mardi 15 septembre 2020

- Macron et la 5G, il se fait de moins en moins d'Amish

Posté le 15 septembre 2020

 

5GcartefranceCapture

 

Emmanuel Macron, la 5G et les Amish

Le discours d'Emmanuel Macron lundi devant des chefs d'entreprise du numérique et ses affirmations sur la 5G enflamme le débat et pose question : quelle importance est réellement accordée à la Convention citoyenne pour le climat ?
Avec le sens de la formule (parfois maladroite) qu’on lui connaît le président de la République s’est fait applaudir par la « French Tech » lundi soir, tout en déclenchant la colère des défenseurs de l’environnement (notamment), mardi matin. 
 
Sa formule choc pour expliquer que « évidemment » la France va passer à la 5G :
 
« J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile. Je ne crois pas au modèle Amish »
 
La Convention citoyenne désavouée
 
Cette sortie intervient au lendemain de la tribune publiée dans le JDD publiée par soixante élus, maires et députés, dénonçant l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs téléphoniques d’ici la fin du mois, « sans étude d’impact climatique et environnementale ni aucune concertation publique préalable ». 
 
Elle balaie surtout d’un revers de main la proposition de la Convention citoyenne pour le climat, qui, faisant remarquer que « le passage de la 4G vers la 5G générerait plus de 30% de consommation d’énergie carbonée en plus, sans réelle utilité », réclame un moratoire en attendant les résultats de l’évaluation de la 5G sur la santé et le climat. 
 
L’évaluation en question doit être menée par l’ANSES, avec un rapport attendu fin 2020/début 2021. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait précisé en janvier 2020 que l’on « manque de données scientifiques ». 
 
Lundi soir, Emmanuel Macron a poursuivi son discours : « Je ne crois pas que le modèle Amish permette de relever les défis de l’écologie contemporaine ». Ce qui lui vaut une réponse cinglante de l’écrivain et réalisateur Cyril Dion, par ailleurs garant de la Convention citoyenne pour le climat, ce mardi matin sur Twitter :
 
 
Le « quatrième joker » selon des sénateurs
 
Pourtant, ce moratoire sur la 5G ne faisait pas partie des « jokers » sortis par le président de la République lorsqu’il a été question de répondre favorablement aux 149 propositions de la Convention. Quoique…
 
Lors d’une table ronde qui s’est tenue début juillet au Sénat sur « les impacts sanitaires et environnementaux de la 5G », le président de la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable, le centriste Hervé Maurey avait prévenu : 
 
« Il s’agit en quelque sorte du quatrième joker brandi par l’exécutif aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat »
 
Les doutes sur les conséquences sanitaires et environnementales de la 5G ne se cantonnent donc pas, quand bien même d'aucuns voudraient le faire croire, à la sphère écologiste. Loin de là même. En mars, le président LR du Sénat Gérard Larcher a saisi le Haut conseil pour le climat pour avis sur l’empreinte carbone du déploiement de cette technologie. 
 
Et fin juin ce sont Olivier Véran, ministre de la Santé, et Elisabeth Borne, alors ministre de la Transition écologique, qui avaient écrit au Premier ministre (alors Edouard Philippe), pour lui demander « d’attendre l’évaluation sanitaire de la 5G par l’ANSES pour finaliser l’attribution des fréquences et lancer les déploiements ». 
 
Voilà qui commence à faire beaucoup d'Amish...


http://www.francesoir.fr

 

Pour voir la vidéo de cette comparaison stupide de Macron sur les Amish

 

VIDÉO. Alors que l’attribution des fréquences de cette technologie mobile doit débuter à la fin du mois, la gauche et les écologistes réclament un moratoire et un débat public.

" Oui, la France va prendre le tournant de la 5G ", a lancé Emmanuel Macron, lundi 14 septembre, devant des entreprises du numérique, en ironisant sur ceux qui préféreraient " le modèle amish " et le " retour à la lampe à huile ", au lendemain de la demande de moratoire de 70 élus de gauche et écologistes.

https://www.nouvelobs.com

 

 

Qui sont les Amish, évoqués par Emmanuel Macron à propos de la 5G ?

Emmanuel Macron a utilisé ce mardi une comparaison surprenante pour dénoncer les opposants à la 5G. Le Président de la République a expliqué qu'il ne croyait pas au "modèle Amish". Mais à quoi fait-il référence ? Les Amish constituent un mouvement religieux chrétien né en Europe mais présent aujourd'hui surtout aux Etats-Unis.

https://www.cnews.fr

 

5Gmacron

 

Un sondage accablant pour la 5G: deux Français sur trois sont des "Amish"...

l'essentiel Un sondage OpinionWay réalisé les 26 et 27 août révèle le très fort rejet que suscite la technologie 5G en France. Ce mardi matin, Emmanuel Macron a comparé les opposants à cette nouvelle technologie aux "Amish".

https://www.ladepeche.fr

 

 

Carte des villes françaises couvertes en 5G

Les opérateurs télécoms et constructeurs de téléphones se préparent au lancement du réseau mobile 5G.
Les premiers tests de déploiement 5G grandeur nature ont débuté en janvier 2018 dans plusieurs villes pilotes en France avec les opérateurs Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR.
Au 1er avril 2020, l'Autorité de Régulation des Télécoms (ARCEP) a autorisé
462 antennes 5G pour des expérimentations.
Ces tests 5G expérimentaux sont menés par :
    • Orange avec 345 sites 5G autorisés,
    • SFR avec 43 sites 5G autorisés,
    • Bouygues Telecom avec 65 sites 5G
    • Free mobile avec 9 sites 5G.

Ce guichet permet à l’ARCEP de délivrer les autorisations d’utilisation des bandes de fréquences pressenties pour la 5G notamment dans les bandes 2,6 GHz TDD et 3,5 GHz à des fins d’expérimentation. Aujourd’hui, sur le territoire, certaines expérimentations sont terminées et d'autres sont toujours en cours de réalisation. D’autres acteurs, tels que Nokia ou encore Ericsson, réalisent également actuellement des tests sur le futur réseau 5G afin d’expérimenter d’autres usages comme l’internet des objets, la réalité virtuelle, la télémédecine …

Le lancement de la 5G en France

Actuellement en cours d’expérimentation dans plusieurs villes françaises pilotes, les premières offres 5G seront commercialisées dès 2020. Rappelons, en effet, que l’attribution des fréquences 5G doit intervenir dès le début de l’année prochaine. Concrètement, les premiers déploiements pourront commencer très rapidement après cette attribution des licences 5G.

En ce qui concerne les objectifs de déploiements 5G en France, la Commission Européenne a fixé à chaque pays membre dans sa feuille de route, une couverture 5G d’au moins une grande ville en 2020 ainsi que toutes les grandes villes et les principaux axes de transport d’ici 2025. En France, le Gouvernement veut accélérer les déploiements et souhaite que la couverture 5G sur le territoire soit déjà présente dès 2020 dans plusieurs grandes villes.

..../....


https://www.ariase.com

 

 

Carte de la couverture 5G dans le monde

Les mesures collectées sont effectuées par les utilisateurs de l'application nPerf. Ce sont des mesures réalisées en conditions réelles, directement sur le terrain.

https://www.nperf.com

 

 

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vendredi 4 septembre 2020

- Revue des infos COVID-19-84 du 04sept.2020

 

complotiste logo-6879(Merci pour l'image, "logo du complotiste")

 

 

Entre autres ....

 

Alors,

Donc,

 

 

- Pour une fois qu'il ne dit pas que des conneries, il méritait de passer en premier ! En plan communication, il s'y connait !

 

Face à la généralisation du port du masque en extérieur en France, l'écrivain Bernard-Henri Lévy a insisté au micro de BFM TV sur la nécessité
d'arrêter de "terroriser" les gens.
D'après le philosophe, la préconisation du port du masque relève d'une "zombification de la France".

https://fr.sputniknews.com

 

 

 

-

La Suède résiste à l’hystérie COVID: pas de verrouillage, pas de masque, pas de vaccin, pas de problème

Le succès de la Suède est Kryptonite pour les défenseurs du verrouillage et du masque Leur stratégie à long terme fonctionne. Par Jordan Schachtel L'illusion de masse Ici, aux États-Unis d'Amérique, nous avons été inondés d'histoires sur le COVID-19 doom and sombre. En Amérique, le récit traditionnel est plein de désespoir.
"La Suède était l’un des rares endroits où régnaient des têtes plus fraîches, et les scientifiques se sont rendu compte que les tentatives pour arrêter le virus seraient pires que la maladie elle-même, sous la forme d’une ruine économique et sociale."



 

Une étude du Pr Denis Rancourt : Evaluation de la virulence du SRAS-CoV-2 en France, à partir de toutes les causes de mortalité 1946-2020

30 août 2020 | Rubrique: Actualités, Tribune 1 635 vues Le Pr Denis Rancourt - ancien professeur titulaire de physique à l'Université d'Ottawa - m'a fait parvenir sa toute nouvelle étude, me demandant si je pouvais la partager au plus grand nombre de personnes possible, ainsi que le communiqué de presse correspondant.
..../....
"La médiatisation du COVID-19 actuelle est en décalage total avec la réalité épidémiologique observée. L’importance de cette maladie sur la mortalité des français est exagérée, alors que l’impact sur la mortalité des mesures politiques mises en place pour contrer cette maladie est catastrophique"
..../....

 

 

 

" Au rythme actuel avec nos tests RT-PCR, nous allons confiner des dizaines de milliers de gens pour rien ", alerte le Dr. Yvon Le Flohic

Industrie & Technologies : Vous vous interrogez sur l'inadéquation du dépistage par RT-PCR du Covid-19 pour identifier les patients contagieux. Pourquoi ? Dr. Yvon Le Flohic : Le test RT-PCR sur prélèvement naso-pharyngé est le principal, sinon le seul, test dont nous disposons. C'est lui qui façonne notre vision de l'épidémie.

https://www.industrie-techno.com

 

 

COVID 1984 : Leur prochaine étape

COVID-19 " Ceux qui nous succèdent vont directement naître dans une prison dont ils ne pourront s'enfuir car ils n'auront aucun point de référence à la liberté telle que nous l'avons connue... " Il est plus que temps de se réveiller !! https://informationtresvraie.com/covi... [youtube https://www.youtube.com/watch?v=2jRmRoyypj0]source : https://www.youtube.com

https://reseauinternational.net

 

 

La Gigantesque Arnaque du COVID 19:La séquence d'amorce du test PCR du coronavirus de l'OMS se trouve dans l'ADN de chaque humain !!

Encore une preuve de la grosse arnaque du siècle. C'est suffisamment important pour que je veuille la sortir immédiatement. Mes recherches sur la base de données NCBI pour les séquences nucléotidiques ont conduit à une découverte étonnante. L'une des séquences d'amorces de l'OMS dans le test PCR pour le SRAS-CoV-2 se trouve dans tout...

https://michelduchaine.com

 

 

ancien Directeur du Trésor, du FMI et de la Banque de France.

 

 

 

La 5G, une nouvelle phase de la révolution digitale - mais plutôt pour 2025-2035

Entre le 20 septembre et le 30 septembre 2020 seront lancées en France les enchères sur les fréquences de la 5G. Entre enthousiasme et crainte, les tensions entre les promoteurs et les détracteurs sont fortes. La 5G peut-elle être une révolution, à court, moyen, long terme ?

https://theconversation.com

 

 

 https://www.aubedigitale.com/un-tribunal-americain-donne-raison-aux-fuites-de-snowden-en-declarant-illegale-la-surveillance-de-masse-de-la-nsa-et-les-fonctionnaires-ont-menti/

 

 

 

 Et donc,

Où, est, quand, quoi, ? .... !?

 

" C'est l'histoire de ....

 

reanimation-par-l-anus-002-750x400

merci pour l'image : "Réanimation par l'anus"

 

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dimanche 30 août 2020

- Robert Kennedy Jr. le 29 août 2020 à Berlin «Ich bin ein Berliner» (vidéo vostfr 12:49) + manifestation France

 

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Discours historique de Robert Kennedy Jr. à Berlin le 29 août 2020. Il parle de plusieurs sujets dont la 5G, le Covid19, la crise actuelle, Big Pharma, du nazisme etc.

 

 

Source:

Miniver 1984

Dans le roman 1984 de George Orwell, le Miniver est le Ministère de la Vérité (le nom est la contraction de la fonction ; en version originale, sous le nom d...

https://www.youtube.com

 

TRADUCTION DU DISCOURS DE KENNEDY A BERLIN

CHRONOLOGIE D’UNE PANDEMIE ORGANISEE Notre lecteur Mr Muller qui vit en Allemagne a eu la gentillesse de nous traduire les propos tenus par le neveu Kennedy lors de la manifestation géante anti Covid de Berlin le 29 août dernier (« La police allemande a tout fait pour que la manif n’est pas lieu… »), et qui a réuni plusieurs dizaines centaines de milliers de personnes comme vous l’avez vu sur les images. Kennedy dénonce le COVID19 comme une pandémie organisée et voulue par, entre autres, Bill Gates, dont le but final est la suppression de l’argent liquide et le contrôle de la population par une informatisation globale, via la reconnaissance faciale. Voici son discours qui a le mérite d’être clair.

« Aux États-Unis, les journaux affirment que je suis venu ici pour parler à 5.000 nazis. Et demain, ils confirmeront exactement cela: que j’ai parlé à 83 – 5.000 nazis.

Quand je regarde dans la foule, je vois le contraire des nazis. Des gens qui veulent un gouvernement différent, des gens qui veulent des dirigeants qui ne leur mentent pas. Nous ne voulons pas de dirigeants qui établissent des règles sans discernement.

Nous voulons des hommes politiques qui se soucient de la santé de nos enfants et non du profit du lobby pharmaceutique et de leur propre profit – c’est le contraire du nazisme. Je vois des gens de toutes les nations, avec toutes les couleurs de peau, je vois des gens qui se soucient de l’humanité, qui sont ici pour la santé de leurs enfants et pour la liberté et la démocratie.

Les gouvernements aiment les pandémies – et ils les aiment pour les mêmes raisons qu’ils aiment la guerre, car elle leur permet de mettre en place des mécanismes de contrôle que nous n’accepterions jamais autrement.

Ce sont des institutions, des mécanismes qui nécessitent notre asservissement. Et nous savons maintenant que des gens comme Bill Gates et Anthony Fauci ont planifié cette pandémie pendant des décennies, qu’ils nous ont maintenant amenés.

Mais nous savons maintenant qu’ils ne peuvent même pas expliquer ce qu’est la pandémie. … Ils inventent des chiffres, ils inventent une pandémie pour que nous puissions entrer dans la peur. Ils inventent ces chiffres que nous lisons dans les journaux, que nous regardons à la télévision – et quand nous voyons ces chiffres, nous avons tout simplement peur.

Ils n’ont même pas de test PCR fiable.

Ce qu’ils savent faire, c’est créer la peur. À l’époque, vous avez demandé à Hermann Göhring comment les gens suivent les nazis. Il a dit : « C’est très simple, cela n’a rien à voir avec le nazisme. On peut le faire dans le socialisme, dans le communisme, dans la démocratie. C’est la nature humaine. Nous devons simplement faire peur aux gens et ils nous suivent »

Il y a 50 ans, mon oncle J.F. Kennedy est venu à Berlin. Berlin était le front contre le totalitarisme. Et aujourd’hui, c’est à nouveau comme ça : Berlin est le front contre le totalitarisme.

Et c’est pourquoi aujourd’hui, je répète fièrement : je suis un Berlinois. Et je voudrais dire autre chose : vous n’avez pas fait un bon travail de protection de la santé des gens. Mais ils ont fait un « bon travail » pour introduire la 5G dans nos communautés. Et ils ont créé le début d’une monnaie numérique – et c’est le début de l’esclavage.

Parce que lorsque vos comptes bancaires contrôlent votre comportement. Nous voyons tous les publicités à la télévision qui disent: la 5G arrive dans vos communautés. Et ils disent que la 5G va être amenée partout, qu’elle va rendre nos vies tellement meilleures. Et le danger est que nous n’acceptions que la 5G.

Et ce n’est pas parce que nous pouvons télécharger une vidéo en 5 secondes au lieu de 16 secondes Et ils dépensent des billions de dollars sur la 5G. La raison en est la collecte et le contrôle des données. C’est pour Bill Gates, Zuckerberg et Lisa… pas pour nous.

Grâce à ses satellites, Bill Gates peut surveiller chaque centimètre carré du globe. Et ils l’utilisent pour nous espionner avec une reconnaissance faciale.

Tous ces dispositifs intelligents – ce n’est pas pour nous, c’est juste pour la surveillance et la collecte de données.

Cette pandémie est destinée à l’élite qui doit nous dicter ce qu’elle veut que nous fassions. Ils utilisent la pandémie pour nous surveiller, nous contrôler. Ils l’utilisent pour transférer toute la richesse de la population à une poignée d’élites et nous appauvrir. La seule chose entre nos enfants et eux, ce sont ces gens qui sont venus à Berlin. Et nous les appelons : Vous n’aurez pas notre liberté, vous n’aurez pas nos enfants et nous sauvons notre démocratie. »

source blog jovanovic

 

En complément:

 

Entrevue Robert F. Kennedy Junior: " Chaque crise majeure est utilisée par les élites, militaires, ou du renseignement... " -- Sott.net

Robert Kennedy a délivré un discours historique ce samedi 29 août 2020 à Berlin devant une foule très importante ( plus d'un million de personnes selon les organisateurs mais 38 000 selon les sources officielles ). Voici l'entrevue.

https://fr.sott.net

 

 

En France, la manifestation n'a pas réuni autant de monde, mais l'intention y était

 

le peuple s'est réuni pour exprimer pacifiquement son "mécontentement", c'est cela la 2ème vague qui se profile.
à 54:25 l’intervention très pertinente de l’avocat Me Carlo Alberto Brusa qui dépasse le débat du port du masque, le leurre qui occulte la réalité du programme concocté; il parle de politique, de fait et d’acte de ce gouvernement.
https://www.facebook.com/Vecu.lemedia/videos/643068626344590

 

 

Intervention de Maître Carlo Alberto Brusa, avocat à la Cour, Président de l'association Réaction 19, présent place de la Nation à Paris, venu soutenir la manifestation contre les politiques sanitaires autoritaires du 29 août 2020. Il défend l'État de droit et la nécessité d'une contestation légale de cette situation sanitaire liberticides.

 

 

source de la vidéo ci-dessus:

 

Maître Carlo Alberto Brusa intervient à la manifestation contre les mesures sanitaires liberticides (29 août, Paris) - Nexus

Intervention de Maître Carlo Alberto Brusa, avocat à la Cour, Président de l'association Réaction 19, venu soutenir la manifestation contre les politiques sanitaires autoritaires, le 29 août place de la Nation à Paris. Retrouvez Réaction 19 sur : https://www.facebook.com/Reaction19Asso/ et sur https://reaction19.fr/ 👉 Cher lecteur, notre indépendance dépend de vous, NEXUS n'a ni ...

https://www.nexus.fr

 

 

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vendredi 17 juillet 2020

- 5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

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5G: 6 arguments pour un moratoire stratégique

Peut-on avoir un débat stratégique sur la 5G ou doit-on se contenter des a priori pour ou contre ? La partie est-elle déjà jouée ou les États européens et leurs citoyens ont-ils une possibilité de recouvrer leur souveraineté dans cette affaire ? 6 arguments devraient être débattus séparément et à égalité d’importance: la santé, l'environnement, la souveraineté, les territoires, l'utilité sociale, la sécurité. Tout débat qui éviterait l’une de ces questions serait détourné des vrais enjeux et de l’exploration des possibles qui sont tellement plus nombreux que la dépendance de sentier que l’on veut encore renforcer.


1/ La santé

C’est l’argument principal des opposants. Argument aussitôt rejeté par les partisans puisque « les autres pays l’ont bien lancée ». Mais on peine à trouver les études convaincantes sur le sujet et d’autres pays comme la Suisse et la Belgique ont mis leur processus de lancement en pause pour traiter la question. Les fréquences utilisées sont connues et n’ont jamais provoquées aucun problème, nous dit-on. Sauf que les usages et la densité de couverture n’avait rien à voir. Il faut donc faire des études correctes et cela non seulement en calquant sur les antennes de la 4G puisque la 5G demandera beaucoup plus d’antennes de plus courte portée, certes de plus faible puissance, donc avec de nouveaux paramètres.

N’oublions pas non plus de tester la potentialisation des effets entre ondes électromagnétiques, les effets cocktails, comme on devrait le faire pour les médicaments ou pour les substances chimiques, ce qui est compliqué certes mais nécessaire pour avoir une idée des effets en environnement réaliste ( et on en labo). On ne teste pas une antenne mais la combinaison avec un environnement déjà saturé d’ondes. De même pour le WiFi d’ailleurs, dont les constructeurs ne mesurent les box que émetteur par émetteur et non avec tous les émetteurs de la box activés ensemble, sans parler des autres équipements domestiques ou professionnels.

Nous construisons l’infrastructure du XXIeme siècle nous disent certains pour promouvoir la technologie. Si c’est le cas, cela vaut donc le coup de prendre le temps de faire tous les tests. Mais aussitôt, ce que j’appelle depuis plus de 30 ans « la tyrannie du retard » s’impose à tous : « nous n’avons pas le temps, sinon les autres pays et firmes prendront tout le marché ».

Voilà comment nous avons cédé aux lobbies automobiles, nucléaires ou chimiques pour arriver à ces conséquences que l’on ne peut plus traiter, en laissant faire une dérive systémique. Petite lâcheté après petite lâcheté, avec beaucoup de bonne conscience et pour le bien de tous et surtout de l’industrie, nous avons été incapables de mettre en place une « seconde modernisation », comme l’appelle Ulrich Beck, qui soit capable de penser les conséquences de ses décisions.

Pour la 5G, il n’existe pas de nécessité sociale immédiate mais au contraire un impératif de santé et d’environnement qui est celui du développement contrôlé de la technologie réseau du XXIeme siècle ( dont la 5G n’est qu’un maillon). On ne peut pas jouer avec la santé des consommateurs sous prétexte de business à court terme comme on l’a fait avec l’amiante, le tabac, les pesticide ou les particules du diesel.

Pour la santé, il faut donc : expertises indépendantes, tests en environnements réalistes qui débouchent sur un cahier des charges précis et contraignant, et cela avant d’attribuer les fréquences pour que les opérateurs sachent à quoi s’en tenir.


2/ L’environnement

La consommation d’énergie de la 5G ne peut pas être passée sous silence au moment où tout le secteur du numérique se révèle en croissance permanente, adoptant  parfois des technologies aberrantes en matière d’énergie (blockchain à base de proof of work par exemple). De même pour la consommation de matières rares qui ne représente aucun avenir durable mais que l’on poursuit sans vergogne.

Les équipementiers annoncent tous des performances supérieures à la 4G en efficacité énergétique et on voudrait bien les croire. Mais c’est toute la chaine de production qui devrait être auditée sur ce plan, y compris les serveurs et les terminaux. Et cela supposera de prendre en compte l’incitation à la consommation de bande passante et donc les contenus que l’on pousse toujours en plus haut débit, même lorsqu’on pourrait s’en passer, et qui sont fondés sur une captation de notre attention pour engendrer une surconsommation constante.  

Les équipementiers ou les opérateurs disent que ce n’est plus leur affaire mais la responsabilité du consommateur. On crée des autoroutes mais ce ne serait pas pour encourager les voitures à rouler plus nombreuses et plus vite, pas du tout, évidemment. La chaine des responsabilités ne peut pas être coupée à volonté. Peut-on arrêter de développer des technologies comme si nos ressources et notre planète n’étaient pas finies, limitées, et en voie de destruction d’un équilibre précieux ? « Du pain, des jeux et de la 5G », voilà le slogan politique et la vision de l’avenir que l’on doit soutenir ?

Tout cela pour que tout le monde reste sage dans sa roue de hamster à produire et à consommer pour le profit de quelques-uns pendant que les biens nécessaires ne sont même pas accessibles aux autres ? Cette énergie, ces matériaux devraient être tous traités comme rares, comme précieux et notre consommation numérique (comme les autres ) devrait devenir frugale, nous le savons tous mais les firmes du numérique veulent continuer à s’aveugler. Jamais cet argument n’est poussé par les gouvernements face aux firmes qui se contentent de faire le service minimum et à qui l’on fait des recommandations en misant sur leur bonne volonté pour ne pas être punitif.

Rappelons que contrairement à ce qui est dit, la 5G nécessitera l’équipement de nouveaux terminaux pour le grand public, ce qui est une bonne affaire pour les firmes qui ont trouvé un prétexte de renouvellement de téléphones portables (car même avec 4 appareils photos ou en devenant pliables, ça ne suffit pas  à faire vendre !)

De plus, le point clé en termes d’innovation reste la latence optimisée qui permettra une grande réactivité des capteurs et des objets connectés. Imagine-t-on ce que représente cette prolifération d’électronique dans tous les objets, leur cycle de vie, leur consommation ?

L’analyse environnementale doit donc porter sur tout le système technique ainsi développé. Pour éviter cette discussion, certains comme le PDG d’Orange préfère réduire la 5G à une augmentation des capacités du réseau, au contraire d’autres qui annoncent un nouveau monde merveilleux d’objets connectés.

Cette seule ambiguïté des arguments devrait nous mettre la puce à l’oreille : soit ils ne savent pas ce qu’ils font soit il ne faut pas trop le faire savoir pour éviter tout débat argumenté. Si la faute est attribuée aux consommateurs comme le dit X. Niel, il faut mettre cela sur la table et anticiper sur les éventuelles restrictions de débit : devons-nous vraiment développer des autoroutes pour ensuite dire aux utilisateurs qu’il faudra rouler à 110 ?

Le projet devient tout de suite moins attractif et cela nous aurait évité des investissements routiers inutiles et contre-productifs qu’on aurait pu réorienter vers le train par exemple. C’est la même chose pour la 5G : si le projet est irrémédiablement trop consommateur, il faut soit changer de techno, soit réorienter les investissements vers d’’autres priorités qui ne manquent pas comme nous allons le voir. Ce qui veut dire une discussion stratégique, que les Etats doivent piloter, et non sous la menace de la compétitivité et de la tyrannie du retard.

Pour l’environnement, il est indispensable de mettre en place un cahier des charges très exigeant qui aboutirait à une division des consommations par 4 (rappelons-nous facteur 4) dans tout le système, consommations de contenus comprises, et qui réduisent de la même façon l’usage des matériaux rares ainsi que les transports nécessaires à l’assemblage de tous ces composants (effet de souveraineté qu’il est temps de mettre en pratique).


3/ La souveraineté

Reconnaissons que le problème de la 5G a été largement rendu public par les exigences de Trump vis-à-vis de Huawei, ce qui a obligé beaucoup d’acteurs à se positionner quant aux risques de dépendance vis-à-vis de la Chine. Je m’en réjouis mais pas pour les mêmes raisons antichinoises primaires. Il est enfin établi qu’on ne peut pas commercer de manière conventionnelle avec une dictature comme la Chine. Parfait ! Nous devrions en tirer les leçons sur tous nos transferts de technologie, sur toute la sous-traitance que nous avons laissé se développer pour faire pression sur les coûts et sur les salaires occidentaux à la fois, sur nos accords diplomatiques qui couvrent les exactions chinoises à Hong-Kong, au Tibet, chez les Ouighours ou avec les prisonniers politiques.

Mais il en faudra plus pour stopper cette real politique probusiness qui est en fait d’une lâcheté totale et qui rend tous les discours de souveraineté ridicules, comme on l’a vu pendant la crise du coronavirus. Il est aussi très utile qu’on se pose la question du capitalisme dictatorial contrôlé de main de fer par le parti communiste, qui laisse la corruption prospérer quand ça l’arrange et qui punit soudain certains des corrompus/ corrupteurs quand ça l’arrange aussi.

Xi Jinping est passé maitre dans ce domaine et l’on peut être certain qu’aucune firme chinoise ne peut se permettre de conduire une politique industrielle et commerciale sans l’assentiment du parti, d’autant plus lorsque les commandes publiques et l’attribution des marchés nationaux sont aussi contrôlés. Ce qui représente quand même une concurrence légèrement faussée, n’est-ce pas ? Mais cela ne semble pas gêner les libéraux dogmatiques qui nous gouvernent !

Il est aussi de notoriété publique que la surveillance des trafics, des comptes, des données est au cœur du contrôle social et politique qui s’exerce sur toute la société chinoise avec l’appui de toutes les firmes technologiques et ce modèle finit même par faire des envieux dans les pays occidentaux qui vantent par exemple l’avance de la Chine en matière de reconnaissance faciale, argument très convaincant pour en favoriser l’adoption chez nous ! Il en est de même pour la surveillance extérieure et l’espionnage industriel qui sont rendus possibles par l’installation des équipements chinois dans toutes les chaines de production de service, comme pour les équipements de la 5G.

Soupçon abusif me dira-t-on ? On croit rêver ! Alors que les services de renseignements de tous les pays occidentaux sont TOUS actifs dans la captation de traces en exploitant toutes les failles des systèmes d’information (d’où leur refus du chiffrage généralisé), ce que tout le monde sait depuis Snowden, il faudrait pourtant faire plus confiance aux firmes chinoises et aux services secrets chinois qu’à la NSA ?

En fait, c’est bien là le problème de l’argument de Trump : en ciblant la Chine, il se permet à bon compte de passer sous silence que les services américains et leurs firmes font exactement la même chose, ce qui a encore été mis en évidence par le Cloud Act selon lequel les exigences de la justice (ou de la sécurité) américaine justifient l’accès de ces services à toutes les données hébergées sur des serveurs de firmes américaines. Et l’on pourrait en dire autant des firmes européennes et de leurs relations avec les agences de renseignement ou avec la police.

Cela veut dire que la question de la souveraineté est une affaire bien plus importante qu’un enjeu diplomatique d’Etat à Etat. Dans ce domaine du numérique, les puissances qui comptent sont en fait des firmes plates-formes, des équipementiers ou des opérateurs, ainsi que des agences de renseignement et  tous ces acteurs sont bien plus puissants que les instances politiques supposées définir la loi et les contrôler.

La souveraineté citoyenne dans le domaine du numérique nécessite un soupçon systématique, des audits indépendants, des pouvoirs de sanction accrus pour une mise en œuvre de technologies au service du bien commun.

Pour la souveraineté, il convient d’établir un cahier des charges pour TOUS les équipementiers et opérateurs (y compris européens) qui les obligent à documenter totalement leurs matériels et logiciels de façon à les rendre auditables en permanence par des experts indépendants ( et la France possède de très bons experts dans ce domaine). Dès lors, les mesures ne sont pas protectionnistes ou antichinoises mais établissent des règles communes à respecter par toutes les parties prenantes. Puisque cette technologie semble si décisive, il est impensable de la mettre en place sans un contrôle public très strict. Nous savons malheureusement depuis le scandale Volkswagen ce qu’il en coûte de faire confiance à la supposée bonne volonté de conformité des firmes.


4/ La stratégie d’équipement des territoires et les priorités de services

Pour les promoteurs de l’urgence de la 5G, la question stratégique est vite réglée : il faut et il suffit de suivre le mouvement que les autres pays, comme la Chine ou la Corée, ont déjà enclenché et cela suffit à justifier une décision qui de ce fait n’en est pas une. « On ne peut pas ne pas y aller », nous verrons les détails plus tard. Cela donne une idée de la vision, du projet et de l’ambition. On continue à parler d’innovation mais il s’agit là vraiment d’abus de langage puisqu’il s’agit de techno-push, de suivisme commercial et de « metoo innovation ».

Techno push car ce sont les équipementiers et les vendeurs de smartphones qui sont intéressés par un renouvellement du parc, sans savoir vraiment quels usages vanter.

L’augmentation des débits comme je l’ai dit ne trouve aucune autre justification alors que pendant ce temps, des régions entières n’ont pas de fibre (sans conséquence sur la santé) ni de 4G correcte. Voilà ce que serait une stratégie industrielle et territoriale : analyser les points faibles, les inégalités et faire en sorte de les améliorer et non d’adopter une nouvelle technologie qui va aggraver les inégalités territoriales.

En effet, les services de l’internet des objets et des smart cities ( avec les capteurs) ne seront jamais attractifs pour les investisseurs dans des zones rurales ou urbaines de petite taille, comme on le voit déjà avec la fibre et avec la 4G. Il faut des zones denses de population pour capter un marché immédiatement rentable et obtenir des retours sur investissements corrects.

La 5G, sans obligation de service public, aggravera inévitablement les inégalités entre territoires car il ne s’agit pas seulement de renouvellement des antennes 4G mais d’implantation de grandes quantités d’antennes pour assurer un service du type Internet des objets avec latence réduite.

En matière d’usages, s’il s’agit seulement de débits accrus, à quoi serviront-ils ? Au porno, à You Tube et au streaming type Netflix, si l’on suit les contenus consommateurs de bande passante actuellement. Est-ce vraiment nécessaire de se lancer si rapidement dans une techno qui sert ces finalités ? Ne peut-on pas avoir en même temps une discussion sur les contenus qui doivent être favorisés ou les applications qui seraient indispensables au bien commun et que peut être la 5G pourrait soutenir ?

Je le disais déjà il y a 25 ans en orientant la politique numérique de la Ville de Rennes dont j’étais adjoint au maire : si l’on veut une politique cohérente et un effet de levier réel des investissements techniques, un centime dans les équipements doit être obligatoirement associé à un centime dans les terminaux (pour d’autres usages et pour leur répartition égale), un centime dans les contenus ( car il faut créer ces contenus nouveaux) et un centime dans l’organisation autour de ces technos pour aider à l’appropriation.

Voilà une stratégie qui ne croit pas à la baguette magique de la technologie ni au solutionnisme qui doit régler des problèmes que l’on ne connait pas et créer des besoins artificiels pour le seul soutien aux firmes technologiques. Dès lors, les discussions doivent être ouvertes sur les applications, services et contenus que l’on veut privilégier et pour lesquels on reconnait une véritable importance stratégique. « On » étant particulièrement vague, cela suppose de créer une instance et une procédure ad hoc, adossée aux institutions existantes, pour enfin faire émerger une modernité réflexive (Beck) et une démocratie dialogique (Callon et al.) qui pense aussi stratégie industrielle.

Pour les territoires, la priorité reste de laisser ces territoires définir leurs stratégies qui permettent de valoriser leurs activités, les intérêts des citoyens et non seulement des consommateurs de contenus stéréotypés, en réduisant les inégalités avec une diversité de technologies et pour cela de réorienter les choix actuels de la 5G (repurposing). Les investissements publics, les plans de développement doivent avant tout renforcer tous les territoires (mais sans les uniformiser en leur supposant une règle de compétitivité toujours aussi réductrice).


5/ L’utilité sociale des applications

On perçoit bien la gêne des promoteurs de la technologie qui sont incapables de prendre appui sur des technologies mûres et désirables et qui peinent à convaincre.

Nous pouvons les aider ! Prenons quelques exemples.

Pour les applications utilisant au mieux la réduction de la latence, on évite souvent de parler des jeux vidéo en ligne massivement multijoueurs ou du type Pokemon Go. Ce sont de réelles innovations qui engendrent une passion de masse et aussi des revenus non négligeables Car là encore tout réside dans ce modèle économique publicitaire qui doit inciter les joueurs à aller visiter certains lieux pour bénéficier de certaines offres avantageuses.

Même si l’on considére que le potentiel culturel, social, éducatif et même artistique de ces jeux est remarquable, on ne doit pas pour autant être contraint d’accepter le modèle de captation publicitaire de l’attention qui le sous-tend actuellement. Dès lors, tant qu’un débat sur ces offres n’a pas lieu, il n’y a pas de raison de se précipiter à développer une 5G supposée agnostique quant aux contenus, ce qui est faux : selon les choix techniques de détail, ce sont certaines applications que l’on encouragera et non d’autres.

Parmi les autres applications souvent mentionnées, la chirurgie à distance. J’ai entendu cet argument dès le début des années 90 quand j’ai étudié plusieurs systèmes d’imagerie médicale et d’interventions à distance (par exemple un projet de neurochirurgie entre Saint Brieuc et Rennes). Tout cela n’a donc rien d’original, il s’agit au contraire du discours d’accompagnement classique de toutes les innovations en matière de réseaux car ce type d’offres semble surtout très utile pour empêcher le débat sur le plan moral et politique.

Or, aucune de ces promesses ne s’est jamais réalisée. Et aucune ne se réalisera pour plusieurs raisons : les enjeux juridiques et assurantiels sont de plus en plus énormes en santé et étant donnés les risques encourus, on peut être sûr que personne ne se précipitera ; ce que j’appelle le design organisationnel d’un tel système d’intervention à distance en mode de routine ( et non plus au stade expérimental) est extrêmement complexe si l’on connait les systèmes hospitaliers (délégations, contrôles, répartition des coûts, compétition de prestige, etc.) et on ne peut qu’espérer que le système de santé percevra qu’il y a bien d’autres priorités ; la disqualification des compétences locales est intrinsèque à ces processus de soin à distance réalisés avec de telles technologies et cette vision coloniale du progrès de la santé doit être combattue.

Là encore, la vision territoriale encapsulée dans ces technologies aggrave les inégalités et s’éloigne de tout empowerment des acteurs locaux.

Autre application enfin qui fait partie des éléments constitutifs des projets de smart cities : les véhicules autonomes. Le mot est lancé de façon vague comme si l’on savait de quoi l’on parlait et comme si le déploiement de ces solutions était indiscutable. Pourtant, aucune des annonces faites depuis 5 ans n’a été suivie d’effet, à l’exception de quelques réalisations en circuit fermé.

La transformation de tout le système routier est en effet nécessaire pour accueillir ce type de véhicules. Les enjeux d’assurance seront décisifs pour régler la répartition des torts en cas d’accident, qui ne sont pas impossibles comme Google ou Uber en ont fait l’expérience. Et il faudra que les villes soient décisionnaires en matière de type de véhicules puisqu’on peut imaginer des véhicules autonomes collectifs ou à l’inverse totalement individuels, alors que toute la communication est actuellement centrée sur des véhicules très semblables aux voitures du début du XXeme siècle, à 4 places.

On le voit « l’effet diligence » fonctionne toujours qui guide l’innovation en la maintenant dans les rails des technologies précédentes. Tant que l’on n’obtient pas de véritables offres d’innovation en matière de mobilité (et donc tous modes confondus avec couplages éventuels à certaines fonctions des véhicules autonomes) il est urgent d’attendre, d’expérimenter et de débattre et non de développer une infrastructure en la justifiant par une application (la voiture autonome) qui n’a rien de mûr et qui sera totalement différente dans dix ans.

Pour l'utilité sociale des services et des applications, il faut un débat national sur les priorités de développement qui débouche sur un cahier des charges exigeant sur la valeur sociétale des applications offertes, et qui organise un plan d’investissement dans les services technologiques « à valeur ajoutée citoyenne », avec soutien aux développeurs de services, d’applications et de contenus. Voilà une pensée stratégique publique et non un suivisme de la pression des intérêts boutiquiers des équipementiers et des opérateurs.


6/ La sécurité

La 5G n’est pas une simple augmentation des capacités du réseau existant, elle est conçue pour exploiter des objets mobilisant les protocoles de l’internet des objets (IoT). La réduction de la latence est son principal avantage qui oblige à multiplier les antennes puisque la portée des longueurs d’onde sélectionnées est moindre. Or, indépendamment des applications mentionnées précédemment, toute l’ouverture d’internet à la connexion généralisée des objets, permise aussi par IPv6 qui peut fournir des adresses IP à toute entité sur terre, la plus minuscule soit –elle, pose des problèmes de sécurité considérables que tous les promoteurs de « la 5G tout de suite » préfèrent ignorer ou minimiser.

Si l’on se situait dans une véritable stratégie d’infrastructure d’un état souverain (comme on l’a fait pour les autoroutes ou les lignes de chemin de fer quand elles ont été créées), la priorité des investissements n’irait pas à la 5G mais à la sécurisation du réseau existant. Car les failles de ce réseau (tout internet) sont énormes et constituent des occasions de data breaches répétées provoquées par les hackers.

Des sites stratégiques ou essentiels sont visés tous les jours, pas toujours pour du rançonnement, pas seulement pour du sabotage délibéré entre entités étatiques ou para-étatiques, mais parfois seulement pour faire la preuve des faiblesses d’un fournisseur de services ou pour casser la réputation des services en question. Des hôpitaux ont été attaqués et bloqués pendant plusieurs jours à Rouen ou en Angleterre par exemple. Amazon Web Services a été attaqué à 2,3 Tb/s, en Juin 2020, la plus puissante attaque jamais réalisée et la course entre les gendarmes de la cybersécurité et les voleurs/ hackers monte sans cesse d’un cran de finesse et de puissance.

Or, les objets connectés (depuis les caméras de surveillance jusqu’aux jouets connectés) sont déjà utilisés pour lancer des attaques, notamment en DDoS, comme ce fut le cas en 2017 en visant le fournisseur d’adresses de tout le quart Nord Est des Etats-Unis (ce qui bloqua tout Internet pendant 5 heures dans cette région).

Lorsque l’on sait (et on le sait !) une infrastructure peu sûre, il est irresponsable de vouloir étendre son système de base (internet) avant de l’avoir renforcée.

Chaque nouvel objet sera potentiellement une entrée pour des hacks coordonnés. Comme si l’on réalisait une autoroute encore plus rapide pour des véhicules sans frein. Pour garantir cette sécurité et arrêter de privilégier la vitesse à tout prix, il faut rendre les objets, les équipements et les algorithmes de tous ces fournisseurs entièrement auditables du point de vue de la cybersécurité (ce qui permettra aussi de couvrir les impératifs de souveraineté) avec exigence de certification et de contrôle régulier.

Mais la question est bien plus vaste que celle de la 5G car le principe même d’un chiffrage généralisé doit être établi et une mobilisation internationale des Etats enclenchée pour en finir avec ce laisser-faire. Les firmes se sont avérées incapables de réinventer Internet comme le demandait Berners-Lee, elles ont failli à leurs promesses et à leur responsabilité, il faut désormais reprendre le contrôle complet du réseau et revoir totalement les instances de régulation ad hoc d’internet.

On le voit le chantier est énorme mais c’est la condition pour établir des bases durables d’un développement technologique sûr. Le dogme de la liberté ne peut être la liberté du renard (hacker ou firme cynique ou service de renseignement) dans le poulailler des internautes. La régulation doit s’appuyer sur une refonte complète des principes du réseau.

Pour la sécurité, il faut donc organiser un cahier des charges de tout le système de l’internet des objets, que j’avais demandé à l’ARCEP dès 2015 qui n’a rien fait depuis, des obligations de qualité de service public strictes, une auditabilité permanente et prendre des initiatives internationales pour reprendre en mains la gouvernance de tout l’Internet avec des objectifs de sécurité et non plus seulement de vitesse.

 

Conclusion: libérez le hamster de sa roue!

Tous ces objectifs se tiennent ensemble. Un développement responsable de la technologie se traite sur tous ses aspects. Un moratoire permet seul d’organiser un débat sur tous ces thèmes à la fois. Si l’Europe avait subi la pression de la Chine, des USA ou des plates-formes commerciales pour édifier sa doctrine en matière de données personnelles, le RGPD n’aurait jamais vu le jour.

Or, ce qui a pu être perçu comme une menace pour le business au début est devenu au contraire un modèle mondial pour générer de la confiance dans toute la chaine de valeur. Au court-termisme de ceux qui veulent privilégie leur business actuel, il faut préférer une vision du bien commun de longue durée, soutenable dans tous les domaines qui créera les conditions d’une convention stable pour d’autres types de projets, d’innovation et d’affaires.

La 5G constitue cette occasion à condition de refuser l’urgence de décisions purement commerciales ou justifiées par de mauvaises raisons de budget (ce que les enchères vont rapporter à l’Etat) à une époque où toutes les cartes des déficits et de la dette sont révisitées.

La démocratie technique qui restitue les choix politiques des infrastructures aux citoyens est la condition d’une transition écologique crédible, qui soit responsable sur les 6 points que j’ai présentés et non réduite à de simples « conséquences environnementales ».

Ecologiser le numérique, c’est rendre tous ces choix responsables vis-à-vis de la planète et des générations futures et c’est lui donner une vision stratégique qui pourra encourager l’innovation mais pour le bien commun car il y a tant à faire sur ce plan ! Par pitié, faites descendre le hamster de sa roue de start-up nation et redonnez lui le droit d’explorer les possibles avec ses congénères, de toutes espèces !

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