24/01/17

- Suggestions de lectures critiques et anarchistes pour une action politique informée et concertée

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Surfant comme à l’accoutumée la blogosphère dissidente, nous nous sommes aperçus récemment en lisant les commentaires, d’un intérêt grandissant pour l’Idée anarchiste et une croissance incontestable de la demande sur ce qu’il conviendrait de lire pour en savoir plus par soi-même et hors des délires propagandistes entendus ou vus ici et là sur la toile et la sphère de l’establishment afin de discréditer et de diaboliser l’anarchie et ses principes fondateurs d’une société égalitaire, anti-autoritaire, et non coercitive, qui terrifie l’oligarchie et la survie de son petit monde privilégié de la domination et de la violence.

Pour répondre à cette demande, en tant que blog anarchiste ayant étudié de près toute cette affaire depuis bien des années, nous avons décidé d’établir une petite liste utile, bien ententu non exhaustive loin de là, de ce que tout à chacun pourrait ou devrait lire afin d’en savoir plus et de se faire une idée sur l’Idée de manière indépendante.

C’est en fait ce que tout anarchiste souhaite: que le plus de personnes possible décident de leur propre chef d’en savoir plus et étudient poue se rendre compte par eux-mêmes de ce qui n’est en rien une idéologie mais bien plutôt une façon de penser, de se comporter dans la vie de tous les jours et donc une façon de vivre, tout simplement, bien au-delà de toutes les fadaises vues et entendues en provenance de sources qui simplement ne savent pas grand chose de ce qu’ils avancent ou intoxiquent à dessein l’opinion publique.

Assez de blablatage, voici une petite liste pour se mettre confortablement sur le chemin de la véritable question sociale, nous mettons en lien toute lecture possible gratuite sur la toile si disponible:

Littérature anarchiste

Pour commencer simplement, il y a un petit livre incontrournable, très bien fait, écrit par Daniel Guérin et publié aux éditions Gallimard en 1965, intitulé: “L’anarchisme, de la doctrine à l’action”. L’édition de langue anglaise de 1970 est préfacée par Noam Chomsky. On le trouve chez Folio pour pas cher.

L’ouvrage de 158 pages dans sa version anglaise, est divisé en trois chapitres:

  1. Les idées de base de l’anarchisme
  2. A la recherche d’une nouvelle société
  3. L’anarchisme et sa pratique révolutionnaire

Le 3ème chapitre parle de la période de 1880 à 1914 puis de l’anarchisme dans la révolution russe de 1917 , de l’anarchisme des conseils ouvriers italiens de 1920 et enfin l’anarchisme et la révolution sociale espagnole 1936-39

Ensuite, une fois assimilé le mimimum basique savamment dispensé par le livre de Guérin, il est assez incontournable de lire la trilogie anarchiste avec dans l’ordre chronologique:

Puis, au gré du temps lire ces auteurs également essentiels en tête desquels npus mettrons Gustav Landauer et ses deux ouvrages “La révolution” et surtout “L’appel au socialisme”.

A lire également avec le plus grand intérêt:

Plus près de nous dans l’époque “moderne”: des anthropologues anarchistes:

Concernant l’histoire critique pour balayer certains grands mythes tenaces:

  • Howard Zinn et son “Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours”
  • Annie Lacroix-Riz: “L’histoire sous influence” et “L’histoire toujours sous influence”
  • Jean-Paul Demoule: “On a retrouvé l’histoire de France” et “Les Gaulois”
  • Marylène Patou-Mathis: “Néanderthal, une autre humanité” et son excellent “Préhistoire de la violence et de la guerre”

Pensée critique rejoignant la pensée anarchiste:

Le seul penseur et activiste marxiste valant la peine d’être lu à notre sens:

  • Antonio Gramsci: “Ecrits politiques”, “Cahiers de prison”

Bonne lecture à toutes et tous !



http://resistance71.wordpress.com

Merci à JBL1960


 

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- Olga Kharitidi - Le Maître des Rêves Lucides ou comment guérir les esprits du trauma

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Ce n’est pas un avis personnel que je vais vous partager. Je fais partie d’un groupe d’individus qui pratiquent une tradition de guérison, une très ancienne tradition, comme je vous l’ai déjà dit. Mon but aujourd’hui est de vous introduire les principes fondamentaux de notre travail. A ce que j’ai compris, la plupart d’entre vous dans cette pièce sont impliqués, de près ou de loin, à la pratique de la guérison.

" Pouvez-vous me dire, selon votre jugement et votre expérience, ce que vous pensez être la source de la souffrance et du malheur dans le monde ? »

Une vague d’agitation secoua le public. Je regardais autour de moi et vis une majorité de jeunes adultes, tandis que quelques hommes plus vieux à l’allure académique se tenaient au premier rang. Les gens se regardaient les uns les autres, attendant de voir qui allait répondre, puis j’entendis la faible voix de Masha dire un peu en riant, « Est-ce le mal ? »

Vladimir la regarder un instant avec la même attention inhabituelle que j’avais remarqué dans son regard, puis continua, « Quand vous dites « le mal », c’est une déclaration puissante. Mais cette déclaration vous éloigne aussi de la source. C’est comme si vous vous coupiez, ou que vous coupiez tout ce qui est bon en vous-mêmes de la nature du mal, et pensiez qu’ainsi, vous obteniendrez guérison et protection.

« En réalité, c’est le contraire. Quand vous vous distancez de la source de souffrance, quand vous dites qu’elle est à l’opposé de ce que vous voulez être (J’imagine que vous voulez tous être bons, n’est-ce pas ?), vous manquez une occasion de la changer. Elle continue à vivre en vous, fait partie de vous, vous fait prendre de nombreuses décisions, mais comme vous refusez de la connaitre, vous restez dans une ignorance béate et continuez à souffrir. »

« Dans notre tradition, la source du malheur et de la maladie se nomme « esprits du trauma ». Nous pensons que ce sont des représentations vivantes du trauma en chacun de nous. A chaque fois que quelqu’un vous blesse et que vous ne l’acceptez pas en tant que partie intégrante de votre passé, vous créez un vide dans votre mémoire; un vide qui, lorsque la blessure est forte et répétée fréquemment, est occupée par un esprit du trauma. Pas besoin d’imaginer une sorte d’horrible monstre démodé, assis dans votre dos et suçant votre sang. » Une vague de gloussements traversa l’assistance visiblement soulagée. [lire la suite]


http://rustyjames.canalblog.com

 

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- Davos: "Chérie, nous avons un probème avec la bonne !"

 

Sur le ton de l’humour, BB nous fait une chronique de Davos vue par l’un de ses participants. C’est cynique et percutant. Ceci est une mise en garde : Attention aux discours des puissants, ils ne sont jamais à court de manipulations. Intéressant. Galadriel

 


Davos est d’accord, il y a un problème avec le personnel, il ne se révolte pas encore, mais il n’est pas content. Il faut trouver une solution.

Comment traiter la question des prochaines élections en Europe, comment faire face aux défis que nous impose la victoire de  Trump tout en maintenant notre ordre établi? Il faut s’y mettre, c’est urgent.

D’accord avec  l’idée de notre amie Christine que nous avons récemment sauvée in extremis,   il faut d’apprendre aux masses à tolérer les dépenses sociale. Il faut  leur faire comprendre qu’ils doivent partager ce qui leur reste  entre eux. La suggestion  qu’ils doivent toute leur vie aller à l’école est bonne, cela les occupe, mais cela ne suffira certainement pas, ils sont en colère, les bougres.

RayDalio a peur et il a peut être raison, nous sommes allés trop loin et deja l’ordre que nous avons construit fout le camp: la globalisation recule, la provincialisation augmente, les nationalismes  n’en parlons pas, ils galopent , tout cela n’annonce rien de bon.

Il faut faire attention, « ils » commencent à comprendre, il disent que nous , les banquiers, les politiciens et les hauts fonctionnaires, nous sommes complices , ce n’est pas bon, cela dévoile trop notre jeu, on voit trop facilement à qui profite le système. Il faut arrêter tout cela. Surtout qu’avec Trump, nous avons perdu une position de choix, un bastion, on ne peut pas compter sur lui tant il est gaffeur. Si on n’arrête pas le mouvement très vite, ce sont toutes nos constructions commerciales mondiales qui vont être abattues.

Il faut cesser de protéger le travail dit notre ami Richard Baldwin et protéger les travailleurs, les personnes, il faut que la société aide les travailleurs , qu’elle les oriente, qu’elle les reprogramme et les ré-entraine .

Vous savez il faut payer, il faut que nous acceptions des sacrifices pour maintenir la cohésion sociale qui nous est si nécessaire et si favorable. On peut de toutes façons faire porter l’essentiel de ce que cela coutera sur les peuples, ils n’y verront que du feu puisque c’est pour la bonne cause. La lutte contre les inégalités, ils adorent cela, ils en redemandent! On s’en servira, on peut la mettre à toutes les sauces.

Lagarde a raison, il faut penser à tout cela, et voir ce que l’on peut faire. Essayons de noyer le poisson avec des réformes fiscales et structurelles, ils n’y comprennent rien et puis cela les occupe d’en discuter entre eux, pendant  ce temps là ils ne nous ennuient pas.

L’idée de Lagarde  de redistribuer l’argent des pauvres n’est pas mauvaise. Pour protéger l’argent des riches ont peut dire que ce n’est pas le même chose, les pauvres consomment mais les riches eux, ils investissent.Ils sont utiles.  Ah Ah! Elle n’est pas n’est pas mauvaise celle là , car non seulement cela nous donne du pouvoir comme redistributeurs, mais cela les monte les uns contre les autres, comme les gladiateurs dans les arènes du cirque: pendant qu’ils se battent entre eux, comme Mélenchon et Marine, cela nous laisse les mains libres. Faisons nous même une grande campagne sur les inégalités, reprenons leurs mots  d’ordre, mais retournons les contre eux, ces braillards, il faut  monter ceux qui ont moins contre ceux qui ont un peu plus; cela marche à chaque fois. Le peuple est jaloux de ses voisins, pas des ultra-riches qu’il ne voit pas. Utilisons nos amis Stiglitz et Deaton  avec leurs prix Nobel, ils sont crédibles, quand ils parlent d’inégalités, le peuple les écoute. Et puis avec eux nous ne risquons pas  d’être trahis.

L’idée de l’ami Summers de modifier notre propagande est à considérer. Il dit que nous devons marteler que le populisme est contre-productif, qu’il se retourne contre les classes moyennes, c’est une idée qui est bonne: faire croire aux pauvres que leurs amis et leurs chefs sont leurs ennemis, cela marche toujours. Les médias sont encore avec nous, avec leur aide nous pouvons faire passer cette idée, cela ne coûte rien après tout.

Il semble dans cet ordre d’idée qu’il faut que nous reprenions contrôle du roman politique, de l’imaginaire politique, notre version n’est plus seule à circuler , et cela nous nuit. Pour cela nous devons reprendre  le controle de ces médias du peuple, de ces facebook et autres. Leurs patrons sont d’accord à condition qu’on leur permette de sauver la face et qu’on le fasse au nom  de la liberté. Pas de problème, cela nous savons faire.

Mettons nos publicitaires au travail, qu’ils nous trouvent un bon slogan  , plus fort encore que celui du traitre Trump; make America  great again, il faut les faire rêver simplement, comme des simplets.

L’idée de notre ami le  Prix Nobel  Deaton eventuellement de  se préparer à laisser tomber l’Union Européenne est extrême , mais elle n’est pas mauvaise en cas de besoin, cette Union nous l’avons mal conçue, c’est un boulet qui monte les peuples contre nous. Si il le faut il sera peut être nécessaire de se couper un bras et de l’amputer. De toutes façons l’euro ne peut pas marcher, que ferons nous quand notre ami Draghi devra arrêter de le tenir à bout de bras?.

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http://brunobertez.com

 

Une petite étude qui ne sera quasiment jamais divulguée, si vous ne savez pas qu’elle existe ce ne sont pas les merdias qui en parleront. Thierry65

https://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/file_attachments/bp210-economy-one-percent-tax-havens-180116-fr.pdf
RÉSUMÉ
UNE ÉCONOMIE AU SERVICE DES 1 %
Le fossé entre les riches et les pauvres est plus abyssal que jamais.
Le Crédit Suisse a récemment révélé que les 1 % les plus riches avaient désormais accumulé plus de richesses que le reste de la population mondiale, soit une année plus tôt que ce qu'avait prédit Oxfam dans une communication largement diffusée en amont du Forum économique mondial de 2015. Parallèlement, les richesses détenues par la moitié la plus pauvre de l'humanité ont chuté de mille milliards de dollars au cours des cinq dernières années. Il s’agit de l’ultime démonstration que nous vivons dans un monde où les inégalités ont atteint un niveau sans précédent depuis plus d'un siècle.
Le document « Une économie au service des 1 % » explore le comment et le pourquoi d'une telle situation et expose de nouveaux éléments troublants sur une crise des inégalités qui échappe à tout contrôle.
D'après les calculs d'Oxfam:
• En 2015, 62 personnes possédaient à elles seules les mêmes richesses que 3,6 milliards de personnes (soit la moitié la plus pauvre de l'humanité), contre 388 personnes en 2010.
• La fortune des 62 personnes les plus riches au monde a augmenté de 45% entre 2010 et 2015, soit une hausse de plus de 500 milliards de dollars (542 milliards de dollars), pour s'établir à 1 760 milliards de dollars.
• Parallèlement, les richesses de la moitié la plus pauvre de l'humanité ont diminué de plus de mille milliards de dollars au cours de la même période, soit une chute de 38%.
• Depuis le début du XXIème siècle, la moitié la plus pauvre de la population mondiale a bénéficié de seulement 1 % de l'augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1 % les plus riches se sont partagé la moitié de cette hausse.
Le revenu annuel moyen des 10 % les plus pauvres dans le monde a augmenté de moins de 3 dollars par an en près d'un quart de siècle. Autrement dit, leur revenu journalier a augmenté de moins d'un cent par an.
L'exacerbation des inégalités économiques est néfaste pour l’en semble de la population, car elle sape croissance et cohésion sociale. Et les conséquences pour les personnes les plus pauvres sont particulièrement désastreuses.
Les défenseurs du statu quo prétendent que les inquiétudes générées par les inégalités reposent sur « la jalousie politique». Ils évoquent souvent la réduction du nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté pour démontrer que les inégalités ne constituent pas un problème majeur. Mais ils font fausse route. En tant qu'organisation ayant vocation à lutter contre la pauvreté, Oxfam salue sans équivoque les progrès fantastiques qui ont contribué à réduire de moitié le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d'extrême pauvreté entre 1990 et 2010.
Mais si, au cours de la même période, les inégalités ne s'étaient pas creusées
dans tous les pays, 200 millions de personnes supplémentaires auraient pu sortir de cette pauvreté. Un chiffre qui aurait même pu atteindre 700 millions si les pauvres avaient davantage bénéficié de la croissance économique que les riches.

 

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23/01/17

- Benetton force des aborigènes de Patagonie à abandonner leurs terres

Les grands groupes financiers s'accaparent des terres dans le monde entier, et même en France. Mais dans certains pays, le vol et la colonisation est plus mal vécu qu'ici. Depuis 1997, Benetton s'est "installé" en Patagonie, grâce à l'appui de l'armée.

 "S’il semble difficile d’enrayer définitivement ces pratiques barbares, chacun doit savoir qu’il existe une histoire derrière les produits qu’il consomme. Se renseigner avant d’acheter c’est prendre conscience de la réalité économique et politique du marché mondial et anticiper les actes de résistance possibles à l’échelle de l’individu."

 

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Des aborigènes de Patagonie virés de leurs terres par Benetton

En Argentine, dans la province de Chubut en Patagonie, une communauté ancestrale est en train de subir un répression policière extrêmement violente pour avoir l’audace de défendre les terres sur lesquelles elle est établie depuis toujours. Sauvagement expropriée, la communauté Mapuche tente tant bien que mal de faire face aux gendarmes, envoyés en nombre par l’État afin de défendre les intérêts de la multinationale qui se réclame de la parcelle : Benetton. Voilà plus d’une semaine que de violents affrontements ont éclaté, ravivant un conflit qui dure depuis déjà plusieurs années.

Affrontements sanglants entre police et manifestants

Le 10 janvier dernier, de violents affrontements ont éclaté dans la région de Chubut, en Patagonie argentine, entre gendarmes et membres de la communauté Mapuche. À coups de balles de caoutchouc et de plomb, plusieurs centaines de gendarmes ont réprimé les manifestations et les protestations d’une trentaine membres de cette communauté ancestrale qui se bat maintenant depuis des années pour conserver ses terres. Depuis mars 2015, plusieurs familles de la région s’attèlent à reprendre des terres réquisitionnées par l’homme d’affaires italien Luciano Benetton, fondateur de la marque du même nom et propriétaire depuis les années 90 de près d’un million d’hectares en Patagonie.

Face à la révolte de ces communautés ancestrales réclamant le droit de vivre sur des terres où elles sont établies depuis des siècles, les autorités ont donc usé de la violence en ce début d’année au prétexte de faire respecter le droit de propriété qui s’exprime ici à travers l’accaparement systématique de terres paysannes. Un phénomène également observable ailleurs dans le monde où de riches industriels rachètent, grâce à une connivence avec les autorités, des terres qui appartenaient « de fait » aux communautés locales jusqu’à aujourd’hui. En Patagonie, plusieurs personnes ont été blessées, dont une gravement, et une dizaine de militants furent interpellés. Les témoignages décrivant la violence utilisée dans ces opérations menées par la gendarmerie ont fait surface dans les médias locaux, évoquant une « volonté de tuer » et de nombreuses destructions de biens.

Les affrontements ont éclaté alors qu’une poignée de membres mapuches manifestait en bloquant la voie de « la Trochita », une ligne de train dont l’installation sur les terres du Chubut a largement été critiquée par les peuples autochtones. Et pour cause, cette voie a été installée alors qu’un accord passé stipulait qu’elle passerait par un autre endroit. Un porte-parole mapuche a notamment déclaré à propos de l’incident : « C’est un scandale, le passage à tabac et la répression qu’ont subi les manifestants. Ils étaient une poignée à manifester et une évacuation a été ordonnée, qui a conduit à l’intervention de 300 soldats de la gendarmerie armés jusqu’aux dents. » Contre les balles, les manifestants n’avaient que des pierres pour riposter.

Au cœur du problème : l’expropriation séculaire des peuples aborigènes

Située à cheval entre l’Argentine et le Chili, la Patagonie accueille le peuple Mapuche, connu également sous le nom de « Peuple de la Terre », depuis plus de 10 000 ans. Depuis 500 ans, ce peuple a résisté aux invasions continuelles, aux tentatives d’extermination, et aux expropriations abusives. Aujourd’hui, les Mapuche sont confrontés à une colonisation de type économique : le rachat de leurs terres par de riches Européens et Nord-Américains qui espèrent profiter des bas prix et de l’ouverture de l’économie engagée sous la présidence de Carlos Menem dans les années 1990. De nombreuses célébrités ou hommes d’affaires ont ainsi investi dans d’immenses terrains en dépit des habitants qui y vivent.

C’est notamment le cas des frères italiens Carlo et Luciano Benetton, fondateurs de la célèbre marque de vêtements. Le groupe Benetton est aujourd’hui le plus grand propriétaire foncier d’Argentine, avec pas moins de 900 000 hectares de terre détenus en Patagonie. Ils concentrent ainsi 9% des meilleures terres cultivables du pays, des terres qu’ils exploitent en y installant plusieurs centaines de milliers de moutons qui leur permettent de produire près de 6 000 tonnes de laine par an, soit 10% de la matière première nécessaire à leur production de vêtements.

Les terres des Mapuche sont donc aujourd’hui largement entre les mains de compagnies étrangères comme Benetton. Ce même processus d’expropriation a par ailleurs donné lieu à l’exode et à la stigmatisation des Mapuche, aujourd’hui considérés comme des « sauvages » par un gouvernement argentin qui a tenté de les soumettre et de les « intégrer » en les utilisant comme main d’œuvre bon marché. Aujourd’hui, et au travers des récents événements, qui sont de vaines tentatives de résister à un envahisseur privé détenteur de capitaux, ils sont parfois même présentés comme des terroristes qui menacent la « paix sociale ».

Sources : Pagina12.com  / ElCiudadano.cl / Notas.org.ar / Metamute.org / Photographies reçues de militants sur place.


https://mrmondialisation.org


RAPPEL

Novembre 2003

L'entreprise Benetton s'est appropriée les terres de la Population Mapuche

En Patagonie, il n’est pas inhabituel de voir les eaux turquoises des rivières séparées par des grillages. La chaîne de montagnes dans le sud des Andes aux sommets couverts de neige qui bordent les frontières de l’Argentine et du Chili, ou la "Cordillera" comme l’appelle les gens locaux, est une des plus étonnantes dans le monde. Au pied des montagnes, s’étend une terre plate pleine de végétation et de buissons où les moutons et vaches broutent. L’or et le quartz dans les montagnes de la province du Sud de Chubut ont récemment attiré les entreprises minières comme Meridian Gold et maintenant Benetton pour l’exploitation des vastes plaines, parfaites pour la production en masse de la laine.

Pour les Indiens Mapuche du sud de l’Argentine, depuis 10 000 ans de bataille pour la terre en Patagonie l’entreprise de vêtements Benetton est le nouveau Conquistador. Aujourd’hui Benetton est le plus important détenteur de terre en Argentine, possédant 900 000 hectares dans la région abondante de Patagonie. Avec 9% des terres les plus cultivables de Patagonie, leur possession est 40 fois plus large que la capitale Buenos Aires, la deuxième ville de l’Amérique Latine.

“Ici, ils ont pris tout ce qu’ils voulaient. C’était une vallée agréable et pour cette raison ils se la sont appropriée et l’ont fermée. Ils nous ont laissé au milieu de pierres dans les champs les plus terribles”dit un fermier Mapuche, Rogelio Fermin.

Nouvelles colonisation de la Patagonie.

“La Patagonie me donne une impression incroyable de liberté” dit Carlo Benetton quand il a pris possession du territoire argentin. En 1997 Benetton a acheté l’entreprise anglaise Compania Tierras del Sur Argentina S. A. (CORP) pour un total de $50 millions. Les archives de CORP reconnaissent la présence des gens natifs dans la région. En échange pour la terre qui a été occupée par les Mapuche depuis 13 000 ans, Benetton a bâti un musée dédié á l’histoire et la culture de cette terre mystique.

Mais l’occupation de la terre Argentinienne par Benetton offre beaucoup plus qu’un sens de liberté et un musée sur le passé: les 280 000 moutons de Benetton produisent 6000 tonnes de laine par an, 10% des besoins de la production totale du plus grand consommateur de laine vierge du monde.

A 200 mètres du Musée Leleque vit une famille Mapuche, les Curinancos. Atilio Curinancos est né et a passé sa vie á Leleque mais plus tard s’est déplacé près d’Esquel. Après avoir souffert durant la crise économique Argentinienne en Décembre 2001, Atilio et sa femme Rosa ont décidé de retourner dans les champs et essayer de cultiver leur nourriture, élever leurs animaux et établir une micro entreprise.

“Tout a commencé lorsque nous avons proposé de fonder une entreprise familiale á Santa Rosa” dit Atilio Cuinanco, 52 ans. “Je connais cette terre depuis que je suis né et comme j’ai constaté que personne ne l’occupait, j’ai pensé que ce serait une excellente opportunité.”

Les Curinancos ont approché l’ “Instituto Autarquico de Colonizacion (IAC), une agence immobilière gérée par le gouvernement, pour demander l’autorisation d’occuper une région appelée Santa Rosa située au devant d’une des propriétés appartenant á Benetton. Il est bien connu parmi les Mapuche que ce territoire natif est inoccupé et cela a été confirmé verbalement par IAC. Après une attente de 8 mois les Curinancos attendaient toujours confirmation. Finalement, ICA envoya une note á la famille disant: “l’information que nous avons obtenu démontre que la terre est considérée comme étant zone commerciale et il est dans notre intérêt de la réserver pour une micro entreprise.”

La famille Curinancos s’est rendue au commissariat d’Esquel á Chubbut pour annoncer qu’elle allait prendre possession de Santa Rosa. Le jour même un groupe de paysans commença á travailler la terre, avec les ressources limitées qu’ils possèdent, labourant, plantant des légumes et amenant leurs animaux aux pâtures.

“Nous n’avons fait de mal a personne lorsque nous sommes arrivés sur la terre,” dit Atilio Curinancos. “Nous n’avons pas coupé de barrières, nous ne sommes pas venus dans la nuit. Nous avons attendu pour voir si quelqu’un allait venir pour nous faire savoir si nous les importunions ou pour nous montrer un document démontrant que la terre appartenait á quelqu’un d’autre mais personne n’est venu.”

Benetton soutient que Santa Rosa lui appartient. Benetton a délivré un constat disant que la terre ne doit pas être utilisée pour l’élevage des animaux et a stipulé son intention de reprendre contrôle de leur propriété. Au bout de deux mois, la police a désassemblé et saisi les affaires de la famille Curinancos.

Lorsqu’il a été interrogé a propos de l’éviction, l’avocat pour Benetton, Mr Martin Iturboro, a dit que la prise de la terre par la famille Mapuche était simplement un problème de délinquance.

La terre appartenant á Benetton autour de la propriété de Santa Rosa reste inoccupée.
Les Curinancos maintiennent qu’ils reprendront possession de la terre qui leur a été volée et refusent de laisser Benetton changer leur histoire. “Nous sommes natifs et nous allons nous battre jusqu’a ce que cette terre nous soit retournée,” dit Atilio.


Menace d’éviction a Leleque

Au delà du chemin poussiéreux de la propriété de Santa Rosa, la mère d’Atilio Dona Calendaria une femme de 85 ans doit enjamber la barrière de la propriété de Benetton pour accéder au seul point d’eau de la région.

La route pour la rivière Chubut est une route locale. Elle ne devrait pas être fermée,” dit Laura qui a résidé dans la région depuis 40 ans. Elle raconte comme toute la région a changé depuis que Benetton a acheté le terrain.

“Benetton a trois portails avec clés et pour les franchir il faut leur demander la permission, on ne peut pas pêcher sans permission non plus. Plus loin, il y a quelques familles, mais elles ne peuvent passer au travers de la propriété de Benetton. Il faut donc qu’elles la contournent et c’est un détour de 90 kilomètres.”

Le village de Leleque consiste en 8 familles qui travaillaient pour l’entreprise de chemins de fer Argentin, transportant de la laine, du cuir et d’autres marchandises dans la capitale. En 1992, un an après l’achat des terres avoisinantes par Benetton, la station de transport á Leleque a été fermée. “Leleque était une ville agréable, mais maintenant, elle ressemble á un cimetière,” dit Pigeon Llancaqueo, le voisin de Calendaria.

Lorsque le dépôt a été fermé, l’eau courante pour les familles a été coupée et la police a cessé de venir dans la région. Le cimetière local appartenant maintenant á Benetton est situé dans l’enceinte du Musée Leleque. Sans travail, eau courante ou terre á cultiver, il ne restait plus aux habitants de Leleque que l’élevage des animaux pour les aider a survivre. A la fin septembre 1993, l’état a passé une résolution interdisant les habitants de Leleque d’avoir des animaux.

En Septembre dernier, les 50 habitants de Leleque, la majorité d’entre eux des femmes et enfants Mapuche, ont été informés par l’entreprise de chemins de fer gérée par l’Etat qu’ils avaient 3 mois pour abandonner leurs maisons afin de les utiliser pour la construction d’un parc d’attraction touristique.

Le projet touristique, supporté par la province de Chubut, comprend l’utilisation des chemins de fer pour des tours guidés de Patagonie. Bien que les officiels nient que le projet soit lié á l’entreprise Italienne, l’une des attractions principale offre une visite de la propriété Benetton. Le slogan officiel du projet touristique décrit “une aventure véritable á travers les origines de la région, partant de El Maiten jusqu’à Leleque, ou les touristes peuvent aussi visiter le Musée Leleque et savourer un Patagonien assodo (un plat typiquement Argentin) dans la propriété appartenant á Benetton.

En plus de l’éviction des résidants de Leleque, l’école pour 18 étudiants va aussi être fermée. La promesse par l’état de reloger les expulses n’est pas garantie. “Je n’aime pas le mot Expulsion,” dit Miguel Mafeo, le porte-parole de Ferrocarril Provincial del Chubut (l’entreprise provinciale de Chubbut). “Cela implique que les gens vont se retrouver dans la rue.”

Faisant face à l’expulsion, les résidants de Leleque ont commencé á s’organiser. Ils ont remarqué que d’autres communautés ont été intégrées á d’autres projets commerciaux touristiques incluant certaines gares dans la région, comme en Nehuelpan. La différence, ils disent, est que la gare n’est pas entourée de terres appartenant á l’entreprise Benetton.

“Petit à petit, ils ont fermés les portes de notre communauté á Leleque. C’est un plan stratégique,” dit Mauro Millan, un porte parole pour une organisation Mapuche, le 11 Octobre. “Jusqu’à présent, nous étions sans défense, mais maintenant les Mapuches dans la région sont sur l’offensive. Nous avons décidé qu’il n’y aurait plus d’expulsions, que ça vienne de l’état ou de Benetton.”

Benetton autour du monde.

Le groupe Benetton a été fondé en 1965 par la famille Benetton dans le Nord de l’Italie qui continue á régir la majorité de l'entreprise. Non seulement, l'entreprise Benetton possède des magasins de vêtements dans 120 pays, elle a aussi des autoroutes, des entreprises de restauration urbaines et des réseaux de communication en Europe ainsi que des terrains et de l’agriculture autour du monde. Avec un total de 7 000 magasins et une production annuelle de 100 millions de vêtements, le revenu moyen annuel de Benetton est de 2 billions d’Euros. L'entreprise est très connue pour sa publicité controversée, montrant des victimes du SIDA et des prisonniers attendant d’être exécutés ainsi que d’autres images poignantes favorisant responsabilité sociale et culture globale. Mais l’attitude de Benetton concernant la main-d’oeuvre et pratique économique offre un contraste stupéfiant a leur image.

Benetton fut au centre d’un scandale concernant le travail illégal des enfants en Turquie, lorsque, en 1998, plusieurs enfants âgés de 11 a 13 ans ont été photographiés dans l’usine Tekstil á Istanbul, une usine de textiles confectionnant quelques uns des
produits vendus par les vêtements Benetton. La loi Turque ainsi que la convention internationale du travail interdit le travail des enfants de moins de 14 ans. Benetton a suspendu ses opérations avec l’entrepreneur suivant les révélations faites par l’Union Turque.

Benetton se retrouva en pleine controverse lorsque l'entreprise Kappa dont une partie lui appartient, proposa une usine de vêtements au centre de la Palestine occupée dans la fin des années 90. Après une campagne contre leurs plans par des groupes des Droits de l’Homme, avertissant de la violation des accords internationaux établis par la 4eme Convention de Genève regardant les entreprises en Palestine, Kappa éventuellement abandonna ses plans.

L’année dernière, les Consommateurs Contre l’Invasion de la Vie Privée et du Numérotage a lancé une campagne de boycottage contre Benetton pour ses plans d’utiliser un million de Pastilles d’Identification sur Frequence de Radio ou (RFIDs) dans le but d’inventorier ses vêtements. Benetton a abandonné ses plans après que des critiques aient exprimé leurs soucis que le dispositif placé dans les vêtements pourrait potentiellement permettre á Benetton de suivre les mouvements de ses consommateurs.

Sebastian Hacher est un journaliste et photographe Argentin indépendant qui travaille avec Indy media Argentina.
Pauline Bartolone est une journaliste pour Free Speech Radio News basé en Argentine.


http://www.mapuche-nation.org

 

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- Bonnes nouvelles L'interdiction de la pêche en eaux profondes entre en vigueur aujourd'hui

carte_zone_de_pe_che_en_europe_v_1Source image ReporTerre.net

A compter d’aujourd’hui la pêche en eaux profondes est interdite en Europe.

On devrait laisser dans la mer les requins, le grenadier de roche, la lingue bleue et d’autres encore. Ces poissons mettent du temps à atteindre leur maturité sexuelle. Le taux de reproduction est donc faible. Et les populations supportent assez mal la pression de la pêche.

Il est désormais interdit de pêcher au-delà de 800 mètres de profondeur, 400 mètres pour les zones déclarées les plus vulnérables.

Il ne s’agit pas seulement de protéger les espèces qui vivent dans ces fonds marins. Mais aussi les autres qui se prennent dans les filets quand on les remonte. Le chalutage en eau profonde n’est pas sélectif. Ce sont des prises que l’on appelle accessoires. Elles sont rejetées à la mer. Mais leur taux de survie est faible après le traumatisme du filet où elles ont été comprimées comme des sardines en boite.

La méthode nuit également aux fonds marins.

Les filets raclent les fonds et les coraux car OUI nous sommes dans les eaux européennes, pas dans les caraïbes, mais ils y a des coraux. Les filets laissent des traces indélébiles. Les coraux ont une croissance très lente… combien d’années faudra-t-il pour réparer les dégâts.

Il aura fallu 4 ans de bataille pour interdire ce type de pêche. Et pourtant, elle ne représente que 1% des poissons débarqués dans les ports.

Une fois n’est pas coutume, les écologistes sont ravis.

L’association Bloom a bataillé dur. « On est content » commente sa directrice Claire Nouvian. Même si elle plaidait pour une profondeur moins importante : 600 mètres à la place des 800 adoptés par l’Europe. Mais c’est mieux que rien pour mettre un frein à cette aberration écologique et énergétique. Les chaluts consommaient beaucoup de carburant pour aller racler les fonds marins.

Et pêcher des espèces dont on connait peu la biologie. L’Empereur par exemple peut vivre 150 ans. Pendant des années on a dégusté des vieillards. Jusqu’à ce que la capture soit interdite il y a sept ans. Ce qui n’empêchait pas qu’ils se prennent dans les filets. Quant aux autres poissons d’eau profonde, on ne sait rien ou presque sur leur biologie. On ne peut pas gérer une ressource que l’on ne connait pas. Autant les laisser dans la mer.

Par Nathalie Fontrel

Lire sur le site de FranceInter (12/01/2017)

http://www.bonnes-nouvelles.be

 

La pêche en eaux profondes est enfin interdite par l'Europe

Après des années de lutte, les associations de protection de la mer ont obtenu de l'Europe, le 30 juin, l'interdiction de la pêche au-delà de 800 mètres de profondeur. Il reste à universaliser cette mesure indispensable pour la santé des fonds marins. Enfin ! Le chalutage en eau profonde va être interdit en Europe.

https://reporterre.net



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- « Burn-out » Ou la fin annoncée de la lutte des classes

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LES CHRONIQUES DE ZÉNON

À la rencontre de Zénon l'Ailé... "Chaque rencontre est porteuse d'un changement possible" Jacques Salomé - La Vie à chaque instant (2012) "Toute rencontre nouvelle est susceptible d'éveiller l'impensable" Jacques Salomé ; Bonjour tendresse (1992) "Agir, c'est aimer le soudain, c'est accueillir l'instant et oser demander plus au présent" Jacques Salomé ► Je m'appelle toi...

http://jbl1960blog.wordpress.com



Une fois n’est pas coutume : je vais aborder le sujet par un constat positif… N’en déplaise aux farouches partisans de la dépopulation volontaire, les découvertes technologiques et scientifiques de l’humanité depuis la 1ère révolution industrielle, ainsi que les immenses étendues de terres arables non-cultivées sur le globe, pourraient permettre à plus de neuf milliards d’êtres humains de s’alimenter sans problème.
Mieux : l’essor de la robotique et de l’intelligence artificielle devrait réduire la somme de travail nécessaire à la subsistance d’autant de gens à tout au plus trois, quatre heures par jour et par personne. Nous serions en mesure de consacrer tout ce temps au partage, à l’éducation de nos enfants, au voyage, à la recherche, d’apprendre continuellement tout au long de la vie et même, pourquoi pas, de nous interroger un peu davantage sur son sens.

Instruits de toutes les erreurs du passé, nous pourrions réfléchir aux moyens de rétablir une juste équité entre les devoirs et les droits. Nous pourrions redéfinir complètement la manière dont décider des questions publiques et du bien commun. Nous pourrions nous pencher sérieusement sur la réparation des dégâts du nucléaire et résoudre bien d’autres problèmes encore insolubles. Nous pourrions enfin viser l’épanouissement de tous au lieu du profit de quelques-uns. Mais en la situation actuelle, c’est impossible. Car comme nous le savons, le système prédateur de l’oligarchie mondialiste nous l’interdit.

Il semble même qu’au contraire, l’élite autoproclamée ait choisi l’élimination progressive de toutes ses petites mains devenues l’une après l’autre surnuméraires. Malgré les piètres tentatives des statisticiens chargés d’enfumer l’auditoire, le chômage de masse continue à se répandre et gagner de plus larges couches de la société. Dans quasiment tous les corps de métiers, le travail tel que nous le connaissions, devenu dans une large mesure inutile, est en passe de disparaître… Mais au lieu de libérer de son astreinte ceux qui jusqu’alors l’occupaient, l’emploi s’est petit à petit tourné vers un autre but. S’il se perpétue de nos jours, ce n’est plus seulement pour l’enrichissement d’une petite caste de privilégiés, mais aussi et surtout afin d’occuper tout un pan de l’espèce Humaine à l’éradication des autres. Cela peut sembler brutal énoncé de la sorte, mais grattons sans nous mentir le vernis de nos fonctions respectives : nous ne pouvons que reconnaître œuvrer en l’état actuel des choses à notre autodestruction.

Commençons par ordre alphabétique (c’est une manie) avec l’agroalimentaire. En vue de produire la nourriture au rabais qu’exige la grande distribution, l’agriculture industrielle, aujourd’hui principalement d’exportation, empoisonne durablement les sols et précarise tout l’écosystème planétaire. Parallèlement, toute une armada d’ingénieurs s’adonne à la chimie amusante en cherchant quelle combinaison d’additifs peut mieux camoufler leur toxicité, tandis que fonctionnaires de France et d’Europe veillent à l’application de règles encadrant l’appauvrissement des produits de la Terre en nutriments. Tout ce petit monde s’active à généraliser les carences pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques. Quant au FMI et à ses relais gouvernementaux, ses programmes d’ajustements structurels affament les populations à l’échelle de pays entiers.

L’artisanat, jadis premier employeur de France, se trouve en phase terminale d’extinction. Ces micro-entreprises étranglées par le RSI ferment boutique par centaines chaque mois, laissant pour seuls souvenirs des rangées de rideaux fermés dans les rues. L’ébéniste avec encore des années à cotiser finira sa carrière salarié chez un des grands groupes qui l’ont coulé. Et déconseillera le plus souvent aux jeunes de s’aventurer dans la profession.

Si les instituteurs, professeurs des collèges et lycées n’en peuvent plus, ce n’est pas pour cause de salaires insuffisants, de manque d’effectifs ni de moyens matériels. S’ils craquent, c’est car leurs élèves les renvoient chaque jour à l’inutilité de cours et de leçons pour eux vides de sens. Parce qu’engagés le plus souvent dans le métier par vocation d’enseigner, ils se retrouvent plus ou moins consciemment à formater les jeunes et non les instruire.

Si autant de policiers se foutent en l’air chaque année, ce n’est sûrement pas par remord d’avoir malmené untel ou untel au cours d’une intervention, mais parce qu’au quotidien confronté à une violence endémique, délibérément permise et encouragée par l’autorité publique, ils réalisent fatalement que, loin de défendre la veuve et l’orphelin, leur boulot consiste essentiellement à compter les points.

La désindustrialisation et la disparition de la classe ouvrière dans les pays occidentaux ne sont pas nouvelles. En revanche, on observe désormais la mécanisation grandissante des services : robots ménagers, livraisons par drones, dématérialisation des démarches et fin des guichets administratifs, calculs de résultats prévisionnels et infographies réalisés par des algorithmes… Tout ce dont nous avions le savoir-faire se voit remplacé par des tâches de supervision, de communication, ou encore, plus confusément, de « prospective ». Dans le meilleur des cas, sans aucun intérêt pour soi ni utilité commune.

Cette déliquescence est la même partout… Aussi bien chez l’emblème du capitalisme que sont les chaînes de fast-food, où les ados employés ont pour consigne d’orienter le client vers les automates qui les supplantent, que dans les services publics, où les effectifs ne se maintiennent une raison d’être qu’à travers l’artificielle et permanente complexification des procédures. Cette inefficience programmée sert d’ailleurs à justifier la délégation des missions régaliennes au secteur privé : l’objectif étant que dans un avenir proche, il nous faille payer pour obtenir certificat de naissance ou livret de famille.

Toute la science que nous mettons à nous cacher la réalité n’y change rien : le travail est aussi condamné que ce modèle social finissant… Les cadres pressurisés par l’injonction à la performance ont autant la tête dans le guidon que le petit personnel enrôlé à l’abus des clients pour le profit à court terme, et ne peuvent s’apercevoir de l’absurdité suicidaire de continuer à faire tourner la roue du système… Combien suent sang et eau à quelque chose qu’ils ne comprennent pas ? Combien font semblant d’être utiles et s’occupent pour éviter de regarder tomber les autres ?

Beaucoup d’entre nous demeurent sincèrement convaincus de pouvoir, par leur présence et leur action, infléchir la tendance depuis l’intérieur du système… Mais le verrouillage des leviers de commande est tel que meilleure soit la volonté, et si grands ou nobles soient les efforts en ce sens, nous n’y récoltons au mieux qu’une volée de bois vert. Et que même par la contestation officielle, nous y participons malgré nous. Au point de dépendance où nous sommes rendus, il nous est devenu impossible de tirer nos marrons du feu sans concourir à ce grand sabotage.

Nous observons au quotidien toutes les conséquences, les ravages de notre suivisme et de nos réticences à nous remettre en cause… Mais nous continuons, continuons, à tourner en boucle comme des hamsters dans leur roue. Non tant par lâcheté que par inconscience, et par culpabilité judéo-chrétienne à l’idée de compter parmi les inactifs, « assistés » et autres poids morts de la société. En somme, par peur de se désolidariser de la norme et peut-être aussi de perdre nos petits niveaux de vie. Nous avons renoncé l’un après l’autre aux droits et protections durement acquis par un siècle de luttes, sous prétexte de ne pas perdre nos pitoyables indemnités journalières ou notre place dans la société. Nous avons, au prétexte d’avoir quand même des gosses à nourrir, toléré pour ce faire l’hypothèque de leur avenir. Comme des grenouilles dans la casserole, nous restons dans l’eau frémissante croyant que le printemps arrive… Nous sommes pourtant voués à mourir un jour. Jusqu’où irons-nous dans l’avilissement pour nous convaincre d’y échapper ?

In fine, l’intelligentzia globaliste entend à la fois nous faire accepter la mise au ban de tous les inadaptés à sa cause, et le contrôle total de ses derniers bons petits soldats. Tandis que nos métiers s’éteignent l’un après l’autre, faute d’être rentables au système en place, nous devenons de plus en plus nombreux à dépendre des aides sociales pour subsister. Croyez-vous qu’un tel gouffre financier puisse être le fait d’une quelconque philanthropie d’État ? Ou bien celui-ci cherche-t-il à tuer dans l’œuf toute insurrection en s’assurant que nous ne puissions plus vivre sans lui ?

Le fameux revenu universel que l’on essaye de nous vendre à différentes sauces relève du même procédé. Devant l’impossibilité d’essorer toujours davantage les contribuables, son financement supposerait soit de mettre fin à l’évasion fiscale, soit de taxer les transactions boursières ou les profits des multinationales. Ne soyons pas dupes. Si celles-ci consentent à lâcher ne seraient-ce que quelques milliards pour le projet, c’est que les tenanciers de la haute finance y ont intérêt. Et quel autre, sinon celui de réduire la main-d’œuvre obsolète à une soumission totale et définitive ? « Si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Après deux, trois expériences dans quelques pays-laboratoires, ce revenu de base sera probablement la meilleure façon de faire accepter la disparition du cash déjà en cours, mais également la mise en circulation d’une monnaie mondiale numérique… D’abord « inconditionnel », il sera peu à peu soumis à l’acceptation de nouvelles contraintes. Puis fera l’objet d’un chantage à propos de la vaccination des enfants, de l’euthanasie forcée, du puçage, clonage, du don et marché d’organes… L’idée est de contenir à feu doux la grogne des peuples pour se donner le temps d’exterminer en douceur, sans trop que ça tâche, les marées humaines oisives et dangereuses que nous sommes… Notre nombre est trop grand pour qu’ils nous éliminent d’une traite, ou qu’ils nous contraignent de force à de telles mesures. C’est pourquoi nous maintenir individualistes, indifférents à l’autre et perpétuellement divisés est la condition sine qua non à leur réussite.

Le peuple supporte pour l’instant la situation sous prozac, mais le jour approche où il n’y aura plus assez de rustines pour que la roue tourne. Alors se multiplieront les pétages de plombs, violences et immolations sur les lieux de travail… Dans le paradigme actuel, nous n’y pouvons rien. La catastrophe restera inéluctable tant que nous continuerons de croire en un changement venu d’en-haut, ou bien que la situation s’arrangera d’elle-même. Nous avons en revanche tout le pouvoir et toutes les clefs en main pour nous affranchir du joug multiséculaire des maîtres du capital. Eux savent mutuellement s’entraider à nous spolier depuis la nuit des temps. Mais ils seraient incapables de se préparer une omelette si nous les laissions entre eux. Nous avons quant à nous les savoirs qui nous permettent, bien que chacun spécialisé dans sa branche, de nous organiser pour survivre par la solidarité et par la complémentarité de nos talents.

La grève du vote n’est que d’une portée symbolique, puisque les politiciens sont capables de s’auto-élire. Mais elle est une première étape nécessaire : celle de leur adresser, ainsi qu’au reste de la population, le message clair que nous refusons de cautionner les forfaits commis en notre nom.

La grève du travail n’a d’avenir et d’impact possible que tant que celui-ci conditionne la survie du système. Sur une chaîne de montage entièrement automatisée, l’ultime ouvrier promu superviseur n’a plus d’autre choix que de fermer sa gueule ou de dégager. La fin du travail telle que programmée met un terme à la lutte des classes, au sens où sa victoire est alors définitivement acquise aux possédants… Mais nous avons encore une étroite fenêtre par où sortir du piège où nous sommes pris. Celle de la désertion massive de tous les lieux d’exploitation publics ou privés, sans préavis, pour investir notre volonté et notre énergie à construire autre chose. Tant que nous sommes valides et que notre coopération leur est nécessaire, la grève est une des armes dont nous disposons pour les affaiblir. Nous devons mutualiser localement les produits de base pour pallier la perte de nos salaires. Ainsi s’est toujours organisée la résistance. Ainsi se sont vues couronnées de succès toutes nos luttes passées. La solidarité, l’amour et la reconnaissance possèdent une force incommensurable et inconnue dans leur équation. L’expérience humaine ne saurait se réduire à une variable statistique : en cela, les mécanistes aux abois ont perdu d’avance.

Il est en France pénalement répréhensible d’appeler à la grève de l’impôt, et nos élus ont de toutes façons prévenu l’occurrence par le prélèvement à la source… Mais rien n’interdit d’assumer la conséquence de celle du travail en échappant légalement à toute taxation par absence de revenu. Cela représente le sacrifice d’un confort auquel beaucoup d’entre nous étions habitués. Toutefois, il faut bien comprendre que celui-ci est de toutes façons voué à disparaître. 2017 et les suivantes marqueront la fin douloureuse de l’illusion d’une société solvable à crédit. Plus personne parmi le peuple ne peut se croire intouchable… La zone de turbulences et de chaos qui s’annonce nous impose d’organiser d’ores et déjà des réseaux de solidarité pour nous abriter de l’orage. Qu’ils soient par la même occasion le moyen de ne plus financer notre suicide collectif.

Mais de toutes, la grève de la consommation, à commencer par le boycott généralisé de tout le superflu, de tout ce qui porte la marque d’une expropriation, d’une exploitation ou d’une pollution quelle qu’elle soit, est sans doute la plus efficace manière de faire plier les empires de l’industrie et de la finance. Qu’ils comprennent une bonne fois pour toutes que sans nous, ils ne sont rien. Et même s’ils ne plient pas, même si le système se défendra bec et ongles jusqu’au bout, la grève de la consommation suppose de recouvrir une autonomie alimentaire locale, ce qui serait en soi une victoire… Par tous nos choix, jusque dans notre absence ou notre passivité, notre attitude influe sur le cours des évènements. Choisissons d’investir un terrain où l’adversaire ne nous attend pas. Là encore, personne ne peut nous coller à tous un flingue sur la tempe pour nous obliger d’acheter… Le peu de libertés dont nous disposons encore doivent être assumées comme les responsabilités qu’elles sont. Et utilisées en toute conscience tant qu’elles existent.

L’idée de l’entraide comme remède aux maux actuels pourra sembler utopiste à ceux qui n’ont jamais connu que le climat compétitif et délétère du salariat. Qui pourtant n’a jamais frémi devant la beauté d’un travail réalisé par et avec amour ? Qui n’a jamais senti en lui la satisfaction d’œuvrer au bien commun ? Cette chaleur et cette énergie surpassent tous les combustibles fossiles : elles sont le moteur de la perpétuation de l’espèce humaine depuis des millions d’années, et la source-même de la Vie. Nulle intelligence artificielle ne saurait s’y substituer.

Énormément d’épreuves nous attendent. Nous ne pourrons revenir du jour au lendemain à l’équilibre des forces. Mais puisque nos décideurs procèdent par étapes, allons de même progressivement, chacun selon ses possibilités, vers une solidarité seule à-même de nous éviter le funeste sort qu’ils nous réservent… Nous disposons de l’opportunité d’inverser le cours des choses. Pour nous et pour le salut des générations futures, nous devons agir non plus idéologiquement, mais de façon concrète à réaliser le désir des 99% contre celui des 1%… Certes, nous sommes encore de grands enfants, et tout nous restera à apprendre une fois redevenus maîtres de nos destins. Mais qu’est donc notre peur de la liberté comparée à cette ineffable joie d’être en vie ?… Nous avons tous été portés durant neuf mois. Nourris et pour les plus chanceux aidés à devenir ce que nous sommes. Ne valons-nous pas mieux qu’un rouage de machine ou de la chair à canons ? La route n’existe que par notre marche. Elle n’attend plus que d’être empruntée.

Zénon l’Ailé

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- Comment les globalistes prédisent notre comportement...

crystalball1

 


Si vous avez vu l’excellente série « Person of interest » cet article devrait vous intéresser.

Les globalistes semblent avoir une obsession générale autour de la collecte de données. Comme nous l’avons vu avec les révélations de multiples lanceurs d’alerte au sein des agences gouvernementales, l’establishment consacre la majeure partie de son temps, de son énergie et de sa main-d’œuvre à recueillir des informations non seulement sur les menaces connues à sa suprématie, mais aussi des informations sur TOUS par le biais de protocoles de surveillance basés sur le FISA. C’est parce que l’establishment voit chaque individu comme une menace potentielle.


Ainsi, le système, sans mandat, est programmé pour rassembler des données de partout, pas nécessairement pour être analysées en temps réel, mais pour être analysées plus tard au cas où une personne spécifique atteint un niveau qui inflige un préjudice légitime à la structure de pouvoir globaliste.

Il y a peu de temps, cette notion était considérée comme une « théorie du complot » par le grand public, mais avec les multiples révélations, de Wikileaks à Edward Snowden, on sait maintenant que le gouvernement (et les globalistes) nous surveillent en masse. Cependant, je ne pense pas que beaucoup de gens comprennent les implications ou les utilisations plus importantes de cette surveillance totale. C’est pourquoi vous entendez parfois l’argument que « si vous ne faites rien de mal, alors vous n’avez rien à craindre… ».

La vérité est que la surveillance de masse n’est pas faite uniquement pour des raisons de surveillance, et elle n’est certainement pas entreprise pour la sécurité publique. Il y a un but plus important, et c’est quelque chose que les élites cherchent avec ardeur – la connaissance totale et PRÉDICTIVE de l’information.

L’establishment n’espère pas seulement observer notre comportement actuel en détail. Non, il espère utiliser les données d’aujourd’hui pour prédire notre comportement de demain, et en ce moment même, il est extrêmement près d’atteindre son objectif.

Examinons quelques-unes des méthodes utilisées dans la poursuite de cet objectif…

Macro-Analytique d’Internet

Les analytiques du Web sont utilisés par presque tout le monde ayant un site web, et Google est une source primaire pour ces données. Grâce à l’analytique, vous pouvez facilement mesurer le trafic Web pour un site particulier, mais aussi savoir d’où provient le trafic dans le monde, combien de temps ces personnes restent sur votre site, combien d’entre eux sont des nouveaux visiteurs par rapport aux visiteurs réguliers, comment votre trafic a augmenté ou diminué sur une période en mois ou années, etc. Ce que dit l’analytique n’est pas seulement utile à quelqu’un avec une entreprise travaillant sur le Web ou avec un blog, ils sont aussi très utiles à l’establishment. Pourquoi ? Parce qu’il permet à l’establishment de voir le comportement d’une population à un moment donné.

En fait, Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google, notoirement connu pour ouvrir sa grande gueule, a laissé glisser certaines des subtilités plus fines de la guerre de l’information de l’establishment. En 2010, dans une interview vidéo avec The Atlantic, Schmidt a déclaré :

« Avec votre permission, vous nous donnez beaucoup d’informations sur vous, sur vos amis, et nous pouvons améliorer la qualité de nos recherches. Nous n’avons pas besoin d’en faire plus. Nous savons où vous êtes. Nous savons où vous avez été. Nous pouvons plus ou moins savoir ce que vous pensez. »

Or, cette déclaration de Schmidt n’est pas tout à fait vraie. L’utilisation de l’analytique pour connaître les processus de pensée de la personne individuelle est absurde parce que, d’abord, les individus peuvent être très irréguliers et imprévisibles en raison de leurs émotions, intuitions et des changements brusques dans leur dynamique psychologique. Les élites ne savent pas encore ce que vous pensez.

Cela dit, elles disposent d’outils pour utiliser ce que j’appellerais la « macro-analytique », une vision largement englobante du trafic Internet, pour prédire le comportement de GROUPE.

La capacité de suivre les habitudes Web d’une population entière permet aux élites de voir des changements dans la conscience sociale en temps réel. Par exemple, je crois que cette méthode a été utilisée pour prédire le déplacement de la population des États-Unis et de certaines parties de l’Europe vers un idéal plus conservateur ou « populiste » en 2016. C’est pourquoi les élites ont agi en conséquence.

Au lieu de tenter d’arrêter les changements sociaux du groupe, elles ont permis aux mouvements conservateurs et souverainistes d’atteindre un certain niveau de pouvoir politique, tout en dirigeant ces mêmes mouvements vers un échec épique dans les deux prochaines années. J’ai également prédit ce mouvement par les élites à l’avance, avant le référendum Brexit (je vais entrer dans plus de détails sur ce sujet dans mon prochain article).

Le fait est que les élites n’ont pas nécessairement besoin de dépenser une quantité incroyable d’énergie pour espionner chaque individu. Lorsque les gens se forment en groupes idéologiques, leur comportement devient beaucoup plus facile à prévoir. Grâce à la macro-analytique, l’establishment peut simplement regarder le trafic des sites conservateurs et libéraux pour voir à quelle vitesse une population adopte cette mentalité ou l’abandonne. Ils peuvent lire ces mouvements sociaux à l’avance et passer à des stratégies d’interception ou de cooptation.

Même si tout le monde, dans une population donnée, trouvait un moyen d’accéder à un site Web anonymement, cela ne ferait rien pour empêcher l’establishment de recueillir des données analytiques et plus largement des données de trafic.

La meilleure stratégie pour désamorcer cette arme au bout des doigts des élites serait un internet décentralisé. Un Internet dans lequel les analytiques ne sont pas collectées ou ne peuvent pas être collectées. Est-ce que cela peut être fait en utilisant l’infrastructure Internet existante ou aurait-on besoin de la liberté d’esprit pour recommencer tout de zéro ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que si le système existant est effectivement utile aux défenseurs de la liberté comme moyen de répandre l’information et de lutter contre la désinformation, il est également très utile aux élites comme moyen de voir et de prédire le comportement de masse. C’est un compromis, et il est difficile de dire qui obtient la meilleure part du deal.

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Pour l’establishment, cependant, l’Internet devient rapidement, à toutes fins pratiques, l’œil qui voit tout.

Intégration humaine avec Internet

Voici où la revendication d’Eric Schmidt de Google de « savoir ce que vous pensez » pourrait réellement devenir réalité. Encore une autre déclaration de Schmidt dans une interview avec The Hollywood Reporter où il décompose exactement ce qu’une intégration humaine avec le web pourrait entraîner :

« Il y aura tant d’adresses IP […] tant de dispositifs, de capteurs, de choses que vous portez, de choses avec lesquelles vous interagissez, que vous ne le sentirez même pas. […] Cela fera partie de votre présence tout le temps. Imaginez que vous entrez dans une pièce, et que cette pièce est dynamique. Et avec votre permission, vous allez interagir avec les choses qui se passent dans la pièce. »

Notez que Schmidt continue d’évoquer l’idée qu’ils auront votre « permission » pour regarder votre vie et vos actions avec autant de détails. Les élites adorent l’idée du consentement, mais voient le consentement comme un acte inconscient. Ce qui veut dire qu’elles prennent plaisir à tromper les gens en les faisant consentir à leur propre esclavage par une participation mal informée. Sûrement que si la personne moyenne savait dans quelle mesure les renseignements sur elle sont utilisés par l’establishment contre elle, elle ne consentirait pas à une telle chose. Mais les élites estiment que votre ignorance et votre participation sont suffisantes pour elles.

Le cas concret de l’Internet des objets que Schmidt décrit est déjà présent.

Non seulement les agences d’espionnage peuvent profiter de votre activité sur le Web, du microphone de votre ordinateur et de votre webcam, mais également de l’activité de votre téléphone cellulaire. Cela comprend la possibilité d’utiliser le GPS du téléphone cellulaire pour suivre chacun de vos mouvements en temps réel. Mais les téléphones cellulaires peuvent également être activés quand ils sont éteints (tant qu’ils ont la puissance de la batterie), et vos conversations peuvent être enregistrées lorsque vous n’êtes pas vraiment sage.

Le téléphone cellulaire est également un outil puissant pour la surveillance vidéo. Les fabricants de téléphones cellulaires sont maintenant prêts à équiper les produits avec des logiciels de reconnaissance faciale, permettant à des organisations comme la NSA non seulement de vous suivre avec votre propre téléphone cellulaire, mais aussi de vous suivre à travers les téléphones cellulaires d’autres personnes si elles captent votre visage dans leur propre téléphone. Imaginez un monde dans lequel les élites ont des yeux partout parce que presque partout où vous allez quelqu’un tient un téléphone cellulaire avec des logiciels biométriques. [On peut aussi y associer à terme les caméras de surveillance des villes, NdT]

Les nouveaux produits sont encore plus invasifs. La dernière technologie « Echo » d’Amazon, avec « Alexa », une application qui permet à l’Echo d’interpréter vos commandes via un microphone et de vous parler, est essentiellement un dispositif d’écoute très sensible (avec interprétation de la parole numérique) pour lequel les gens étaient prêt à payer et à volontairement centraliser ce service dans leurs maisons. C’est tellement orwellien que c’en est étonnant.

Bien qu’Amazon affirme que l’Echo enregistre uniquement des données audio pendant 60 secondes à chaque fois et qu’il a refusé de fournir des données au gouvernement, dans deux cas distincts, pour qu’elles soient utilisées dans des poursuites judiciaires, le fait est qu’Amazon a les données. Et, si Amazon y a accès, alors la NSA y a aussi accès. Il est stupide de penser autrement. La poursuite par le gouvernement fédéral de mandats pour obtenir les données pour utilisation dans les affaires judiciaires n’est rien d’autre qu’un spectacle conçu pour normaliser la pratique de l’exploitation de ces dispositifs et rendre l’idée plus agréable au public. Si les données peuvent être utilisées pour résoudre un crime, alors comment une telle surveillance peut-elle être mauvaise, après tout ?

Ce que Schmidt envisage, et je pense que c’est ce que les mondialistes envisagent, ce sont des millions de foyers remplis de dispositifs comme Echo. Non seulement cela, mais ils envisagent également que chaque être humain dépende de l’« Internet des objets » à chaque instant de chaque jour. Ils veulent un monde dans lequel vous ne pourrez pas accomplir une activité nécessaire sans interagir avec le réseau. Ils veulent un monde dans lequel tout ce que vous dites et faites est enregistré, modélisé et profilé. Nous n’en sommes pas encore là, mais nous n’en sommes pas loin, et si un tel monde se réalise, les élites pourront, en un sens, prédire la pensée et le comportement individuel.

Contrer la grille de surveillance

Dans mon prochain article, je vais décrire plus précisément des méthodes pour contrer les intrusions de l’establishment dans votre vie. Non seulement cela, mais je vais aussi expliquer comment vous pouvez tourner la table et prédire le comportement des élites.

En attendant, la meilleure solution au problème est de s’éloigner de la grille chaque fois que possible. Cela signifie faire des choses simples, comme laisser votre téléphone cellulaire à la maison quand il n’est pas vraiment nécessaire. J’ai grandi dans une ère sans téléphones cellulaires. Croyez-moi, nous y sommes très bien arrivés sans eux.

Cela signifie aussi être plus présent sur le niveau de technologie de votre maison et ce qu’elle fait. Avez-vous vraiment besoin de votre webcam surveillant votre maison toute la journée ? Votre ordinateur doit-il vraiment fonctionner à chaque seconde ? Avez-vous vraiment besoin de prendre des photos de toute votre vie et de les publier sur Facebook ? Ne pouvez-vous pas limiter votre désir pour chaque nouveau gadget qui sort ?

L’humanité a besoin de la bonne distance avec la technologie. Cela ne signifie pas que nous revenons au cheval et à la voiture à bras, mais cela signifie qu’il y a une sagesse dans la modération. Le potentiel de surveillance de masse par l’establishment n’est pas seulement une menace pour les personnes qui pourraient être « bonnes à rien ». C’est une menace pour tout le monde. Car la capacité de prédire le comportement d’une population rend cette dernière hautement contrôlable. NUL n’est moralement assez bienveillant pour qu’on se fie à ce genre de pouvoir. Quiconque cherche délibérément à obtenir ce pouvoir doit être traité avec la plus grande suspicion. Seul le pire des hommes désire le moyen de s’immiscer dans la vie et l’esprit des autres hommes.

Brandon Smith pour alt-market.com

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone

 

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- Entretien d'actualité avec François Asselineau le 20 janvier 2017 - Agence Info Libre

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Tout les points de vue politique n'ont pas le droit de diffusion sur les merdias traditionnels et télés formatées.

La ré-information alternative a donc sont utilité afin de permettre une certaine équité d'expression.

Je rappelle que je ne suis encarté nulle part et je ne soutiendrai directement personne sur ce blog. A chacun de se faire son opinion, et d'agir.

 



20 janvier 2017, l’Agence info Libre  a profité de son meeting à Lyon pour interroger le président de l’UPR, François Asselineau, sur la campagne présidentielle et sur des questions d’actualité.
Pour en savoir plus : www.upr.fr

 

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- Darknet, la face cachée du réseau + le Guide d'autodéfense numérique

 

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Le darknet la face immergée du réseau

Qui sont les utilisateurs de ce darknet  sulfureux ? Qui l’a créé et pourquoi ? Cette vidéo est intéressante par son ton beaucoup plus libre que  le reportage programmé par Envoyé Spécial sur France2.  Sur ce réseau parallèle, pas de morale, seulement une liberté sans cadre.  Vous pouvez y trouver tout ce que vous désirez selon qui vous êtes et ce que vous cherchez.  

A la fois effrayant et fascinant.

Obscur, caché, mystérieux et effroyable… le Darknet, partie immergée de l’iceberg Internet a mauvaise réputation. Pourtant, il pourrait aussi être le dernier endroit sur terre pour échapper à Big Brother. Préparez-vous à embarquer dans le monde mystérieux du Darknet aux côtés de du journaliste Yuval Orr qui bouscule tout ce que vous pensiez savoir sur Internet et ses dangers. Yuval Orr plonge la tête la première dans les profondeurs de cet autre réseau en ligne et se retrouve dans un container à Berlin, entouré de deux crypto-anarchistes qui se battent pour sauvegarder l’anonymat et la liberté sur le Web

 

 

Pour protéger sa vie en ligne

 

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[…] nous n’avons pas envie d’être contrôlables par quelque « Big Brother » que ce soit. Qu’il existe déjà ou que l’on anticipe son émergence, le mieux est sans doute de faire en sorte qu’il ne puisse pas utiliser, contre nous, tous ces merveilleux outils que nous offrent — ou que lui offrent — les technologies numériques. […]

Même si l’on choisit de ne pas les utiliser directement, d’autres le font pour nous. Alors, autant essayer de comprendre ce que ça implique. […]

Face à ces constats, la seule voie praticable semble être de devenir capables d’imaginer et de mettre en place des politiques de sécurité adéquates. Tout l’enjeu de ce guide est de fournir cartes, sextant et boussole à quiconque veut cheminer sur cette route.

Un guide à lire, relire, pratiquer, en solitaire ou à plusieurs, à faire découvrir et à partager… ou comment affiner l’art de la navigation dans les eaux troubles du monde numérique.

Les technologies numériques, auxquelles il est devenu très difficile d’échapper, offrent des possibilités de contrôle et de surveillance inédites. S’ils semblent souvent très pratiques, ces outils sont également de puissants supports dans les processus de surveillance et de répression. C’est à partir de ce constat, et de la détermination à ne pas se laisser contrôler par quelque Big Brother que ce soit, qu’un collectif s’est attelé il y a plus de quatre ans à la rédaction du « Guide d’autodéfense numérique ».

Cette quatrième édition revue et corrigée du premier tome s'accompagne de le première révision du second tome. Elles prennent en considération les révélations concernant l'état actuel de la surveillance numérique ainsi que les dernières évolutions légales et techniques – et notamment les nouvelles versions des systèmes Debian et Tails.

On trouve dans ce « Guide d'autodéfense numérique » des éléments de compréhension de l’outil informatique et de ses failles, des éléments de réflexion permettant d’élaborer et de mettre en place des « politiques de sécurité » et des outils permettant à quiconque d’apprendre et de répandre des pratiques de protection appropriées à chaque situation.

Pour en finir avec les illusions et les demi-solutions, apprenons et diffusons des pratiques d’autodéfense numérique !



https://guide.boum.org

 Merci à l'Avocat

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- La vitamine C liposomale

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La vitamine C liposomale

Une méthode très intéressante, pratiquée depuis un moment aux USA, et introduite en France par Michel Dogna.

Je rappelle que la vitamine C (acide L-ascorbique) est improprement dénommée, ce n'est pas une vitamine (substance nécessaire en toute petite quantité), mais un glucoside (une substance proche de la formule chimique du glucose), donc il est nécessaire pour une très bonne santé d'en consommer à doses pondérales et non les 160 mg préconisés par les organismes officiels de santé.


Petit résumé (selon le Dr Alain Scohy) des actions de la vitamine C (je continue de la nommer ainsi pour la compréhension, mais il faudrait inventer un autre nom) :


Détoxication des pollutions de l'époque moderne (métaux lourds compris)

Évite la déshydratation liée à la sénescence et nettoie notre corps des cendres et radicaux libres qui résultent de son métabolisme normal.  

Relance l'activité rénale et permet donc des améliorations considérables pour les problèmes de fatigue ou d'insuffisance rénale.

Elle serait le catalyseur par excellence des microzymas qui sont eux-mêmes les bâtisseurs de la vie en nous. La prise de vitamine C en quantité suffisante leur permet de faire ces travaux dans les meilleures conditions : s'il y a cancer, ils ne sont pas invasifs et respectent les structures nobles comme les vaisseaux sanguins ou lymphatiques et les nerfs - les maladies évoluent de manière beaucoup plus confortables.

Les quantités qu'il préconise vont vous sembler surprenantes, mais elles sont le résultat de maintes expérimentations :

Les quantités nécessaires
- Chez l'adulte en bonne santé : 8 à 10 grammes par jour.
- Chez la femme enceinte : 10 à 15 g par jour au moins.
- Chez le bébé = 1 g par jour et par année d’âge...
- Chez une personne stressée ou présentant une pathologie : entre 15 et 20 grammes par jour.
- Chez un malade : entre 20 et 30 grammes par jour...
- Chez les personnes empoisonnées par des chimiothérapies massives et/ou sous morphine, 60 à 100 g par jour.
 Les bébés qui consomment de la vitamine C dès leur conception par l'intermédiaire de leur mère sont beaucoup plus vite éveillés et en général très calmes.

Inconvénients de la vitamine C naturelle

J'en consomme régulièrement depuis la fin des années 90, à petites doses d'abord, puis en plus grande quantité au fur et à mesure des dosages expérimentés. Actuellement j'en prends sous forme de poudre pure (fabriquée à partir du glucose), car elle pose beaucoup moins de problèmes que sous la forme d'acérola (un fruit) par exemple :

"Le principal inconvénient est l’apport de quantités trop importantes de potassium (K+) présent dans les fruits. L'excès de potassium entraîne un œdème intracellulaire qui se manifeste par une aggravation majeure des inflammations et un gonflement du panicule adipeux. Il faut donc l'éviter absolument en cas de maladie inflammatoire – comme les rhumatismes, les éruptions ou s'il y a un problème de silhouette…"

L'inconvénient majeur à mon sens est 1) sa saveur évidemment très acide (qu'on peut tamponner avec du bicarbonate de soude); 2) la quantité à ingurgiter par jour quand il y a un problème de santé, c'est à dire un minimum de 20 grammes et 3) surtout son efficacité d'absorption par le corps. Il faut savoir qu'on ne retrouvera pas la dose absorbée oralement telle quelle dans le plasma sanguin.

Si vous consommez 1000 mg (=1 g) d'acide ascorbique en poudre standard, par exemple, il n'y en aura que 200 mg qui passeront dans le plasma sanguin. Donc une efficacité de 20%, ce qui oblige à en prendre de grosses quantités en cas de maladie et s'attendre à quelques problèmes digestifs.


Une autre méthode qui ne peut être pratiquée qu'avec un protocole médical est l'injection intraveineuse d'acide ascorbique. Elle est déjà beaucoup plus efficace, mais autrefois, les ampoules contenaient 10 ml de produit et depuis on n'en trouve qu'avec 1 ml, ce que Michel Dogna considère comme un acte de malveillance pour décourager les utilisateurs.


Si on vous injecte 1000 mg de vitamine C par voie intraveineuse, il s'en retrouvera 700 mg dans le plasma sanguin. Efficacité de 70%. C'est nettement mieux, mais on doit passer par la voie médicale et c'est ordonné généralement pour les cas très graves.



La dernière pratique en date est extrêmement intéressante car elle autorise une assimilation encore meilleure, aux environs de 80%, et ajoute un produit intéressant à l'acide ascorbique en poudre : la lécithine.

C'est la vitamine C liposomale. Un liposome est comme un sac qui transporte une substance dans votre corps et ses cellules. Il est incroyablement efficace pour accomplir cette tâche, car il est fait de graisse. Il se trouve que c'est le même type de graisse qui constitue les membranes cellulaires, ce qui lui permet de traverser cette barrière beaucoup plus facilement. Les liposomes sont de plus minuscules et peuvent ainsi passer par toutes les fissures les plus infimes de nos barrières cellulaires. Selon les rapports d'expérience, 6 grammes de vitamine liposomale par voie orale équivalent au niveau cellulaire à 50 grammes de vitamine C par voie intraveineuse. (Michel Dogna) On retrouve à peu près cette efficacité de 80% citée plus haut.

C'est dans la lécithine qu'on va trouver ces liposomes. La lécithine a des vertus en soi qui vont ainsi complémenter les bienfaits de la vitamine C. 

La lécithine est une substance naturelle tellement essentielle que le corps doit absolument en fabriquer. Je vous renvoie (exceptionnellement) à la page wikipédia pour sa définition, car elle me semble correcte. 

La lécithine la plus souvent utilisée est la lécithine de soja, produite à partir de l'huile de soja. Il est bien entendu impératif d'utiliser de la lécithine de soja bio, pour éviter les divers polluants chimiques et la manipulation génétique. 

On peut trouver avec un peu plus de mal de la lécithine de tournesol.

Alors venons-en maintenant à la préparation de la vitamine C liposomale. Vous seront nécessaires :


- De l'eau, la plus pure possible (eau de source ou eau osmosée).


- De la lécithine, celle que vous aurez trouvé en bio. La mienne est sous forme de petits granulés.


- De l'acide ascorbique en poudre. Il y a plusieurs adresses sur internet. Sachez qu'elle est très nettement moins chère que la formule poudre à base d'acérola (complémentée obligatoirement avec de l'acide ascorbique pour un taux acceptable).


- De l'huile essentielle de citron ou d'orange.


- Un peu de sucre glace ou de la stévia.


- Un mixeur (ou mieux, un appareil qui chauffe tout en mixant, je ne citerai pas de marque, réglé à 37°). 

- Une petite bouteille en verre.


Cette formule évite l'emploi d'un appareil à ultra-sons qu'on préconise ailleurs. 


Et surtout vous la faites à la maison. J'ai payé 10 € le pot de 200 g de lécithine en granulés et en achetant l'acide ascorbique par kilo, il me coûte 38 € (port compris), de quoi préparer pas mal de litres de liposomale !

Pour 250 ml (250 grammes) d'eau :


Mettez-en le quart environ, tiédie, dans le mixeur et ajoutez 1 cuiller à soupe rase d'acide ascorbique (ce qui fait environ 6 grammes). Mixez.


Ensuite, ajoutez le reste d'eau tiède et 3 cuillers à soupe rase de lécithine. Mixez assez longtemps jusqu'à obtenir un aspect couleur café au lait du mélange.


Ajoutez ensuite le sucre ou la stévia et quelques gouttes d'huile essentielle d'orange ou de citron.


Mixez une dernière fois et versez dans la bouteille. Le mélange se conserve 3 jours à température ambiante et plus longtemps au réfrigérateur. 


L'ensemble est nettement moins acide que la simple poudre diluée dans l'eau. Pour un bon effet retard dans l'assimilation de la vitamine C, consommez au cours du repas.


Les 6 grammes d'acide ascorbique du mélange liposomal ci-dessus permettront l'assimilation de 4,8 grammes de vitamine C dans le plasma sanguin (80%).


Réalisez que lorsque je prenais, en cas de problème de santé, 20 grammes d'acide ascorbique dilué dans de l'eau répartis sur la journée, il ne passait en réalité que 4 grammes (20%) dans mon plasma sanguin, avec malgré tout de bons résultats !!


Maintenant si je consomme une préparation liposomale en mettant par exemple 5 grammes d'acide ascorbique (4 fois moins) dans le mélange, il va passer dans mon plasma 4 grammes d'acide ascorbique utile (80%), c'est à dire autant que ma précédente prise de 20 grammes, mais avec beaucoup plus de confort. Donc, il n'est pas difficile de monter la dose quotidienne à l'équivalent des 30 grammes standard, comme le préconise le Dr Scohy.


Dernière petite chose : nos amis compagnons réagissent très bien à la vitamine C. L'un de mes chats, qui va avoir 18 ans au printemps, a développé en fin d'automne dernier de vilaines tumeurs sur la truffe et sur la lèvre. Ce n'était pas beau à voir, il ne respirait plus que par une narine et avait du mal à manger. La réaction première habituelle est d'aller consulter un vétérinaire, mais qu'aurait-il fait sur un chat âgé ? Non, pas de véto, mais de la vitamine C diluée dans de l'eau donnée à la seringue, une "dose de cheval" pour lui, environ 2 grammes par jour. Eh bien deux semaines après tout avait disparu, le gros truc rougeâtre à vif du nez s'est cicatrisé. Il y a pas mal d'années, c'est un coryza chez mes deux chats qui a été traité avec succès de la même manière.


En cas de nouveau problème, ils passeront à la liposomale.


Note : la recette de la préparation est inspirée, entre autres, de ce SITE, chez qui je me fournis en acide ascorbique. Vous y trouverez beaucoup de réponses aux questions que vous vous posez sur la vitamine C chimique. Je précise que je n'ai aucun intérêt commercial dans l'affaire...

http://bistrobarblog.blogspot.fr

 

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