03/06/20

- Un rapport officiel allemand dénonce la pandémie COVID-19 comme « une fausse alerte mondiale ».

 

Comment cacher l'effondrement d'un système économique sous couvert de crise sanitaire ?

Aurions nous un même rapport en France ?

Pourquoi crée t-on, imprime t'on d'un seul coup autant de billets, tout neufs pour renflouer des sociétés privées qui ont délocalisé jusqu'à l'argent que l'état, ou d'autres états, ont pu déjà leur "allouer" sur les caisses de l'état remplies par nos soins, par nos morts ?

Les masques tomberont-ils pour tout le monde, un jour ?....

Préparons nous un minimum au pire, car je vais encore me répéter, ils iront jusqu'au bout de leur ignominie. C.H.

 

via Les Moutons enragés

 

Un rapport officiel allemand dénonce la pandémie COVID-19 comme " une fausse alerte mondiale ".

Y aura t-il des réponses à toutes les questions posées ? Il faut avouer que la gestion de cette crise, a posé plus de problèmes qu'elle n'en a résolu. L'économie mondiale est à terre, le pire est à venir avec les faillites, chômage de masse.

https://lesmoutonsenrages.fr

 

 

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Y aura t-il des réponses à toutes les questions posées ? Il faut avouer que la gestion de cette crise, a posé plus de problèmes qu’elle n’en a résolu. L’économie mondiale est à terre, le pire est à venir avec les faillites, chômage de masse. Combien de personnes ne sortirons pas indemnes psychologiquement de cette période ? Ce rapport n’était pas destiné à être connu du grand public, mais il a été divulgué. Cela se passe en Allemagne, gageons que les vrais scientifiques français, ont aussi leur avis sur la question. Partagez ! Volti

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Par Daniele Pozzati pour Strategic Culture Foundation via Mondialisation.ca

Le gouvernement fédéral allemand et les grands médias se sont efforcés de limiter les dégâts après la divulgation d’un rapport du ministère de l’Intérieur qui conteste le récit officiel du coronavirus.

Voici quelques passages clés du rapport :

  • La dangerosité de la Covid-19 a été surestimée : apparement, à aucun moment le danger que représente le nouveau virus n’a dépassé le niveau normal.
  • Les personnes qui meurent du coronavirus sont essentiellement celles qui, statistiquement, mourraient cette année, car elles sont en fin de vie et leur corps affaibli ne peut plus faire face à un stress quotidien aléatoire (y compris les quelque 150 virus actuellement en circulation).
  • Dans le monde, en un quart d’année, il n’y a pas eu plus de 250 000 décès dus au Covid-19, contre 1,5 million de décès [25 100 en Allemagne] lors de la vague de grippe 2017/18.
  • Le danger n’est évidemment pas plus grand que celui de nombreux autres virus. Rien n’indique que ce n’était plus qu’une fausse alerte.
  • Un reproche pourrait aller dans ce sens : Lors de la crise du coronavirus, l’État a prouvé qu’il était l’un des plus grands producteurs de fausses nouvelles.

Jusqu’à présent, tout va mal. Mais il y a pire.

Le rapport se concentre sur les « nombreuses et lourdes conséquences des mesures contre le coronavirus » et prévient qu’elles sont « graves ».

Le nombre de personnes qui meurent à cause des mesures imposées du « Corona » par l’État est plus élevé que le nombre de personnes tuées par le virus.

La raison en réside dans un scandale en cours de réalisation :

Un système de santé allemand axé sur les mesures anti-corona reporte des opérations chirurgicales vitales et retarde ou réduit le traitement des patients qui ne sont pas atteints par le virus.

Berlin en mode déni. Les scientifiques ripostent.

Au départ, le gouvernement a tenté de rejeter le rapport sous prétexte qu’il était « le travail d’un seul employé », et son contenu comme étant « sa propre opinion » – alors que les journalistes ont resserré les rangs, sans poser de questions, avec les politiciens.

Mais le rapport de 93 pages intitulé « Analyse de la gestion de la crise » a été rédigé par un groupe scientifique nommé par le ministère de l’intérieur et composé d’experts médicaux externes de plusieurs universités allemandes.

Le rapport a été rédigé à l’initiative d’un département du ministère de l’Intérieur appelé Unité KM4 et chargé de la « Protection des infrastructures critiques ».

C’est également là que le fonctionnaire allemand devenu lanceur d’alerte, Stephen Kohn, a travaillé et d’où il a divulgué l’information aux médias.

Les auteurs du rapport ont publié un communiqué de presse commun dès le 11 mai, reprochant au gouvernement d’avoir ignoré les conseils des experts et demandant au ministre de l’Intérieur de commenter officiellement la déclaration commune des experts :

« Les mesures thérapeutiques et préventives ne devraient jamais apporter plus de mal que la maladie elle-même. Leur but doit être de protéger les groupes à risque, sans pour autant mettre en péril la disponibilité des soins médicaux et la santé de l’ensemble de la population, comme c’est malheureusement le cas ».

« Nous, les scientifiques et les médecins, subissons les dommages secondaires des mesures contre le coronavirus sur nos patients sur une base de dialyse. »

« Nous demandons donc au ministère fédéral de l’Intérieur de commenter notre communiqué de presse et nous espérons une discussion pertinente sur les mesures [coronavirus], qui conduira à la meilleure solution possible pour l’ensemble de la population ».

Au moment de la rédaction du présent rapport, le gouvernement allemand n’avait pas encore réagi.

Mais les faits justifient – malheureusement – les inquiétudes des experts médicaux.

Le 23 mai, le journal allemand Das Bild titrait : « Les conséquences dramatiques des mesures anti-coronavirus : 52 000 opérations contre le cancer retardées ».

A l’intérieur, un médecin en chef avertit que « nous allons ressentir les effets secondaires de la crise du coronavirus pendant des années ».

Tirer sur le lanceur d’alerte. Ignorer le message.

Comme l’a rapporté Der Spiegel le 15 mai : « Stephen Kohn [le lanceur d’alerte] a depuis été suspendu de ses fonctions. On lui a conseillé de prendre un avocat et son ordinateur portable de travail a été confisqué ».

Kohn avait initialement divulgué le rapport le 9 mai au magazine libéral-conservateur Tichys Einblick, l’un des médias alternatifs les plus populaires en Allemagne.

La nouvelle du rapport s’est répandue en Allemagne pendant la deuxième semaine de mai – mais dès la troisième semaine, les médias et les politiciens ont cessé de discuter de la question en refusant de la commenter.

L’approche adoptée par Günter Krings, le représentant du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer – le patron du lanceur d’alerte – est emblématique :

A la question de savoir s’il allait traiter le document avec sérieux, Günter Krings a répondu :

« Si vous commencez à analyser des documents comme ça, vous allez bientôt inviter les gars avec les chapeaux en papier d’aluminium aux audiences parlementaires ».

Les « hommes avec des chapeaux en papier d’aluminium » – Aluhut en allemand – est un terme utilisé pour décrire les personnes qui croient aux théories de conspiration.

En effet, un article de Der Spiegel traitant du mouvement de protestation contre le coronavirus et des conséquences de la fuite du rapport contenait le mot « conspiration » pas moins de 17 fois !

Et aucune discussion sur les questions soulevées par le rapport lui-même.

En dehors de l’Allemagne, la nouvelle n’a pratiquement pas été rapportée.

Le mouvement de protestation – ou « Corona-Rebellen« 

Les Allemands ont commencé à manifester contre le confinement dès le mois d’avril.

Et des milliers de citoyens continuent de manifester chaque week-end, alors même que le gouvernement assouplit les restrictions.

Les manifestations ne sont pas seulement contre les restrictions, qui ont en fait été relativement légères par rapport à de nombreux autres pays occidentaux.

Les manifestations remettent en question l’ensemble du récit COVID-19, et plus encore ses principes, notamment le rôle que Bill Gates joue en tant que deuxième donateur de l’OMS (le premier depuis que Trump a suspendu la contribution étasunienne).

En effet, la plus grande manifestation de ce type a eu lieu à Stuttgart le 9 mai dernier, où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour dire non – à l’OMS.

Les Allemands disent non à toute solution orwellienne que le gouvernement pourrait un jour imposer en raison d’un « statut d’urgence » douteux, depuis les applications de surveillance de masse jusqu’aux vaccinations obligatoires.

La fuite du rapport a prouvé que leurs craintes étaient fondées.

Au moins en ce qui concerne la fausse nature de la « pandémie de coronavirus ».

Le reste pourrait bientôt suivre.

Daniele Pozzati

Article original en anglais :

German Official Leaks Report Denouncing Corona as ‘A Global False Alarm’

Strategic Culture Foundation, le 29 mai 2020.

Traduit par Maya pour Mondialisation

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La source originale de cet article est Strategic Culture Foundation

Copyright © Daniele Pozzati, Strategic Culture Foundation, 2020

 

 


21/01/17

- Les médias créent le réel ...

 

 

Nous avons parlé souvent, de l’influence des médias sur l’information. Nous savons aussi, que selon les intérêts, on nous fabriquera sur mesure, une réalité que beaucoup auront du mal à contester. Lisez cet article du 4ème-singe, qui explique très bien, les rouages de ce qu’il convient d’appeler, la fabrique de l’opinion. Merci Thierry92

Avant de commencer la lecture de cet article, nous vous invitons à regarder la carte des propriétaires des médias réalisée par ACRIMED

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La fabrique du réel

En 1988, Noam Chomsky et Edward Herman publiaient le livre « la fabrique du consentement ». Ce livre proposait une grille d’analyse des méthodes de propagandes des médias de masse et nous proposait une déconstruction magistrale du « quatrième pouvoir ».

Presque trente ans plus tard, leurs analyses restent toujours d’actualité et l’excellent documentaire « les nouveaux chiens de garde » nous montre que cette « fabrique » est loin d’être de l’histoire ancienne. Dans cet article, je propose une réflexion complémentaire, car je ne suggère pas seulement une fabrique du consentement, qui est maintenant bien connue, mais une autre, bien plus subtil, celle du réel.

Dans sa plus large définition, le terme « média » définit un moyen de diffusion, ce moyen peut être employé de diverse manière. Par exemple, pour diffuser une information neutre à but strictement informatif, pour défendre une vision du monde, un point de vue, une idéologie, pour vendre un produit ou encore pour divertir. Ces multiples usages en font un outil à la fois subtil, car les limites entre ces différentes utilisations sont floues et à la fois puissant, puisqu’il permet d’atteindre une multitude de personnes.

Ce que la déontologie journalistique impose en terme de rigueur et de précaution sur le traitement de l’information, crée en conséquence un positionnement particulier pour celui qui reçoit cette information. En apportant aux gens ce qui est vrai, ce qui se passe réellement, ce qui est censé être objectif, cela crée un phénomène psychologique singulier.

Celui de nous créer une réalité dans laquelle nous sommes censés vivre. Un monde préfabriqué par le « vrai » et le « réel » médiatique. Car il ne s’agit pas seulement d’un moyen de fournir une information neutre et objective, mais aussi de distiller dans l’esprit des lecteurs/spectateurs/auditeurs une manière de voir le monde, un point de vue sur le monde. Ce point de vue – plus ou moins assumé – selon les médias est une manière de créer le réel.

Par conséquent, un propriétaire d’un média propose aussi sa vision du monde et défend ses intérêts par le biais de celui-ci. Quel avantage aurait-il, sinon, d’acheter un média à la vue de la faible rentabilité de ces derniers ?

En tant que média alternatif, nous ne dérogeons pas à cette règle, bien que notre situation soit bien différente. Seulement, contrairement à certains médias dits « dominants », nous préférons assumer ce rôle, car nous sommes conscients de notre subjectivité et de notre incapacité à prétendre définir le réel. Ici, au 4ème singe, nous vous donnons notre manière de voir le monde, qui n’est pas la réalité du monde. Et ceci est important à préciser. Nous ne saurions être objectifs, pas plus que Le figaro, Le monde, TF1 et consorts, qui ne le sont pas non plus, mais qui prétendent l’être.

Lorsqu’un média (quel qu’il soit) prétend montrer la « réalité » du monde, il use d’une manipulation conceptuelle dont l’esprit humain semble assez vulnérable. En effet, cette manière de présenter l’information et le travail journalistique sous-tend l’idée que le réel nous est montré, que la vérité nous est révélée. Cette vérité, cette réalité, prétendument disponible pour chaque citoyen, relève – à mon sens – d’une erreur philosophique majeure. L’oubli de l’inconnu !

 


L’inconnu nous empêche de pouvoir définir le réel

 

Pour définir le réel et prétendre à la « vérité », il nous faut, pour nous, simples humains, connaître l’étendue des paramètres concernant un objet d’étude. Si nous parlons d’agriculture par exemple, il nous faut connaître absolument tous les paramètres interagissant avec l’objet d’étude pour en déterminer le réel fonctionnement et pouvoir en déduire les améliorations à effectuer. Ceci nous permettrait de défendre objectivement un système agricole plutôt qu’un autre, par exemple. Or les paramètres à prendre en compte sont impossibles à connaître dans leur totalité, pour la simple raison, qu’il y a certainement des choses que notre science et nos savoirs empiriques n’ont pas encore découverts. L’inconnu est alors la frontière de la connaissance. Cette frontière existe bel et bien, preuve en est que nous continuons de faire des découvertes scientifiques régulièrement.

La prise en compte de l’inconnu, qui ne nous permet pas d’être certain qu’une chose fonctionne réellement comme nous le pensons et pas autrement, devrait calmer nos ardeurs de « vérité », de « réalité », « d’objectivité » et de tout autre mot-concept utilisé pour  réduire notre réflexion sur l’information colportée. Et pourtant, il s’agit bien du contraire qui se produit quotidiennement. Nous sommes abreuvés d’informations nous montrant la « réalité » du monde, des analyses « incontestables » et des versions « objectives et non négociables » des faits rapportés par les médias dominants. À croire que la prétendue vérité est plus vendeuse que le doute et, surtout plus acceptable.

 

L’objectivité journalistique, mirage aux alouettes ?

L’objectivité est un des fondements du journalisme moderne et signifie que le journaliste doit faire abstraction de ses jugements de valeur afin de fournir une information la plus proche possible de la réalité. C’est le positionnement théorique que prétendent avoir les journalistes. En pratique, cette objectivité doit faire face aux contraintes économiques du journal, aux pressions diverses, aux propriétaires des médias et au conditionnement psychologique, culturel, social et moral des journalistes eux-mêmes. Cet idéal semble donc difficilement réalisable dans un monde clairement dominé par l’argent, où aucun média de masse n’est indépendant et où les humains qui y travaillent ne sont épargnés des conditionnements cités précédemment.

Une démarche réellement objective demanderait un travail sur soi hors du commun, car il faudrait être capable d’analyser une chose en dehors de tout référentiel subjectif, c’est à dire en dehors de tout référentiel propre à l’individu. L’astuce serait de se baser sur une méthodologie par exemple, une méthodologie humaine, donc. Un casse-tête sans nom…

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Derrière le réel, l’argent

Quel est le rapport entre l’argent et le réel ? Il apparait logique de penser que les propriétaires de médias possèdent un levier intéressant d’orientation de l’opinion publique. Il est pourtant nécessaire de préciser qu’il est difficile de quantifier réellement l’impact d’un média sur les décideurs et sur l’opinion publique. Néanmoins, il est probable que l’achat de médias par de riches entrepreneurs ne soit pas le fruit d’un investissement juteux, car peu rentable, mais plutôt d’un investissement à visé politique ou propagandiste. Ainsi, il est possible d’envisager certains aspects d’un média en analysant son financement, mais cela ne suffit pas. L’analyse des informations diffusées sur une longue période et par catégorie nous permet de nous faire un avis plus abouti. Par exemple, la manière dont sont orientées et traitées les informations sur la géopolitique, la politique, l’économie, l’écologie, l’éducation, etc. Cela pourrait nous donner un aperçu plus complet de la stratégie de communication employée, de leurs intérêts et de leurs points de vue sur le monde.

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Source : http://www.lesclesdelapresse.fr/a-la-une,489.html

 Pas de moyens, mais un avis tranché, assumé

Ce qui caractérise bien souvent un média dit « alternatif » est son positionnement idéologique, voire philosophique, ainsi que son financement. Contrairement aux médias « dominants », qui prétendent être objectifs et donc neutres dans le traitement de l’information. La plupart des médias alternatifs ont une orientation politique et une vision du monde plus ou moins clairement établie, mais en tout cas, explicite et revendiquée. L’orientation que prend leurs publications est quasiment toujours engagée ou très imprégnée par leurs idéologies, philosophies politiques et le travail fourni l’est bien souvent de manière bénévole. Cette manière de travailler ne doit en aucun cas faire abstraction du recoupement d’information, de la vérification des sources, etc. Le but étant toujours le même, faire un travail honnête sur un sujet donné.

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Un nouveau contre-pouvoir ?

Comme vous l’avez compris, nous ne nous cachons pas derrière une prétention d’objectivité. Nous avons un avis sur les sujets que nous abordons et nous pensons que cela est vertueux, car cela permet la contre argumentation de nos dires. Contrairement à une vision prétendument objective du monde revendiquée par les médias de masse. Vision qui ne permet pas la contradiction. Comme vous l’avez sans doute compris, si vous n’êtes pas d’accord avec ce qui est dit dans les médias, vous êtes soudainement complotistes, révisionnistes, conspirationnistes, etc.

Dans ce cadre, un média alternatif fait office de voix « dissonante » avec l’information de masse, il s’agit d’un contre-pouvoir que les médias dominants semblent avoir délaissé et ceci pour des raisons tout à fait logiques et explicables : les intérêts des propriétaires sont divergents avec ceux des citoyens et convergents avec le maintien d’un système qui leur a permis d’être là où ils sont. M. Dassault, M.Lagardère ou la famille Bouygues n’ont pas beaucoup d’intérêts à dénoncer ce système qui a permis leurs enrichissements.  

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De la plume à la souris

L’outil Internet permet de faire ce qui était impossible il y a quelques décennies, car chaque citoyen peut devenir en quelques clics et avec du temps un vecteur d’information important, qui sera jugé par la communauté d’internautes suivant la qualité de son travail.

Avant cet outil, l’information était cantonnée aux médias de masse et quelques journaux locaux. Il s’agissait d’une information de type « producteur-spectateur » où il était quasiment impossible de vérifier le contenu des informations pour un citoyen lambda. Le temps d’investigation devait être considérablement long et nécessitait de se documenter via les bibliothèques, les ouvrages spécialisés, les archives, etc. La création d’un nouveau média demandait du temps et de l’investissement financier, il était donc souhaitable d’en faire son métier. Dans un tel système, l’information diffusée au grand public est « maitrisable » et quasiment invérifiable pour les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs.

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La guerre de l’information

Les fameuses « fausses nouvelles » qui auraient rendu possibles l’élection de Trump (une assertion invérifiable qui semble être admise par tous), l’ère de la « post-vérité », les médias « complotistes », montrent un futur de l’information qui risque d’être mouvementé. En effet, ces différents discrédits nous suggèrent que cette notion particulière de « vérité » semble être le cœur de la bataille.

Une opposition qui n’a pas lieu qu’entre les médias dominants et alternatifs, il s’agit d’une époque où les états s’opposant sur l’échiquier géopolitique usent et abusent de l’outil Internet pour distiller des informations propagandistes qu’il est bien souvent difficile d’analyser et de contextualiser. On parle dans ce dernier cas de « gestion de la perception », il s’agit d’une doctrine militaire consistant à fabriquer une réalité fondée sur de fausses informations, cette méthode fût développée par l’armée américaine et est encore utilisée actuellement. Voici quelques points essentiels de cette doctrine pour que vous puissiez vous rendre compte des méthodes utilisées :

  • Préparation — Avoir un but bien défini et savoir quels résultats idéaux vous voulez obtenir des gens.
  • Crédibilité — Assurez-vous que votre information est consistante, argumentée. Utilisez les attentes, ou les préjugés pour augmenter votre crédibilité.
  • Support à multiples directions — Ayez de multiples arguments et des faits fabriqués pour renforcer votre information.
  • Contrôle centralisé — tel un ministère de la propagande ou un bureau dédié.
  • Sécurité — La nature de la campagne de tromperie n’est connue que de quelques-uns.
  • Adaptation — La campagne de tromperie s’adapte et change à chaque fois que nécessaire avec le temps.
  • Coordination — L’organisation (ou le ministère de la propagande) est créée selon un modèle hiérarchique afin de maintenir un apport consistant et une bonne synchronisation à la diffusion de l’information.
  • Dissimulation — Toute information contredisant la version officielle, ainsi que leurs sources doivent être détruite.
  • Déclarations mensongères — Fabriquez la vérité.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet, c’est par ici, ici et . Il s’agit d’une stratégie parmi tant d’autres et dans un contexte géopolitique mouvementé qui ne risque pas de s’atténuer – à cause notamment de la raréfaction des ressources non renouvelables -, nous allons devoir subir cette guerre non dite que beaucoup ignorent. De cet état de fait, il me parait essentiel de considérer l’information comme un élément indispensable à l’émancipation humaine de ce système aliénant. Cette information que nous pouvons regarder en spectateur, mais que nous pouvons nous aussi créer. Alors, créons ! Ne laissons plus l’information aux mains de ces quelques milliardaires.  Ne les laissons plus créer notre « réalité ». Créons la nôtre !

Lire l’article complet

Auteur Stéphane Hairy pour Le-4ème-Singe

Voir aussi:

 

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- Prévisions pour 2017 : Tendances mondiales

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Résumé

Comme les évolutions de paradigmes géostratégiques et les réarrangements politiques non traditionnels continuent à se développer partout dans le monde, les USA iront de l’avant avec leur campagne de guerre hybride contre les projets chinois One Belt, One Road (nouvelle Route de la Soie), bien que la présidence Trump soit l’ultime variable inconnue capable de transformer la situation internationale de manière radicalement imprévisible.

Le grand réarrangement

La nouvelle guerre froide a déclenché une réorganisation mondiale de partenariats de portée et d’échelle jamais vue dans l’histoire. Voici les faits les plus importants qui se produisent simultanément :

* le partenariat global le plus étroit jamais conclu entre Russie et Chine ;

* le partenariat tripartite entre Russie, Iran et Turquie ;

* le partenariat militaro-stratégique entre USA et Inde ;

* la sécession entre Ukraine et Russie, forcée par les USA (et début de la Nouvelle Guerre Froide) ;

* le rapprochement de la Russie et du Japon ;

* le rapprochement de la Russie et du Pakistan ;

* l’Égypte se rapproche de la Russie et s’éloigne des USA et des royaumes du Golfe persique ;

* le contrôle du Mercosur devient unipolaire, tandis que l’Alliance du Pacifique devient plus multipolaire ;

* la possibilité de la Chine de relier les deux blocs commerciaux sud-américains grâce au TORR ;

* la Chine et le Mexique démarrent des relations bilatérales pour se préparer à Trump ;

* l’Inde s’en prend au Népal et le pousse pour la première fois vers la Chine ;

* le pivot des USA vers l’Asie est tombé à plat à cause des progrès chinois en Thaïlande, aux Philippines et en Malaisie ;

* et enfin, Aung Suu Kyi [Myanmar] fait preuve de pragmatisme en se tournant vers la Chine.

Les restructurations géopolitiques citées ci-dessus se poursuivront dans les deux prochaines années, jusqu’à ce que la situation internationale soit relativement stable. Ce qui se passe en ce moment, c’est que le monde entier est en état de changement continuel à cause de l’instabilité mondiale que créent les USA en retardant la marche inévitable de l’ordre unipolaire vers l’ordre multipolaire. Il est possible que quelques partenariats cités changent au cours de ces temps agités, mais la plupart d’entre eux garderont probablement leur nouvelle trajectoire et ne seront pas détournés par les intrigues US, dont Washington ne se privera sûrement pas.

La guerre hybride contre la Nouvelle Route de la Soie

Concernant la tendance ci-dessus, on peut s’attendre à ce que les USA ne lèvent pas le pied dans la menée de diverses guerres hybrides partout dans le monde contre les projets chinois de la Nouvelle Route de la Soie. J’ai publié des articles hebdomadaires à ce sujet dans Oriental Review au cours de la dernière année, mais tout se résume essentiellement à la règle de la guerre hybride, dont la version modifiée et élargie dit ceci :

Derrière chaque guerre hybride, le grand objectif est de perturber, contrôler ou influencer tout projet de jonction transnationale multipolaire, par l’intermédiaire de conflits d’identité (ethnique, religieux, régional, politique, etc.) fomentés de l’extérieur dans l’un des États participant au projet visé, dans le but d’affaiblir, changer ou rétablir son gouvernement.

En extrapolant à partir de cette ligne directrice, il est possible de prévoir plusieurs champs de bataille de guerre hybride qui resteront au premier plan au cours des prochaines années. En vrac, ils concerneront les projets :

* CPEC entre Chine et Pakistan ;

* TORR entre Brésil, Bolivie et Pérou ;

* Les projets ferroviaires transafricains de la Chine (étudiés en long et en large dans mes analyses sur l’Afrique sur Oriental Review) ;

* Le chemin de fer à grande vitesse Balkan Silk Road, entre Budapest et le Pirée ;

* Le chemin de fer à grande vitesse ASEAN Silk Road, entre Chine, Laos, Thaïlande, Malaisie et Singapour ;

* L’éventuelle ligne ferroviaire à grande vitesse trans-Asie Centrale, entre Chine et Iran ;

* Et le canal du Nicaragua [reliant l’océan Pacifique et Atlantique].

Bien que la méthode particulière de la guerre hybride ne se soit pas encore manifestée dans ces projets, il existe malgré tout de solides raisons stratégiques de penser que les USA finiront par déclencher des déstabilisations asymétriques contre chacun des pays impliqués dans ces projets. Cela signifie que tous les analystes qui se focalisent sur l’avenir devraient garder un œil vigilant sur ces espaces régionaux.

L’énigme Trump

Enfin, la dernière grande tendance, qui se précisera en 2017, est l’énigme Trump, car personne au monde ne sait vraiment ce que fera le président élu au pouvoir. Il a déjà été très franc sur la marche de quelques principes clés de sa politique étrangère, à savoir son souhait d’une nouvelle détente dans la nouvelle guerre froide avec la Russie, son intention de renégocier ou de rompre l’accord nucléaire iranien et le rapprochement avec Cuba, son discours et sa position fermes envers la politique commerciale et monétaire de la Chine, son opposition à l’ALENA et aux millions d’immigrants clandestins venus d’Amérique latine qui envahissent les USA (en particulier ceux qui ont commis des violences pendant leur séjour dans le pays). Avec l’approche de Trump – qui ressemble plus à celle d’un homme d’affaires – envers l’OTAN et les partenariats militaires traditionnels des USA, ainsi que ses désaccords idéologiques à l’égard de l’hyperlibéralisme de l’UE, on peut déjà s’attendre à ce que la présidence Trump se caractérise par de nombreux rebondissements sans précédent et passionnants, car les USA s’adaptent douloureusement mais tardivement à l’ordre mondial multipolaire inévitable.

Katehon, Andrew Korybko

Original : katehon.com/article/2017-forecast-global-trends
Traduction Petrus Lombard

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17/01/17

- Abécédaire - par Zénon

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16/12/16

- Réponse au pseudo-journaliste des "Inrocks" attaquant Les Moutons Enragés et d'autres sites pour avoir relayé une vidéo de RT

 

 Cette vidéo, partagée sur ce blog dans cet article, surprend les médias traditionnels mis à mal par les réactions de  leurs lecteurs. Panique à bord !

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À l’heure actuelle, dès qu’il s’agit d’Alep, il est à première vue déconseillé de dire la vérité aux français. Pourquoi? Je l’ai expliqué récemment ici, car pour justifier un conflit majeur à venir notamment, l’opinion publique ne doit pas avoir la moindre once de sympathie ni pour Bachar Al Assad ni pour Poutine, et les nombreuses victoires  en Syrie que l’on peut leur attribuer n’y change rien, ils doivent rester des ennemis aux yeux de la planète, des monstres aux mains pleines de sang.

Le souci, c’est qu’une vidéo mise en ligne sur le site Russia Today (donc forcément fausse et propagandiste) a largement été relayée par « plusieurs sites extrémistes et conspirationnistes français » dont les moutons enragés, ce que Les inrocks n’ont pas manqué de souligner, ni même le journal Le Monde avec un autre article (que l’on doit entre autre à Adrien Sénécat, prétendu journaliste qui n’en est pas à son coup d’essai au niveau diffamation contre le blog).

Cette vidéo disponible ici nous montre la réponse d’Eva Bartlelt sur la situation à Alep, Eva Bartlett qui est une journaliste indépendante canadienne ayant entre autre travaillé pour Russia Today, et à première vue, les propos dérangent, pourtant, ils n’ont rien de bien exceptionnels, mais rien que cela, c’est déjà trop…

Nous nous devions donc de nous défendre, ne serait-ce qu’un minimum, avec deux autres vidéos qui j’espère feront part du même intérêt non seulement auprès des français en général, mais également de ces grands journalistes qui savent condamner de leur plume affûtée la moindre propagande.

Bien évidemment, celles-ci viennent de deux médias de télévisions qui ont peu de chances de se voir traitées de propagandistes: France Info et France2, quant aux intervenants, j’attend les attaques des Inrocks et du journal Le Monde à leur encontre.

Commençons avec l’intervention d’André Bercoff sur France Info. André Bercoff est journaliste et écrivain franco-libanais, il a travaillé dans de nombreux journaux dont L’Orient-Le Jour, Jeune Afrique, L’Express, Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Globe, Playboy, Lui, L’Événement du jeudi et France-Soir, entre autres médias.

André Bercoff s'insurge contre la désinformation des médias sur Alep (France Info, 15/12/16, 20h)

Source de la vidéo: Youtube

Vient ensuite la prestation de Etienne Leenhardt sur France2. Ce monsieur est un journaliste de télévision, directeur-adjoint de l’information de France 2. Entre autres postes occupés à la télévision, de septembre 2008 à la fin de l’année 2015, il fut le présentateur du magazine Un œil sur la planète, et a présenté Télématin de 1990 à 1991, le journal de 20 heures de France 2 de 1994 à 1995 fut correspondant de la chaîne publique à Washington puis à Londres.

Etienne Leenhardt dit que les rebelles d'Alep sont des soldats d'Al Qaida (14/12/2016)

Source: Youtube

Il était logique que personnellement je fasse une sauvegarde de ces 2 vidéos sur mon disque dur, ce que beaucoup de personnes devraient également faire: des sauvegardes des séquences qui risquent de ne pas rester bien longtemps en ligne…

Commentaires:

- Guy Fawkes  vendredi 16 décembre 2016 à 10 h 07 min

Les interventions de la Mère Agnès Mariam de la Croix sont aussi intéressantes puisqu’elle ne soutient aucun camp mais constate l’énorme désinformation des médias: https://www.youtube.com/watch?v=W1bzY4Mvwzs

- Le-veilleur.com  vendredi 16 décembre 2016 à 13 h 45 min

Il me semble utile de remettre un peu les pendules à l’heure face à ce ridicule article des inrocks, car la vidéo originale ne provient pas de RT, mais bel et bien du site même de L’ONU (mais non traduite en français). Lien : http://webtv.un.org/media/watch/permanent-mission-of-the-syrian-arab-republic-to-the-united-nations-press-conference-9-december-2016/5241732190001#full-text

Ah, et puisque nous y sommes, j’ai publié mon avis sur le sujet : « Syrie : L’écœurante propagande autour de la libération d’Alep ». Lien : http://www.le-veilleur.com/article/syrie-l-ecoeurante-propagande-autour-de-la-liberation-d-alep


http://lesmoutonsenrages.fr

 

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