vendredi 8 janvier 2021

- Le totalitarisme de la Chine menace toute la planète, mais l'Europe signe des accords commerciaux

 

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Si la Chine est un régime totalitaire, explique l’autrice de cette tribune, ce n’est pas seulement parce que le numérique donne des moyens de contrôle supplémentaires au Parti dictatorial. Ces dispositifs électroniques sont aussi porteurs de leur propre logique de régulation sociale, qui s’étend à l’ensemble de la planète.

Celia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Son dernier ouvrage Lettre aux humains qui veulent robotiser le monde — Merci de changer de métier vient de paraître aux éditions de la Dernière Lettre.


Il y a dix ans, la presse internationale a fait connaître au monde entier l’existence d’une vague de suicides d’ouvriers chez Foxconn, géant mondial de l’électronique implanté en Chine, dont les usines produisent la plupart du matériel informatique que nous utilisons. Le désespoir de ces jeunes surexploités dans des bagnes high-tech a jeté une lumière crue sur le coût humain de l’économie immatérielle célébrée par tous les dirigeants. Une telle information pourrait-elle, aujourd’hui, parvenir jusqu’à nous ? Difficilement. C’est la conclusion à laquelle on arrive après avoir lu Dictature 2.0, l’essai de Kai Strittmatter (aux éditions Tallandier), ancien correspondant du Süddeutsche Zeitung à Pékin.

Scène de la vie quotidienne en Chine : « Il arrive que l’on constate soudain, pendant un chat, que la discussion perd toute espèce de sens : c’est que certains termes sont effacés automatiquement par WeChat dans les échanges entre l’émetteur et le récepteur sans qu’aucun des deux n’en ait été informé. » Les listes de mots interdits sur les réseaux sociaux sont actualisées chaque jour par les autorités de la censure de Pékin. En 2018, quand la Constitution a été modifiée pour permettre à Xi Jinping de devenir président à vie, la liste de ces mots allait de « accession au trône » et « louez l’empereur » à « Winnie l’ourson », qui avait été utilisé pour désigner le chef de l’État en contournant la censure. Proscrite également, l’expression « pas d’accord » : « Quiconque tentait d’entrer ces mots sur le réseau recevait un message d’erreur l’informant avec regret que ces mots violaient “les lois et les règles”. »

Caméras de surveillance sur la place Tian’anmen... En 2009.

Dès sa nomination à la tête du Parti-État en 2013, le président Xi Jinping a mis fin à quelques décennies de pluralisme naissant en s’attelant à une purge complète de l’internet. Le régime s’est employé à discréditer et à jeter en prison les principaux opposants et défenseurs des droits humains, et, à leur suite, les cabinets d’avocats qui les défendaient, puis les avocats qui défendaient ces avocats — si bien que la répression cible aujourd’hui, écrit Strittmatter, « les avocats des avocats des avocats ». Les universités du pays ont été mises au pas par les inspecteurs de la Commission centrale disciplinaire ; dans les amphis, le contenu des cours est surveillé par des « officiers d’information étudiants ». Pour obtenir leur carte de presse, les journalistes doivent réussir un test de « solidité idéologique » sur l’appli « Étudier Xi : Rendre le pays fort », lancée en 2019, qui compile les discours et réflexions du président.

Les géants de la tech (Tencent, Alibaba, JD.com, Baidu) sont directement mis à profit pour construire le système de contrôle social le plus ambitieux de la planète. Depuis 2017, la loi oblige « toutes les organisations et tous les citoyens chinois » à apporter « soutien, aide et coopération au travail des services secrets », y compris, donc, les entreprises. Huawei, qui a désormais l’autorisation d’équiper les réseaux 5G de Bouygues et de SFR en France, travaille avec les autorités dans la province du Xinjiang pour parachever la surveillance des moindres faits et gestes des Ouïghours, dont un million auraient déjà été déportés dans des camps depuis 2017. Dans le Xinjiang, note Strittmatter, « les décisions d’arrestations sont de plus en plus souvent prises par des systèmes technologiques, on n’examine pas les cas individuels » : ce sont des algorithmes qui calculent, à partir des habitudes de vie renseignées par les données, qui doit être arrêté.

Plus qu’une dictature, un système totalitaire

Malgré son titre, ce n’est pas une dictature que décrit l’ouvrage de Kai Strittmatter, mais un régime totalitaire. Une dictature règne certes, comme en Chine, par la force et le mensonge ; elle confisque la sphère publique pour empêcher la création d’organisations dissidentes. Mais un régime totalitaire ne s’arroge pas seulement un monopole de la sphère publique ; comme l’a montré Hannah Arendt, il tente de soumettre et d’exploiter à ses propres fins toutes les sphères de l’existence, jusqu’aux plus intimes. Le système du crédit social mis en place pour lutter contre la « malhonnêteté », en cours de déploiement à l’ensemble du pays, permet ainsi d’ajuster en permanence la note de chaque citoyen en fonction du moindre de ses actes : un message posté sur internet, un don du sang, le fait de ne pas rendre visite à un parent âgé, de ne pas avoir rendu un livre à temps à la bibliothèque. En 2018, déjà, 17,5 millions de Chinois n’avaient plus le droit de prendre l’avion et 5,5 millions étaient privés de train à cause d’un mauvais score. Grâce au big data et à l’automatisation du contrôle par les algorithmes, il devient possible, même dans le pays le plus peuplé du monde, de placer un policier derrière chaque transaction, chaque mot, chaque mouvement.

Qu’on se rassure cependant : ce système est mis en place « dans le cadre légal le plus strict » de façon à « protéger la vie privée », assure le Parti. « Certains peuvent se sentir menacés par un système qui met pratiquement chacun sous l’œil d’un microscope, lit-on dans le Quotidien du Peuple. Mais la grande majorité se sent en sécurité parce qu’elle sait que la technologie est entre de bonnes mains. »

L’aéroport international de Pékin-Daxing. L’accès au transport ferroviaire ou aérien peut désormais être conditionné à un score de « crédit social » suffisamment élevé.

Cela prêterait à rire si on ne retrouvait pas là mot pour mot les formules rassurantes qui entourent chez nous le déploiement des mêmes technologies : vidéosurveillance, biométrie, smart city, smart mobility — la centralisation des données en moins. Ces expressions toutes faites visent à maintenir une séparation purement théorique entre, d’un côté, la technologie, et, de l’autre, l’intentionnalité politique qui guiderait son déploiement. Mais existe-t-il vraiment une version « libérale » de cette infrastructure de big data ? Un monde « libre » où les millions de capteurs, de caméras, et toutes les données collectées ne serviront « qu’à » nous proposer de nouveaux services, à affiner le ciblage marketing, à nous bombarder de messages incitant à des comportements vertueux ?

La plongée que nous offre Kai Strittmatter dans la Chine de Xi Jinping permet de comprendre que ce régime n’est pas une simple mise à jour high-tech de la dictature maoïste. Il est le fruit du croisement de deux idéologies totalitaires : le nationalisme hérité du maoïsme incarné par le Parti, et le techno-solutionnisme porté par l’industrie des nouvelles technologies du monde entier. Car ce dernier ne peut être réduit à un simple appareillage du pouvoir. Tout autant que le premier, il porte en lui une vision de l’organisation sociale et du devenir humain.

Des PDG chinois aux pontes de la Silicon Valley

Quand Tao Jingwen, ex-directeur de Huawei pour l’Europe de l’Ouest et pilier de la sécurité dans la province ouïghoure du Xinjiang, déclare vouloir « porter le monde numérique dans chaque organisation, chaque famille et chaque être humain », il exprime un désir commun à la plupart des chefs d’entreprise de la Silicon Valley. Quand le PDG de Baidu dit : « Nous devons injecter de l’intelligence artificielle dans le moindre recoin de la vie humaine », il fait précisément écho aux discours d’Elon Musk, patron de Tesla, ou à ce que Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google et fondateur de la Singularity University, raconte dans son livre Humanité 2.0 : La bible du changement.

Le totalitarisme numérique est installé en Chine, et cela nous concerne tous. Pas seulement parce que l’essentiel de nos objets matériels, ne serait-ce que par leurs matières premières ou leurs composants, sont issus d’une gigantesque prison à ciel ouvert où l’on n’a pas le droit d’écrire l’expression « pas d’accord ». Mais aussi parce que les élites économiques n’ont de cesse de vouloir « rattraper la Chine » en matière d’intelligence artificielle et de big data, et que l’on imagine difficilement à quoi pourrait ressembler, même sans le décorum autoritariste post-maoïste, une déclinaison démocratique de cette infrastructure de contrôle social.

 

Source : Celia Izoard pour Reporterre

Photos :
. chapô : Panneau avertissant de la vidéosurveillance du Monument de la libération pacifique du Tibet - CC BY-SA 4.0 recadré jpatokal/Wikimedia Commons
. Aéroport international de Pékin-Daxing - CC BY-SA 4.0 王之桐/Wikimedia Commons
. Tian’anmen - CC BY 2.0 Andrey Belenko/Wikimedia Commons

 


 

 

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Accord entre la Chine et l'UE : " Les entreprises chinoises continueront à recevoir des aides opaques "

" En réalité, les motivations des deux parties sont différentes. ​​Du côté des Européens, la volonté est d'essayer de rééquilibrer les relations économiques et d’investissements avec la Chine, mais aussi de se détacher des USA. C’est en ce sens que l'Allemagne a poussé pour signer l'accord avant l’arrivée au pouvoir de Joe Biden."
(Note du blog: " Tout est dit !)
Accord entre la Chine et l'UE : « Les entreprises chinoises continueront à recevoir des aides opaques »
Propos recueillis par Pierre Coudurier

Publié le 06/01/2021 à 15:17

La Chine et l'UE, après de longues tractations, ont signé un accord de principe d'ouverture mutuelle des marchés. Si certains termes demeurent vagues et à préciser, ce traité vient s'inscrire dans une logique géopolitique complexe. Décryptage.

L'Union Européenne et la Chine ont conclu avec succès, les tractations de l'accord Global sur les Investissements (AGI), qui avaient commencé en 2014. Les négociations s'étaient intensifiées en fin d'année, sous l'impulsion d'Angela Merkel, terminant son mandat à la présidence tournante de l'UE, et profitant de la transition de pouvoir au sein de l'administration américaine.

Les secteurs économiques concernés par cette ouverture sont : la production de voitures électriques, de produits chimiques, d'équipements de télécommunications et de matériels médicaux. Dans ces domaines, Pékin s'est engagée à garantir un traitement équitable pour les entreprises européennes sur son territoire. « Il offrira aux investisseurs européens un accès sans précédent au marché chinois, ce qui permettra à nos entreprises de se développer et de créer des emplois. Il engagera également la Chine à respecter des principes ambitieux en matière de durabilité, de transparence et de non-discrimination » s'est félicitée Ursula Von Der Leyen.

​​​​​Toutefois, si le tableau vanté par la présidente de la commission européenne semble alléchant, cet accord est décrié par de nombreux experts, ainsi que des politiques au sein du Parlement européen. Ceux-ci dénoncent l'opacité du système chinois, ainsi que la fâcheuse tendance de Pékin à s'affranchir des règles internationales. Décryptage avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et auteure de « La puissance chinoise en 100 Questions ».

Marianne : Peut-on dire que l’objectif de cet accord tant pour la Chine que l’Europe est de montrer un attachement au multilatéralisme et ainsi réduire leur subordination aux USA ?

Valérie Niquet : En réalité, les motivations des deux parties sont différentes. ​​Du côté des Européens, la volonté est d'essayer de rééquilibrer les relations économiques et d’investissements avec la Chine, mais aussi de se détacher des USA. C’est en ce sens que l'Allemagne a poussé pour signer l'accord avant l’arrivée au pouvoir de Joe Biden. De fait, les Européens espèrent pouvoir obtenir de la Chine, des engagements vis-à-vis de leurs entreprises et d’entrer dans une relation plus égalitaire. En pratique cela consiste à ne plus être obligé de transférer les technologies, ou bien d’être minoritaires dans les "joint-ventures" (association d'entreprises), car, pour le moment, dans la majorité des cas en Chine, pour installer une entreprise il faut avoir un partenaire chinois qui détient a minima 51% des parts.

De son côté, ce qui intéresse essentiellement la Chine, c’est d'abord de démontrer aux USA qu'elle a des alliés dans le monde occidental et qu’elle est devenue incontournable. Et ce, en dépit des critiques faites au sujet de la politique chinoise d'internement des Ouighours au Xinjiang, de ses attitudes belliqueuses en mer de Chine, ou de la répression à Hong Kong ( ce 6 janvier, cinquante-trois figures de l'opposition à Hong Kong ont été arrêtées, lors d'un vaste coup de filet mené en vertu de la loi de sécurité nationale N.D.L.R.). Aujourd'hui c’est ce discours-là que le pouvoir chinois veut ancrer dans l'imaginaire collectif international et national. L'objectif est donc de faire pression et de forcer les USA à reprendre une politique d’engagement avec Pékin. Dans le même temps, ce genre d'accord avec l'UE montre au peuple chinois combien le régime est aujourd'hui parfaitement légitime et incontestable. Ce qui renforce en interne le pouvoir de XI Jinping.

Pourquoi l’Allemagne a-t-elle autant poussé pour signer ce traité avant la fin d'année ?

Pour plusieurs raisons. D'abord, c'était la fin de la présidence allemande de l'UE - le Portugal va prendre la relève puis ce sera la France. C'est un point important. Berlin qui est très soutenu à la Commission, s’était engagé à finaliser cet accord avant la fin de l’année. Il y a donc la volonté de montrer un bon bilan de la présidence allemande, et aussi de répondre aux attentes des entreprises allemandes, à l'approche des élections. Ensuite, parce que l'Allemagne est de loin le premier partenaire commercial de la Chine au sein de l'UE. Ses échanges représentent un tiers du volume échangé entre Bruxelles et Pékin. C'est donc une fin de mandat en beauté pour Merkel dont l'industrie automobile, l'électrochimie, et les machines outils sont très implantées en Chine qui dépend encore fortement de ces secteurs.

Ursula Von Der Leyen parle de « rééquilibrage ». Cet accord vous semble-t-il gagnant, compte tenu du fait que les portes de l’Europe étaient déjà grandes ouvertes ?

L’essentiel des économistes qui ont analysé cet accord, considère que l’Europe n’a pas gagné grand-chose, à part d'obtenir un peu plus de transparence, de la part d'un régime dont c'est loin d'être un critère essentiel. Or, même si cet accord mentionne la notion de transparence, les entreprises d’État chinoises pourront toujours recevoir des aides opaques. Nous ne serons pas du tout dans un rapport d'équivalence. Le champ européen est beaucoup plus ouvert. Les entreprises chinoises peuvent se plaindre en Europe, mais les procédures d’arbitrage en Chine, extrêmement difficiles, sont à peine prévues. Il est difficile d’imposer ce genre de méthode à un régime politique fondé sur l’absence de transparence, le contrôle de l'information et le refus de toute véritable ouverture politique. Le but du système chinois est de se maintenir tel qu’il est pour éviter tout effondrement ou transformation. Il y a donc eu de la part de Pékin des déclarations d’avancées, mais très peu de garanties offertes.

Quels sont les secteurs économiques qui vont être concernés par cet accord ?

Côté chinois, il est question d’ouvrir des investissements en Europe dans les énergies propres, mais cela devrait se faire de manière assez limité. De toute façon la porte était déjà ouverte pour ces investissements. Comme je l'ai dit plus haut, le premier objectif de la chine est stratégique avant d'être économique.

Côté européen, on parle beaucoup du secteur des services qui semble intéresser la France : le domaine médical, les maisons de santé et de retraite. Il y aurait la possibilité d’investir en Chine, seulement dans les villes de plus de dix millions d'habitants, et là où il y a de véritables besoins qui s’expriment. Tout sera étroitement vérifié et installé d'une manière très limitée. Les Chinois espèrent avec ces investissements augmenter leur capacité dans ces domaines puis se débrouiller par eux-mêmes et fermer le marché.

L’autre secteur important sera celui des véhicules électriques. Les fabricants allemands sont concernés, mais on ne peut pas parler d'une ouverture massive. Autrement dit, pour l’Europe  l'objectif économique ne devrait aboutir que sur des gains très limités. De même que dans le domaine éthique. La Chine n’a pas donné l’exemple cette année d’une ouverture aux valeurs de l’UE. Au contraire, Xi Jinping, explique qu’il est hors de question d’accepter les valeurs occidentales notamment en matière de justice. On se demande vraiment ce qui a pu donner des signaux positifs à l'Allemagne et la France.

Emmanuel Macron freinait des quatre fers le traité notamment pour des questions d'écologie. Pensez-vous que la Chine souhaite respecter les accords de Paris ?

Pékin a compris qu'Emmanuel Macron s'est positionné en pointe sur l'écologie et le changement climatique, via les accords de Paris. Les Chinois ont aussi compris que multiplier les déclarations de soutien à ces ambitions permettrait de convaincre beaucoup d'autres pays. La Chine va encore une fois faire beaucoup de promesses à très long terme. Le discours sur le climat peut leur rapporter gros, et coûter peu en faisant plaisir à la France.

Concernant l'arrêt du travail forcé en Chine, comment les Européens peuvent-ils s’assurer que cela soit respecté ? Pensez-vous possible d’effectuer un tel suivi sur ces questions en Chine ?

Comme je vous l'ai dit, il n’y a eu presque aucun engagement de Pékin à ce sujet. Dans l’accord, les Chinois ont déclaré qu’ils allaient travailler à améliorer la mise en œuvre des accords qu’ils ont déjà signés et qu’ils allaient peut-être signer les fondamentaux de l’organisation mondiale du travail, qui comprend la liberté d’association et de syndicat. Mais cela se fera à la sauce chinoise. Un expert proche du gouvernement a d’ores et déjà déclaré qu'il était hors de question d’accorder la liberté d’association et d'autoriser des syndicats libres, qui pourraient concurrencer le leadership du PCC.

Les pays européens en désaccord risquent-ils de s’opposer au traité au parlement, et donc de ne pas ratifier le traité ?

Oui, il y a le cas de la Pologne qui s’y oppose, car ils sont proches des USA. Les échanges avec ces derniers vont jouer un rôle important. Et puis il y a un certain nombre de députés dans plusieurs pays loin d'être convaincus de la bonne foi de la Chine dans ses promesses concernant l'arrêt du travail forcé. Le traité va donc être étudié en détail, et on peut imaginer que la signature et la ratification surtout à l’échéance 2022 ne seront sans doute pas faciles. Et cela va aussi dépendre de l’attitude de la Chine dans les années à venir, notamment si elle multiplie les provocations aventuristes.

Par Pierre Coudurier

 


 

 

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