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Sortir du moule

"Freedom" sculpture de Zénos Frudakis

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Pendant ce temps là,

les Shadoks

continuent de pomper

 

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23 mai 2024

Paris 2024, des Jeux sans joie La culture du consentement

 

Les autorités présentent les Jeux olympiques de Paris comme une chance pour la France, mettent en avant le rayonnement du pays, les retombées économiques, l’héritage du projet de Pierre de Coubertin, et les effets sur le moral des Français. Mais l’enthousiasme olympique ne se décrète pas. Il se prépare et se construit.

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André Wendland. — « Twisted Twins on a Bouncing Ball » (Jumeaux entortillés sur une balle rebondissante), 2023
© André Wendland - Galerie Droste, Berlin, Paris

Ladhésion de la population aux grands événements sportifs ne va pas de soi. Lorsque l’avis des citoyens a été demandé par référendum (Hambourg et Sion en Suisse), l’organisation de Jeux olympiques (JO) a été rejetée. Parfois, la candidature a été retirée devant la simple éventualité d’un référendum (Budapest), la forte mobilisation citoyenne (Boston) ou après une campagne électorale municipale (Rome). En France, les sondages témoignent d’un soutien en baisse, en particulier chez les Franciliens. En mars 2024, 57 % des personnes interrogées par Viavoice affirmaient ne pas être enthousiasmées par le rendez-vous olympique.

Pour rendre les JO désirables, les pouvoirs publics sollicitent le secteur culturel. Sans doute dans l’espoir de modifier le rapport de la population au spectacle sportif en lui donnant des lettres de noblesse. En 2021, le ministère de la culture a donc lancé l’Olympiade culturelle de Paris 2024. La labellisation de projets « portés par divers acteurs culturels et sportifs  » déclenche le versement de subventions : 20 millions d’euros venant de l’État et 11,9 du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop).

Le concept d’Olympiade culturelle est né en 1992, aux Jeux de Barcelone. Le projet s’inspire des Jeux antiques grecs, lors desquels étaient également organisés des concours d’art (poésie, rhétorique, musique, sculpture, etc.). La création d’œuvres de tous types, éphémères comme durables, accompagna aussi la renaissance des JO de 1912 à 1948, puis ponctuellement. En 2024, il n’y aura pas de joutes culturelles, mais des événements placés avant les épreuves sportives et directement chargés de les rendre présentables. L’idée directrice consiste à montrer qu’il existe des « valeurs communes aux arts et aux sports comme l’excellence, l’inclusion, la diversité culturelle, l’universalisme ». Il n’est jamais expliqué comment l’« excellence » peut aller de pair avec l’« inclusion », ni en quoi on peut voir la « diversité culturelle et (...)

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Frédéric Viale Coordinateur du livre

Paris JO 2024.  Miracle ou mirage ?,

Libre & Solidaire, Paris, 2018.

SOURCE:

Le titre en Tête

 

                                     
     Vivre La Liberté     

                                     

 

La racine de nos maux,

des mots pour arracher la racine.

« Le discours de la servitude volontaire » de

Etienne de La Boétie.

(Pour lire la suite....)


 

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