Le fil d'Arkébi

 

Sortir du moule

 

sculpture de Zénos Frudakis

Shadopompe1 1.gif

 

Pendant ce temps là,

les Shadoks

continuent de pomper

 

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4 octobre 2026

Démocratie, socialisme, gauche, droite; l'escroquerie politique des mots

.

 

« On est quand même en démocratie. »

 

Greg Tabibian a entendu cette réponse assez souvent.

 

Dans sa nouvelle vidéo, il propose dix arguments à ceux qui ne s’en contentent plus.

 

▇ Durée:1h15mn35s

SOMMAIRE :

00:00:00 - Introduction

00:03:14 - Parce que la démocratie n'a jamais voulu dire l'élection

00:11:55 - Parce qu'il y a un filtre d'entrée

00:20:27 - Parce que le thermomètre fabrique la fièvre

00:31:17 - Parce que le consentement est fabriqué

00:36:56 - Parce que le second tour n'est plus un choix

00:44:40 - Parce qu'un match a un seul joueur n'est pas un match

00:51:44 - Parce que que quand le vote produit un résultat, ils ne l'appliquent pas

01:04:16 - Parce que que la loi se passe des députés

01:07:48 - Parce que l'exception est devenue la règle

01:11:15 - Y'en a un peu plus je vous le met quand même ?

 

Son point de départ :

 

Voter pour un représentant ne revient pas à décider des lois.

 

« Élire, c’est renoncer à voter », résume l’un des intervenants.

 

Greg Tabibian passe ensuite aux règles du jeu.

 

Les 500 parrainages filtrent les candidats à la présidentielle.

 

La visibilité médiatique favorise ceux qui occupent déjà le terrain.

 

Aux municipales de 2026, 70 % des communes n’ont voté qu’une liste unique, sans pouvoir panacher les noms comme auparavant.

 

Puis vient le « non » au traité constitutionnel européen en 2005, suivi de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne en 2008.

Greg Tabibian évoque aussi le référendum d’initiative partagée, si difficile à déclencher, le 49.3 et les ordonnances.

Son constat est mordant : les Français sont invités à choisir leurs dirigeants, beaucoup moins à choisir leurs décisions.

La démocratie reste le mot préféré du pouvoir ; Greg Tabibian demande simplement à voir le mode d’emploi.

Ses dix arguments

  1. Élire des représentants, ce n’est pas voter les lois.

  2. Les 500 parrainages filtrent les candidats à la présidentielle.

  3. Les sondages favorisent le temps de parole des candidats qu’ils choisissent.

  4. La communication politique cherche à orienter les électeurs.

  5. Le vote « barrage » n’est pas une adhésion au programme du vainqueur.

  6. Dans des milliers de communes, une seule liste se présente aux municipales.

  7. Le « non » de 2005 n’a pas empêché la ratification du traité de Lisbonne.

  8. Le référendum d’initiative partagée est impossible à déclencher.

  9. Le 49.3 et les ordonnances réduisent la place du Parlement.

  10. Des mesures conçues pour l’urgence entrent dans le droit commun.

 

Via PG. 

Source de la vidéo: La chaîne de Greg Tabibian

 

 

La démocratie ? vaste fumisterie !
Loin d’être l’expression d’une souveraineté populaire universelle, elle apparaît comme une forme d’organisation politique permettant aux classes dominantes de réguler leurs rivalités, de préserver l’ordre social et de garantir les conditions de reproduction de leur puissance économique.

Mn1

 

 

+

 

Humour

 

 

Commençons par le plus simple :

la gauche et la droite,

ça ne veut rien dire.

 

C'est littéralement un plan de table.

 

En 1789, à l'Assemblée constituante, les partisans du veto royal s'assoient à droite du président, leurs opposants à gauche. Voilà tout.

 

Sous la Restauration, Benjamin Constant, une des grandes figures du libéralisme français, siégeait à gauche.

Le sens de ces deux mots a changé dix fois en deux siècles, et on continue de classer Hitler, Staline et Macron avec un plan de table de 1789.

 

Plus j'avance, plus je discute avec des intellectuels sérieux, et plus le même constat revient : depuis 70 ans, on vous fait un tour de passe-passe. Staline à un bout, Hitler à l'autre, comme deux opposés. Alors qu'ils étaient voisins.

 

Le seul axe qui compte, c'est contrôle contre liberté.

 

Pourquoi ? Parce que le sujet numéro un de toute société, c'est l'économie.

Pas au sens des tableaux Excel : au sens de la façon dont les humains coopèrent entre eux. Comment ils produisent, échangent, possèdent, transmettent. Tout le reste en découle : le droit, la culture, la liberté d'expression, la place de l'individu.

À cette question, il n'existe que deux grandes réponses.

- Soit les gens coopèrent librement. Je possède, tu possèdes, on contracte, on échange, chacun assume ses choix.

- Soit un centre décide pour tout le monde, au nom d'un groupe. La classe, la race, la nation, le peuple, la planète. Le groupe change. La mécanique, jamais.

D'un côté, le contrôle. L'État tout-puissant. Le collectif au-dessus de l'individu. La planification centrale. La censure. La répression. L'uniformité.

De l'autre, la liberté. Le droit de propriété. Le marché libre. La responsabilité individuelle. La liberté d'expression. L'innovation. Le pluralisme.

 

Maintenant, placez Hitler et Staline sur cet axe.

 

Ils sont côte à côte. Staline sacrifiait l'individu à la classe. Hitler le sacrifiait à la race. Même machine, carburant différent. Et ils le savaient très bien. En août 1939, ils signent un pacte et se partagent la Pologne. Jusqu'à ce que Hitler l'envahisse en juin 1941, l'URSS livre à l'Allemagne nazie du pétrole, du blé et des matières premières, pendant que l'Angleterre de Churchill tient seule. En France, en juin 1940, des émissaires du PCF vont jusqu'à demander à l'occupant l'autorisation de faire reparaître L'Humanité.

 

Alors si par « gauche » vous entendez l'État qui dirige l'économie et le collectif qui écrase l'individu, oui : Hitler était de votre côté de la table.

 

Parlons maintenant du mot qu'on a fait disparaître.

 

Le parti de Hitler s'appelait le NSDAP. Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei : Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Pendant 70 ans, on a fait porter toute la faute au mot « national ». Le mot « socialiste », on l'a rangé au placard.

 

Il n'avait pourtant rien de décoratif. Le programme du parti en 25 points, en 1920, exige la nationalisation des trusts, le partage des bénéfices des grandes entreprises, l'abolition des revenus « sans travail » et l'expropriation de terres sans indemnité. Une fois au pouvoir : syndicats dissous et remplacés par un Front du travail aux ordres du parti, cartels imposés par l'État, prix bloqués par décret en 1936, plan de quatre ans confié à Göring, devises et investissements dirigés.

 

Le patron restait propriétaire sur le papier. Dans les faits, l'État décidait quoi produire, à quel prix, avec quels salaires et pour qui. Ludwig von Mises, qui a dû fuir le nazisme, avait un nom pour ça : le socialisme « de type allemand ». Pas besoin de nationaliser les usines quand on nationalise les décisions.

 

Et c'est là qu'on vous a appris la plus grosse erreur : le problème du national-socialisme, ce n'était pas la nation.

 

Aimer son pays, tenir ses frontières, transmettre une langue, une culture, une histoire : rien de criminel là-dedans. La nation, c'est le cadre dans lequel la démocratie et l'État de droit ont pu naître. La preuve : les deux hommes qui ont tenu tête à Hitler quand presque tout le monde pliait, Churchill et de Gaulle, étaient les plus grands patriotes de leur siècle.

 

Le poison, c'est le cocktail. Quand la nation devient une race, que l'État devient tout, et qu'on désigne un groupe à abattre. Nationalisme + antisémitisme + socialisme. Retirez le nationalisme : le poison est toujours là. Retirez l'antisémitisme et le socialisme : il ne reste qu'un pays.

 

Et si l'antisémitisme et le socialisme se sont si bien entendus, ce n'est pas un hasard. Ils partagent la même structure : il existerait un groupe parasite qui vole au peuple le fruit de son travail.

 

En France, un des textes fondateurs de l'antisémitisme moderne, « Les Juifs, rois de l'époque » (1845), est signé Alphonse Toussenel, disciple du socialiste Charles Fourier. Sous-titre : « Histoire de la féodalité financière ». Proudhon, père de l'anarchisme et figure tutélaire du socialisme français, écrit dans ses carnets qu'il faut expulser les Juifs ou les exterminer. En Allemagne, on prête à August Bebel, chef des sociaux-démocrates, une formule qui dit tout : « l'antisémitisme est le socialisme des imbéciles ».

 

Les nazis en ont fait une doctrine d'État, en opposant le « capital créateur », allemand, au « capital rapace », juif. Et l'URSS, autoproclamée patrie de l'antifascisme, a fini par traquer les « cosmopolites sans racines », puis par inventer un « complot des blouses blanches » contre des médecins juifs.

 

Un groupe désigné comme parasite, accusé de voler le peuple. Seul le nom du groupe change.

 

Avant qu'on me sorte Maurras et Vichy : oui, l'antisémitisme a aussi prospéré dans la droite autoritaire. Personne de sérieux ne le nie. Regardez simplement où Vichy tombe sur mon axe : censure, culte du chef, économie corporatiste dirigée, statut des Juifs. Contrôle. Et regardez d'où venaient certains des collabos les plus zélés. Pierre Laval, ancien député socialiste. Marcel Déat, ancien cadre de la SFIO. Jacques Doriot, ancien dirigeant du PCF, qui finira sous l'uniforme allemand.

 

Rien de tout ça ne vient de moi, d'ailleurs. D'autres l'ont écrit avant, et mieux.

 

Friedrich Hayek, futur prix Nobel d'économie, a grandi à Vienne et a vu monter le collectivisme en Autriche et en Allemagne avant de s'installer à Londres. En 1944, en pleine guerre, il publie « La Route de la servitude », dédiée « aux socialistes de tous les partis ». Un chapitre entier s'intitule « Les racines socialistes du nazisme ». Sa thèse : le nazisme n'est pas une réaction contre le socialisme, il en est l'aboutissement. Et il prévient les Anglais qu'ils sont sur le même chemin. Churchill reprendra l'idée en 1945 : un gouvernement socialiste, dit-il, finirait par avoir besoin d'« une forme de Gestapo ».

 

Aujourd'hui, Javier Milei, économiste de génie devenu président de l'Argentine, dit exactement la même chose. À Davos en 2024, devant les élites du monde entier, il met dans le même sac communistes, fascistes, nazis, socialistes et sociaux-démocrates : des variantes du même collectivisme, toutes convaincues que l'État doit diriger la vie des individus.

 

J'en viens à l'argument massue, celui que j'ai lu 300 fois sous mon post : « Mais enfin, les historiens disent que Hitler était d'extrême droite. »

 

Ce n'est pas un argument, c'est un réflexe d'autorité. Et la seule question intéressante, c'est : quels historiens, formés par qui, avec quelle grille ?

 

Remontons la chaîne.

 

En 1935, au congrès de l'Internationale communiste, Dimitrov consacre la définition officielle du fascisme : la dictature terroriste du capital financier. Autrement dit, le stade ultime du capitalisme. Donc, par définition, à droite. Le classement de Hitler à droite n'a rien d'une découverte scientifique : c'est une définition décrétée à Moscou, par le régime qui avait le plus intérêt à ce que Hitler ne soit jamais rangé à côté de Staline.

 

La logique sera poussée jusqu'au grotesque. En 1961, la RDA construit un mur pour empêcher sa population de fuir. Nom officiel : « rempart de protection antifasciste ». Dans la langue communiste, le fasciste, c'est toujours celui qui veut être libre.

 

Ensuite vient Gramsci. Cofondateur du Parti communiste italien, jeté en prison par Mussolini, lui-même ancien dirigeant socialiste, au passage. En cellule, il comprend pourquoi la révolution a échoué en Occident : on n'y prend pas le pouvoir par un coup de force, il faut d'abord conquérir l'hégémonie culturelle. L'école, l'université, la presse, l'édition. Le pouvoir politique suit. Ses Cahiers de prison sont publiés à partir de 1948. En 1967, le leader étudiant allemand Rudi Dutschke donnera son slogan à cette stratégie : la « longue marche à travers les institutions ».

 

En France, cette marche a été un sprint. En 1946, le PCF est le premier parti du pays. Raymond Aron, qui publie « L'Opium des intellectuels » en 1955, est traité en paria par l'intelligentsia. Sartre écrira en 1961 qu'« un anticommuniste est un chien ». Dans les amphis, on répète qu'il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. Toute une génération de jeunes historiens passe par le PCF : François Furet, Emmanuel Le Roy Ladurie et tant d'autres. Furet aura l'honnêteté de rompre et d'écrire « Le Passé d'une illusion ». Hannah Arendt, qui met Hitler et Staline dans le même livre dès 1951, attendra les années 70 pour être traduite en France.

 

Alors oui, je maintiens : sur ce sujet, l'histoire qu'on vous a apprise ment. Pas parce que chaque prof d'histoire est un faussaire. Parce qu'elle repose sur une définition fabriquée à Moscou, recopiée pendant 70 ans par une université où le marxisme était la langue officielle, puis enseignée à des millions d'élèves comme un fait. On ne laisse pas le suspect rédiger le rapport d'enquête.

 

Et la même mécanique tourne encore aujourd'hui, avec les économistes.

 

Thomas Piketty a publié en 2020 un livre intitulé « Vivement le socialisme ! ». Ce n'est pas moi qui l'accuse, c'est sa couverture. Dans « Capital et idéologie », il théorise la « propriété temporaire », avec des impôts pouvant monter jusqu'à 90 % sur les plus grandes fortunes. Gabriel Zucman, l'homme de la « taxe Zucman », a conseillé Elizabeth Warren et Bernie Sanders sur leurs impôts sur la fortune. Et les séries de Piketty, Saez et Zucman sur les inégalités américaines sont contestées frontalement par d'autres chercheurs, Auten et Splinter en tête.

 

Appelez ça comme vous voulez, mais pas de la science : c'est un programme politique avec des notes de bas de page. Le jour où un économiste publiera « Vivement le marché libre ! », toutes les rédactions le traiteront d'idéologue. Piketty, on l'appelle « chercheur ».

 

Reste LFI.

 

Reprenez l'axe. Côté économie : planification, blocage des prix, et des années d'admiration affichée pour le Venezuela de Chávez, un pays qui a vu partir près de 8 millions de ses habitants. Contrôle.

 

Côté antisémitisme : le 7 octobre 2023, quand le monde découvre un pogrom, LFI parle d'une « offensive armée ». En novembre 2023, Mélenchon refuse de marcher contre l'antisémitisme. En 2024, il explique que l'antisémitisme est « résiduel » en France, alors que les actes antisémites sont à des niveaux historiques. En 2025, le parti diffuse une affiche de Cyril Hanouna aux codes des caricatures des années 30, avant de la retirer face au tollé.

 

Je ne dis pas que chaque électeur de LFI est antisémite. Je dis que LFI est aujourd'hui le parti qui a fait de l'ambiguïté sur l'antisémitisme une stratégie électorale.

 

Et souvenez-vous de la recette. Sans la nation, le poison est toujours là : le contrôle + l'antisémitisme. Je vous laisse faire l'addition.

 

La seule question politique qui compte, c'est :

Qui décide de ta vie ? Toi, ou l'État au nom d'un groupe ?

 

Tous les régimes qui ont fini en charniers ont donné la même réponse. Staline. Mao. Pol Pot. Et Hitler.

 

La vraie fracture n'a jamais été gauche contre droite.

C'est contrôle contre liberté.

 

CQFD.

 

Brivael Le Pogam

 

 

Démocratie, socialisme, gauche, droite; l'escroquerie politique des mots

 

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Démocratie, socialisme, gauche, droite; l'escroquerie politique des mots

 

 

Pour imposer un État policier, il faut des lyncheurs, des destructeurs ou des terroristes, qui ont toujours la même caractéristique : ils s’en prennent à leurs voisins, à leur quartier, aux gens du peuple, aux infrastructures de vie quotidiennes du peuple. Ce sont eux qui fabriquent la demande d’une réponse policière, dans une société où le citoyen a l’obligation de ne pas intervenir pour se défendre.

 

La réalité, c’est qu’il existe un partenariat rodé, déjà ancien, entre les casseurs, les criminels, les terroristes, les violents, et ceux qui nous imposent la perte de nos libertés au prétexte d’assurer l’ordre ou de protéger un petit peuple désarmé. Au point que l’oligarchie produit industriellement ses violents — par l’immigration de masse, par la déculturation, et par des moyens plus directs et plus conscients lorsqu’il s’agit de terrorisme ou de crime organisé — afin de pouvoir nous écraser sous le prétexte de nous en défendre.

 

Il y a là un condominium, une alliance d’intérêts entre les deux camps, contre le peuple.

 

Ceux qui dénoncent les violences policières en excusant les violences qui s'abattent sur les gens, les familles, d'autres ados ou leurs infrastructures de vie, sont atteints d'une forme de syndrome auto-immunitaire.

 

Les derniers événements rejouent encore et encore le combat entre la racaille du haut et du bas, contre le peuple.

 

Laurent Ozon

 

 

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