23/03/20

- Confinement, mesure sanitaire ou politique ?

 

Par la docteur Delepine (sa page, son site) samedi 21 mars 2020

 

Le confinement total, une catastrophe économique mais aussi sociale.

Ce confinement total qui n’en est pas un (les travailleurs doivent aller bosser sans protection avant de se confiner le soir !) est toxique pour la santé des confinés et ses effets pervers sont bien connus.

Ce confinement de la population est catastrophique pour le pays conduit tout droit vers la récession[1]. Sans preuve d’efficacité médicale réelle, Il ruine l’économie. Il menace à court terme l’existence même des artisans, professions libérales, petits commerçants soumis à de nombreuses charges fixes (loyers, salaires, charges sociales) qu’ils ne pourront plus honorer faute d’activité et de leurs nombreux salariés jetés au chômage[2].

De plus ses complications sanitaires ne sont pas négligeables.

 

[1] D’après AFP : En Chine depuis le confinement La production industrielle a connu un repli de 13,5% sur un an, contre +6,9% en décembre. Les ventes de détail, reflet de la consommation, ont pour leur part chuté de 20,5% par rapport aux deux premiers mois de 2019

[2] L’artisanat, les petits commerces « non essentiels » et les professions libérales constituent le premier employeur de France

 

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Confinement, mesure sanitaire ou politique ?

 Par Gérard Delepine chirurgien oncologue, statisticien et Nicole Delépine pédiatre cancérologue

 

« Si on était vraiment en guerre, on prendrait une branlée en quelques jours » [1]

« La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risques »

 

Le président Macron a déclaré la guerre ! mais véritablement à qui ? Au virus ou aux français ? Il a instauré la ligne Maginot genre Macron, faisant mine d’oublier les leçons du passé. L’histoire semble se répéter. S’agit-il d’incompétence généralisée ou d’une mise en scène d’un Machiavel de génie au service de la finance et seulement de la finance ? Hypothèse…

 

 La drôle de guerre

En 1940, l’ennemi était allemand ; aujourd’hui c’est un virus. Mais dans les deux cas, les gouvernants se sont montrés menteurs, incompétents, apparemment imprévoyants, rejetant sur nos compatriotes la faute de l’échec de leurs décisions désastreuses. A moins que … Machiavel ? Les aveux de l’ex-ministre Buzyn font planer un sacré doute sur leur supposée incompétence. En tous cas, ils SAVAIENT depuis fin janvier 2020, au moins ! INCOMPETENCE OU MACHIAVELISME DE HAUT VOL ?

En 1938, après Munich nos dirigeants ont endormi la population en présentant le monstre nazi comme susceptible de respecter ses engagements et n’ont pas utilisé le sursis honteusement obtenu pour moderniser nos armements et préparer nos armées. Ensuite pendant la drôle de guerre, entre la déclaration de guerre de septembre 39 et le début véritable de la guerre, les français ont -il espéré que le vent belliqueux s’arrêterait à leurs frontières comme peut-être à l’occasion du COVID nos gouvernants pourtant clairement informés ? Plus les jours passent, plus l’hypothèse de l’incompétence cède à celle de la manipulation bien mal enrobée de papier de soie.

 Aujourd’hui le chef de l’état nous répète selon la façon anaphorique de son maitre Hollande, nous sommes en guerre  ! Mais il arrête l’essentiel de l’activité économique sans protéger efficacement ceux qui vont au travail. PAS DE MASQUES lorsqu’ils prennent les transports en commun, haut lieu de contamination possible, négation de leur utilité [2] et refus de commande encore le 1 er mars ! Toujours pas de tests de dépistages facilement accessibles et minimisation de leur utilité malgré les prescriptions de l’Organisation Mondiale de la Santé[3].

 

Période d’hypnose de la population : tout va très bien, Mme la Marquise

En décembre 2019, alors que le virus faisait ses premières victimes chinoises, nos dirigeants ont eux aussi rassuré la population. Pourtant le caractère nouveau du virus retrouvé chez un patient chinois dès octobre 2019 était reconnu, et l’imprévisibilité de son évolution évidente.

Ont-ils fait fabriquer des masques, du gel hydroalcoolique, des surblouses, etc. ? Non.

Ont-ils demandé à nos chercheurs de mettre au point des tests de diagnostic rapide ? Non

 Ont-ils accordé aux hôpitaux les crédits indispensables pour rouvrir des lits et des services et embaucher le personnel nécessaire (alors que les soignants étaient en grève depuis 11 mois pour les alerter sur l’état critique du service de santé et demander des moyens) ? Non.

Ont-ils envisagé de fermer les frontières à tous ceux qui pouvaient venir de Chine, puis d’Italie ? Non.

Ils feignaient de croire que le virus s’arrêterait à nos frontières et répétait, concernant les hôpitaux, « nous sommes prêts  » sur l’air de « tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien ». Pire, nous sommes allés chercher le virus à Wuhan par avion direct sans respecter aucune mesure de prévention sur le personnel navigant.

 

Le mythe mondialiste contre l’évidence

Si on avait voulu stopper ou ralentir l’épidémie, la bataille des frontières aurait pu être efficace comme l’ont montré la Corée du Sud, Taiwan, Singapour et le Japon qui ont limité très fortement la dissémination du virus par la quarantaine des malades et des contacts à risque reconnus grâce au dépistage généralisé, mais jamais de confinement global de la population.

En France, cette bataille des frontières a été perdue, parce qu’elle n’a pas été livrée, au nom du tout puissant dogme mondialiste « l’ouverture des frontières n’apporte que du bien. » Et s’il n’en reste qu’un, ce sera notre président. Ce jour 19 Mars 2020, A Merkel ne s’occupe plus que de l’Allemagne et ne cite plus l’UE.

 

La Corée du Sud, le modèle à suivre !

En Corée du Sud, la guerre des frontières a été menée vigoureusement associant rapidement dès les premiers cas, restriction des voyages à l’étranger, port généralisé de masques, et dépistage très large pour mettre en quarantaine très tôt les malades et les porteurs sains. Elle a permis, sans confinement de la population, de limiter la mortalité à seulement 82 coréens [4] (pour 50 millions d’habitants) dont une grande majorité a été infectée par les membres d’une secte religieuse qui revenaient de Wuhan et l’avaient caché.

 

Mais aussi Singapour, Taiwan, le Japon

A Singapour, les mêmes mesures[5] ont permis sans confinement de la population d’éviter tout mort de coronavirus [6] parmi ses plus de 4 millions d’habitants.

A Taiwan, dès le 31 décembre 2019, les Centers for Disease Control de Taïwan ont mis en œuvre des mesures d'inspection pour les vols en provenance de Wuhan, en Chine.

Le 20 janvier 2020, le gouvernement a estimé que le risque posé par l'épidémie était suffisant pour activer le Centre de commandement central des épidémies, qui a mobilisé des fonds gouvernementaux et du personnel militaire pour faciliter la production de masques faciaux en envoyant dès février des soldats dans les usines des principaux fabricants de masques pour doter en personnel les 62 lignes de production de masques supplémentaires en cours d'installation.

 Les autorités taïwanaises ont suspendu les visites en Chine à partir de février 2020, interdiction prolongée jusqu'en avril. Malgré sa proximité avec la Chine et les grands flux humains, Taiwan a enregistré le taux d'incidence par habitant le plus bas dans le monde- environ 1 sur 500 000 personnes[7].

 

Au Japon

(127 millions d’habitants) la bataille des frontières a été spectaculairement illustrée par la stricte quarantaine du paquebot Diamond Princess et de ses 3711 passagers et membres d’équipage, parmi lesquels on comptera plus de 625 contaminés et 7 morts.

 Elle a été complétée par la quarantaine des personnes à risque, des mesures ciblées de restriction de transports et d’entrée sur le territoire et la généralisation des gestes barrière par la population dont l’utilisation de masques, la fermeture des écoles et le report des manifestations publiques, en particulier sportives.

Aucune fermeture d’administrations, ni confinement généralisé de la population n’a été envisagé. Le bilan actuel de cette politique est actuellement satisfaisant puisqu’avec une population double de celle de la France, le Japon ne déplorait que 852 contaminés et 29 morts[8] (mortalité de 0,00067%) au 17/3 contre plus de 148 décès en France (mortalité 0,00994%).

 

Frontières grandes ouvertes et affichettes pour dissuader le virus qui ne savait pas lire le français…

Comme en Italie, que nous prenons curieusement comme modèle malgré l’évolution désastreuse de l’épidémie dans ce pays[9], le gouvernement a laissé arriver de Chine tous ceux qui le voulaient, sans repérage aucun à leur arrivée et encore moins quarantaine de principe.

Il a fallu des critiques répétées sur le manque de détection aux arrivées aéroportuaires pour que la direction générale de la santé annonce très tardivement la mise en place d'une "équipe médicale d'accueil" à l'aéroport de Roissy. Ce sont les syndicats du personnel aérien d‘Air France qui ont imposé d’arrêter la desserte des pays à risques, d’autant qu’aucune quarantaine n’était imposé aux ressortissants des pays infectés ni des voyageurs suspects à l’arrivée à Roissy (aucun filtrage !). De plus, aucune protection des personnels par masques systématiques n’était organisée !

Pourtant l’isolement (la quarantaine) des personnes malades ou porteuses saines du virus (mais pas des autres !) constitue la méthode de base de prévention des pandémies.

Et le virus a pu diffuser tranquillement dans le pays. Encore aujourd’hui des avions arrivent d’Italie ! Des italiens passent en France sans filtre, alors que les français ne peuvent plus passer en Italie !

 

Une « guerre » sans moyens logistiques. Livrer des masques +++ pour tous et partout. Tester tout le monde

La bataille de France est actuellement livrée par des soldats de première ligne en nombre insuffisant et presque sans armes. Toujours pas de masques de protection, ni de solution hydro alcoolique en quantité suffisante même approximative, pour les soignants et les personnels d’urgence et de sécurité, tests diagnostic toujours très rationnés, nombre de lits de réanimation indigne[10] (plus de deux fois inférieur à celui du Japon, de Taiwan et de l’Allemagne[11]).

 Aucune décision d’ouverture de lits d’hôpitaux (encore au 20 Mars), d’embauche de personnels soignants en revalorisant leurs rémunérations, comme de médecins de ville en équilibrant le prix de la consultation sur la moyenne européenne (> 40 €) n’a été annoncée malgré l’ampleur de la catastrophe des hôpitaux en grande crise avant l’arrivée du virus. Les « héros » doivent continuer à travailler moins bien que dans la brousse. Le Titanic tant de fois annoncé dans des tribunes et des manifestations n’en finit pas de couler.

 

Les soignants dans la tourmente, méprisés dans les faits, sans explication

Le président de la fédération des médecins de France, généraliste, JP Hamon lui-même atteint, insiste sur les médias : « nous ne sommes pas de la chair à canon ». Sans effet, en dehors de compliments du genre « vous êtes des héros ». Non, nous médecins ne sommes pas des héros, mais souhaitons faire normalement notre métier dans des conditions de sécurité correctes pour nous et nos malades, ce qui nous est refusé.

Pourquoi ? Des héros pour ramasser les blessés sur les tranchées de Verdun, oui, mais pourquoi maintenant en France, juste parce que le Gouvernement a décidé de nous priver du matériel de protection de base  ! Ils se moquent de nous, ou jouent à la guéguerre avec notre peau et par conséquence avec celle des patients qui nous consultent, privés de masques également. Incompréhensible  ! Dans quel but ?

Des policiers traités comme de la chair à virus envoyés à la quête de la fameuse attestation humiliante[12], contaminante potentielle, sans masque, et pire sans autorisation d’en porter même fabriquée par leur épouse ! il devient « interdit de se protéger ». Pourquoi ?[13] Le virus serait-il dangereux pour le monde entier sauf pour les policiers français ?

 

La classe populaire méprisée 

Elle doit continuer à travailler selon les injonctions du ministère de l’économie, prendre des transports en commun bondés (lorsque la fréquentation diminue la RATP diminue le nombre de ses rames pour que la promiscuité reste égale !), servir les clients en supermarchés etc. SANS MASQUES comme leur répètent chaque soir les autorités !

Injonctions paradoxales en permanence. Rentrés chez eux, donc confinés, c’est tout juste s’ils pourront aller promener leurs chiens et en tous cas seront privés de loisirs, salles de sport, diner avec les amis, un cinéma ou un verre au bar etc. Boulot dodo et basta. Honteux. Le plus sidérant est l’acceptation apparente de la population tellement manipulée qu’elle finit par croire aux mensonges du pouvoir. Soumission….

Est-ce un test de notre résistance à la soumission, qui rappelle cruellement les expériences de Milgram [14] montrant qu’une grande proportion d’une population normale comme tout le monde devient capable sous l’ordre d’un chef de délivrer une dose mortelle d’électricité.

« Mais d’où l’expérimentateur détient-il son pouvoir ? Il n’a aucun réel moyen de coercition.
Le pouvoir est une notion éminemment politique et il faut se tourner vers les appareils idéologiques d’état : ensemble d’institutions publiques et privées qui élaborent, inculquent le système de norme et qui a pour fonction la reproduction des rapports sociaux existants.

Pour conclure, l’individu est en fait habitué à obéir et à recevoir des récompenses pour cela que ce soit dans le domaine scolaire, familial ou professionnel. La société inculque à l’enfant et dès son plus jeune âge un profond respect de l’autorité.

Le sujet de Milgram (Monsieur tout le monde) agit contre ses convictions et en souffre. Cependant, il va se conformer à ce qu’on attend de lui ».[15]

 

Hypothèse : l’épidémie faux-nez d’un renforcement de l’état policier garant du nouvel ordre mondial[16] au service de la finance ?

Un état policier dont le modèle actuel est le régime chinois

En 1940, la défaite aux frontières a servi de prétexte à une prise de pouvoir par le régime dictatorial de Vichy, et à la suppression des droits fondamentaux des français. En 2020, le président, utilisant l’invasion virale, nous impose un couvre-feu diurne et nocturne, et veut finaliser la suppression les acquis du pacte social hérité de la Résistance et du CNR[17] ? Notons que même le régime nazi n’avait pas imposé ce confinement 24H /24 sans sortie autorisée.

Ainsi la population souffre d’une double peine ; menacée du virus, elle est de plus soumise à un couvre-feu strict, obligée de montrer un « ausweis », un laisser passer de jour lorsqu’elle veut sortir (ce que l’occupant nazi n’a pas fait).[18] Ce confinement a d’ailleurs entraîné un exode des parisiens plus important que celui de 1940 ! Et des concitoyens arrivent à le leur reprocher ! Conditionnement. Rappel des heures sombres encore une fois.

« En ce joli mois de mars 2020, on est heureux d'apprendre que l'Etat chinois, jusqu'ici présenté comme une infâme dictature antidémocratique, peut soudain être pris pour modèle, qui plus est dans une disposition qui foule aux pieds les libertés publiques fondamentales. Evidemment pour la bonne cause, le bien commun et bla-bla-bla.  Ainsi meurt la liberté dans son pays de naissance, dans l’indifférence générale. »[19]

 

Le confinement total : une très mauvaise idée sur le plan sanitaire. Mais est-ce le véritable « projet », comme dirait Macron ?

Dans l’histoire des épidémies, le confinement de la population saine n’a jamais apporté la preuve de son efficacité en situation réelle. Ce sont l’hygiène et le confinement des malades, et seulement des malades qui ont aidé à éradiquer la peste, le typhus ou le choléra.

Les pays qui ont utilisé le confinement de l’ensemble de leur population les premiers (Chine et Italie) ont enregistré le plus grand nombre de morts[20] [21]. La régression du nombre de cas en Chine est trop facilement attribuée à cette mesure, alors que bien d’autres facteurs peuvent être en cause.

Les néo-épidémiologistes modernes autoproclamés, journalistes commentateurs l’affirment, ce qui bien sûr ne prouve rien. Malheureusement ils entretiennent l’angoisse qui vire à la psychose chez certains concitoyens devenus obsessionnels de l’évitement même à plusieurs mètres sur un chemin de campagne isolé. L’Italie dont le gouvernement devenue notre deuxième modèle depuis peu n’est pas un vraiment un bon exemple de gestion sanitaire (lui qui a admis les patients porteurs du virus dans les salles d’attente des urgences au contacts des autres malades, qui a réduit encore davantage que nous le nombre des lits de réanimation, dispose de peu de praticiens rodés, et d’un système de santé encore plus dégradé que le nôtre) et qui comptabilise le plus de morts de la planète.[22]

Le confinement délirant italien actuel ne semble pas efficace, puisque le gouvernement le prolonge. Le coté drastique de son application (peines de prison !) laissera probablement de lourdes séquelles psychiques chez de nombreux confinés. Choisir un tel modèle pour la France est faire preuve de beaucoup d’improvisation, sauf si le but réel était de saisir l’opportunité d’un conditionnement de la population à la perte des libertés publiques.

 

CONFINEMENT GENERAL : quels critères de décision ?

La décision de l’imposer a été prise par nos dirigeants théoriquement sur une simple simulation anglaise du nombre de cas prévisibles, prédiction dont les hypothèses et les calculs restent « secret défense » empêchant toute analyse indépendante. Pourquoi cette impossibilité de vérifier ces calculs ? 

En l’absence de tests diagnostiques généralisés, pourtant fortement conseillés par l’OMS, il est impossible de calculer des fourchettes fiables d’incidence et de mortalité, puisqu’on ne connait pas le nombre réel des malades peu atteints ni celui des porteurs sains ! Les chiffres donnés chaque soir n’ont pas de signification isolément. Peu de médias ont précisé que le nombre actuel d’hospitalisés en réanimation pour grippe saisonnière est du même ordre que celui du coronavirus.

Les services de réanimation sont, chaque année, débordés lors des épidémies de bronchiolites hivernales avec des bébés parisiens transférés à Lille ou Amiens en hélicoptère. Silence médiatique ou presque. Transports dangereux, conséquences directes des fermetures massives de lits par notre gestion bureaucratique et financière aggravée à chaque nouveau président. Souvenez-vous que les hôpitaux étaient en grève depuis 11 mois dans l’indifférence générale de la population. Et nous gouvernants accusent le coronavirus du manque de lits ! Si les malades étouffent, ce n’est pas le cas des politiques qui ne manquent pas d’air.

 Ecoutons cet éminent professeur de Stanford[23]  : Le nouveau coronavirus est une menace sérieuse. Nous devons nous y préparer, non pas en faire de trop.

Pourtant si le système de santé en vient à être submergé, il se peut que la majorité des décès supplémentaires ne soit pas dû au coronavirus mais à d’autres maladies communes et pathologies telles que les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les traumatismes, les hémorragies et autres qui ne sont pas traités correctement.

 « Avec des confinements durant des mois, voire des années, la vie en grande partie s’arrête, les conséquences à cout-terme et à long-terme sont complètement inconnues, et des milliards de vies, pas seulement des millions, peuvent éventuellement être en jeu.

Si nous décidons de sauter de la falaise, nous avons besoin de données qui nous informent sur la logique d’une telle action et les chances que nous avons d’atterrir sains et saufs quelque part. »[24]

 

 Le confinement total, une catastrophe économique mais aussi sociale

Ce confinement total qui n’en est pas un (les travailleurs doivent aller bosser sans protection avant de se confiner le soir !) est toxique pour la santé des confinés et ses effets pervers sont bien connus.

Ce confinement de la population est catastrophique pour le pays conduit tout droit vers la récession[25]. Sans preuve d’efficacité médicale réelle, Il ruine l’économie. Il menace à court terme l’existence même des artisans, professions libérales, petits commerçants soumis à de nombreuses charges fixes (loyers, salaires, charges sociales) qu’ils ne pourront plus honorer faute d’activité et de leurs nombreux salariés jetés au chômage[26].

De plus ses complications sanitaires ne sont pas négligeables : dépressions qui persistent dans plus d’un tiers des cas de nombreux mois après sa levée, stress post-traumatique durable dans le temps, obésité, drames familiaux (femmes ou enfants victimes de violences familiales) divorces, retard scolaire, addiction renforcée à l’alcool ou aux écrans…[27]. Et certains groupes de personnes sont encore plus à risque : entendons l’appel des éducateurs d’enfants placés, qui se retrouvent encore plus seuls avec au moins la moitié des encadrants absents. Les enfants battus dont les appels au secours devront attendre la fin de la quarantaine, idem les femmes battues ... Quant aux SDF dont la première mesure de vigilance fut de leur mettre des contraventions pour trainer dans la rue … UBU roi au royaume de France.

« L'histoire de l'invocation de mesures de quarantaine est ternie par des menaces, une peur généralisée, manque de compréhension, discrimination, difficultés économiques et rébellion (...).la mise en quarantaine peut créer de graves problèmes psychologiques, émotionnels et financiers pour certaines personnes ». [28]

Et conclusion de l’article cité : « Nos données montrent que la mise en quarantaine peut entraîner une détresse psychologique considérable sous la forme de SSPT (syndrome de stress posttraumatique) et de symptômes dépressifs. Les responsables de la santé publique, les médecins spécialistes des maladies infectieuses et les psychiatres et psychologues doivent être informés de ce problème.  » Encore ne s’agit-il, dans ce témoignage, que de la quarantaine des personnes confinées malades qui de ce fait comprennent le bien-fondé de la quarantaine… Les séquelles chinoises et encore plus italiennes (population moins conditionnée à la dictature) et françaises sur une population entière n’ont pas fini d’être analysées. Bel avenir pour les psychologues.

Ne vous laissez pas manipuler par le harcèlement quotidien du gouvernement relayé par ses fidèles pseudo-experts et ses journalistes en continu sur les médias. La volonté de protéger la nation serait plausible, si les confinés ne se retrouvaient pas sans protection au marché ou chez le boucher et pire aux urgences, car la vie continue et les infarctus et blessures n’ont pas disparu. Et là, surprise les soignants n’ont pas de masque et sont exposés toute la journée aux postillons virulents. Comme on le voit, cette charge virale répétée les conduit à payer un lourd tribu à cette virose. Mais de façon honteuse en deux mois, on découvre que cette pénurie de masques est bien organisée. Alors fabriquez les vôtres pour vos sorties (nombreux tuto sur internet). Mieux que rien, quoiqu’en dise l’inénarrable Sibeth !

 Et si ce confinement était « de bonne foi » pourquoi interdirait-on aux cyclistes de rouler seuls, aux cavaliers de sortir seuls, aux baigneurs de profiter du soleil seuls sur un coin de plage à distance des autres confinés, à un surfeur de pratiquer, et aux marcheurs de maintenir leurs formes pour ne pas perdre des années d’exercice, aux plaisanciers d’aller avec leurs familles sur les mers...

Il y a une volonté d’humiliation des confinés qui démontre, s’il en était besoin l’absence de bon sens sanitaire et de projet réel de santé. En quoi un promeneur seul en campagne à plus de 500 m de chez lui est-il dangereux ? Vous pouvez multiplier les exemples. Fermer les plages, les parcs est une mesure coercitive non médicale visant à conditionner le peuple à obéir, à se soumettre. Test pour voir jusqu’où un dictateur peut aller trop loin ?

 

 LES VRAIS BUTS ? Hypothèses.

Poursuivre la destruction de tous les acquis du droit du travail dans la « paix sociale » sans manifestation « agaçante », les gilets jaunes et leurs soutiens sont confinés. Bravo !

Nos dirigeants veulent-ils détruire le pays par la gravité de la récession engendrée, et ce dans le cadre d’une volonté mondiale de mise au pas par un gouvernement Mondial revendiqué encore en 2017 par le célèbre mentor du président Macron, Jacques Attali qui attendait une grande pandémie pour y parvenir. Nous y voici.

Etablir une dictature à la chinoise grâce à la panique et l’hystérie entretenue par la propagande sans précédent que diffusent en continu les médias pour une infection dont la mortalité mondiale réelle reste bien inférieure à celle la grippe[29] ? Chaque soir, messe quotidienne oblige, vous apprenez le nombre de morts par coronavirus, mais on oublie de vous dire que 500 personnes sont parties de leur cancer ce même jour (et miracle si on leur trouve un coronavirus, ce dernier sera déclaré responsable du décès) et la psychose est alimentée par des chiffres absolus sans jamais de comparaison à l’ensemble de la population de plus de 65 millions de français. Parle-t-on des vieillards honteusement abandonnés sans droit de visite, sans soins kiné ou orthophonistes, qui s’éteignent très vite, tous attribués au virus bien que non testés.

Pour mettre en perspective les chiffres absolus donnés chaque soir :

 Rappelons :

 « En 2013, 567 078 décès domiciliés en France entière (hors Mayotte) ont été enregistrés. Avec respectivement 163 602 et 142 175 décès en 2013, les tumeurs et les maladies de l’appareil circulatoire constituent les causes de décès les plus fréquentes, tous sexes confondus. »[30]

Les maladies de l’appareil respiratoire et les morts violentes (accidents, suicides et autres causes externes de décès) comptabilisent respectivement 6,6 et 6,5 % de l’ensemble des décès. 

Et l'OMS rappelle que la grippe saisonnière fait 60.000 morts par an en Europe. En France, la grippe saisonnière touche chaque année en moyenne 2,5 millions de personnes et en tue environ 10000. Lors de l’épidémie grippale 2014-2015, la surmortalité hivernale a atteint 18.300 décès. (AFP février 2020).

 Alors pourquoi tout ce chari vari quotidien alors que la mortalité due au covid19 est très inférieure par exemple au nombre de morts journaliers par cancer (environ 500) par exemple. Les cancéreux font partie des sacrifiés au coronavirus, puisqu’on retarde leurs chimiothérapies diminuant ainsi leurs chances de guérison …

 

 Et la loi d’exception a été votée au parlement ce jeudi 19 Mars 2020

La proposition de loi pour soi-disant lutter contre l’infection comporte la suppression de droits sociaux et des restrictions de liberté qui laissent craindre le pire.

Ecoutons le Pr marseillais [31] Raoult sur le confinement et aussi la lueur d’espoir thérapeutique par le Plaquenil qui lui a valu des menaces comme toujours avec les novateurs.

« Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés, et à peu près aussi inopérant.
La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée. »

Comme nos aïeux contre l’occupant nazi, RESISTONS ! Exigeons des masques et des dépistages par des tests diagnostic généralisés qui protègent bien mieux la population que le confinement. Refusons le confinement aveugle qui détruit la vie sociale et l’économie sans bénéfice sanitaire réel. Refusons des lois d’exception injustifiées. RESISTONS !

Et relisons Stanley Milgram et son livre « soumission à l’autorité » pour analyser le mécanisme du conditionnement à la soumission et ne pas devenir les élèves soumis du gouvernement en stigmatisant tel voisin qui ne marche pas assez loin de sa maison ou tel Parisien qui a voulu échapper à la folie du marché Barbès fort bien toléré par les autorités…

 

source:

Confinement, mesure sanitaire ou politique ?

Ce confinement total qui n'en est pas un (les travailleurs doivent aller bosser sans protection avant de se confiner le soir !) est toxique pour la santé des confinés et ses effets pervers sont bien connus. Ce confinement de la population est catastrophique pour le pays conduit tout droit vers la récession[1].

https://www.agoravox.fr

 

 

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22/03/20

- Nous sommes tous des Stoïciens maintenant

Chrysippe de Soles-310px-Byzantinischer_Mosaizist_des_5Copyright © 2003-2020 MaquetLand.com [Le Monde de la Maquette] et AMM- Tous droits réservés

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par Pepe Escobar.

La Route de la Soie philosophique comme célébrée dans un aéroport italien : une rencontre entre les stoïcismes chinois et gréco-latin.

En début de semaine, une délégation de médecins chinois est arrivée à l’aéroport de Malpensa près de Milan en provenance de Shanghai sur un vol spécial Chine Eastern Airlines transportant 400 000 masques et 17 tonnes de matériel. La banderole de salutation que les visiteurs ont déployée sur le tarmac, en rouge et blanc, disait : « Nous sommes les vagues de la même mer, les feuilles du même arbre, les fleurs du même jardin ».

Dans une stature d’élégance transculturelle suprême, elle s’inspirait de la poétique de Sénèque, un Stoïcien. L’impact, dans toute l’Italie, où les gens étudient encore les classiques, a été immense.

Les Chinois ont été consultés à l’avance et ils ont préféré Sénèque à un proverbe chinois. Après tout, pour la Chine, un État civilisé vieux de 5 000 ans qui a fait face à peut-être plus que sa part de cas de luan (« chaos »), il n’y a rien de plus rajeunissant que le post-chaos.

La Chine fait don au Cambodge de kits de dépistage du coronavirus. La Chine a envoyé des avions chargés de masques, de respirateurs – et de médecins – en Italie et en France. La Chine a envoyé des médecins en Iran, qui fait l’objet de sanctions américaines unilatérales et illégales, et en Irak, que le Pentagone bombarde à nouveau. La Chine apporte son aide sur tous les fronts (eurasiatiques), des Philippines à l’Espagne.

Le Président Xi Jinping, lors d’un appel téléphonique avec le Premier Ministre italien Giuseppe Conte, s’est engagé, dans le sillage du Covid-19, à établir une Route de la Soie de la Santé, qui accompagnera les Nouvelles Routes de la Soie, ou Initiative la Ceinture et la Route.

Ainsi, finalement, la Route de la Soie philosophique est célébrée dans un aéroport italien, une rencontre du Stoïcisme gréco-latin avec le Stoïcisme chinois.

Esclave, orateur, empereur

Le Stoïcisme, dans la Grèce antique, était la culture pop – s’étendant d’une manière dont les écoles sophistiquées de Platon et d’Aristote ne pouvaient que rêver. Comme les Épicuriens et les Sceptiques, les Stoïciens devaient beaucoup à Socrate qui a toujours insisté sur le fait que la philosophie devait être pratique, capable de changer nos priorités dans la vie.

Les Stoïciens étaient très attachés à l’ataraxie – se libérer des perturbations – comme état d’esprit idéal. L’homme sage ne peut être troublé car la clé de la sagesse est de savoir ce dont il ne faut pas se soucier.

Les Stoïciens étaient donc socratiques en ce sens qu’ils s’efforçaient d’offrir la tranquillité d’esprit à tous. Comme une version hellénistique du Tao.

Le grand ascétique Antisthène était un compagnon de Socrate et un précurseur des Stoïciens. Les premiers Stoïciens tirent leur nom du porche – stoa – du marché athénien où le fondateur officiel du Stoïcisme Zénon de Citium (333-262 av. J.-C.) avait l’habitude de se retrouver. Mais le vrai fondateur était en fait Chrysippe de Soles, un philosophe spécialisé dans la logique et la physique, qui a peut-être écrit jusqu’à 705 livres, dont aucun n’a survécu.

L’Occident a connu les plus grands Stoïciens sous la forme d’un trio romain – Sénèque, Epictète et Marc Aurèle. Ils sont les modèles du Stoïcisme tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Epictète (50-120 après J.-C.) est né esclave à Rome, puis s’est installé en Grèce et a passé sa vie à examiner la nature de la liberté.

Sénèque (5 av. J.-C. – 65 apr. J.-C.), fabuleux orateur et dramaturge de renom, s’est exilé en Corse lorsqu’il a été faussement accusé d’avoir commis un adultère avec la sœur de l’Empereur Claude. Mais par la suite, il fut ramené à Rome pour éduquer le jeune Néron, et finit par être en quelque sorte forcé par ce dernier à se suicider.

Lucius Annaeus Seneca (Le Jeune) c5 BC-65 AD. Philosophe stoïcien romain, se suicidant dans son bain, après s’être opposé à Néron. Photo AFP / rom Hartmann Schedel ‘Liber chronicarum mundi’ (Chronique de Nuremberg), 1493 gravure sur bois, Nuremberg

Marc-Aurèle, humaniste, était le prototype de l’Empereur réticent, vivant dans les turbulences du deuxième siècle après J.-C. et se configurant comme un précurseur de Schopenhauer : Marcus voyait la vie comme une véritable corvée.

Les enseignants de Zénon étaient en fait des Cyniques (le surnom qui leur a été donné vient d’un mot grec signifiant « comme un chien, ignoble, grossier ») dont l’intuition fondamentale était que rien n’importait plus que la vertu. Il fallait donc rétrograder les pièges de la société conventionnelle au rang de distractions sans importance, au mieux. Peu de cyniques (en c minuscules) d’aujourd’hui pourraient se qualifier comme tels.

Il est éclairant de savoir que les classes supérieures de l’Empire Romain, les 1%, considéraient les idées de Zénon comme assez fiables, tout en se moquant, comme on pouvait s’y attendre, du premier Punk de l’histoire, Diogène le Cynique, qui se masturbait sur la place publique et portait une lanterne en essayant de trouver un vrai homme.

Tout comme pour Héraclite, pour les Stoïciens, un élément clé dans la quête de la paix de l’esprit était d’apprendre à vivre avec l’inévitable. Ce désir de sérénité est un de leurs liens avec les Épicuriens.

Les Stoïciens étaient catégoriques sur le fait que la plupart des gens n’ont aucune idée de l’univers dans lequel ils vivent. (Imaginez leur réaction aux réseaux sociaux.) Ils finissent donc par être confus dans leurs attitudes face à la vie. Contrairement à Platon et Aristote, les Stoïciens étaient des matérialistes purs et durs. Ils n’auraient pas parlé de « Formes » dans un monde platonicien idéal. Pour les Stoïciens, ce n’étaient rien d’autre que des concepts dans l’esprit de Platon.

Pour les Épicuriens, le monde est le produit imprévu de forces chaotiques.

Les Stoïciens, en revanche, pensaient que le monde était une question d’organisation jusque dans les moindres détails.

Pour les Épicuriens, le cours de la nature n’est pas prédéterminé : Le destin intervient sous la forme de dérivations aléatoires d’atomes. En fait Destin signifiait Zeus dans la Grèce antique.

Pour les Stoïciens, tout se passe selon le destin : une chaîne inexorable de causes et d’effets, se développant exactement de la même manière encore et encore dans un cycle de création et de destruction cosmique – une sorte de précurseur de l’éternelle récurrence de Nietzsche.

L’acceptation résignée

Les Stoïciens ont été fortement influencés par Héraclite. La physique stoïcienne traite de la notion d’interpénétration : le monde physique comme une concoction agitée de substances mélangées, un précurseur assez extraordinaire de l’équivalence de l’énergie et de la matière chez Einstein.

Ce que le monde post-moderne retient des Stoïciens est la notion d’acceptation résignée – qui a tout son sens si le monde fonctionne vraiment selon leurs intuitions. Si le destin gouverne le monde et que pratiquement tout ce qui arrive est hors de notre contrôle, alors la realpolitik signifie accepter « tout ce qui doit arriver comme cela arrive réellement », selon les mots immortels d’Epictète.

Il est donc inutile de s’enthousiasmer pour des choses que nous ne pouvons pas changer. Et il est inutile de s’attacher à des choses que nous finirons par perdre. (Mais essayez de vendre cette notion aux maîtres de l’univers du capitalisme financier).

Donc la Voie, selon les Stoïciens, est de ne posséder que l’essentiel, et de voyager léger. Lao Tseu approuverait. Après tout, tout ce que nous pouvons perdre est plus ou moins déjà parti – nous sommes donc déjà protégés contre les pires coups de la vie.

Lao-Tseu (vers 604-531 av. J.-C.) sur son buffle, dynastie Qing (céramique) de l’école chinoise, (18e siècle) ; musée Guimet, Paris. Photo : AFP

Le secret stoïcien ultime est peut-être la distinction faite par Épictète entre les choses qui sont sous notre contrôle – nos pensées et nos désirs – et celles qui ne le sont pas : nos corps, nos familles, nos biens, notre sort dans la vie, tous les éléments que l’expansion du Covid-19 a maintenant mis en échec.

Ce qu’Epictète vous dit, c’est que si vous redirigez vos émotions pour vous concentrer sur ce qui est en votre pouvoir et que vous ignorez tout le reste, alors « personne ne pourra jamais exercer de contrainte sur vous, personne ne vous gênera – et il n’y a aucun mal qui puisse vous toucher ».

Epictète, le philosophe grec stoïcien. Photo : AFP / ©Costa/leemage
Le pouvoir n’est finalement pas pertinent

Sénèque a proposé un guide définitif que nous pouvons appliquer à plusieurs volets du 1% : « Je nie que les richesses soient un bien, car si elles l’étaient, elles rendraient les hommes bons. En l’état actuel des choses, puisque ce qui se trouve entre les mains des personnes malfaisantes ne peut être qualifié de bien, je refuse d’appliquer le terme aux richesses ».

Les Stoïciens ont enseigné qu’entrer dans la vie publique signifie répandre la vertu et combattre le vice. C’est une affaire très sérieuse qui implique le devoir, la discipline et la maîtrise de soi. Cela explique en grande partie pourquoi plus de 70% des Italiens applaudissent aujourd’hui la conduite du Premier Ministre dans la lutte contre le Covid-19. Conte s’est montré à la hauteur de la situation, de manière inattendue, comme un néo-Stoïcien.

Les Stoïciens considéraient la mort comme un rappel utile de son propre destin et de l’insignifiance ultime des choses du monde. Marc-Aurèle trouvait une énorme consolation dans la brièveté de la vie : « Dans peu de temps, vous ne serez plus personne et vous ne serez plus nulle part, tout comme Hadrien et Auguste ». Lorsque les circonstances rendaient impossible de vivre selon les idéaux de la vertu stoïcienne, la mort était toujours un plan B viable.

Épictète nous dit aussi que nous ne devrions pas vraiment nous préoccuper de ce qui arrive à notre corps. Parfois, il semblait considérer la mort comme le moyen acceptable de se sortir de tout malheur.

Au sommet de leur art, les Stoïciens ont clairement indiqué que la différence entre la vie et la mort était insignifiante, comparée à la différence entre la vertu et le vice.

D’où la notion de noble suicide. L’héroïsme stoïcien est évident dans la vie et la mort de Caton le Jeune, tel que décrit par Plutarque. Caton était un adversaire acharné de César, et son intégrité lui a dicté que la seule issue possible était le suicide.

Selon le récit légendaire de Plutarque, Caton, lors de sa dernière nuit, a défendu un certain nombre de thèses stoïciennes pendant le dîner, s’est retiré dans sa chambre pour lire le Phaedo de Platon – dans lequel Socrate affirme qu’un vrai philosophe voit toute la vie comme une préparation à la mort – et s’est suicidé. Bien sûr, il est devenu une superstar stoïcienne pour l’éternité.

Les Stoïciens ont enseigné que la richesse, le statut et le pouvoir sont finalement sans importance. Une fois de plus, Lao Tseu approuverait. La seule chose qui peut élever un homme au-dessus des autres est la vertu supérieure – dont tout le monde est capable, du moins en principe. Donc, oui, les Stoïciens croyaient que nous sommes tous frères et sœurs. Sénèque : « La nature a fait de nous des parents en nous créant à partir des mêmes matériaux et pour le même destin ».

Imaginez un système construit sur un dévouement au bien-être des autres désintéressé, et contre toute vanité. Ce n’est certainement pas le but de ce turbocapitalisme financier qui engendre l’inégalité.

Epictète : « Que faut-il dire alors à chaque épreuve qui survient ? Je me préparais pour cela, je m’entraînais pour cela ». Le Covid-19 montrera-t-il à une vague mondiale de néo-Stoïciens pratiquants qu’il existe une autre voie ?

Pepe Escobar

source : We are all Stoics now

traduit par Réseau International

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- Les connards qui nous gouvernent

jester-82750Jan Matejko. — « Stańczyk », 1862.

 

Bien sûr ça n’est pas moi qui le dis — ça non. C’est Claude Askolovitch. Plus exactement, Claude Askolovitch rapporte les propos d’un « ami pneumologue ». En même temps, on sent qu’il les endosse un peu. Ça n’est pas exactement lui qui le dit mais un peu comme si quand même. En tout cas, tous les papiers de la respectabilité sont dûment tamponnés : un journaliste de France Inter et d’Arte, on pourra difficilement plus en règle. Et donc tout d’un coup, sans crier gare, le voilà qui parle, ou laisse parler, de nos gouvernants comme de « connards ».

On se demande ce qui l’a piqué — en même temps il faut admettre : quand une vidéo appelée à demeurer dans la mémoire collective montre Agnès Buzyn, ci-devant ministre de la santé, déclarer fin janvier qu’évidemment le virus restera à Wuhan et qu’il n’y a aucune chance que nous en voyions jamais la couleur ; quand, jusqu’au 12 mars après-midi, le ministre Blanquer assène qu’il n’y a aucune raison de fermer les écoles (moi aussi, comme Claude Askolovitch, j’ai un ami : dans la classe de sa fille, sept cas positifs, mais pourquoi embêter les parents avec d’inutiles soucis de garde ?), et que le soir même la fermeture générale est annoncée ; quand, dans un tweet à ranger sur la même étagère que la vidéo de Buzyn, Macron, comme un hipster du 11e arrondissement qui aurait fait l’atelier poésie au collège, nous invite — le 11 mars –- : « Nous ne renoncerons à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, au fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté », pour le 12 fermer les écoles, le 14 laisser son premier ministre annoncer un début de confinement général, et le 16 morigéner la population qui continuait sur la lancée de l’exemple qu’il lui donnait depuis des semaines ; quand on se remet sous les yeux le tableau d’ensemble de ces ahurissements, on se dit en effet que tous ces gens se sont fait prendre soit par surprise, soit par connerie. Et que l’hypothèse de la surprise étant à l’évidence exclue, il ne reste que celle de la connerie — qui n’est pas une surprise.

Mais l’établissement des archives ne serait pas complet si l’on n’y ajoutait cette séquence, éloquente et synthétique entre toutes, de l’intervention de Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP au journal de France 2 samedi soir : « Je supplie l’ensemble des Français d’appliquer les mesures annoncées ». Martin Hirsch, passé sans transition de la démolition à la supplication.

On s’est beaucoup moqué des soviétiques, de Tchernobyl et du socialisme réel, mais vraiment, le capitalisme néolibéral devrait prendre garde à ne pas faire le malin

La Supplication, c’est le titre d’un livre de Svetlana Alexievitch. Sur la catastrophe de Tchernobyl. Et c’est vrai qu’il y a du Tchernobyl dans l’air. Il va y avoir des « nettoyeurs ». C’est le nom qu’on donnait aux sacrifiés, ceux qu’on envoyait muni d’un linge sur la bouche et d’une paire de bottes, pelleter les gravats vitrifiés de radioactivité. Une aide-soignante sur Twitter publie le patron qui circule pour fabriquer « soi-même à la maison » des masques avec du tissu. On s’est beaucoup moqué des soviétiques, de Tchernobyl et du socialisme réel, mais vraiment, le capitalisme néolibéral, qui a déjà oublié son Three Mile Island et son Fukushima, devrait prendre garde à ne pas faire le malin. À l’hôpital en France en 2020, il y a pénurie de gel et de masques pour le personnel soignant — alors que des fractions considérables de la population devraient y avoir accès. Et l’on n’a sans doute encore rien vu : que se passera-t-il d’ici quelques semaines quand les hospitaliers laissés démunis, contaminés, vont commencer à tomber comme des mouches, et toute la structure du soin menacer de s’effondrer sur elle-même, les soignants devenant à-soigner — mais par qui ? Mais zéro-stock, zéro-bed : c’était la consigne efficace des lean-managers — les zéro-managers. À qui ne reste plus que la supplication.

 

 

Il y a les zéro-managers et, donc, il y a les epsilon-journalistes : ceux qui commencent à crier aux « connards » quand la catastrophe est là. C’est-à-dire un peu tard. D’autres gens criaient aux « connards », depuis longtemps même, mais, Dieu toute cette radicalité ! Toute cette violence  ! La démocratie c’est le débat apaisé et loin des extrêmes (qui se touchent). À France Inter, sur Arte, au Monde et à Libération, la raison est le nom de la mission : la violence, c’est pour la populace bornée en ses passions jaunasses, ou les fous furieux de « l’ultra-gauche ». Et puis tout d’un coup, un jour : « connards ».

Le problème avec les grandes catastrophes — financières, nucléaires, sanitaires — c’est qu’il vaut mieux les avoir vues venir de loin. C’est-à-dire avoir pris le risque de gueuler « connards » quand tout allait bien, ou plutôt quand tout semblait aller bien — alors que le désastre grossissait dans l’ombre. L’armement, et le réarmement permanent de la finance, donc des crises financières, y compris après celle de 2007 : connards. La destruction de l’école, de l’université et de la recherche (notamment sur les coronavirus, quelle ironie) : connards. La démolition de l’hôpital public : ah oui, là, sacrés connards. Le surgissement des flacons de gel désinfectant dans les bureaux de vote quand même les personnels soignants en manquent : hors catégorie.

On peut jouer « l’immunité de groupe » avec la grippe saisonnière, par exemple, mais pas avec la peste. Où est le coronavirus entre les deux ?

Enfin « hors catégorie », c’est vite dit. Car, sur le front des connards aussi, la concurrence non faussée est féroce. Le Royaume-Uni, qui a les mêmes à la maison, est en train de découvrir la légère boulette de sa première stratégie basée sur la construction d’une « immunité de groupe » — soit, dans la perspective d’une épidémie récurrente, laisser délibérément infecter 50 à 60 % de la population pour y distribuer largement la formation d’anticorps, en vue de « la fois d’après ». Or, on peut jouer « l’immunité de groupe » avec la grippe saisonnière, par exemple, mais pas avec la peste. Où est le coronavirus entre les deux ? Un peu trop au milieu semble-t-il. Suffisamment en tout cas pour que jouer la « propagation régulée », au lieu du containment rigoureux, finisse par se solder en centaines de milliers de morts — 510 000 dans le cas britannique selon les estimations d’un rapport de l’Imperial College. Ici la philosophie conséquentialiste (1) a la main lourde, et l’esprit de sacrifice généreux — mais pour les autres, comme toujours.

Or l’organe complotiste de la gauche radicale, Le Figaro, nous apprend qu’il y a bien des raisons de penser que la première réponse du gouvernement français a été fortement imprégnée, sans le dire évidemment, de la stratégie sacrificielle de « l’immunité de groupe » — « certes, il y aura bien quelques morts, mais enfin c’est pour le salut futur de la collectivité ». Vient le moment où, à Paris et à Londres, on s’aperçoit que « quelques morts », ça va plutôt faire une montagne de morts. De là le passage un peu brutal de la poésie collégienne au confinement armé. De là également la légitime question de savoir à combien ça nous met sur l’échelle Richter ouverte de la connerie gouvernante.

On comprend, dans de telles conditions de fragilité morale, que le gouvernement ait besoin d’en appeler à la « guerre » et à « l’union nationale ». C’est qu’autoriser le moindre départ de contestation menace de tourner en incendie général. Au vrai, la solidarité dont Macron fait ses trémolos zézayants, et qui est en effet très impérieuse, n’entraîne nullement d’être solidaire avec lui — juste : entre nous. Dans ces conditions, rien n’est ôté du devoir de regarder et de la liberté de dire : « connards », s’il s’avère.

Mais le monde social est comme un grand système d’autorisations différentielles. Les droits à dire, et surtout à être entendu, sont inégalement distribués. Ce qui est dit compte peu, et qui le dit beaucoup. Par exemple, avertir aux « connards » tant que France Inter dit que tout va bien est irrecevable. Il faut que France Inter passe en mode « connards » pour que « connards » puisse être dit — et reçu. On a bien compris qu’ici France Inter était une métonymie. La métonymie du monopole epsilon-journaliste. Qu’on ne dessille que le nez sur l’obstacle. Mais alors hilarité garantie : en cette matinée de premier tour des municipales, CNews nous montre Philippe Poutou votant à Bordeaux où il est candidat, et l’on manque de tomber à la renverse en entendant la voix de commentaire rappeler que « Philippe Poutou représente un parti dont le slogan a été longtemps “Nos vies valent plus que leurs profits”, et je trouve que ce que nous vivons en ce moment est la mise en œuvre de ce principe ». Voilà, voilà. Ils étaient si drôles ces trostkystes avec leurs slogans, eh bien, justement, venus du fond de l’URSS de Tchernobyl (ânerie historiographique de première, mais c’est comme ça que ça se range dans une tête de journaliste). Ils étaient si drôles. Et puis voilà qu’ils ont raison. On dit les trotskystes, mais là aussi c’est une métonymie — symétrique du monopole d’en-face.

En-face, précisément, à part cette drôlerie, rien ou presque. Claude Askolovitch n’est pas France Inter — il le sera quand, ès qualités et en son nom propre, il dira « connards » au micro, même de la part d’un « ami », plutôt que sur son compte personnel de Twitter. À Libé, on était il y a peu encore secoué de sarcasmes à l’idée qu’on pouvait faire argument du krach boursier contre la réforme des retraites — ces Insoumis.... Au Monde, toute mise en cause d’ensemble du néolibéralisme dans la situation présente vaut éructations excitées au « Grand soir ».

Mais le propre des grandes crises, comme situations à évolutions fulgurantes, c’est que les opinions aussi connaissent des évolutions fulgurantes. Par exemple, à quelques jours de distance, on reprendrait volontiers le sentiment de Lilan Alemagna que la connexion krach/réforme des retraites faisait tant rire. Ou celui d’Abel Mestre maintenant qu’il a pris connaissance des articles de son propre journal sur les projections de mortalité et la situation progressivement révélée de l’hôpital, manière de voir comment il apprécie le degré de changement qu’il faut faire connaître à l’ordre social présent. L’ordre social qui donne du « héros » en verroterie symbolique aux personnels hospitaliers, mais leur fait envoyer des mails leur expliquant qu’une infection au coronavirus ne sera pas reconnue comme maladie professionnelle (des fois qu’entre deux gardes ils aillent se déchirer en discothèque) ; celui qui par la bouche de Martin Hirsch — encore — traite de « scrogneugneu » les médecins et infirmières qui ont dénoncé l’agonie matérielle de l’hôpital (présidée par lui), et ceci au moment même où il demande aux personnels retraités de venir reprendre le collier aux urgences, c’est-à-dire de rejoindre leurs collègues tous déjà positifs, Tchernobyl-style ; celui qui célèbre l’éthique du service public il-y-a-des-choses-qu’on-ne-peut-pas-confier-à-la-loi-du-marché, mais maintient le jour de carence pour ses agents malades ; celui qui sort les vieux à toute force dans l’espoir de sécuriser les majorités municipales du bloc bourgeois (©) ; celui qui produit des personnages aussi reluisants que, mais ça alors ! de nouveau Martin Hirsch — décidément à lui seul la synthèse ambulante du régime —, expliquant sur France Inter à des interviewers pourtant pas feignants de l’encensoir mais cette fois un peu estomaqués, qu’il y a des réanimations qui, que, comment dire… durent très longtemps, des deux trois semaines, alors que eh bien à la fin ça se termine plutôt mal, et du coup elles n’ont pas servi à grand-chose (les réanimations), en fait à rien, qu’on pourrait peut-être songer à débrancher un peu plus tôt, vu qu’il s’agirait de libérer le lit rapidement, rapport à zero-bed. Et maintenant, verbatim : « Lorsque les réanimateurs jugeront que la réanimation n’a pour effet que de prolonger que de huit jours, ils feront le rationnel (sic) de ne pas se lancer dans une réanimation dont la conclusion est déjà connue ». Mais le verbatim, c’est encore trop peu, il manque le bafouillement caractéristique de celui qui dit une monstruosité, un truc obscène, imprésentable, en sachant qu’il dit une monstruosité, un truc obscène, imprésentable. Parce que juger « d’une réanimation dont la conclusion est déjà connue », c’est, comme qui dirait, et d’ailleurs comme dit Ali Baddou, une « responsabilité terrible ». À quoi Hirsch répond, du tac au tac, que « la responsabilité terrible, c’est effectivement d’en faire le plus possible, d’être hyper-organisés, de convaincre les autres qu’il faut se mobiliser à fond » — au cœur de la question qui venait de lui être posée donc. Car on n’avait pas bien compris de quoi la responsabilité terrible est la responsabilité terrible : c’est de se serrer les coudes et d’être « mobilisés à fond » ! Disons, les choses : contre tout ça, la proposition de tout renverser et de tout refaire qui, sous le nom-épouvantail de « Grand soir » effraye tant Abel Mestre, est finalement des plus modérées, en fait minimale.

On planquera d’autant moins les morts que les médecins disent depuis des mois l’effondrement du système hospitalier, et que la population les a entendus

Mais le propre de tous les propagandistes de l’ordre présent, c’est que le sens du dégoûtant ne leur vient que tardivement — s’il leur vient. On ne sait jamais vraiment jusqu’où les dominants doivent aller pour leur arracher un début de revirement, un commencement d’interrogation globale. Mais peu importe : les « interrogations globales », d’autres qu’eux se les posent, plus nombreux et, le temps passant, de moins en moins calmes. Jusqu’ici, les morts du capitalisme néolibéral, entre amiante, scandales pharmaceutiques, accidents du travail, suicides France Télécom, etc., étaient trop disséminés pour que la conscience commune les récapitule sous un système causal d’ensemble. Mais ceux qui arrivent par wagons, on ne les planquera pas comme la merde au chat. On les planquera d’autant moins que les médecins disent depuis des mois l’effondrement du système hospitalier, et que la population les a entendus. De même qu’elle commence à comprendre de qui cet effondrement est « la responsabilité terrible ». L’heure de la reddition des comptes politiques se profile, et elle aussi risque d’être « terrible ».

En réalité, une pandémie du format de celle d’aujourd’hui est le test fatal pour toute la logique du néolibéralisme. Elle met à l’arrêt ce que ce capitalisme demande de garder constamment en mouvement frénétique. Elle rappelle surtout cette évidence qu’une société étant une entité collective, elle ne fonctionne pas sans des constructions collectives — on appelle ça usuellement des services publics. La mise à mort du service public, entreprise poursuivie avec acharnement par tous les libéraux qui se sont continûment succédé au pouvoir depuis trente ans, mais portée à des degrés inouïs par la clique Macron-Buzyn-Blanquer-Pénicaud et tous leurs misérables managers, n’est pas qu’une mise à mort institutionnelle quand il s’agit du service public de la santé — où les mots retrouvent leur sens propre avec la dernière brutalité. En décembre 2019, une banderole d’hospitaliers manifestants disait : « L’État compte les sous, on va compter les morts ». Nous y sommes.

Pour l’heure on dit « connards », mais il ne faut pas s’y tromper : c’est peut-être encore une indulgence. Qui sait si bientôt on ne dira pas autre chose.

En fait, tout ce pouvoir, s’il lui était resté deux sous de dignité, aurait dû endosser le désastre déjà annoncé en face du public, reconnaître n’avoir rien compris ni à ce que c’est que vivre en collectivité ni à ce que l’époque appelle. Dans ces conditions, il aurait dû se rétrograder au rang de serviteur intérimaire, de fait en charge de la situation, pour annoncer qu’il se démettrait sitôt la crise passée. Tout le monde a compris que ça n’est pas exactement ce chemin que « ceux qui nous gouvernent » ont l’intention d’emprunter. Disons-leur quand même que, sur ce chemin, ils seront attendus au tournant.

 

par Frédéric Lordon, 19 mars 2020

 

(1En philosophie morale, la position « conséquentialiste », comme son nom l’indique, juge des choix moraux selon leurs conséquences : si, par exemple, il faut sacrifier une vie pour en sauver cinq, la balance nette des conséquences y trouve son compte. La position opposée, dite « déontique », juge non selon les conséquences mais selon des principes : ici par exemple, le caractère sacré en principe d’une vie singulière. La philosophie conséquentialiste est donc une philosophie du sacrifice, alors que la philosophie déontique rejette catégoriquement la logique sacrificielle.

 

" Les connards qui nous gouvernent "

En réalité, une pandémie du format de celle d'aujourd'hui est le test fatal pour toute la logique du néolibéralisme. Elle met à l'arrêt ce que ce capitalisme demande de garder constamment en mouvement frénétique. Elle rappelle surtout cette évidence qu'une société étant une entité collective, elle ne fonctionne pas sans des constructions collectives - on appelle ça usuellement des services publics.

https://blog.mondediplo.net

 

 

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21/03/20

mensonges

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- Lecture déconseillée aux fragiles-du-haut

Prévisions-Capture

List of Countries Forecast 2025

There are 183 countries listed below. View year 2017 listing. GDP: Gross Domestic Product (in USD millions) Mil. Exp.: Military Expenditures (in USD millions) PPP: Power Purchase Parity (in USD) $: U.S. Dollar (USD) There have been many questions about the countries forecast specially the one focusing on the United States of America (USA).

http://www.deagel.com

Traduction Mate Translate:

Liste des pays Prévisions 2025

Il y a 183 pays listés ci-dessus. Voir la liste de l'année 2017. PIB: Produit intérieur brut (en millions USD) Mil. Exp .: Dépenses militaires (en millions USD) PPP: Parité d'achat d'électricité (en USD) $: Dollar américain (USD) Il y a eu beaucoup de questions sur les pays prévus spécialement celui se concentrant sur les États-Unis d'Amérique (USA)

La majorité des données économiques et démographiques utilisées dans la fabrication des prévisions est largement disponible par des institutions telles que la CIA, le FMI, l'ONU, USG, etc. Vous pouvez voir les données les plus pertinentes à la page de chaque pays. Il y a une petite partie des données provenant d'une variété de sources d'ombre tels que les gourous de l'Internet, des rapports non signés et d'autres. Mais toutes ces sources sont de l'Internet et sont de domaine public pour au moins une minorité. Par exemple, il y a plusieurs années Dagong, l'agence de notation chinoise, a publié un rapport analysant l'économie physique des États comparant avec celles de la Chine, l'Allemagne et le Japon. La conclusion était que le PIB américain avait quelque chose entre 5 $ à 10 billions $ au lieu de 15 billions $ officiellement déclarés par le gouvernement américain. Nous partons du principe que les données officielles, en particulier économique, publié par les gouvernements est faux, cuits ou déformée dans une certaine mesure. Historiquement, il est bien connu que l'ex-Union soviétique faisait des années de statistiques fausses avant son effondrement. Ouest ainsi que d'autres pays font leurs numéros aujourd'hui pour cacher leur état réel des choses. Nous sommes sûrs que beaucoup de gens là-bas peut trouver les statistiques du gouvernement dans leur propre pays par leur propre expérience personnelle sont difficiles à croire ou sont si optimistes qui peuvent appartenir à un pays différent.

En dépit de la « quantité » de données numérique modèle il y a une « qualité » qui n'a pas une traduction directe en données numériques. La souche 2014 du virus Ebola a un taux de mortalité de 50-60%, mais essayez d'imaginer ce qui se passerait s'il y a une pandémie d'Ebola avec des centaines de milliers ou millions de personnes infectées par le virus. Jusqu'à présent, les quelques cas de personnes infectées par le virus Ebola ont « bénéficié » soins de santé intensifs avec l'aide anti-virale et la respiration, mais surtout avec le soutien humain abondant par les médecins et les infirmières. Dans un scénario de pandémie ce genre de soins de santé ne sera pas disponible pour le très grand nombre d'infection conduisant à une augmentation spectaculaire du taux de mortalité en raison du manque de soins de santé appropriés. Le facteur « qualité » est que le taux de mortalité pourrait augmenter à 80-90% dans un scénario de pandémie du taux déclaré de 50-60%. La figure lui-même est pas important ce qui est pertinent est le fait que le scénario peut évoluer delà des conditions initiales d'un péage de 50% de décès à plus de 90%. Soit dit en passant, pas de guerre en cas de pandémie ou nucléaire est inclus dans les prévisions.

L'élément clé pour comprendre le processus que les Etats-Unis entrera dans la décennie à venir est la migration. Dans le passé, surtout au 20ème siècle, le facteur clé qui a permis aux États-Unis de s'élever à son statut de colosse était l'immigration avec les avantages d'une expansion démographique soutenant l'expansion du crédit et la fuite des cerveaux du reste du monde au profit des Etats. L'effondrement du système financier occidental effacera le niveau de vie de sa population tout en mettant fin à la Ponzi comme la bourse et les fonds de pension. La population sera touchée si mal par une gamme complète de bulles et que Ponzi le moteur de la migration va commencer à travailler en s'accélérant inverse en raison des effets d'entraînement conduisant ainsi à la disparition des Etats. Cette situation invisible pour les Etats se développera dans un modèle en cascade avec des effets dévastateurs sans précédent et pour l'économie. offshoring emplois se terminera sûrement avec beaucoup de sociétés américaines à l'étranger devenant ainsi la relocalisation des sociétés étrangères !!!! Nous voyons une partie importante de la population américaine la migration vers l'Amérique latine et en Asie alors que la migration vers l'Europe - qui souffrent d'une maladie similaire - ne sera pas pertinente. Néanmoins, le nombre de morts sera horrible. Prenez en compte que la population de l'Union soviétique était plus pauvre que les Américains de nos jours, ou même alors. Les ex-Soviétiques ont souffert pendant la lutte suivante dans les années 1990 avec un nombre de décès et de la perte de fierté nationale. Peut-on dire « deux fois la fierté, le double de la chute »? Nan. Le niveau de vie américain est l'un des plus élevés, beaucoup plus que le double des Soviétiques tout en ayant ajouté une économie de services qui sera longé avec le système financier. Lorsque les retraités voient leur retraite disparaître devant leurs yeux et il n'y a pas d'emplois entretien que vous pouvez imaginer ce qui va se passer ensuite. Au moins les jeunes peuvent migrer. Jamais dans l'histoire humaine étaient tant de personnes âgées dans la population. Dans les derniers siècles ont eu la chance d'arriver à 30 ou 40 ans. La chute américaine est réglée pour être bien pire que celui de l'Union soviétique. Une confluence de crise avec un résultat dévastateur. Jamais dans l'histoire humaine étaient tant de personnes âgées dans la population. Dans les derniers siècles ont eu la chance d'arriver à 30 ou 40 ans. La chute américaine est réglée pour être bien pire que celui de l'Union soviétique. Une confluence de crise avec un résultat dévastateur. Jamais dans l'histoire humaine étaient tant de personnes âgées dans la population. Dans les derniers siècles ont la chance de se rendre à leurs 30 ou 40 ans. La chute américaine est réglée pour être bien pire que celui de l'Union soviétique. Une confluence de crise avec un résultat dévastateur.

La crise démographique dans les anciens pays de l'Union soviétique a étendu depuis plus de deux décennies, si l'on admet qu'il a pris fin au début de cette décennie () 2010s. La crise démographique frappera le monde dans un avenir proche et devrait se poursuivre entre trois et huit décennies plus ou moins en fonction des questions percée technologique et de l'environnement. La suite est plus probable une image figée avec les chiffres de la population demeurent les mêmes pour une très longue période de temps. Les pays les numéros de population prévus ne reflètent naissance / décès, mais aussi les mouvements migratoires. De nombreux pays vont augmenter leur population brute en raison de l'immigration alors que leur population autochtone peut se rétrécir.

Au cours des deux mille dernières années, nous avons assisté à la civilisation occidentale construit autour de la mer Méditerranée passage à l'Europe du Nord, puis par le milieu du 20e siècle, le passage à un axe Atlantique pour finalement se centrer dans les États au cours des 30 dernières années. La prochaine étape verra l'être la civilisation centrée en Asie avec la Russie et la Chine sur le dessus. Historiquement un changement dans le paradigme économique a donné lieu à un nombre de décès qui est rarement mis en évidence par les historiens traditionnels. Lorsque la transition des zones rurales vers les grandes villes est passé en Europe beaucoup de gens incapables d'accepter le nouveau paradigme se sont suicidés. Ils se sont tués par un facteur psychologique. Ce n'est pas en général, mais il est vrai. Une nouvelle crise se joint vieux modèles bien connus avec de nouveaux.

Désolé de décevoir beaucoup d' entre vous avec nos prévisions. Il devient de pire en pire chaque année depuis le début de la pré-crise en 2007. Il est déjà dit que ce site est à but non lucratif, construit sur le temps libre et nous fournissons nos informations et aux services AS sans autres explications et / ou garanties. Nous ne sommes liés à aucun gouvernement en quelque façon que ce soit. Nous ne sommes pas une mort ou culte satanique ou armes concessionnaires comme certains BS est flottant autour de l'Internet sur ce sujet. Prenez en compte que la prévision est rien de plus qu'un modèle défectueux ou si correct. Il n'est pas la parole de Dieu ou d' un appareil magique qui permet de prévoir l'avenir.

Dimanche, Octobre 26, 2014

 

List of Countries Forecast 2025

There are 183 countries listed below. View year 2017 listing. GDP: Gross Domestic Product (in USD millions) Mil. Exp.: Military Expenditures (in USD millions) PPP: Power Purchase Parity (in USD) $: U.S. Dollar (USD) There have been many questions about the countries forecast specially the one focusing on the United States of America (USA).

http://www.deagel.com

 

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20/03/20

- La vie changea ....

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16/03/20

- FLASH du 16 mars 2020 #noussommesenguerre

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Dans quelques temps,

quelques minutes,

quelques heures,

le blog va se remettre en route, notre route,

s'adapte, et se renomme:

 

Les Réalités d'Arkébi

 

à suivre ....

-questions-recherches-solutions-partages-mises-à-jour-actions- ....

 

 

shadocks

 

 

#NousSommesEnGuerre (vidéo)

 

Diluer l'état de guerre contre les peuples dans un discours plat, sous couverture sanitaire, est l'apanage des asservis;
Le petit préféré de la prof' a bien rempli son rôle, et se donne une bonne note !


C'est lorsque l'écran de fumée sera dissipé et qu'il y aura des militaires partout, que plus nombreux comprendront, ou pas, que l’abattoir n'est plus très loin ....


Si vous avez aussi raté la conférence de presse du petit castagné dans son rôle de petit-papon-petit-patapon (vous connaissez sûrement la chanson, non?), c'est un des meilleurs, à voir ou revoir dans cette dernière production:

 

"Ayez peur,

restez chez vous, ou sortez couverts,

ou,

restez couverts sortez chez vous,

mais continuer d'avoir peur !"

 

preserv-external-content

 

.

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28/03/18

- J'VEUX DU SOLEIL, PAS DES RAYONS !

L

Dans un carnaval, il y a un défilé, qui peut également être une manifestation, selon les traditions ....


Pour celui de Vernet les bains, le thème était "j'veux du soleil" , c'était l'occasion de le compléter pour en faire un slogan:

"J'VEUX DU SOLEIL, PAS DES RAYONS"

La création d'un collectif anti-Linky est en cours, car la mairie, ne veux pas se positionner officiellement, et freine des 2 pieds pour informer la population des dangers du Linky, alors qu'elle y est OBLIGEE: la procédure officielle demande à la mairie de proposer une réunion publique ainsi qu'une enquète publique, c'est la loi !
Une demande en ce sens va être envoyer à mr le maire et ses adjoints;
Ceux et celles qui voudraient se joindre à ce collectif me contacte en mp, ou:

Collectifs Stop Linky à Vernet les bains et dans le Conflent:

https://www.facebook.com/groups/165135021021888/

 

 

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05/01/18

- Regardez cette vidéo, c'est PRIMORDIAL

 

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109 - LE SON "PRIMORDIAL" A 432HZ (la version originale dure 30.55 mais a disparu et impossible à réintégrer (!?!), il reste cette version encore accessible)

 


 

MISE A JOUR : VIDEO ORIGINALE (retrouvée et encore accessible !!! pensez à la télécharger)

Showcase 26/11/16 | Cyrille Campo

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