Je n’ai jamais pu situer le moment, Ni dans l’espace,

ni dans le temps qui dans l’Absolu ne compte pas vraiment,

Et ce n’est que bien plus tard Que je pus raconter cette histoire, Que personne ne voudrait croire;

 

Chem était son nom, Il habitait la planète DUFON;

Il vivait loin et près de ma vie, Dans l’infini de mon esprit;

Chem ne parlait pas et ne faisait jamais de bruit,

Je ne le voyais même pas mais je savais qu’il était là;

Se forgeant au fur et à mesure, Chem complétait son armure,

Et toutes les personnes qui l’avaient traversées,

Lui donnaientt leurs caractères de leurs vies passées;

 

Comment? Qu’est ce que j’ai dit? Est-ce que je crois en une sur-vie?

Est-ce une belle utopie? Ou encore une de mes rêveries? Ou serait-ce une de mes folies?

Peu importe, je ne peux rien faire pour ne pas y croire, Je laisse faire le Grand Hazard…

 

Les enfants, c’est sûr, se retrouveront, De génération en génération,

Et se joindront aux millions, Qui vivent sur la planète DUFON…

 

C.H.