité est un des fondements du journalisme moderne et signifie que le journaliste doit faire abstraction de ses jugements de valeur afin de fournir une information la plus proche possible de la réalité. C’est le positionnement théorique que prétendent avoir les journalistes. En pratique, cette objectivité doit faire face aux contraintes économiques du journal, aux pressions diverses, aux propriétaires des médias et au conditionnement psychologique, culturel, social et moral des journalistes eux-mêmes. Cet idéal semble donc difficilement réalisable dans un monde clairement dominé par l’argent, où aucun média de masse n’est indépendant et où les humains qui y travaillent ne sont épargnés des conditionnements cités précédemment.

Une démarche réellement objective demanderait un travail sur soi hors du commun, car il faudrait être capable d’analyser une chose en dehors de tout référentiel subjectif, c’est à dire en dehors de tout référentiel propre à l’individu. L’astuce serait de se baser sur une méthodologie par exemple, une méthodologie humaine, donc. Un casse-tête sans nom…

…/…

Derrière le réel, l’argent

Quel est le rapport entre l’argent et le réel ? Il apparait logique de penser que les propriétaires de médias possèdent un levier intéressant d’orientation de l’opinion publique. Il est pourtant nécessaire de préciser qu’il est difficile de quantifier réellement l’impact d’un média sur les décideurs et sur l’opinion publique. Néanmoins, il est probable que l’achat de médias par de riches entrepreneurs ne soit pas le fruit d’un investissement juteux, car peu rentable, mais plutôt d’un investissement à visé politique ou propagandiste. Ainsi, il est possible d’envisager certains aspects d’un média en analysant son financement, mais cela ne suffit pas. L’analyse des informations diffusées sur une longue période et par catégorie nous permet de nous faire un avis plus abouti. Par exemple, la manière dont sont orientées et traitées les informations sur la géopolitique, la politique, l’économie, l’écologie, l’éducation, etc. Cela pourrait nous donner un aperçu plus complet de la stratégie de communication employée, de leurs intérêts et de leurs points de vue sur le monde.

…/…

Source : http://www.lesclesdelapresse.fr/a-la-une,489.html

 Pas de moyens, mais un avis tranché, assumé

Ce qui caractérise bien souvent un média dit « alternatif » est son positionnement idéologique, voire philosophique, ainsi que son financement. Contrairement aux médias « dominants », qui prétendent être objectifs et donc neutres dans le traitement de l’information. La plupart des médias alternatifs ont une orientation politique et une vision du monde plus ou moins clairement établie, mais en tout cas, explicite et revendiquée. L’orientation que prend leurs publications est quasiment toujours engagée ou très imprégnée par leurs idéologies, philosophies politiques et le travail fourni l’est bien souvent de manière bénévole. Cette manière de travailler ne doit en aucun cas faire abstraction du recoupement d’information, de la vérification des sources, etc. Le but étant toujours le même, faire un travail honnête sur un sujet donné.

…/…

Un nouveau contre-pouvoir ?

Comme vous l’avez compris, nous ne nous cachons pas derrière une prétention d’objectivité. Nous avons un avis sur les sujets que nous abordons et nous pensons que cela est vertueux, car cela permet la contre argumentation de nos dires. Contrairement à une vision prétendument objective du monde revendiquée par les médias de masse. Vision qui ne permet pas la contradiction. Comme vous l’avez sans doute compris, si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est dit dans les médias, vous êtes soudainement complotistes, révisionnistes, conspirationnistes, etc.

Dans ce cadre, un média alternatif fait office de voix « dissonante » avec l’information de masse, il s’agit d’un contre-pouvoir que les médias dominants semblent avoir délaissé et ceci pour des raisons tout à fait logiques et explicables : les intérêts des propriétaires sont divergents avec ceux des citoyens et convergents avec le maintien d’un système qui leur a permis d’être là où ils sont. M. Dassault, M.Lagardère ou la famille Bouygues n’ont pas beaucoup d’intérêts à dénoncer ce système qui a permis leurs enrichissements.  

…/…

De la plume à la souris

L’outil Internet permet de faire ce qui était impossible il y a quelques décennies, car chaque citoyen peut devenir en quelques clics et avec du temps un vecteur d’information important, qui sera jugé par la communauté d’internautes suivant la qualité de son travail.

Avant cet outil, l’information était cantonnée aux médias de masse et quelques journaux locaux. Il s’agissait d’une information de type « producteur-spectateur » où il était quasiment impossible de vérifier le contenu des informations pour un citoyen lambda. Le temps d’investigation devait être considérablement long et nécessitait de se documenter via les bibliothèques, les ouvrages spécialisés, les archives, etc. La création d’un nouveau média demandait du temps et de l’investissement financier, il était donc souhaitable d’en faire son métier. Dans un tel système, l’information diffusée au grand public est « maitrisable » et quasiment invérifiable pour les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs.

…/…

La guerre de l’information

Les fameuses « fausses nouvelles » qui auraient rendu possibles l’élection de Trump (une assertion invérifiable qui semble être admise par tous), l’ère de la « post-vérité », les médias « complotistes », montrent un futur de l’information qui risque d’être mouvementé. En effet, ces différents discrédits nous suggèrent que cette notion particulière de « vérité » semble être le cœur de la bataille.

Une opposition qui n’a pas lieu qu’entre les médias dominants et alternatifs, il s’agit d’une époque où les états s’opposant sur l’échiquier géopolitique usent et abusent de l’outil Internet pour distiller des informations propagandistes qu’il est bien souvent difficile d’analyser et de contextualiser. On parle dans ce dernier cas de « gestion de la perception », il s’agit d’une doctrine militaire consistant à fabriquer une réalité fondée sur de fausses informations, cette méthode fût développée par l’armée américaine et est encore utilisée actuellement. Voici quelques points essentiels de cette doctrine pour que vous puissiez vous rendre compte des méthodes utilisées :

  • Préparation — Avoir un but bien défini et savoir quels résultats idéaux vous voulez obtenir des gens.
  • Crédibilité — Assurez-vous que votre information est consistante, argumentée. Utilisez les attentes, ou les préjugés pour augmenter votre crédibilité.
  • Support à multiples directions — Ayez de multiples arguments et des faits fabriqués pour renforcer votre information.
  • Contrôle centralisé — tel un ministère de la propagande ou un bureau dédié.
  • Sécurité — La nature de la campagne de tromperie n’est connue que de quelques-uns.
  • Adaptation — La campagne de tromperie s’adapte et change à chaque fois que nécessaire avec le temps.
  • Coordination — L’organisation (ou le ministère de la propagande) est créée selon un modèle hiérarchique afin de maintenir un apport consistant et une bonne synchronisation à la diffusion de l’information.
  • Dissimulation — Toute information contredisant la version officielle, ainsi que leurs sources doivent être détruite.
  • Déclarations mensongères — Fabriquez la vérité.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet, c’est par ici, ici et . Il s’agit d’une stratégie parmi tant d’autres et dans un contexte géopolitique mouvementé qui ne risque pas de s’atténuer – à cause notamment de la raréfaction des ressources non renouvelables -, nous allons devoir subir cette guerre non dite que beaucoup ignorent. De cet état de fait, il me parait essentiel de considérer l’information comme un élément indispensable à l’émancipation humaine de ce système aliénant. Cette information que nous pouvons regarder en spectateur, mais que nous pouvons nous aussi créer. Alors, créons ! Ne laissons plus l’information aux mains de ces quelques milliardaires.  Ne les laissons plus créer notre « réalité ». Créons la nôtre !

Lire l’article complet

Auteur Stéphane Hairy pour Le-4ème-Singe

Voir aussi:

 

Posté par Arkebi à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

- Vague de froid: Comment la société Energy Pool "efface" la consommation énergétique des industriels

648x415_illustration-reseau-electrique-hiver-region-rennes

 

La start-up savoyarde, qui œuvre pour soulager le réseau électrique en France, est à la première à s’être lancée sur le marché…

Des températures qui vont descendre jusqu’à -10°C la nuit. Le froid arrive cette semaine en France, et avec lui, la menace d’une surconsommation électrique. Et d’un risque de black-out. Parmi les solutions envisagées pour éviter ce scénario et soulager le réseau : l'« effacement énergétique ». Une spécialité de la start-up Energy Pool, créée en 2009 et basée à Chambéry.

L’entreprise savoyarde a été la première à se lancer sur le marché en France, travaillant avec RTE (Réseau de transports d’électricité). Son rôle : inciter les industriels à réduire leur consommation. Un « travail de longue haleine », selon Anne-Sophie Chamoy, en charge des affaires publiques et de la stratégie au sein d’Energy Pool.

« Nous avons identifié sur les 150 sites industriels avec lesquels nous travaillons, les machines qui peuvent s’arrêter en quelques minutes, sans que cela affecte les lignes de production », explique la jeune femme. Pour cela, la start-up a réalisé un audit détaillé et installé des outils permettant de mesurer en temps réel la consommation de ses clients.

13 minutes pour tout arrêter

Aujourd’hui, elle est en mesure d’arrêter la production en très peu de temps. « Lorsqu’il s’agit d’un événement prévu comme une vague de froid, nous sommes contactés la veille par RTE. Ainsi le jour même, nous disposons de deux heures pour prévenir les sites industriels. A eux ensuite d’arrêter les machines concernées. Les jours où nous devons faire face à un imprévu, nous mettons entre neuf et treize minutes pour réduire la consommation. Tout se fait à l’aide d’un système automatisé », précise Anne-Sophie Chamoy.

Dernière option, la moins utilisée : tout arrêter en temps réel. Ces trois scénarios permettent à chaque fois d’économiser entre 500 et 1.000 mégawatts d’un coup. « Mille mégawatts, c’est l’équivalent d’une tranche de centrale nucléaire et c’est deux fois la consommation d’une ville comme Lyon », dévoile la jeune femme.

Les industriels rémunérés en contrepartie

Un marché juteux puisque la start-up savoyarde, qui travaille aussi en Belgique, au Royaume-Uni, Cameroun, Japon, en Corée et Turquie, a réalisé un chiffre d’affaires de 25 millions en 2016. Elle ambitionne de multiplier ce chiffre par deux en 2017. « Toutefois une partie de cet argent est reversée aux industriels qui participent », conclut Anne-Sophie Chamoy. Chaque entreprise peut percevoir jusqu’à 15.000 euros par mégawatt effaçable.


http://www.20minutes.fr

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

- Que nous racontent les compteurs intelligents [vidéo 20mn]

 

Linky et personnocratia, une vidéo de 20′ qui remet les pendules à l’heure avec beaucoup d’intelligence:

réseaulinky-images

Les compteurs dits intelligents sont dangereux et coûteux.
Quelle intelligence les impose ?
Que faire ?

Pour en savoir plus, consulter le Livret de Personocratia sur La Société vers... le Paradis-sur-Terre.

Merci à Biquette

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

17/01/17

- Langouët, la commune bretonne qui a dit non aux énergies fossiles

Langouet-images

Langouët (Ille-et-Vilaine) a décidé de se passer des énergies fossiles en 2003. La commune est en passe d’y parvenir, prouvant que la transition énergétique est possible, même à l’échelle d’une ville sans technicien ni moyens financiers mirobolants.

  • Langouët (Ille-et-Vilaine), reportage

En entrant dans Langouët, commune à quelques minutes de route de Rennes, impossible de rater l’atelier municipal et son toit en pente orienté vers le sud. Une inclinaison optimale pour les panneaux solaires qui recouvrent la toiture. Le bâtiment n’est pas simplement le garage du tracteur municipal : c’est aussi une centrale de production photovoltaïque, comme la plupart des bâtiments appartenant à la commune. Tous sont équipés de panneaux solaires.

JPEG - 68.6 ko
L’atelier municipal a un toit solaire

Aujourd’hui, la production photovoltaïque de la ville compense largement l’électricité consommée par les services communaux de ce bourg d’environ 600 habitants. « Cela comprend l’éclairage public, la mairie, l’école, le pôle enfance, la bibliothèque, l’église, la salle polyvalente et l’atelier municipal », détaille le maire de Langouët, Daniel Cueff. Aux commandes de sa commune depuis 1999, cet antinucléaire convaincu voulait « faire du concret ». Pari réussi : en 2014, les panneaux de la ville produisaient 116 % de l’électricité consommée.

La commune vend son électricité à EDF, qui a l’obligation de l’acheter. Langouët est ensuite approvisionnée en électricité à partir du réseau Enedis, comme n’importe quelle commune. La provenance de l’électricité consommée par Langouët n’est donc pas connue précisément, même si la majeure partie provient du bassin local. Sur un plan comptable, l’opération est profitable, puisque Langouët compense ses dépenses de consommation grâce à la vente de sa production.

« Ce n’est pas facile à décider, car le retour sur investissement n’est pas immédiat » 

La conversion de la commune à l’énergie solaire date de 2003. « C’est sur le toit de l’école que nous avons installé les tout premiers panneaux solaires de Bretagne, se souvient l’édile, avec un brin de fierté dans la voix. À cette époque, on nous disait qu’il ne fallait pas installer de panneaux en Bretagne, car il n’y avait pas assez de soleil. C’était très difficile d’établir un cahier des charges pour les artisans, car personne ne savait comment faire. Sauf qu’en Allemagne, l’amplitude solaire est moins importante qu’en Bretagne : cela ne l’a pas empêchée de développer le secteur des panneaux photovoltaïques. » C’est donc grâce à deux architectes bretons rencontrés à Hanovre que l’aventure démarre.

JPEG - 92.2 ko
Daniel Cueff, le maire de Langouët depuis 1999.

Aujourd’hui, les quelques panneaux installés sur le toit de l’école sont devenus « de vraies antiquités “collector” », ainsi que les appelle affectueusement Daniel Cueff. Ils ont tout de même produit quasiment 40 % de l’électricité du bâtiment depuis sa construction. De nombreux panneaux similaires ont été installés sur toutes les façades orientées au sud des bâtiments communaux après cette première expérience. Dont le fameux atelier municipal, construit en 2011, conçu pour maximiser la production photovoltaïque. Un tournant : aujourd’hui, il produit la majorité de l’électricité de Langouët.

Cette conversion à l’énergie solaire n’est qu’une partie du projet de la commune, déjà connue pour sa cantine bio en service depuis 2003. Langouët a pour ambition de faire fonctionner ses services uniquement grâce à des énergies renouvelables. En 2007, la ville est passée au niveau supérieur en se débarrassant de sa chaudière au fioul et a investi dans une chaudière à bois. « Ce n’est pas facile à décider, car le retour sur investissement n’est pas immédiat. Si vous réfléchissez à court terme, vous vous dites qu’il ne faut pas construire une chaudière bois-énergie », admet Daniel Cueff.

La décision de Langouët a fait des émules 

Pour le combustible, Langouët s’approvisionne auprès de la communauté de communes, qui achète aux agriculteurs locaux le bois issu de la taille des haies. La bibliothèque, située trop loin pour être raccordée à cette chaudière centrale, dispose de son propre poêle à bois, installé entre deux rayonnages de livres. Elle suffit à chauffer la grande pièce grâce à une isolation performante — le bâtiment date de 2014.

JPEG - 114.5 ko
Le poêle à bois de la bibliothèque municipale.

La décision de Langouët a fait des émules, selon Mickaël Laurent, chargé de développement de Bretagne rurale et urbaine pour un développement durable (Bruded), un réseau de collectivités bretonnes cofondé par Langouët. « Certains élus hésitaient à se mettre au bois-énergie. Le fait que cela fonctionne à Langouët a contribué à les décider », explique-t-il. Seule ombre au tableau : la chaudière a connu plusieurs problèmes en 2015, qui ont obligé la commune à remettre partiellement en service l’ancien chauffage central au fioul. De quoi plomber le bilan énergétique de la commune. Mais selon Fabien Pottier, qui suit la commune pour le compte de l’Agence locale de l’énergie et du climat (Alec), « une année où la chaudière fonctionne bien, comme ce fut le cas en 2012, on avoisine les 100 % d’énergie renouvelable ».

Les bâtiments de la ville sont également étudiés pour économiser chauffage et électricité. L’école en est un bon exemple : elle a été construite en 2003 selon la norme HQE (haute qualité environnementale), en bois pour mieux retenir la chaleur. Dans les salles de classe et celle de jeu, des puits de lumière rendent quasi-inutiles les néons du plafond. Un tissu spécial, qui laisse passer la lumière, permet d’éviter l’effet loupe de la verrière. Dans les toilettes, des lampes automatiques évitent la surconsommation. Pour le côté pédagogique, un compteur a été installé dans l’une des classes. Il permet aux enfants d’observer en temps réel la production des panneaux du toit.

JPEG - 139.1 ko
L’école, construite en 2003 selon la norme HQE, possède des puits de lumière rendant moins utile l’éclairage électrique.

« Quand des élus veulent, ils peuvent »

À terme, Daniel Cueff aimerait compenser l’énergie de toute la ville. « On y est arrivé pour tout ce qui concerne les services communaux, on doit parvenir à couvrir toute la commune. » La mairie remodèle donc progressivement les bâtis pour les faire correspondre à un idéal de basse consommation. « Aujourd’hui, on arrive à faire des logements qui consomment 250 euros d’énergie par an, électricité et bois compris. Pour nos tout derniers logements sociaux, ce chiffre devrait atteindre 150 euros par an », escompte le maire. Une démarche qui bénéficie aussi aux habitants de ces nouveaux logements, amenés à moins dépenser.

Dans le même temps, la production d’énergie renouvelable doit augmenter grâce à la construction d’habitats « écobénéficiants », dont l’impact sur l’environnement serait positif. Un programme ambitieux dont la conception vient tout juste de commencer. « Les architectes ont pour mission de réfléchir à comment produire de l’énergie renouvelable sur ces nouveaux bâtiments. Il pourra s’agir d’éolien, de photovoltaïque, d’énergie hydraulique », annonce Daniel Cueff.

JPEG - 101.5 ko
Le dernier lotissement écologique en date de la commune.

Avant de se tourner vers le futur, Mickaël Laurent, de Bruded, tire les leçons du chemin déjà parcouru. Pour lui, Langouët est un exemple à suivre. « Bien sûr, la ville a l’avantage d’être petite — c’est plus rapide d’agir, il y a moins d’échelons de décision… Mais, en même temps, il n’y a pas de technicien, pas d’ingénieur et peu d’argent. Mais ce que prouve cette expérience, c’est que quand des élus veulent, ils peuvent. » Mais avant de pouvoir annoncer un bilan énergétique 100 % renouvelable, il reste une petite étape à franchir : remplacer le tracteur municipal, seul bien de la commune à encore consommer des énergies fossiles.

JPEG - 93.1 ko
Le compteur pédagogique mesurant la production des panneaux solaires sur le toit de l’école.

http://reporterre.net

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

16/01/17

- Politique, politiciens, fausse démocratie, et tromperies de l'élection

 

Screen Capture - 'PROCÈS CITOYEN DE L'ÉLECTION, version « Nantes, École des Mines,

 

  "Procès du processus électif représentatif", une conférence majeure d'Étienne Chouard - Paris - 9 Décembre 2016
Voici la vidéo d'une conférence donnée par Etienne Chouard au théatre Soum Soum à Paris, sur les vices de l'élection.
Oui je sais, cela semble incroyable que l'élection soient préjudiciables et même très nuisible pour la démocratie, mais Etienne Chouard nous le démontre avec brio, et point par point.
..../....
A voir absolument quel que soit votre alignement politique.

Étienne Chouard : LE NÉCESSAIRE PROCÈS CITOYEN DE L’ÉLECTION


http://www.blueman.name

 

Posté par Arkebi à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,