égrégore

 

.../... Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective.

Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l’on partage avec d’autres un projet passionnant ou un moment fort. L’activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe. Mais derrière l’impression personnelle, un processus réglé se déroule entre nous.

.../... « Observez un dîner entre amis, il y a toujours celui qui fait rire, celui qui râle etc. Chacun joue un rôle qu’il quitte une fois rentré chez lui. Ils entretiennent leur égrégore. Un match de foot avec son équipe préférée, la rentrée des classes de son enfant ou un déjeuner dans la maison de famille… Nous évoluons en permanence parmi ces zones sociales invisibles, très conditionnantes. Même quelqu’un qui voudrait échapper à ce phénomène en partant vivre sur une île déserte, se relierait encore à l’égrégore des gens qui aspirent à s’isoler sur une île déserte », plaisante l’auteur.

.../... Le rapport entre le caractère invisible, impalpable de cette énergie et son pouvoir bien tangible a très tôt fait sa dimension sacrée. Dans certains courants occultes, l’égrégore est un véritable support rituel. Les premiers à avoir exploré leur potentiel égrégorique furent les francs-maçons, reliés à travers le monde et les époques par leurs codes et initiations mystérieuses. Les écoles ésotériques utilisent l’égrégore comme un puissant outil divinatoire. Le chamanisme fait également de la transe et des cérémonies collectives une porte d’accès vers l’énergie universelle. Mais aujourd’hui, notre sacro-sainte science moderne tend elle aussi à s’emparer du phénomène.

Aura universelle
égrégore
Depuis un peu plus de quinze ans, une théorie discrète est en train de révolutionner toutes nos connaissances sur la conscience humaine. Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique commencée en 1998 au sein de la prestigieuse université de Princeton, aux États-Unis. L’initiative, qui réunit scientifiques et ingénieurs, cherche à établir l’existence d’une activité énergétique universelle, grâce à un générateur aléatoire de nombres, un petit boîtier conçu au départ pour détecter les mouvements de pensées d’un cobaye. Après en avoir éprouvé l’efficacité sur une seule personne à la fois, l’appareil, baptisé Egg, est testé sur un groupe. On réunit une trentaine de personnes et on les invite à parler et à bouger comme bon leur semble. L’appareil de mesure, placé dans un coin de la pièce, ne réagit pas. Mais quand on demande ensuite au groupe de s’asseoir et de méditer ensemble, l’appareil semble capter une synergie et amorce une courbe. La découverte fait l’effet d’une bombe dans la communauté scientifique. Bientôt, des dizaines d’autres boîtiers Egg sont envoyés aux quatre coins du globe, de l’Alaska aux Fidji, avec une question précise : est-il possible de détecter un émoi collectif à l’échelle planétaire ? Les premiers résultats sont étonnants : lors des funérailles de Lady Di, les boîtiers enregistrent jusqu’en Chine une variation du champ psychique.
égrégore
A ce jour, 65 générateurs sont positionnés dans presque autant de pays, dont deux en France. Tous reliés en réseau, ils archivent en continu l’encéphalogramme terrestre. Chaque fois qu’un événement mondial se produit, des fluctuations sont enregistrées. Plus il est fort et médiatisé, plus elles sont importantes. L’informaticien Pierre Macias héberge l’un des deux Egg français à Toulouse : « Le flot de données des capteurs tend à s’éloigner des valeurs attendues lorsque se produit un événement public qui concentre les pensées et les émotions d’un grand nombre de gens. Le jour de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la probabilité pour que les capteurs enregistrent une telle variation  »par hasard » fut de l’ordre de 1 pour 1 million… Nous ne savons pas encore comment expliquer ces relations subtiles entre des événements d’importance pour les hommes et les données obtenues mathématiquement, mais elles sont indéniables aujourd’hui. Ces résultats montrent à l’évidence que le monde physique et le monde de l’esprit humain sont liés d’une relation encore inconnue ».

Lucile de la Ribardiere
pour l’INREES
www.inrees.com

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